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	<title>Jardinons Sol Vivant !</title>
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	<description>Ensemble, apprenons à jardiner avec la vie du sol</description>
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		<title>Le lierre: un  trésor méconnu par Jacques Subra</title>
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		<pubDate>Fri, 25 May 2012 16:18:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Domenech</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jardiniers-reporters]]></category>
		<category><![CDATA[Observons]]></category>
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		<category><![CDATA[biodiversité]]></category>
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J&#8217;avais déjà évoqué le lierre dans ce blog en répondant à un commentaire, un de mes plus fidèles lecteurs et contributeurs de ce blog n&#8217;a pas hésité à prendre sa plume (ou plutôt son clavier) pour nous parler de cette plante merveilleuse et si injustement mal aimée! Mais je laisse la parole à Jacques :
Je [...]]]></description>
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<p><em>J&#8217;avais déjà évoqué le lierre dans ce blog en répondant à un commentaire, un de mes plus fidèles lecteurs et contributeurs de ce blog n&#8217;a pas hésité à prendre sa plume (ou plutôt son clavier) pour nous parler de cette plante merveilleuse et si injustement mal aimée! Mais je laisse la parole à Jacques :</em></p>
<p>Je voudrai réhabiliter une plante trop souvent combattue et détruite, car considérée comme un parasite, au même titre que l&#8217;ortie et autres plantes compagnes .</p>
<p><a href="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/05/jardin-av-2012-39.jpg"><img src="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/05/jardin-av-2012-39-300x225.jpg" alt="" title="lierre-Jacques-Subra 1" width="300" height="225" class="aligncenter size-medium wp-image-1077" /></a></p>
<p>Le lierre est un véritable écosystème à lui seul car il abrite et nourrit un nombre incalculable d&#8217;insectes et animaux et participe à l&#8217;équilibre de l&#8217;environnement.</p>
<p>Ce n&#8217;est pas un parasite car il se fixe à un support ( mur ou arbre) par des ventouses non absorbantes, contrairement au gui qui pénètre l&#8217;écorce des arbres pour se nourrir de leur sève.</p>
<p>Ses racines sont superficielles et ne concurrencent pas celles des arbres qui elles, vont chercher plus profondément leur nourriture.</p>
<p>Il fait un couvre sol très efficace car il empêche la pousse de l&#8217;herbe, des ronces, et autres plantes indésirables. Il vaut quand même mieux attendre, avant de le laisser s&#8217;installer au pieds des arbres que ceux-ci soient assez vigoureux. ( 4 à 5 ans)</p>
<p>Contrairement à une idée reçue, il n&#8217;étouffe pas l&#8217;arbre qui lui sert de support, car il grimpe verticalement, ne s&#8217;enroule pas, et n’empêche pas l&#8217;arbre de grossir.</p>
<p>A l&#8217;Automne, quand le lierre est en fleur, à une période ou les floraisons sont rares ? c&#8217;est une véritable « ruche » avec des milliers d&#8217;abeilles, de guêpes, syrphes, papillons etc&#8230;qui viennent se nourrir de nectar et de pollen à ses fleurs minuscules. L’hiver et au début du printemps il sert de garde-manger aux oiseaux, car si ses baies sont toxiques pour l&#8217;homme elles sont un véritable régal pour eux.</p>
<p>Son feuillage persistant permet d&#8217;abriter une multitude d&#8217;auxiliaires et nombres d&#8217;oiseaux y nichent. ( rouge-gorge , roitelet, troglodyte, fauvettes)</p>
<p>Depuis trois ans, je laisse le lierre coloniser un pommier pour observer son comportement et voir si un équilibre auxiliaire-prédateur peut se créer.</p>
<p><a href="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/05/lierre-mai-2012-005.jpg"><img src="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/05/lierre-mai-2012-005-300x225.jpg" alt="" title="Lierre-pommier" width="300" height="225" class="aligncenter size-medium wp-image-1078" /></a></p>
<p>Le lierre a aussi certaines vertus thérapeutiques et sert en pharmacologie.</p>
<p>Ma Grand-Mère utilisait les feuilles de lierres macérées dans l&#8217;eau-de-vie pour soigner ses cors aux pieds. Cent grammes de feuilles bouillies quelques minutes dans deux litres d&#8217;eau font un bon liquide vaisselle.</p>
<p>Faites-lui une place dans votre jardin, vous n&#8217;en retirerez que des avantages !!!</p>
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		<title>Le Pois fourrager : une plante à découvrir</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 19:32:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Domenech</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jardinons]]></category>
		<category><![CDATA[couverts végétaux]]></category>
		<category><![CDATA[cultures d'hiver]]></category>
		<category><![CDATA[engrais vert]]></category>
		<category><![CDATA[pois fourrager]]></category>

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J&#8217;imagine que tous ceux d&#8217;entre vous qui ont un potager ont déjà cultivé des pois sous diverses formes qui sont toutes issues de l&#8217;espèce botanique Pisum sativum : petits pois nains, petits pois grimpant, pois gourmand (ou mangetout) et je ne parle même pas du pois chiche ou du pois carré qui n&#8217;appartiennent pas au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><script type="text/javascript" src="http://analytics.aweber.com/js/awt_analytics.js?id=7uqR"></script><br />
J&#8217;imagine que tous ceux d&#8217;entre vous qui ont un potager ont déjà cultivé des pois sous diverses formes qui sont toutes issues de l&#8217;espèce botanique <em>Pisum sativum</em> : petits pois nains, petits pois grimpant, pois gourmand (ou mangetout) et je ne parle même pas du pois chiche ou du pois carré qui n&#8217;appartiennent pas au genre botanique <em>Pisum</em>.<br />
Les céréaliers cultivent également les pois fourragers qui servent d&#8217;aliment pour bétail soit en tant que graine de pois sec (pois protéagineux), soit en tant que plante entière. C&#8217;est donc cette forme de l&#8217;espèce <em>Pisum sativum</em> que je vous propose de découvrir ici.</p>
<p>J’avais découvert cette plante fin 2010 quand mon collègue et fournisseur de graines de couverts végétaux, Yann Labuche de <a href="http://www.terredhumus.fr/" target=_blank>Terre d’Humus</a>, m’en a proposé pour les intégrer à mes couverts hivernaux, ce qui s’est révélé être une réussite, ils ont bien poussé et produit une jolie biomasse début mai. J’ai appris alors que ces mêmes était en train de pousser que leur fruits était comestibles et aussi bon que des petits pois, j’ai vérifié, c’est vrai!</p>
<p>Cette année la violence des gelées aussi bien en Ardèche que dans le Gers ont détruit beaucoup de couverts et cultures d’hiver, mais pas les pois fourragers qui ont vaillamment résisté là où les autres pois ont gelé ! Une raison de plus de les adopter.<br />
Non content d&#8217;être rustique au froid, ils s&#8217;adaptent à des terrain très varié, c&#8217;est pour le moment la seule légumineuse que j&#8217;ai réussit à tous les coups et dans des contextes très variés: coteaux argileux du Gers, sol sablo-argileux sur grès et sol sablo-limoneux sur granit en Ardèche. A chaque fois en culture d&#8217;hiver semée en novembre. Ni le très sec du printemps 2011, ni le très froid de l&#8217;hiver 2012 ne semble l&#8217;avoir gêné! Dans toutes les situations la biomasse produite est remarquable avec des plantes de plus de 60 cm de haut qui couvrent densément le sol.</p>
<p>En plus ils sont très productifs et ils sont comestibles, non seulement pour leurs fruits, mais aussi pour leurs pousses qui ont un goût… de pois ! C’est la saison de les déguster !<br />
Le seul truc que je maîtrise pas encore c&#8217;est leur tuteurage: l&#8217;an dernier, ils était incorporés à un couverts de phacélie et de féverole et cela les avait correctement maintenu debout. Cette année j&#8217;avais choisit de la mélanger à une céréale (orge ou avoine suivant les parcelles), mais leur développement spectaculaire suite aux pluies d&#8217;avril a rendu l&#8217;opération inefficace, surtout en Ardèche, mais aussi dans le Gers où ils ont en partie versé suite à un coupe de vent.</p>
<p>Voici quelques photos pous vous familiariser avec cette plante<br />
<div id="attachment_1067" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/05/P1000561.jpg"><img src="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/05/P1000561-300x225.jpg" alt="" title="Pois-fourragers-Ordan" width="300" height="225" class="size-medium wp-image-1067" /></a><p class="wp-caption-text">Le couvert de moutarde-pois-orge chez mes parents qui est devenu une culture de pois plus ou moins tuteurée par l'orge suite à la destruction quasi-totale de la moutarde par le gel de février</p></div></p>
<div id="attachment_1068" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/05/P1000558.jpg"><img src="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/05/P1000558-300x225.jpg" alt="" title="fleurs-pois-fourrager" width="300" height="225" class="size-medium wp-image-1068" /></a><p class="wp-caption-text">Fleurs de pois fourrager qui donneront dans deux ou trois semaines des fruits délicieux</p></div>
<div id="attachment_1069" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/05/P1000557.jpg"><img src="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/05/P1000557-300x225.jpg" alt="" title="pousses-pois-fourrager" width="300" height="225" class="size-medium wp-image-1069" /></a><p class="wp-caption-text">Et en attendant les fruits, nous nous régalons déjà de ces pousses, sorte de gros bourgeons d'où sortira un rameaux feuillé et des fleurs. Je remarque que ces pousses sont beaucoup plus abondantes sur les pois fourragers que sur les petits pois.</p></div>
<p>Donc voilà, j’avais déjà adopté cette plante, mais là vraiment je commence à la considérer comme incontournable. Bien entendu, je vous recommande vivement pour l’automne prochain (ou la fin de l&#8217;hiver en climat froid), de réserver une place pour les pois fourragers.</p>
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		<title>Les flux d&#8217;énergie de la plante vers le sol</title>
		<link>http://jardinonssolvivant.fr/flux-energie-plante-sol</link>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 18:04:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Domenech</dc:creator>
				<category><![CDATA[Un peu de théorie]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[litière de surface]]></category>
		<category><![CDATA[litière souterraine]]></category>
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Il y a un an, je vous avais proposé un article sur les flux d’énergie dans les écosystèmes et ses applications pratiques au jardin. Je vous propose aujourd’hui de revisiter ce thème. En nous intéressant surtout à la transmission d’énergie sous forme biochimique de la plante vers le sol.
