Voici la nouvelle chronique de Jacques concernant les auxiliaires au jardin, cette fois il nous fait découvrir le vaste monde des oiseaux.

Quoi de plus agréable que de se lever le matin avec le chant des oiseaux ? Pour cela, ils faut qu’ils aient de bonnes raisons de s’installer chez vous. Vous devez donc leur offrir le gîte et le couvert.

La tendance actuellement est à l’installation généralisée de nourrisseurs, c’est un créneau dans lequel se sont engouffrées les jardineries qui proposent toutes une gamme de produits mais cela relève plus de l’intérêt commercial que du réel soucis de protection. A quoi sert de les nourrir si l’on ne maintient pas ou que l’on ne recrée pas leur biotope ? Si l’on ne se préoccupe pas de savoir ou vont-ils s’abriter et nicher ? A se donner bonne conscience ? Je ne suis pas favorable à trop d’assistanat car ils deviennent dépendant et si vous cessez de les nourrir ils risquent de ne plus être capables de trouver seuls leur pitance et peuvent mourir de faim. La sélection naturelle est indispensable à la survie des espèces sauvages. Chez moi je les aide seulement en cas de grands froids ou enneigement prolongé en maintenant des abreuvoirs hors gel et en dégageant la neige par endroit pour leur permettre de gratter le sol. Exceptionnellement je dispose des boules de graisse avec des graines. Pour s’installer durablement, ils ont besoin d’une flore variée, fleurs, graminées, arbustes à baies, arbres fruitiers, qui amène une faune riche en insectes, chenilles et vers de toute sortes. Pour les nicheurs précoces, comme les merles, des arbustes à feuilles persistantes (laurier, buis…) où ils sont à l’abri des prédateurs sont pertinents. Les cavernicoles (mésanges, sittelles torchepot) préfèrent des vieux arbres creux, des murs de pierres sèches ou des nichoirs artificiels.

sittelle torchepot maçonnant le trou d'envol d'un nichoir.

sittelle torchepot maçonnant le trou d’envol d’un nichoir.

Les rouges-gorge et troglodytes, aiment bien nicher dans les arbres colonisés par le lierre. Quand tout ces précieux auxiliaires sont installés, ils vous aident à réguler les chenilles, pucerons, petits mollusques et maintenir un équilibre au jardin. Ils participent aussi, de manière infime certes, au maintient d’un sol vivant par leurs déjections, plumes et cadavres. Chez moi nichent : pies, geais, tourterelles turques, merles, moineaux, pinsons, sittelles torche-pot, mésanges, fauvettes, rouges-gorge, rouges-queue, troglodytes.

nid de troglodyte dans un balais

nid de troglodyte dans un balais

Un couple de huppes fasciée revient tous les ans nicher a quelques centaines de mètres et nous rend visite régulièrement à la recherche d’insectes qu’elles trouvent sur le sol. Cette année je les ai aperçues pour la première fois le 20 mars. Tout se tient et interfère pour participer à un « Sol Vivant ».

Huppe fasciée

Huppe fasciée

17 Responses to Héberger et protéger les oiseaux par Jacques Subra

  1. Marc (131 comments) dit :

    Un joli sujet !
    Merci à Jacques.
    Amicalement.
    Marc

  2. carlier (112 comments) dit :

    merci,

    les aider pour les nichoirs est une très bonne chose, mais entrevoir comment ils se nourrissent en est une autre. Je cherche depuis bien longtemps des travaux sur le comportement alimentaire de telle ou telle espèce. Si certains ont des propos plein de certitudes, certains laissent entrevoir que le comportement alimentaire n’est pas inné mais acquis pour une bonne part. Il y aurait donc des cultures locales.
    En tout cas, essayer de comprendre, dans un jardin à sol vivant, implanté dans un lieu à peu prés respecté, qui mange qui est un travail à plein temps.

    amicalement
    Bertrand

  3. Raymond (23 comments) dit :

    Bonjour

    Bravo pour cette article. Donc pour leur bien , il faut mettre plusieurs nichoirs avec des trous différents ? Et ne pas les habituer avec des boules de graisses et autres aliments de grandes surfaces ou jardineries ? Par contre pouvons nous leur mettre des déchets de nos repas ou bien celà ferait le même problème que les boules ?
    Bonne continuation. Amitiés.

    Raymond

    • SUBRA Jacques (132 comments) dit :

      Bonjour Raymond
      Leur donner ponctuellement des restes de nos repas ne va pas perturber leur comportement alimentaire. Je veux simplement mettre l’accent sur l’effet de mode qui pousse à nous culpabiliser si nous n’aidons pas ces « pauvres petites bêtes » à se nourrir! Elles étaient là bien avant nous et ne nous ont pas attendues pour survivre et traverser les siècles. Si elles disparaissent à qui la faute? Je vous laisse deviner la réponse!
      Jacques

  4. Maurice (11 comments) dit :

    bien vu le problème, général en fait, de l’assistanat, le clou étant que pies et geais s’autoassistent au point de razzier cerises, figues, voire amandes et même olives!

  5. NANCY (5 comments) dit :

    Joli sujet, chez moi il y a beaucoup d’oiseau ils nichent dans des endroits bien a eux je les entends tous les matins et la journée aussi
    dans la toiture aussi j’ai toujours des nids
    l’hiver graines de tournesol et divers graines de mon jardin laissé sur place. ils se nourrissent seul le lierre fait des boules qui servent aussi a certains oiseaux.

  6. cottet pierre (153 comments) dit :

    je leur donne les cerneaux de noix que j’élimine au moment de les manger au lieu de les jeter et aussi des graines de tournesol tout l’hiver . j’ai surtout des mésanges qui nichent dans deux nichoirs et des merles qui se régalent au jardin en grattant les couvertures permanentes au point que je suis obligé de les recouvrir avec des filets .

