Je vous propose aujourd’hui de vous partager une observation faite dans mon jardin sud-ardéchois sur une planche semée de pois gourmand et céréales (orge et triticale, comme tuteurs).

Vue générale de la planches de pois gourmands tells qu’elle se présentait le 13 janvier

Et en regardant de près le sol, voilà ce qu’il apparaît (cliquer sur l’image pour l’agrandir) :

La partie gauche est l’inter-rang dont j’ai dégagé le paillage pour la photo et la partie gauche est un rang de pois, à un endroit où ceux-ci ne sont pas sortis (Endroit choisi pour la clarté de la photo, mais c’est pareil partout ailleurs).

Il est flagrant que l’état de surface de l’inter-rang est de bien meilleure qualité que celui du rang. Quelles sont les différences de traitement entre les deux zones?

– L’inter-rang a été juste sarclé à la binette (travail du sol sur 1 ou 2 cm à peine) puis légèrement paillé avec les résidus du sarclage ;

– Le rang a été sarclé, puis j’y ai ouvert un sillon au transplantoir, réalisé le semis et enfin refermé le sillon et tassé avec le pied.

C’est pas bien violent comme travail et pourtant la surface apparaît aujourd’hui fermée, sans porosité et se voit coloniser par les algues vertes (pas les mêmes que celles des plages bretonnes, bien entendu 😉 !)…*

J’avais l’habitude des terres gasconnes bien argileuses et abritant des myriades de vers de terre et là ces derniers avaient de toute façon tôt fait de restructurer les légères perturbations dues au semis, mais ici, sur les sols sableux des gréseux du Sud-Ardèche, ça ne marche pas pareil… J’ai l’impression que le sol n’a pas aimé être tassé puis laissé tel quel. Alors, je retiens la leçons, sur un tel terrain, il est indispensable de pailler le moindre centimètre carré, fût-ce avec un paillage très léger ! Bon ça n’empêche pas les pois de pousser, mais quand même ça ne me plaît pas !

Avez vous des observation similaire ou contradictoires à nous partager? Alors rendez vous dans les commentaires ci-dessous!

26 Responses to Les effets d’un travail du sol même très léger et d’une absence de paillage, même très localisée…

  1. cottet pierre (153 comments) dit :

    le seul conseil valable en jardinage c’est : la couverture permanente . ce que l’on met sur le sol le nourri et ensuite le sol nourri les légumes . c’est a la fois peu et beaucoup mais pas évident . encore aujourd’hui en discutant avec un jardinier il ne croyait pas que je cultivais sans retourner la sol . il faut le voir pour le croire tellement les habitudes rendent cette technique inconcevable . comme je le dis souvent il faut essayer dans un coin du jardin avant de bouleverser ces habitudes . moi c’est le dvd de dominique soltner qui m’a convaincu . cet automne j’ai recouvert tout mon jardin de feuilles et je ne pense pas revenir en arrière . je crois que je vais aussi adopter les engrais verts en 2012 pour comparer avec les feuilles .

  2. raymond taffein (5 comments) dit :

    salut Gilles j’ai comme Pierre travaille au jardin un peu facon Soltner et c’est assez convaincant .13 ans queje couvre mes cailloux avec du compost ,et periode avant Soltner, brf ,au debut j’allais au jardin pratiquement avec la barre a mine,13 ans plus tard ,il a remonte de 10 a 15 cm grumeleux a souhait,au debut je travaillais le sol puis j’ai compris que je remontais les cailloux et j’ai arrete de travailler ce sol ,maintenantcompost paillage foin 15cm,ou brf composte 3 mois seul tavail ou j’ai marche un petit coup de grelinette au travers du paillage,j’aime le sol et il me le rend bien.Je suis maitre composteur et lombricomposteur ,nos dechets peuvent nourrir et magnifier nos sol.Meme s’il n’y a pas de solution universelle,ces solutions la sont dans les meilleures

  3. Chantal (20 comments) dit :

    Depuis deux ans j’utilise le brf mais uniquement en paillis et avec des résultats très corrects. Je viens d’épandre 2 à 3 cm de brf d’essences variées sur toutes mes planches au potager. Je pense incorporer sur une partie du terrain et laisser le reste en paillis ce qui me permettra de faire une comparaison.

    Après avoir assisté à une de tes conférences, Gilles, et avoir lu ton livre (et d’autres) il ne me viendrait plus à l’idée de laisser la terre à nu. Je ne brûle plus rien et tous les déchets du jardin retourne à la terre qui est déjà beaucoup plus noire et souple (terre légère et sableuse à l’origine).