Pour rappel les végétaux fixent l’énergie solaire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><script type="text/javascript" src="http://analytics.aweber.com/js/awt_analytics.js?id=7uqR"></script><br />
Il y a un an, je vous avais proposé <a href="http://jardinonssolvivant.fr/flux-energie-jardin" target="_blank">un article sur les flux d’énergie</a> dans les écosystèmes et ses applications pratiques au jardin. Je vous propose aujourd’hui de revisiter ce thème. En nous intéressant surtout à la transmission d’énergie sous forme biochimique de la plante vers le sol.</p>
<p>Pour rappel les végétaux fixent l’énergie solaire qu’il transforment en énergie (bio)chimique, c&#8217;est-à-dire l’énergie qui assure la cohésion des molécules organiques qui composent la plante. Cette énergie est ensuite captée par les chaînes alimentaires du sol et progressivement dégradée sous forme de chaleur par les animaux, bactéries et champignons notamment. Mais comment précisément l’énergie biochimique des végétaux est-elle transmise à ces chaînes alimentaires ?</p>
<p>Le premier phénomène qui vient à l’esprit est le broutage par les herbivores, qu’il s’agisse de vache, de chenilles, de pucerons, ou de nématodes. Toutefois, ce flux lié aux herbivores est le plus souvent très faible comparés à ceux qui sont exposés ci-dessous. Nous considérerons donc que la quasi-totalité de l’énergie libérée par les végétaux dans l’écosystème l’est via la vie du sol.</p>
<p>Pour cela trois phénomènes sont à l’action :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/05/flux-energie.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1060" title="flux-energie" src="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/05/flux-energie.jpg" alt="" width="518" height="451" /></a></p>
<ul>
<li><strong>La litière de surface</strong> : 	les parties aériennes des végétaux (feuilles, tiges, fleurs, 	fruits) se déposent sur le sol soit après la mort de ces organes, soit suite à une perturbation (vent, grêle, récolte…) et forment une litière, comme par exemple la litière forestière, ce 	tapis de feuilles et de brindilles qui recouvrent les sols forestiers. C’est dans cette litière que vivent la plupart des champignons et animaux qui se nourrissent de végétaux en décomposition : collemboles, acariens, iules, cloportes, vers de surfaces…</li>
<li><strong>La litière souterraine</strong> : plus discrète mais pourtant à peu près aussi importante que la première, cette litière reçoit les racines mortes qui se 	décomposent dans le sol.</li>
<li><strong>La <a title="rhizodeposition" href="http://jardinonssolvivant.fr/glossaire#rhizodeposition" target="_&quot;blank&quot;">rhizodéposition</a></strong> : encore plus discret et trop peu connu, ce phénomène consiste en la 	sécrétion de composés organiques (exsudats, cellules détachées…) directement dans le sol par les racines vivantes des plantes. Cela nourrit les micro-organismes de la rhizosphère, cette mince couche de sol qui colle aux racines : bactéries, protozoaires, nématodes, champignons… La rhizodéposition correspond en général à 20 à 50% du carbone fixé par la plante et monter parfois à 80%, ce phénomène est donc essentiel à la compréhension du système sol-plante.</li>
</ul>
<p><strong>Comment reproduire ces phénomènes au jardin ?</strong></p>
<p>Du fait des récoltes, une partie non négligeable de l’énergie fixée par les plantes part directement dans nos assiettes, et c’est tant mieux, c’est quand même le but d’un potager ! Il convient donc de veiller à la reproduction de ces trois flux au jardin :</p>
<p>La litière de surface peut être facilement reproduire, soit en apportant un mulch d’origine externe au potager (paille, foin, BRF…), soit en en restituant au sol le maximum de la biomasse qui y a poussé : restitution des résidus de cultures, de sarclage et des couverts végétaux.</p>
<p>La litière souterraine se fait plus naturellement, sauf dans le cas des légumes racines, pour lesquels on récolte la majeure partie de ce qui aurait fournit cette litière. Pour les autres légumes, toutefois, pour que la litière souterraine soit restituée dans de bonnes conditions, il convient de ne pas arracher les plants après la récolte, mais seulement de les couper à la base, et de travailler le moins possible la terre ensuite, idéalement pas du tout !</p>
<p>La rhizodéposition, en revanche se fait à partir du moment où une plante (cultivée ou spontanée) pousse dans le sol. Il suffit donc de maximiser le temps de culture du sol en faisant se succéder le plus vite possible les cultures et les couverts végétaux !</p>
<p>Eh oui, c’est la plante qui fait le sol, seules les récoltes l’épuisent, donc plus on a de plantes qui poussent sur un sol et y retournent suivant ces trois processus, plus on construit son sol efficacement ! En Bref, on a plus de temps mort au potager, seulement des vivants !</p>
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		<title>Sortie du livre &#171;&#160;le manuel des jardins agroécologiques&#160;&#187; de Terre et Humanisme</title>
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		<pubDate>Wed, 02 May 2012 17:44:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Domenech</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lecture d'ouvrage]]></category>
		<category><![CDATA[agro-écologie]]></category>
		<category><![CDATA[BRF]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Rabhi]]></category>
		<category><![CDATA[Terre et Humanisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Je vous annonce aujourd&#8217;hui la sortie d&#8217;un ouvrage auquel j&#8217;ai très modestement contribué par deux petits textes sur le BRF. Je ne connais pour le moment son contenu que très partiellement, mais je dais que j&#8217;ai beaucoup de point de vue communs avec ses auteurs (aussi quelques différences   ). Il sort en librairie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je vous annonce aujourd&#8217;hui la sortie d&#8217;un ouvrage auquel j&#8217;ai très modestement contribué par deux petits textes sur le BRF. Je ne connais pour le moment son contenu que très partiellement, mais je dais que j&#8217;ai beaucoup de point de vue communs avec ses auteurs (aussi quelques différences <img src='http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' />  ). Il sort en librairie aujourd&#8217;hui!<br />
<a href="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/05/livreTH.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-1054" title="livre Terre et Humanisme" src="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/05/livreTH-1024x378.jpg" alt="" width="600" height="220" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Le manuel des jardins agroécologiques<br />
Soigner la terre<br />
Mieux nourrir les hommes</p>
<p style="text-align: center;">Collection Domaine du Possible</p>
<p style="text-align: center;">Préface de Pierre Rabhi &#8211; Photographies de Patrick Lazic</p>
<p style="text-align: center;">EN LIBRAIRIE LE 2 MAI 2012</p>
<p>Plusieurs décennies d’agriculture intensive ont contribué à endommager gravement notre “terre nourricière”. Dans le même temps, et malgré l’arsenal de moyens employés, cette agriculture industrielle ne réussit pas à nourrir l’humanité : trois milliards d’humains ne mangent pas à leur faim.<br />
De nouvelles voies sont explorées pour relever ce double défi : nourrir<br />
l’humanité sans détruire notre patrimoine commun. Parmi les plus<br />
prometteuses se trouve l’agroécologie. Située au carrefour de l’agriculture et de l’écologie, elle est tout autant une science qu’une pratique qui se répand à travers le monde et que Pierre Rabhi a largement contribué à faire connaître en France. Elle appelle à un changement total de paradigme : cherchant à comprendre et accompagner les processus vivants pour produire une nourriture saine, sans dépense d’énergie excessive, elle est liée à un profond respect de la vie et replace l’être humain dans sa responsabilité à l’égard du vivant.</p>
<p>Dans la première partie du livre, Pierre Rabhi retrace l’aventure humaine qu’a constituée pour lui l’agroécologie : non pas simplement un ensemble de techniques, mais une alternative globale pour chaque individu et pour la société, une magnifique opportunité pour changer de vision et donc d’humanité. L’agroécologie ainsi conçue allie la réponse à une nécessité irrévocable (produire une nourriture suffisante et saine) avec l’urgence de respecter, de préserver et d’améliorer le patrimoine nourricier.<br />
En 1995, pour promouvoir l’agroécologie, Pierre Rabhi a fondé l’association Terre et Humanisme. Prenant le relais dans la seconde partie du livre, les animateurs de ce mouvement, s’appuyant sur leur expérience de formation en Ardèche et en Afrique, ainsi que sur leurs pratiques dans les jardins vivriers du Mas de Beaulieu, présentent pas à pas l’approche agroécologique du potager : de l’observation du sol, des plantes qui y poussent et de l’écosystème au sein duquel on souhaite cultiver son jardin jusqu’au démarrage du potager, en passant par une revue des techniques mises en oeuvre dans l’agroécologie (la culture sur buttes, le compostage, le travail du sol, le paillage, la multiplication des végétaux, la taille…).</p>