  7. Yannick (23 comments) dit :

    Bonjour,

    J’adore voir les oiseaux dans mon jardin, je fais en sorte de les accueillir en installant des nichoirs mais aussi en les nourrissants tout au long de l’année ; par contre, je protège aussi mes fraisiers car pour le coup ils en sont friands :)

    Merci pour ces superbes photos et cet article très intéressant
    A bientôt
    Yannick

  8. Ben (3 comments) dit :

    Ciao a tutti !! j’ai essayé de mettre un nichoir, mais du coup il faudrait que je supprime le chat !!!!
    Sèrieusement il y a un moyen pour éviter qu’il ne mange les oiseaux dans le nichoir ??
    Nous on leur jette souvent les miettes de pains dans l’herbe, mais rien d’autre…
    J’ai une belle haie naturelle avec pleins d’essences différentes, ils s’y trouvent tres bien !!!!
    A bientot ???

    • Gilles Domenech (851 comments) dit :

      Mes parents ont 3 chats (il y en peu il y en avait même cinq) et chaque année les mésanges nichent sur la terrasse sans se faire dévorer. Si c’est le cas, il faut simplement jouer sur l’emplacement du nichoir de façon à ce qu’il soit inaccessible aux chats.

    • cottet pierre (153 comments) dit :

      pour protéger les nichoir des chats j’ai mis des tiges de rosiers autour de la branche sous le nichoir sur 50 cm

    • Dès l'aurore (3 comments) dit :

      On peut aussi entasser des branchages en vrac au pied de l’arbre : privés d’appui, les chats ne peuvent plus sauter sur le tronc. Evidemment, il faut prévoir une certaine largeur, et renouveler de temps en temps. Mais au moins c’est gratuit. Et bien sûr, prévoir un nichoir « à balcon » qui empêche les chats d’y entrer la patte.
      Personnellement, depuis que j’ai vu comment un pic arrive à défoncer un nichoir trop mince (impressionnant !), je blinde aussi le trou d’accès avec une chute de zinc ou un bout de grillage. Il est vrai que c’était un nichoir (offert par des amis) qui ne respectait guère les critères de la LPO (méfiez-vous des nichoirs du commerce : ils sont faits surtout pour plaire aux humains, pas aux oiseaux !).

  9. un djeaune (6 comments) dit :

    salut , j’adore nourrir les oiseaux en toute saison , ils se nourissent en meme temps que les poules ^^

    mais surtout pas oublier de leur en donner au moment de fair les semi , lol

    ils ont aimé mes graine de radis et de pois , ayant remarquer cela ai preferer les attirer ailleur le temps que ca germe bien
    grace a a ca il n’y on pas toucher du tout .

    pour ce qui est des chats , le mien prefere se nourir des souris qu’il y a regulierement dans le poulalier^^ ( les autres chats aussi d’ailleur)

    Hs: si vous avez des poules en milieu naturel avec des poussins gard a la mare. (dsl du Hs)

    merci pour toutes les info que vous offrez .

  10. un djeaune (6 comments) dit :

    et attention au héron ca fait des ravages sur les poissons et batracien , enfin c’est la loi de la nature , je supose qu’il en reste un peu -_-

  11. Bernard (33 comments) dit :

    Bonjour,
    Les fraises sont mangées? Je pense aux merles, mais une ronde de nuit, me permet :de
    prendre sur le fait, les auteurs du méfait, les cloportes! .( Mes petits broyeurs).
    Ils me percent aussi les radis.
    Pour les fraises je les suspend avec de petites branches, quand c’est possible?
    Mais il ne faut pas parler de rentabilité
    Si quelqu’un connait une solution je suis preneur?
    Merci . Pierre.

    • carlier (112 comments) dit :

      bonjour,

      concernant les poules, comme je produit pour un couple d’adulte, j’ai deux poules, que je garde deux ans avec 300 oeufs de plus de 70 grammes par an. Elles sont enfermées, ce qui les protègent des fouines etc, dans un espace de quatre mètres carrés avec une vermière de deux mètres carré, alimentée par des tontes de gazon et ou reste légumes. Cela attire les rats norvégiens et les mulots. Je n’ai à ce jour rien trouvé de mieux que de les nourrir avec du blé empoisonné, à l’année*. Un espace a été aménagé pour rendre ce produit accessible aux rats et pas aux poules. Dans l’est, il est important que la partie nichoir surélevée soit très bien isolée. Elles ont besoin d’un parcours extérieur, mais pour pondre régulièrement des oeufs propres, elles ont besoin d’un espace au sec avec un volume de paille de belle taille. En hiver, elles sont déplacés dans une serre ( si température descend sous les moins 5 Celsius et donc que la fourniture d’eau pose problème). En hiver, elles ont accès à tout le jardin pendant la journée. Elles limitent ainsi bien des choses. Ce n’est pas possible dès les premiers semis vu leurs habitudes à savoir trop bien choisir. Ce n’est pas inné, mais toutes celles que j’ai eu ont appris très vite. Ceci m’astreint pendant ces sorties à laisser les couches et ou tunnels fermés. Pendant ces phases de sortie, elles déplacent de grandes quantités de mulch et ou brf, ce que je tolère en hiver.

      amicalement
      Bertrand

      ps: je ferai des photos de cette installation en mélèze que je transmettrai à Gilles.

      * je pourrai ne pas user de poison si j’avais prie le temps de protéger cette installation de façon mécanique, par du grillage sur au moins 40 cm de profondeur, mais je n’ai pas prie le temps de faire à ce stade.

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