    Merci à toi pour tout cet enseignement et à vous tous pour vos expériences si enrichissantes.

    J’en profite pour te demander un renseignement. Sachant que je viens de mettre le brf, à quel moment dois-je l’incorporer ? Mars ? Avril ? Dois-je m’assurer de la présence des champignons avant de passer le croc ?

  4. Alain17 (22 comments) dit :

    Bonjour à tous,
    Ici en Charente-maritime, j’ai le même problème. En novembre j’ai semé les pois et recouvert d’un tunnel en tissu. Les pois sont sain mais le sol est devenu lisse et recouvert d’algues vertes . Je vais enlever cette protection inutile et abandonner l’idée d’une récolte précoce .
    Absence de vers de terre . A suivre….

  5. Baptiste (21 comments) dit :

    Je suis dans une région au sol très sablonneux en ce moment. J’avais décrouté un petit morceau de prairie (j’ai retiré les 10-15 premiers cm du sol au piochon) à l’automne, puis couvert de 10cm de mulch (foin très ligneux, du refus de chèvre). En revenant début janvier le sol avait carrément gonflé, maintenant si on marche dedans on s’enfonce carrément! Alors que le sol est parfaitement ressuyé.
    Il n’y a pourtant pas beaucoup de vers de terre. D’ailleurs le sol n’a pas vraiment de structure, c’est comme une semoule humide pleine de vides.
    J’ai remarqué aussi que les dômes de terre des rats taupiers et des taupes ont à peu prêt les mêmes caractéristiques, sauf qu’ils sont un peu lisse en surface (mais dessous c’est super aéré aussi).

    Je n’ai pas d’explication.

  6. lakoi (9 comments) dit :

    bonjour gilles,
    je pense que tu as fait une grosse erreur en piétinant ta ligne de semis .Tu as tassé le sol alors que l’humidité présente dans le sol aurait permis une bonne germination.Personnellement,il y a quelques années, j’ai planté des fèves de façon originale.Après avoir bêché mon carré ,j’y ai posé un caillebotis de 5 m/ 40cm.J’ai marché dessus pour semer de chaque côté mes fèves en les plantant une par une.Le sol n’était pas tassé ,la parcelle ne paraissait pas semée mais au printemps quand les pluies de l’hiver ont été passées,le sol était très souple ..et les fèves splendides.
    j’envisage de me faire des grands »patins » pour moins tasser mon sol

  7. Gilles Domenech (840 comments) dit :

    Tu as certainement, Lakoi, sur ce sol en tous cas, ce n’est pas une bonne idée de tasser le semis. Intéressante ton idée de caillebotis pour semer!

  8. Gilles Domenech (840 comments) dit :

    @ Chantal:
    L’incorporation des BRF n’est pas impérative, surtout si tu complète par un paillage herbacé vert qui complète bien les propriétés du BRF. Si tu as l’habitude de laisser le BRF en paillis et que ça marche bien , pourquoi tu veux l’incorporer cette année?

  9. Chantal (20 comments) dit :

    Bonjour Gilles,

    Je pense incorporer seulement sur une petite partie de mon jardin. A titre d’expérience. A un endroit qui a déjà eu du brf en paillis depuis deux ans, ce qui limitera peut-être l’éventuelle faim d’azote.

    Pourquoi je veux incorporer ? Heu… la curiosité, le désir de voir la différence avec ma façon habituelle de faire. La curiosité est, parait-il, un vilain défaut. Tant pis ! J’assume.

  10. Gilles Domenech (840 comments) dit :

    Je comprends, ma foi, pourquoi pas? Tu as raison d’assuler 😉 !
    A mon avis, il n’y a pas de moment particulier pour incorporer, fais le simplement quand les conditions de sol sont favorables (pas trop humide).