<p>Richement illustré d’images et de dessins explicatifs, le livre comprend<br />
aussi une douzaine de fiches techniques (sur les buttes sandwich, la culture en lasagnes, le compost, la santé des plantes, la protection des végétaux en hiver, les outils, la phytoépuration…), une bibliographie, des contacts utiles, ainsi qu’une présentation de projets qui mettent en oeuvre l’agroécologie, en France et à l’étranger.</p>
<p>Si, depuis quelques années, les livres consacrés aux diverses facettes du jardinage naturel sont nombreux, Le Manuel des jardins agroécologiques présentent une démarche nouvelle et originale par sa globalité. À ce jour, il n’existe aucun ouvrage grand public qui traite de ce sujet.</p>
<p>Agriculteur, écrivain et penseur français d’origine algérienne, Pierre Rabhi est un des pionniers de l’agroécologie. Initiateur du Mouvement pour la Terre et l’Humanisme, il est aujourd’hui reconnu comme expert international pour la sécurité alimentaire. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Paroles de Terre, Du Sahara aux Cévennes, Graines de<br />
possibles (cosigné avec Nicolas Hulot) ou encore, chez Actes Sud, Manifeste pour la Terre et l’Humanisme (2008) et Vers la sobriété heureuse (2010).</p>
<p>L’association Terre et Humanisme œuvre à la transmission de l’agroécologie, pour l’autonomie alimentaire des populations et la  sauvegarde des patrimoines nourriciers. Elle est basée en Ardèche, au Mas de Beaulieu, lieu de formation, d’expérimentation et de production en agroécologie. Elle y organise des stages qui rassemblent chaque année plusieurs centaines de participants, elle y propose des visites du jardin et accueille des bénévoles durant neuf mois de l’année. À l’étranger, elle est présente dans plusieurs pays d’Afrique où elle travaille, toujours avec des associations locales, à promouvoir l’agroécologie, la lutte contre la désertification et la préservation des semences.</p>
<p>FORMAT : 19,6 x 25,5 / 192 PAGES / 29 €</p>
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		<title>En symbiose avec son potager</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Apr 2012 08:53:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Domenech</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jardinons]]></category>
		<category><![CDATA[Un peu de théorie]]></category>

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		<description><![CDATA[

Oui, c&#8217;est le titre d&#8217;un livret électronique collectif qui vient d&#8217;être finalisé. Il est à l&#8217;initiative de Loïc du blog Mon potager en carré et a été co-écrit par cinq blogueurs spécialisés dans le domaine du jardinage. Parmi eux certains sont familier des lecteurs de ce blog: Loïc, bien sûr, mais aussi Jacques du blog [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><script type="text/javascript" src="http://analytics.aweber.com/js/awt_analytics.js?id=7uqR"></script><br />
<a href="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/04/En-symbiose-avec-son-potager.pdf"><img src="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/04/visuel-livret-213x300.jpg" alt="" title="En symbiose avec son potager" width="213" height="300" class="aligncenter size-medium wp-image-1020" /></a></p>
<p>Oui, c&#8217;est le titre d&#8217;un livret électronique collectif qui vient d&#8217;être finalisé. Il est à l&#8217;initiative de Loïc du blog <a href="http://mon-potager-en-carre.fr" target=_"blank">Mon potager en carré</a> et a été co-écrit par cinq blogueurs spécialisés dans le domaine du jardinage. Parmi eux certains sont familier des lecteurs de ce blog: Loïc, bien sûr, mais aussi Jacques du blog <a href="http://lagranderecree.asso-web.com/34+jardin-bio-de-jacques.html" target=_"blank">&laquo;&nbsp;le jardin bio de Jacques&nbsp;&raquo;</a> et moi même <img src='http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> .<br />
Ce livret propose aussi des textes de Christian du blog <a href="http://www.conseils-coaching-jardinage.fr/" target=_"blank">&laquo;&nbsp;Conseil jardin&nbsp;&raquo;</a>, de Fab du blog <a href="http://coindejardin.blogspot.fr/" target=_"blank">&laquo;&nbsp;Un coin de jardin&nbsp;&raquo;</a> et de Samuel du blog <a href="http://champignonscomestibles.com/" target=_"blank">&laquo;&nbsp;Champignons comestibles&nbsp;&raquo;</a>.</p>
<p>Vous pouvez le télécharger gratuitement en cliquant sur le lien suivant:<br />
<a href="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/04/En-symbiose-avec-son-potager.pdf">http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/04/En-symbiose-avec-son-potager.pdf</a></p>
<p>Et pour vous donner l&#8217;eau à la bouche, voici l&#8217;introduction du livret:<br />
<em><br />
Ce livret électronique vous propose de découvrir le jardinage sous un angle nouveau, un angle qui met la vie au centre des réflexions et des pratiques. Qu&#8217;il s&#8217;agisse de la vie dans le sol ou la vie dans et autour du jardin : végétaux, oiseaux, mammifères, insectes, animaux du sol, champignons, bactéries, ou encore la vie, plus particulièrement la qualité de vie et l&#8217;autonomie des jardiniers et de leurs proches.<br />
En symbiose disons-nous? Le mot peut sembler un peu fort, pourtant, les approches proposées dans ce livret proposent un regard résolument nouveau sur le travail du sol, les herbes spontanées dites mauvaises, la biodiversité du jardin, les champignons. Un regard qui s’éloigne de plus en plus de celui des planches labourées, affinées, qui restent nues sous le soleil de l’été et qui se tassent sous l’effet d’une irrigation souvent excessive, qui s’éloigne aussi de plus en plus de la pelouse tondue à ras deux ou trois fois par mois et qui s’éloigne aussi et surtout de la peur du vivant et de la nature!<br />
Les auteurs de ces textes sont tous des blogueurs qui partagent avec leurs lecteurs leurs approches, réflexions expériences&#8230; Notre passion pour la vie sous toutes ses formes ne signifie pas forcément que nous partageons tous les mêmes approchent, mais il est intéressant de percevoir qu&#8217;au-delà de nos petites contradiction, nous regardions tous plus ou moins dans la même direction : un jardin vivant, productif, esthétique.<br />
C’est ainsi que Gilles vous fera découvrir le monde fascinant de la vie des sols, son fonctionnement et les pratiques qui permettent d’en tirer le meilleur. Puis c’est Loïc qui vous fera regarder d’un œil nouveau la biodiversité de votre jardin depuis les micro-organismes jusqu’aux mammifères en passant par les végétaux, les champignons, les oiseaux, les insectes&#8230; Jacques vous partagera alors l’essentiel de formidable expérience de plus de 30 ans en tant que jardinier et fils d’agriculteur du piémont Pyrénéen. Christian, quant à lui, vous proposera de vous pencher avec sensibilité sur l’esthétique de votre jardin tant potager qu’ornemental. Fabien vous proposera de réfléchir votre jardin, en termes d’organisation et de pratiques culturales, comme une voie vers l’autonomie alimentaire. Enfin, avec Samuel, vous plongerez dans un monde encore méconnu que les jardiniers gourmets ne tarderont pas à apprivoiser : la culture des champignons<br />
comestibles.<br />
Nous vous souhaitons une bonne lecture et au plaisir d&#8217;échanger avec vous sur nos blogs !<br />
</em><br />
<a href="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/04/En-symbiose-avec-son-potager.pdf">http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/04/En-symbiose-avec-son-potager.pdf</a></p>
<p>Ce livret est sous licence <a href="http://creativecommons.fr/" target=_"blank">creative commons</a>, c&#8217;est à dire que vous pouvez le distribuer librement, le donner à qui vous voulez et le mettre en libre<br />
téléchargement sur votre site web. Toutefois, vous ne pouvez pas modifier son contenu, ni vous servir d&#8217;une partie des textes ou photos a moins d’avoir une<br />
autorisation écrite des auteurs. Si une telle autorisation vous intéresse, contactez-nous !</p>
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		<title>La destruction des couverts végétaux</title>
		<link>http://jardinonssolvivant.fr/la-destruction-des-couverts-vegetaux</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Mar 2012 18:04:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Domenech</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jardinons]]></category>
		<category><![CDATA[broyage]]></category>
		<category><![CDATA[couvert végétal]]></category>
		<category><![CDATA[couverts végétaux]]></category>
		<category><![CDATA[destruction couvert végétal]]></category>
		<category><![CDATA[engrais vert]]></category>
		<category><![CDATA[fauche]]></category>
		<category><![CDATA[roulage]]></category>
		<category><![CDATA[sarclage]]></category>

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Pour ceux qui ont vu leurs couverts hivernaux résister au gel du mois de février qui fut exceptionnel dans de nombreuses régions de France, la question de la destruction commence désormais à se poser. Et en particulier quand et comment détruire ?
Quand ?
Si le calendrier cultural le permet, le mieux est d’attendre le plus longtemps possible, idéalement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><script type="text/javascript" src="http://analytics.aweber.com/js/awt_analytics.js?id=7uqR"></script></p>
<p>Pour ceux qui ont vu leurs couverts hivernaux résister au gel du mois de février qui fut exceptionnel dans de nombreuses régions de France, la question de la destruction commence désormais à se poser. Et en particulier quand et comment détruire ?</p>
<p><strong>Quand ?</strong></p>
<p>Si le calendrier cultural le permet, le mieux est d’attendre le plus longtemps possible, idéalement jusqu’à la floraison, voire un peu après. En effet, la plante est beaucoup plus vulnérable à ce moment, alors que si vous cherchez à la détruire plus tôt, elle a de plus grandes chances de repartir et donc de gêner la culture qui suit.</p>
<p>Cette règle amène à une date de destruction située entre la mi-avril et la mi-mai. Cela peut sembler très tardif, mais cela permet aussi de maximiser la production de biomasse par le couvert et donc les transferts d’énergie, de carbone, éventuellement d’azote provenant de l’atmosphère&#8230; des plantes vers le sol, l’effet fertilisant est donc ainsi maximisé. Le seul problème qui risque de se poser est le séchage du profil de sol si le printemps est sec. Si vous avez les moyens d’arroser abondamment à la mise en place des cultures suivantes, ce n’est pas trop gênant, mais si ce n‘est pas le cas, vous serez obligé de surveiller de près ce paramètre et donc de détruire prématurément le couvert peut être dès la mi-avril si la météo n’annonce pas d’eau dans la semaine qui suit. Le risque alors est que le couvert soit mal détruit et qu’il faille désherber manuellement les repousses, ce qui, à l’échelle d’un potager, demeure gérable.</p>
<p><strong>Comment ?</strong></p>
<p>Dans le cadre du jardinage sol vivant, je vous propose de proscrire la destruction par enfouissement et la destruction chimique. En effet, la première, outre le travail du sol qu’elle nécessite, risque d’accumuler des matières organiques dans le sol, provoquant un pic brutal d’activité bactérienne qui consomme tout l’oxygène présent, rendant ainsi le sol autour des débris en décomposition momentanément anaérobie. Quant à la seconde, si elle encore difficilement évitable en grandes cultures, elle peut être beaucoup plus facilement évitée en jardinage où un « loupé » sur la destruction aurait des conséquences gérables.</p>
<p>Parmi les solutions mécaniques qui nous sont accessibles, je vous propose d’explorer les suivantes :</p>
<ul>
<li>Le sarclage</li>
<li>Le roulage</li>
<li>Le broyage</li>
<li>La fauche</li>
<li>Le bâchage</li>
</ul>
<p><em>Le sarclage :</em></p>
<p>Passer le couvert à la binette est une possibilité acceptable sur quelques mètres carrés, au-delà ce travail devient vite très pénible et nécessite en plus un travail de l’horizon superficiel, ce qui peut être problématique si le sol est humide lors de l’intervention.<br />
<div id="attachment_6" class="wp-caption alignnone" style="width: 234px"><a href="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2010/11/CV20100425_08.jpg" target=_blank><img src="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2010/11/CV20100425_08-224x300.jpg" alt="" title="sarclage-biomax" width="224" height="300" class="size-medium wp-image-6" /></a><p class="wp-caption-text">Destruction d'un couvert végétal (Biomax) en avril 2010</p></div></p>
<p><em>Le roulage :</em></p>
<p>Rouler le couvert avec un rouleau à lames, type <a href="http://rolofaca.fr/" target=_blank>rolofaca </a>serait l’idéal si un tel matériel existait pour les jardiniers, ce qui n’est malheureusement pas le cas. Il est toutefois possible de bricoler un appareil à l’action comparable : le <a href="http://newfarm.rodaleinstitute.org/depts/notill/roller_gallery/" target=_blank>&laquo;&nbsp;Crimp-o-matic&nbsp;&raquo; de John Hayden</a>, composé d’une cornière, d’une planche de bois et de deux ficelles. Ces dernières permettent au jardinier de tenir la planche de bois sur laquelle il appuie de tout son poids pour écraser la végétation, la cornière, située sous la planche, blesse les plante et diminue ainsi leurs chance de repousse.</p>
<p><em>Le broyage :</em></p>
<p>Broyer le couvert, par exemple avec une tondeuse en position haute, ou un gyrobroyeur, si vous pouvez avoir accès à ce type de matériel, est une solution relativement simple à mettre en œuvre, à condition que le couvert soit au moins à floraison. Toutefois, il sera préférable d’attendre que celle-ci soit passée car le principal défaut de ce mode de destruction est son impact son les insectes qui vivent sur les plantes et en particulier les pollinisateurs.</p>
<p><em>La fauche :</em></p>
<p>Si vous savez vous servir d’une faux ou que vous disposez d’une motofaucheuse, la fauche est une alternative intéressante au broyage, mais la destruction risque d’être plus incomplète et ce mode de destruction n’est envisageable que sur un couvert bien développé.</p>
<p><em>Le bâchage :</em></p>
<p>Oui, avec un « â », pas avec un « ê » ! C’est un mode de destruction simple et efficace même sur un couvert jeune : cette technique consiste à faucher le couvert et y poser une bâche noire type bâche d’ensilage. Au printemps, d’après Laurent Welsch, maraîcher du Sud Ouest adepte de cette pratique, trois semaines suffisent pour détruire les plantes du couvert. Après cela la bâche peut être rangée jusqu’au printemps suivant. C’est vrai que l’esthétique n’est pas au rendez vous pendant ces trois semaines, mais cela fonctionne plutôt bien, le sol n’est pas perturbé et le début de décomposition des parties aériennes du couvert stimulé.<br />
<a href="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/03/P1000297.jpg" target=_blank><img src="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/03/P1000297-224x300.jpg" alt="" title="Laurent-Welsch-destruction-couvert-bache-ensilage" width="224" height="300" class="alignnone size-medium wp-image-1011" /></a></p>
<p>Voilà pour mon petit topo sur le sujet, je vous invite à le compléter avec vos expériences et connaissances dans les commentaires ci-dessous !</p>
<p>Note du 2 mai: Pour des informations complémentaire sur le sujet, je vous invite à visiter l&#8217;article de Yann Labuche de Terre d&#8217;Humus sur le même sujet: <a href="http://www.terredhumus.fr/-actualits-19/104-28avr12-detruire-ses-engrais-verts" target=_blank>http://www.terredhumus.fr/-actualits-19/104-28avr12-detruire-ses-engrais-verts</a></p>
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		<title>Recensons les vers de terre de nos jardins !</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Mar 2012 18:39:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Domenech</dc:creator>
				<category><![CDATA[Observons]]></category>
		<category><![CDATA[vers de terre]]></category>
		<category><![CDATA[vie des sols]]></category>

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		<description><![CDATA[
Je viens tout juste de recevoir cet appel plutôt sympa émanent de la chaîne de télévision ARTE:
il s&#8217;agit ni plus ni moins que de participer à la deuxième campagne de cartographie des vers de vers de terre! Plus précisément, il s&#8217;agit de recenser les vers de terre de nos jardin, forêts, prairies&#8230; de les identifier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><script type="text/javascript" src="http://analytics.aweber.com/js/awt_analytics.js?id=7uqR"></script></p>
<p>Je viens tout juste de recevoir cet appel plutôt sympa émanent de la chaîne de télévision ARTE:<br />
il s&#8217;agit ni plus ni moins que de participer à la deuxième campagne de cartographie des vers de vers de terre! Plus précisément, il s&#8217;agit de recenser les vers de terre de nos jardin, forêts, prairies&#8230; de les identifier grosso modo et d&#8217;envoyer des photos.<br />
Pour ce faire, il suffit de se rendre sur <a href="http://missionsprintemps.arte.tv/les-missions/6-cartographie-des-vers-de-terre" target="_blank">le site des missions de printemps d&#8217;ARTE</a> et de s&#8217;y inscrire, nous avons jusqu&#8217;au 31 mars pour partager nos observations.</p>
<p><object id="playerArte" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="450" height="255" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="quality" value="high" /><param name="src" value="http://download.liveweb.arte.tv/o21/videoweb/flash/saisons-fr/player.swf?videoId=4899&amp;admin=false&amp;mode=prod&amp;embed=true&amp;autoPlay=false" /><param name="name" value="playerArte" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed id="playerArte" type="application/x-shockwave-flash" width="450" height="255" src="http://download.liveweb.arte.tv/o21/videoweb/flash/saisons-fr/player.swf?videoId=4899&amp;admin=false&amp;mode=prod&amp;embed=true&amp;autoPlay=false" name="playerArte" quality="high" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>La fiche de cette mission est disponible à cette adresse:<br />