  11. Gilles BERNARD (31 comments) dit :

    Je mets en place mes paillis de BRF assez tard, car j’utilise les rebuts de mon chantier de coupe de bois de chauffage que je ne démarre qu’en janvier.
    Au moment de mettre cette couverture en place, celle de l’année précédente a pratiquement disparue et et quand il en reste, je passe un coup de griffe très superficiel avant d’appliquer le nouveau paillis.
    Je pense comme Lakoï qu’il ne sert à rien de tasser la terre, sauf pour quelques petites graines, et encore pas trop fort dans ce cas. Je cultive en carrés, donc facile de ne jamais piétiner la terre.
    Par contre j’ai un problème dans la serre que j’ai mis en place l’an passé : la couverture de BRF est restée presque intacte.
    Faut-il du coup l’incorporer au sol? La laisser en place et ne rien rajouter? L’enlever et la recycler sur d’autres carrés pour mettre une nouvelle couverure en place?
    Ca montre en tout cas que les précipitations de l’hiver jouent un rôle essentiel dans la décomposition de ces paillis de BRF (elles sont absentes de la serre).
    J’espère ne pas me tromper en considérant que plus le paillis se décompose, plus l’humus se développe!
    Partant de ce postulat, j’ai constaté que la décomposition est chez moi bien meilleure pour un paillis de BRF mis en place au printemps que pour un paillis de BRF mis en place à l’automne : mis au printemps, il se dessèche, se ride, se crevasse pendant tout l’été et dès que les pluies arrivent, il se gorge comme une éponge, et sa décomposition s’accélère.

  12. Chantal (20 comments) dit :

    J’ai aussi ce problème de brf resté pratiquement intact dans la serre. Je pense que le manque d’humidité pourrait en être responsable. Sur le carré « berefé » en serre, on y avait planté des tomates. Elles ont été arrosées au pied ce qui fait que le reste n’a sans doute pas eu assez d’eau. Par contre, dehors, il ne reste que les plus gros morceaux. Mon broyeur ne donne pas de broyat très fin. Normal que cela mette plus de temps à se décomposer. Par contre, celui que j’ai récupéré (avec un broyeur pro) est beaucoup plus fin. C’est plutôt du bois déchiqueté alors que le mien est plutôt coupé en petits morceaux. Je vais bien voir la différence. En fait, depuis que j’ai cessé de retourner la terre et de prendre soin de la couvrir je passe mon temps à faire des expériences. Intéressant, non ?

  13. Alain David (1 comments) dit :

    Tasser le sol avec le pied ?!
    En ce qui me concerne, je fais en sorte de ne JAMAIS devoir poser les pieds dans les plates-bandes cultivées. Sous le talon qui appuie sur le sol en premier, c’est 75kg de charge… sur quelques cm2 ! Cette pression a des effets mécaniques sur plusieurs dizaines de cm de profondeur ! Certes, le travail des vers de terre et autres formes de vie du sol peuvent « rétablir la porosité » en quelques mois, si le sol est couvert… Mais ce sera d’autant plus long et fastidieux que le sol est argileux.
    Alors pourquoi imposer ces quelques mois de mal-être au sol en l’écrasant ?

    • Gilles Domenech (840 comments) dit :

      @ Alain:
      En fait, je fait ça pour améliorer le contact sol-graine, tous les semoirs mécaniques d’ailleurs font cela avec une roue de rappui, mais la pression est cm2 est probablement beaucoup plus faible. En fait j’ai l’habitude des argilo-calcaires du Gers où ce genre de petite bêtise est corrigée en moins de deux semaines par les vers de terre et se voit donc même pas! Ici, sur les sols sableux ardéchois, cela semble différent… :-s

  14. Subra Jacques (132 comments) dit :

    J’ai contaté le même phénomène dans ma serre. Le BRF mis en Mars 2010 n’est pas encore totalement digéré. Tout ceci s’expique par le fait que la serre est un milieu protégé non soumis aux aléas climatiques- pluie, gel, soleil, variation des températures- Les conséquences ont été catastrophiques pour les cultures sous BRF; Tomates et poivrons moitié rendement par rapport aux années précédentes, les aubergines « bonzaï »!!! et ceci en 2010 mais aussi en 2011! Seules les pommes de terre ont produit presque normalement.
    Ces expériences m’incitent à prôner la plus grande prudence dans l’utilisation du BRF
    Faites des essais sur des petites surfaces pour voir le résultat avant d’en couvrir tout vôtre jardin!

  15. Baptiste (21 comments) dit :

    Je pense que ça peut s’arranger rapidement si tu mulch les zones qui ne le sont pas. Surtout que chez toi l’activité biologique ne doit jamais vraiment s’arrêter du fait de la douceur de l’hiver.

    Au printemps dernier j’ai mulché des pieds de courgettes et de potimarron avec des feuilles d’érable sycomore, de frêne et des rameaux de bouleau. J’arrosais presque tous les jours à l’arrosoir sans poire, ben le sol était quand même très aéré en dessous.