<a href="http://missionsprintemps.arte.tv/system/pdf/01_fiche_protocole_VersdeterreOK.pdf">http://missionsprintemps.arte.tv/system/pdf/01_fiche_protocole_VersdeterreOK.pdf</a><br />
et la fiche de détermination est ici:<br />
<a href="http://missionsprintemps.arte.tv/system/pdf/fiche_determination_versdeterre.pdf">http://missionsprintemps.arte.tv/system/pdf/fiche_determination_versdeterre.pdf</a><br />
Je me suis déjà inscrit, j&#8217;espère pouvoir y participer, mais pour cela, il faudrait que le ciel se décide quand même à humidifier notre terre sud-ardéchoise, c&#8217;est pas gagné&#8230;<br />
Je vous invite bien entendu à faire de même et à partager vos observations aussi ici, dans les commentaires ci dessous! Et là, bien sûr, pas de limite de date pour les poster!<br />
Alors bonne mission vers de terre!</p>
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		<title>Jardiner en climat méditerranéen par Léa Cambien</title>
		<link>http://jardinonssolvivant.fr/jardiner-climat-mediterraneen</link>
		<comments>http://jardinonssolvivant.fr/jardiner-climat-mediterraneen#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 21 Feb 2012 15:10:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lea</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jardiniers-reporters]]></category>
		<category><![CDATA[buttes]]></category>
		<category><![CDATA[climat méditerranéen]]></category>
		<category><![CDATA[paillage]]></category>
		<category><![CDATA[sol sableux]]></category>

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		<description><![CDATA[
Bonjour à tous. Récemment, j’avais demandé à Gilles s’il ne pouvait pas concocter un article sur le jardinage en climat méditerranéen, ayant moi-même eu l’occasion de mettre en place avec mon copain un potager dans la région des Vans (limite entre le Gard, Lozère et l’Ardèche, région sèche dans les contreforts des Cévennes). Mais pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><script type="text/javascript" src="http://analytics.aweber.com/js/awt_analytics.js?id=7uqR"></script><br />
Bonjour à tous. Récemment, j’avais demandé à Gilles s’il ne pouvait pas concocter un article sur le jardinage en climat méditerranéen, ayant moi-même eu l’occasion de mettre en place avec mon copain un potager dans la région des Vans (limite entre le Gard, Lozère et l’Ardèche, région sèche dans les contreforts des Cévennes). Mais pour amorcer la discussion, j’ai eu envie de partager avec vous le déroulement et les résultats de cette saison de jardinage 2011, ayant dans l’espoir de susciter chez vous quelques commentaires. (Photos sous licence <span style="text-decoration: underline"><a href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/" target=_"blank"><em>cc by-sa 2.0,</em></a></span><em> présentées dans un ordre non chronologique).</em></p>
<h3>Situation et conditions locales<em><br />
</em></h3>
<div id="attachment_957" class="wp-caption alignleft" style="width: 191px"><a href="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/chassezac.jpg"><img class="size-medium wp-image-957  " src="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/chassezac-251x300.jpg" alt="" width="181" height="216" /></a><p class="wp-caption-text">Vue sur le Chassezac</p></div>
<p>Un ami nous a permis ce printemps-été de mettre en place un potager sur son terrain gardois : une ancienne châtaigneraie en terrasses schisteuses, larges et relativement pentues, surplombant la rivière du Chassezac.</p>
<p>Ce terrain avait été défriché (châtaigniers abattus), puis ratissé et nettoyé de ses résidus de branches et de feuilles pour favoriser la repousse d’un couvert d’herbes spontanées. Ces terres à nu ont par la suite pas mal été malmenées par le climat aride de l’été et les fameux épisodes cévenols automnaux.  Malgré une érosion importante, des plantes pionnières ont pu s’implanter, progressivement. Mais généralement, au cœur de l’été, cette végétation sèche, brûlée par le soleil.</p>
<p>Cette vallée est par ailleurs très exposée aux vents violents.</p>
<p>Une partie de ce terrain avait déjà été mise en culture depuis quelques années, un potager y était réalisé (sans paillage du sol) et donnait je crois des résultats assez moyens. Il faut dire que si le paysage est magnifique, le sol, quant à lui, est loin de faire rêver. Hyper léger, hyper caillouteux, hyper drainant, peu de terre.</p>
<div id="attachment_959" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/petit-aperçu-du-sol-avant-travail1.jpg"><img class="size-medium wp-image-959" src="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/petit-aperçu-du-sol-avant-travail1-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Pour donner une idée d’une partie encore jamais cultivée. On voit sur la photo ce qu’on a dénommé « la poubelle à graines » : toutes les graines jugées périmées, surnuméraires ou non sélectionnées pour la semence sont semées sur une zone à peine travaillée puis paillée, rarement arrosée. Poussera ce qui voudra.</p></div>
<p>A partir de là, mon copain et moi avons eu envie d’essayer la butte. Lui avait déjà une bonne expérience de « potagiste » dans ces terres, mais la culture en butte c’était du nouveau. Ça présentait déjà l’avantage évident d’augmenter la profondeur de terre, mais ça permettait aussi de cultiver sur un terrain pentu (plus de pente en aval de la butte), ça pouvait limiter les phénomènes d’érosion et favoriser l’infiltration des pluies grâce à la rétention d’eau entre chaque butte.</p>
<p>A notre arrivée sur le terrain, à partir de fin avril, on a donc commencé la mise en place du potager sur les zones travaillées les années précédentes, réparties sur deux terrasses. Le montage des buttes s’est fait en trois sessions : la première fin avril-début mai, la deuxième sur une terrasse en dessous en mai, et la dernière fin juillet, à la suite d’une culture de seigle parvenue à terme.</p>
<p>Pour commencer, nous avons « grelinetté » le sol et réservé les maigres plantes arrachées (sedums, linaires, résédas entre autres) pour un paillage ultérieur. Après ça, pour la constitution des buttes, nous avons été plus ou moins méthodiques, et n’avons pas scrupuleusement respecté les différentes strates du sol. D’ailleurs, la terre en profondeur semblait davantage argileuse, les argiles ayant probablement été lessivées au fil du temps, et ça semblait intéressant de les ramener en surface pour constituer une terre plus rétentrice. On a rempli quantité de seaux avec les cailloux qu’on trouvait&#8230; les pierres ça peut parfois être utile, mais trop c’est trop si ça fait du sol une passoire.</p>
<p>Au final, les buttes n’étaient pas très hautes et moyennement larges (mois d’1,20 m), et les allées étroites.</p>
<h3>Paillage</h3>
<p>Puis, on a paillé tout ça&#8230; avec les mottes et les quelques plantes arrachées, avec des herbes sèches issues des débroussaillages de terrasses dans le hameau voisin, avec de la paille pourrissante abandonnée, avec des fougères, et avec du buis pour couvrir les allées. L’objectif n°1 était d’amener le maximum de matière trouvée dans les parages. Par contre, on n’a pas osé utiliser les feuilles de châtaignier, ressource pourtant la plus abondante localement : trop longues à la décomposition, trop grandes, trop légères et soumises au vent&#8230; mais on a peut-être eu tort de ne pas profiter de cette manne ?</p>
<p>Les épluchures de légumes allaient dorénavant directement aux buttes.</p>
<p><a href="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/deux-séries-de-buttes-du-haut.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-961" src="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/deux-séries-de-buttes-du-haut-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><a href="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/buttes-avec-pailles-de-seigle.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-960" src="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/buttes-avec-pailles-de-seigle-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p>Paillage de seigle sur les buttes les plus récemment mises en place (courant juillet), repiquages de salades sur les pentes  et semis en carrés sur les plats de buttes. Les buttes végétalisées au fond sur la deuxième photo sont les premières a avoir  été montées, fin avril.</p>
<h3>Semis et repiquages</h3>
<p>Comme pour le paillage, un des objectifs lors des semis était de favoriser la constitution d’une forte biomasse, pour apporter toujours plus de matière aux buttes.</p>
<p>Avant de pailler certaines buttes, on a semé à la volée des graines de panais dont on ne croyait plus trop en la faculté germinative, des tournesols, de la phacélie. Aux bas des buttes, on a semé des poquets de luzerne tous les 50 cm,  dans les allées aussi, à la volée, avec de la roquette (dont les graines ne manquaient pas).</p>
<p>Comme on a démarré le potager assez tard, on a au départ beaucoup repiqué de plants achetés ou qu’on avait eu la chance de recevoir en cadeaux (tomates surtout, mais aussi choux, blettes, courges, poireaux, œillets, fenouils, et quelques plants de salades). Dans le même temps, on a semé de tout, soit en poquets, soit en aménageant des carrés sans paillage (micro-parcelles à la JM Lespinasse) dans lesquels on effectuait les semis de radis, navets, carottes, betteraves, etc.</p>
<p><a href="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/semis-en-carrés.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-964" src="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/semis-en-carrés-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a></p>
<p>Pour les repiquages et les semis, la difficulté première était de protéger les plants et plantules d’un rayonnement solaire très intense. Des cagettes, des claies, des feuilles, des herbes&#8230; tout y passait pour ombrager pendant les heures chaudes&#8230; sinon c’était grillé. Les plantes bénéficiant de l’ombre fournie par quelques arbres disséminés sur le terrain (chêne vert et châtaignier) étaient à ce titre plutôt favorisées. L’agroforesterie prend à mon avis tout son sens dans ces régions très ensoleillées.</p>
<p><a href="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/ombre-buttes-du-bas.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-962" src="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/ombre-buttes-du-bas-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><a href="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/ombre-soleil-buttes-du-bas.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-963" src="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/ombre-soleil-buttes-du-bas-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Ombre de châtaignier <em>vs</em> ensoleillement maximal. Des cagettes sont utilisées pour protéger les repiquages de salades ou jeunes semis</p>
<p>Les semis en micro-parcelles étaient déjà un peu trop exposés au soleil et à la sécheresse, les germinations étant inégales, et peut-être que des semis en ligne auraient été plus appropriés, bien que moins faciles à réaliser ?</p>
<p style="text-align: left">Semis et repiquages ont été effectués sans utilisation de compost ou terreau puisqu’il n’y en avait pas de disponible.</p>
<h3>Arrosages</h3>
<p>De manière surprenante, on n’a pas eu à s’inquiéter de l’eau : elle est restée disponible tout l’été malgré une sécheresse inquiétante. Le ruisseau où s’effectuait le captage ne s’est jamais arrêté de couler. L’eau était stockée dans une cuve de 1000 litres quatre terrasses au-dessus du jardin, qui pourvoyait largement à nos arrosages quotidiens… avec de la pression en plus !</p>
<p>Tous les soirs on arrosait le jardin généreusement, au tuyau : on n’a pas trop fait à l’économie et on a préféré assurer le coup pour les plantes fragiles et les semis. Les tomates et cucurbitacées étaient arrosées au plus deux fois par semaine. On maintenait aussi le paillage humide pour éviter le dessèchement et accélérer sa décomposition. On utilisait aussi l&#8217;asperseur pour diminuer les temps d&#8217;arrosage sur les plantes qui ne craignaient pas d&#8217;avoir le feuillage mouillé.</p>
<h3>Semis spontanés</h3>
<p>Des cultures des années précédentes se sont ressemées : cosmos, shiso (basilic japonais) et aneth. Les adventices qui poussaient sur les buttes faisaient l’objet d’un désherbage sélectif : j’aimais bien laisser les pissenlits, chénopodes, et quelques plantes indéterminées que je laissais fleurir pour voir ce qu’elles avaient à offrir. Des matricaires ont d’ailleurs fait une intervention assez musclée sur une des buttes, mais ont été conservées (tant qu’elles n’empiétaient pas trop sur les cultures) pour leur belle floraison, le cortège d’insectes qui en bénéficiaient, et la prolificité du feuillage qui pouvait ultérieurement fournir un paillage des plus appréciables.</p>
<div id="attachment_967" class="wp-caption aligncenter" style="width: 235px"><a href="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/invasion-de-matricaire.jpg"><img class="size-medium wp-image-967" src="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/invasion-de-matricaire-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Invasion de matricaire</p></div>
<h3>Résultats sur les cultures</h3>
<p>Un des gros échecs, ça a été les salades, dont la reprise après repiquage était toujours très difficile : protection indispensable contre le soleil au repiquage, puis développement des plants très lent, pour une montaison à graines très rapide. Même avec un semis direct, le résultat n’était pas souvent fameux. En revanche, les plants en mottes achetés sur le marché prenaient beaucoup mieux. J’imagine qu’on avait tendance à repiquer trop tôt, et qu’il fallait surtout éviter les racines nues. Le sol étant particulièrement séchant, un apport de terreau ou compost aurait probablement facilité la reprise.</p>
<p>Du côté des salades un peu moins conventionnelles, les mizuna japonaises (différentes de la roquette) se sont parfaitement acclimatées et ont rapidement fourni quantité de feuilles tout au long de l’été. Vu qu’on les sentait très à leur aise, on en a repiqué beaucoup et on a profité de cette abondance de  feuilles pour pailler d’autres légumes.</p>
<div id="attachment_968" class="wp-caption alignleft" style="width: 277px"><a href="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/mizuna.jpg"><img class="size-medium wp-image-968   " src="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/mizuna-300x225.jpg" alt="" width="267" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">La mizuna, une brassicacée à déguster en salade composée, ou à cuire</p></div>
<div>
<dl>
<dt>
<div id="attachment_969" class="wp-caption alignright" style="width: 290px"><a href="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/paillage-mizuna.jpg"><img class="size-medium wp-image-969 " src="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/paillage-mizuna-300x225.jpg" alt="" width="280" height="210" /></a><p class="wp-caption-text">Paillage de plants de salades en difficulté avec des feuilles de mizuna</p></div>
</dt>
</dl>
</div>
<p>Les haricots nains, mange-tout et à écosser, ont bien marché. Les Contender ont produit toute la saison, les Coco Blanc et surtout les Black Turtle ont été très prolifiques, fournissant de surcroît une masse verte abondante. De bons apports pour un sol bien appauvri.</p>
<p>Les haricots nains avaient tendance à empiéter sur les allées, ayant été semés un peu bas sur les buttes, et certains ont dû pâtir de déplacement trop brutaux.</p>
<p>Les haricots à rames, par contre, n’ont pas réussi à grimper sur les jolies installations qu’on leur avait préparées en bambous et longues branches de châtaigniers. On ne les a pas trop aidés en les semant en plein couloir venté, le vent décrochant sans cesse les tiges qui cherchaient à s’agripper aux supports. On les avait semés entre des lignes de maïs, en bordure de terrasse, sur une zone très caillouteuse et jamais travaillée, « grelinettée » et paillée avec de la fougère. Autant dire que ça n’a pas été un grand succès. Mais une fois de plus, ça aura eu le mérite d’apporter de la matière sur une zone nouvellement cultivée.</p>
<p><a href="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/rames-et-paysage.jpg"><img class="size-medium wp-image-970 alignnone" src="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/rames-et-paysage-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a> <a href="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/installation-de-rames.jpg"><img class="size-medium wp-image-971 alignnone" src="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/installation-de-rames-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p>Lorsque les semis ont bien démarré, on a eu de jolis radis, navets, carottes et betteraves. Bon, ce n’était pas du gros calibre, mais des racines généralement bien saines. Ont particulièrement bien poussé le radis rond (énorme), un gros radis d’été dit fourrager mais qui se mange très bien  (le Raifort d’Ardèche), et un radis japonais du type daïkon.</p>
<p>Les choux cabus repiqués dans les zones ombragées par les arbres (sur des buttes montées sur une ancienne zone de compost) ont très bien marché, et ont pommé. Ceux repiqués ailleurs se sont moins plus.</p>
<p>Pour les tomates, on les avait repiquées en sommet de buttes, sans tuteurage et sans taille. Pour les tomates cerise, ce n’était pas franchement une bonne idée puisqu’elles envahissaient littéralement l’espace et les allées. On a pensé qu’il valait mieux en fait les tuteurer (ou les planter en bas de bute et les faire monter), parce que les tiges avaient tendance à descendre vers le bas des buttes (mauvaise irrigation en sève des fruits?), ou à casser quand il y avait des vents forts. Au final, le nombre de pieds a pallié une productivité moyenne. Pas mal de tomates se gâtaient rapidement (zones de pourrissement), mais les récoltes sont restées plutôt bonnes, avec toutefois des tomates pas super « goûtues ».</p>