    Et ici le sol est vraiment très sableux. Un voisin m’a montré ses tubes à essai où il avait fait décanter de la terre dans de l’eau salée pour savoir s’il pouvait monter des murs en terre avec (y a une proportion argile/sable à respecter) : il n’y a presque que du sable ! Au moins 80% à vue d’oeil et au bas mot. La couche d’argile dans les tubes, elle, était négligeable.

    Mes deux billes

  16. BERNARD (33 comments) dit :

    Pierre Bernard le 22/01/2012

    Devant une haie de cyprès, il s’est formé un véritable matelas, de racines, suite surement a l’arrosage de l’ancienne culture.
    Je pense donner un coup de grelinette sans retournement
    de la terre,afin de percer cette couche?
    Je compte faire de même pour les sentiers, de cueillette des tomates, que je n’avais pas couvert, à part la couche de B R F ?
    Pour notre région sud est, ne serai t’il pas utile de mouiller le B R F, avant de le rependre, surtout pour les derniers épandages tardifs?
    Merci, de vos conseils.

  17. cotte pierre (1 comments) dit :

    @ pierre bernard . les dents de la grelinette n’aiment pas les racines . j’en ai cassé plus d’une avec des racines ou des pierres . pour les racines de cyprès je ne vois pas pourquoi tu veux percer cette couche .

  18. BERNARD (33 comments) dit :

    Pierre Bernard Le 25/01/2012

    @ Cotte Pierre

    Merci pour tes conseils,mais se sont de jeunes racines,
    J’ai peur que si je ne les contarie pas, elles vont se
    Développer et devenir trop grosses pour la grelinette,
    Et venir en compétition, avec ma culture de pommes de terre
    précoce.
    J’en ai fait la moitie, pour voir le résultat?

  19. Natacha (17 comments) dit :

    Bonsoir à tous,

    Dans le bout de jardin que je cultive, lors d’un semis de fèves par exemple : par de sarclage, un trou et c’est tout. Cependant j’écarte le paillis, prévention limace. Pour les semis en poquet je ne travaille par le sol en ligne ; Dans quelques jours je vais semer un mélange de petites graines, en ligne, légèrement incorporé et rappuyé, avec… ce qui me tombe sous la main. Donc pas de sarclage.

    J’ai visité une ferme il y a 2 jours, située dans un vallon humide : sol nu, plein de c’est petites mousses que tu montre.
    Salut à bientôt
    Natacha

  20. FRANCOISE (23 comments) dit :

    bonjour moi cet automne j ai mis des cartons sur le sol et je me demandais comment semer des pois a travers ou faut il les enlever
    pour les carottes comment proceder passer le motoculteur ou la fourche a beicher j ai innover et je suis bien depourvu pour faire mes nouveaux semis
    j habite pres de la rochelle en charente maritime
    merci de vos reponses

    • Gilles Domenech (840 comments) dit :

      Si tu veux faire des semis, il te faudra ouvrir le carton pour dégager la ligne de semis. En ce qui me concerne, lorsque je prépare le sol avec des cartons, je me contente de repiquages la première année.

  21. severine (9 comments) dit :

    bonjour ,
    je decouvre avec grand plaisir la possibilite de jardiner sans travailler le sol ; qu en est il lorsque l on demarre sur une terre vierge ? 1petit coup de grelinette quand meme non ? faut il ensevelir l herbe qui recouvre ? et comment faire sans compost (demenagement)
    tous les conseils sont bienvenus :)
    merci d avance

    • Gilles Domenech (840 comments) dit :

      Salut Séverine,
      Ni la grelinette ni le compost ne sont nécessaires, je t’invite à regarder les posts dans lesquels je parle de préparation d’un sol enherbé sans le travailler, par exemple ceux en lien sur cette page:
      jardinonssolvivant.fr/tag/bref
      Bon courage!

  22. benoit (25 comments) dit :

    Les amis je vous partage une petite video du site « Forets comestible ».
    Le jardin de Philip Forrer cultivé avec une couche d’aiguilles de pin et sapin de 20 cm et combiné a l’electroculture,si vous ne connaissez pas je vous le conseil c’est intéressant

    https://www.youtube.com/watch?v=FldNFf3XVQQ&feature=player_detailpage

  23. nacelle (1 comments) dit :

    Merci beaucoup pour ce lien, plein de bonnes astuces!

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