<p>Pour les cucurbitacées, constat très mitigé. Au démarrage, la végétation et la production ont explosé pour les courgettes. Et puis, au bout d’un mois, une courgette par ci une autre par là&#8230; plus grand-chose. On a pu observer un gros ralentissement de la fructification, les courgettes en formation coulaient rapidement. Peut-être avons-nous eu tendance à ramasser les courgettes trop grosses.</p>
<p>Pour les arrosages de cucurbitacées, on a opté pour le matin, avant le lever du soleil, deux fois par semaine.</p>
<p>Contre l’oïdium, début août, on a fait deux traitements au soufre : ça a bien un peu ralenti sa progression au début mais après c’était plus la peine. Petit à petit, à la mi-août, l’oïdium s’est un peu généralisé au jardin : les navets, radis, mizuna, consoude, ont tous pris le blanc. J’associe ça à un coup de mou généralisé au potager. Je me dis qu’après avoir été bien remué pour faire les buttes, le sol avait dû relarguer de l’azote, puis progressivement s’appauvrir au fil des mois, à défaut de nouveaux apports rapidement assimilables.</p>
<p>Mais le temps de cet été a probablement aussi bien joué : très sec, souvent un peu nuageux (ce qui a pu retarder certaines mises à fruits), de grosses cagnes en août, des vents parfois très violents avec quelques gros orages qui ont laissé derrière eux une atmosphère humide.</p>
<p>Avant d’être ravagée, voilà à quoi ressemblait une butte mixte   courgettes-courges, ces dernières étant supposées aller se balader dans   les maïs et haricots à rames.</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/butte-aux-cucurbitacées.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-972" src="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/butte-aux-cucurbitacées-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a></p>
<h3>Petite synthèse</h3>
<p>Si je devais comparer les cultures à plat et celles en buttes, je dirais que ces dernières ont incontestablement été les mieux réussies. Il faut dire que les buttes ont été plus soigneusement épierrées, et que la terre y a davantage été remuée en profondeur (les surfaces plates ont simplement été « grelinettées »). Sur le plat, les rendements ont été quasi nuls.</p>
<p>Par ailleurs, il m’a semblé que le paillage avec les mottes d’herbes arrachées était beaucoup moins approprié que le paillage à la paille ou au foin. La butte essentiellement paillée avec des mottes a eu un rendement très faible comparé aux autres.  Mon impression est que ce type de paillage était trop dense et ne permettait pas une bonne respiration du sol et une bonne infiltration de l’eau. Seuls les tournesols semés avant de pailler ont poussé normalement.</p>
<p>Après cette saison de jardinage, le paillage nous a donc paru vraiment indispensable : pour conserver un peu d’humidité au sol, pour réduire les phénomènes d’érosion et pour attirer et favoriser le développement d’une faune sous le sol et en surface.</p>
<p>Sur ce type de terrain, il semble important de travailler sur les espèces et variétés cultivées, au moins pendant le temps de la mise en place d’un système plus fertile (principalement dépendant de la structure du sol, je dirais). Miser sur ce qui marche, produire et apporter de la matière pour enrichir le sol en humus et l’aider à mieux retenir l’eau et les éléments fertilisants. Ce sol ne paraît  pas encore tout à fait prêt à accueillir décemment de jeunes salades.</p>
<p>Par ailleurs, l’ombrage de certaines cultures (salades notamment) aux heures chaudes reste indispensable&#8230; et pour ça, rien ne vaut quelques arbres dispersés dans le potager.</p>
<div id="attachment_973" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/vue-densemble-buttes-du-bas.jpg"><img class="size-medium wp-image-973" src="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/vue-densemble-buttes-du-bas-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Vue générale des buttes du bas</p></div>
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		<title>Comment vont vos jardins avec ce froid glacial?</title>
		<link>http://jardinonssolvivant.fr/jardin-froid-glacial</link>
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		<pubDate>Sun, 12 Feb 2012 20:05:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Domenech</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jardinons]]></category>
		<category><![CDATA[couverts végétaux]]></category>
		<category><![CDATA[cultures d'hiver]]></category>
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La vague de froid qui s&#8217;abat sur la France n&#8217;est pas sans conséquences pour nos jardins. En effet la végétation était déjà très avancée suite à l&#8217;extrême douceur de l&#8217;automne et du mois de janvier, ce qui la rend très vulnérable à ce froid particulièrement vif. Par exemple, dans le jardin de mes parents, dans [...]]]></description>
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La vague de froid qui s&#8217;abat sur la France n&#8217;est pas sans conséquences pour nos jardins. En effet la végétation était déjà très avancée suite à l&#8217;extrême douceur de l&#8217;automne et du mois de janvier, ce qui la rend très vulnérable à ce froid particulièrement vif. Par exemple, dans le jardin de mes parents, dans le Gers, couvert végétaux et cultures d&#8217;hiver vont la grise mine.</p>
<p>Voici l&#8217;état des couvert et d&#8217;une culture de fèves vers la mi-janvier:</p>
<p><a href="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/P1090020.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-983" title="couvert_moutarde-janvier2012" src="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/P1090020-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a> <a href="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/P1090021.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-984" title="feves-janvier2012" src="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/P1090021-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a></p>
<p>Soit un développement présentant environ 2 mois d&#8217;avance par rapport à ce que nous avions observés en 2011! Les fèves avaient déjà été désherbées une fois, alors que d&#8217;habitude cette opération attend <a href="http://jardinonssolvivant.fr/jardinage-mars" target="_blank">début mars</a>&#8230;</p>
<p>Voilà à quoi ressemble une planche de fèves et pois grimpants à présent:</p>
<p><a href="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/P1090122.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-985" title="feves-pois-fevrier2012" src="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/P1090122-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p>Les pois tiennent encore la route, mais pas pour longtemps, je crains, bon demain les température devraient remonter, espérons que ça soit bon pour eux.</p>
<p>Quant aux fèves j&#8217;ose espérer qu&#8217;elle repartirons du pied, mais je n&#8217;en suis pas si sûr&#8230; On verra bien.</p>
<p>Quant aux couverts, la moutarde a été totalement détruite, heureusement les autres plantes présentes semblent être encore là, espérons qu&#8217;elles prennent le relais.</p>
<p>Au pire, on ramène quand même pas de biomasse au sol, c&#8217;est toujours ça&#8230;</p>
<p>Et chez vous comment ça se passe? Ceux qui jardinent dans des régions plus froides ont-ils des conseils à donner aux méridionaux peu habitués à ce genre d&#8217;aléa climatiques?</p>
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		<title>Rôle agronomique n°3 : la nutrition des végétaux</title>
		<link>http://jardinonssolvivant.fr/nutrition-vegetaux</link>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 18:35:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gilles Domenech</dc:creator>
				<category><![CDATA[Un peu de théorie]]></category>
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		<category><![CDATA[azote]]></category>
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Je vous dois cet article depuis le mois de juin, mais suite à mon retour du Vietnam qui fut assez mouvementé, j’ai laissé de côté cette tâche. Je corrige enfin cette négligence avec ce texte sur le troisième rôle agronomique de la vie des sols : la fourniture de nutriments aux végétaux, article qui fait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><script type="text/javascript" src="http://analytics.aweber.com/js/awt_analytics.js?id=7uqR"></script><br />
Je vous dois cet article depuis le mois de juin, mais suite à mon retour du Vietnam qui fut assez mouvementé, j’ai laissé de côté cette tâche. Je corrige enfin cette négligence avec ce texte sur le troisième rôle agronomique de la vie des sols : la fourniture de nutriments aux végétaux, article qui fait suite aux trois premiers postés sur le sujet: <a href="http://jardinonssolvivant.fr/roles-agronomiques-vie-des-sols" target="_blank">selon vous, quels sont les rôles agronomiques de la vie des sols ?</a> <a href="http://jardinonssolvivant.fr/transformation-matieres-organiques" target="_blank">rôle agronomique n°1 : la transformation des matières organiques</a> et <a href="http://jardinonssolvivant.fr/structuration-des-sols" target="_blank">rôle agronomique n°2 : la structuration des sols</a>.<br />
Voici un thème qui touche directement la question de la fertilisation : l’agronomie du XXème siècle a été bâtie sur le mythe de la fertilisation chimique basée essentiellement sur trois éléments : l’azote (N), le phosphore (P) et le potassium (K), le fameux trio NPK qui résonne désormais dans le langage agronomique comme la sainte trinité dans celui de la religion chrétienne.<br />
En effet ces éléments sont très importants pour les plantes : l’azote est un constituant des protéines, de l’<a title="adn" href="http://jardinonssolvivant.fr/glossaire#adn" target="_blank">ADN</a>…, le phosphore entre dans la composition de l&#8217;<a title="atp" href="http://jardinonssolvivant.fr/glossaire#atp" target="_blank">ATP</a> et de l’ADP et de certaines <a title="proteine" href="http://jardinonssolvivant.fr/glossaire#proteine" target="_blank">protéines</a> (les fameuse lécithines), participe à la mise à fruit… et le potassium enfin régule l’absorption de l’eau du sol par les racines, active certaines enzymes…<br />
Non, ce que je mets ici en question, ce n’est pas l’importance de ces éléments, mais la manière de les amener aux végétaux. Travailler avec la vie permet d’entrevoir des pistes pour améliorer le prélèvement de ces éléments par les plantes uniquement grâce à la vie du sol.<br />
<strong><br />
Fixation biologique de l’azote atmosphérique</strong><br />
Déjà évoqué dans l’article « l’azote dans tous ses états », la principale entrée de l’azote dans le monde vivant est due à des bactéries qui se nourrissent de l’azote de l’air en le transformant en ions ammonium (NH4+) utilisable plus ou moins directement par ces mêmes bactéries ou par les plantes avec lesquelles elles vivent en symbiose.<br />
Ces bactéries vivent selon plusieurs modes de fonctionnement :<br />
-    Certaines, comme les <em>Azotobacter</em> ou les <em>Clostridium </em>(<a title="cyanobacterie" href="http://jardinonssolvivant.fr/glossaire#cyanobacterie" target="_blank">cyanobactérie</a> typique des rizières) se nourrissent des matières organiques du sol, elles participent à augmenter la teneur en azote total du sol, azote qui deviendra accessible tôt ou tard pour une plante ;<br />
-    D’autres vivent au voisinage immédiat des racines, voire à l’intérieur des végétaux et se nourrissent directement de produits issus de la photosynthèse, c’est ce qu’on appelle la fixation associative, l’azote qu’elles fixent est disponible pour les végétaux après la mort de la bactérie ;<br />
-    Certaines enfin, et c’est la voie la plus efficace de transfert d’azote depuis l’atmosphère vers la biosphère, vivent en symbiose avec des végétaux au sein de nodules qui se forment sur les racines. C’est le cas par exemple des bactéries filamenteuses (<a title="actinobacterie" href="http://jardinonssolvivant.fr/glossaire#actinobacterie" target="_blank">actinobactéries</a>) du genre <em>Frankia </em>qui vivent en symbiose avec des végétaux ligneux tels que les aulnes, les argousiers, les filaos… Et c’est surtout le cas des <a title="rhizobium" href="http://jardinonssolvivant.fr/glossaire#rhizobium" target="_blank">rhizobium</a> qui forment une symbiose extrêmement importante au niveau planétaire : la symbiose légumineuses-rhizobium.<br />
<strong><br />
Mycorhizes</strong><br />
J’ai déjà parlé de cette symbiose entre végétaux et champignons dans un article qui leur est consacré. Les <a title="ma" href="http://jardinonssolvivant.fr/glossaire#ma" target="_blank">champignons mycorhiziens à arbuscule (MA)</a>, qui vivent en symbiose avec l’immense majorité des végétaux cultivés, sont d’une aide très précieuse pour alimenter les végétaux en nutriments peu solubles et donc difficile d’accès pour ces dernières. Il s’agit notamment du phosphore et du zinc (élément qui entre dans la composition d’enzymes et d’hormones de croissance et qui aide à la synthèse de la chlorophylle).<br />
D’autres champignons, les <a title="ecm" href="http://jardinonssolvivant.fr/glossaire#ecm" target="_blank">champignons ectomycorhiziens</a>, qui vivent en symbiose avec des espèces d’arbres tels que les chênes, les pins, les hêtres, les bouleaux…, ont également une action importante sur la nutrition en azote de leurs arbres hôtes notamment en allant chercher cet élément directement dans la matière organique du sol.</p>
<p><strong>Activité de la pédofaune</strong><br />
La pédofaune joue un rôle clé dans la fragmentation et  la décomposition des matières organiques fraîches (voir rôle agronomique n°1). A l’instar de tout les autres animaux de la planète, ceux de la pédofaune concentrent l’azote issus de leur nourriture dans leurs tissus. Leurs cadavres et leurs déjections reviennent donc à une transformation en fumure animale des matières organiques d’origine végétale qui forment la majorité des matières organiques fraiches qui arrivent au sol.<br />
L’action de micro-organismes sur ces cadavres et excréments libère de azote assimilable par les végétaux.</p>
<p><strong>Libération d’azote et autres nutriment dans la <a title="rhizosphere" href="http://jardinonssolvivant.fr/glossaire#rhizosphere" target="_blank">rhizosphère</a></strong><br />
Afin de voir les élément minéraux essentiel à son métabolisme disponible à proximité immédiate de leurs racines (la zone du sol justement appelée rhizosphère), les plantes ont recours à un processus ingénieux : elle font de l’élevage de micro-organismes ! Pour ce faire, elles libèrent directement dans le sol des composés organiques qui nourrissent ces derniers, ce qu’on appelle la <a title="rhizodeposition" href="http://jardinonssolvivant.fr/glossaire#rhizodeposition" target="_blank">rhizodéposition</a>. A première vue, c’est de l’énergie gâchée, mais en y regardant de plus près, il s’avère que les micro-organismes nourris par ces composés sont en réalité utilisés par la plante pour se nourrir.<br />
Dans les années 80, une scientifique américaine, Mariane Clarholm, a mis en évidence que du blé cultivé sans engrais mais avec des bactéries et des amibes prédatrices de bactéries assimilait trois à quatre fois plus d’azote qu’un blé qui poussait avec les seules bactéries.<br />
Voici l’explication de ce phénomène : la plante libère dans le sol via la rhizodéposition des composés riches en carbone et pauvre en azote, ces composés sont immédiatement consommés par les bactéries qui, pour équilibrer leur alimentation, doivent aller chercher l’azote dans le sol environnant, essentiellement sous des formes organiques non assimilables telles quelles par les végétaux. Ces bactéries sont ensuite la proie d’<a title="amibe" href="http://jardinonssolvivant.fr/glossaire#amibe" target="_blank">amibes</a>. L’azote qui composait la bactérie est utilisé pour un tiers par l’amibe, un autre tiers rejoint le stock de matière organique du sol et le dernier tiers et rejeté sous forme ammoniacale à proximité immédiate des racines. Cet ammonium est alors absorbé par la plante soit tel quel, soit après <a title="nitrification" href="http://jardinonssolvivant.fr/glossaire#nitrification" target="_blank">nitrification</a>.</p>
<div id="attachment_940" class="wp-caption aligncenter" style="width: 257px"><a href="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/N_rhizosphere.jpg"><img class="size-medium wp-image-940" title="N_rhizosphere" src="http://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2012/02/N_rhizosphere-247x300.jpg" alt="" width="247" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">schéma de l&#39;aide à la nutrition azotée des plantes liée à l&#39;activité des bactéries et amibes de la rhizosphère. Schéma issu de Gobat et al. 2010, le Sol Vivant.</p></div>
<p>L’activité bactérienne de la rhizosphère permet également la mise à disposition d’autres éléments, en particulier le phosphore et le fer, mobilisés grâce à l’activité de bactéries qui vont chercher ces éléments soit dans les minéraux, soit dans la matière organique.</p>
<p><strong>La vie du sol : un engrais naturel ?</strong><br />
Peut-on dire pour autant que la vie du sol représente un engrais naturel ? La réponse est à la fois oui et non.<br />
En effet, lorsque des éléments sont amenés dans le sol par l’activité notamment bactérienne, comme dans le cas de fixation biologique de diazote ou de la libération de nutriments depuis la matière minérale, ces apports sont en effet assimilables à des engrais car l’activité biologique fait entrer dans le système sol/plante des éléments qui n’en faisait pas partie.<br />
En revanche, lorsqu’il s’agit de libération de nutriments depuis la matière organique du sol (cas des prélèvements mycorhiziens, ou de la mise en solution de l’azote par la chaîne alimentaire rhizodépôt-bactérie-amibe ou encore du phosphore contenu dans les matières organiques), il s’agit de nutriments qui sont déjà contenus dans le système sol/plante car ils ont déjà transité par les végétaux ou les organismes du sol avant d’être intégrés à la MO et remis en solution par l’activité bactérienne.</p>
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