J’ai définit dans mon article précédent ce qui me paraît incompatible avec le jardinage « sol vivant », il est donc grand temps de vous parler des pratiques qui vont dans le sens de la formation d’un sol roche en humus, en bactéries, champignons et animaux divers et variés qui s’occupent de fertiliser, aérer, brasser, structurer… votre sol tant chéri ! La liste que je propose ici est certainement incomplète, mais ce sont les pratiques qui me semblent à ce jour les plus pertinentes : Les couverts végétaux, les paillages, les Bois Raméaux Fragmenté, les extraits végétaux, la création d’un environnement favorable.

Les couverts végétaux

Ne jamais laisser un sol nu, voici un mot d’ordre capital dans le jardinage « sol vivant » ! Alors le meilleur moyen c’est d’intercaler entre deux cultures un bon couvert végétal (alias engrais vert dans certains cas ou CIPAN pour Culture Intermédiaire Piège à Nitrates dans d’autres). En effet, aucun paillage n’est aussi efficace la présence d’une couverture végétale vivante ! La biomasse produite in situ, l’azote fixé par les Rhizobium des légumineuses, la structuration du sol, la libération de sucres et autres composés carbonés par les racines sont des alliés indispensables des organismes du sol !

Floraison de la vesce dans un couvert de type « biomax » composé de multiples espèces (avoine, fèverole, fénugrec, moutarde, radis fourrager…)

Les paillages

 

Là encore indispensables pour économiser les arrosages, mais aussi pour apporter de la matière organique au sol et de la nourriture à nos chères bactéries, champignons et animaux souterrains, les paillages sont très nombreux. Je ne cite ici que ceux qui peuvent être produit dans le jardin ou fabriqués à partir de déchets faciles d’accès : foin, feuilles mortes, cartons d’emballage, tontes de gazon, déchets de cuisines… Bien entendu les rayons des jardineries allongent largement cette liste !

Les Bois Raméaux fragmentés

Ben oui, quand même, à la base c’est là ma spécialité, fallait bien que j’en parle tôt ou tard ! Il s’agit tout simplement de branches broyés à utiliser comme paillage, mais aussi comme amendement pour améliorer le sol et nourrir des chaînes alimentaires très spécifiques (champignon spécialisés et leurs prédateurs). On enrichit ainsi la biodiversité du sol et complète les apports des couverts végétaux vivants et des paillages.

Jeunes fèves sous paillage de BRF

Le « purin » d’orties… Un jeu d’enfant !

Les extraits végétaux

Bien sûr les insectes et les maladies sont quand même là, il faut bien faire quelque chose, les extraits végétaux qui agissent plus sur la physiologie de la plante que sur les parasites et ravageurs me semblent être le meilleur

moyen, alors vive les« purins d’Orties et Compagnies » ! Et un pied de nez au passage à l’industrie agro-pharmaceutique qui décidément ne sert… à rien !

L’environnement

S’il est incontournable de chérir votre sol, vos efforts seront encore mieux récompensés si l’environnement est favorable aux auxiliaires de culture et à la mise en place d’un micro-climat favorable, cela passe par la présence d’arbres et arbustes champêtres (isolés ou sous formes de haies ou de bosquets), de mares, de rocailles…

Chez Jacques Hébert, pépiniériste et pionnier des BRF au Québec, l’amélioration de l’environnement avec mares et haies a autant d’importance que la gestion du sol !

Si vous restez sur votre faim, je vous rassure tout de suite, tous ces thèmes feront l’objet d’articles à venir, il y a tant et tant à écrire sur eux ! Par contre certains se disent déjà (si, si je vous entends penser très fort) : « Mais quel étourdit, il a oublié les composts ! ». Et bien non, je les ai pas oublié, je n’ai rien contre leur usage, mais si je n’en ai pas parlé ici c’est qu’il n’y aucune raison d’en faire une clé de voûte de notre système… A suivre !

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53 Responses to Le Jardinage Sol Vivant : Quelles Techniques ?

  1. subra jacques (130 comments) dit :

    LE 10 12 2010
    Bonjour Gilles
    Je voulais assister a la conférence que tu animais au Conservatoire, mais j’avais en charge l’animation du stand greffage et comme j’etais seul je n’ai pas pu me libérer.
    Je regrette car j’experimente le BRF depuis un an et les résultats sont mitigés. Je jardine en « bio » depuis 30 ans, mes premiers « maitres » sont Raoul Lemaire, rudolph Steiner,
    gertrud Franck, heins Erven…etc
    La base de mon jardinage est le compostage (en composteur,en tas et en mulch)et les engrais verts.
    A la lecture de divers livres et articles sur le BRF, je vois poindre une polémique, »le BRF va-il détroner et remplaçer le compost » pour moi ils doivent être complémentaire et rien ne remplacera LE COMPOST.
    A cela deux raisons: l’élaboration du compost est a la portée de tous, même dans un appartement on peut en faire.
    Pour le BRF c’est beaucoup plus compliqué, il faut de la matiere a broyer, un broyeur,et la technique est complexe et differe selon les types de sols.
    J’espère avoir l’occasion d’en débattre avec toi un de ces jours.
    Bien cordialement
    Jacques

    • Gilles Domenech (787 comments) dit :

      bonjour Jacques,
      A mon sens faire une opposition BRF-compost n’est pas très intéressant en soi, car en effet ces deux amendement peuvent être tout à fait complémentaires, comme le montre l’expérience de Jean Marie Lespinasse. Si on les met parfois en regard, c’est plutôt pour éviter les confusions entre les deux (c’est en tout cas la raison pour laquelle nous avons fait cela dans le livre BRF).
      En revanche, il me semble intéressant de comparer les compost aux matériaux frais (du moins ceux d’origine végétales) dont ils sont issus, c’est ainsi que par exemple il est possible de fertiliser le jardin avec des déchets de cuisines directement déposés sous le paillage (celui-ci est alors indispensable pour des raisons esthétiques et aussi pour maintenir les déchets de cuisine en milieu humide et ainsi favoriser leur minéralisation). La réflexion que je propose va plutôt dans le sens de développer la vie du sol in-situ, donc en préférant le « compostage de surface » à celui en tas ou en composteur.
      Merci en tous cas pour ton commentaire qui entame un débat certainement très intéressant. J’ai un article en préparation sur cette thématique, tu me motives pour le terminer assez rapidement!

  2. Eva Gamonal (1 comments) dit :

    Salut Gilles
    d’abord je voulais te dire que je vais me convertir à la religion du sol non travaillé, parce qu’en plus de laisser toutes les petites bêtes tranquilles, elles travaillent pour nous et nous on se fatigue moins ! Travailler moins pour faire pousser plus, ça m’intéresse !
    J’avais une petite question de spécialiste, alors je ne sais pas si tu vas pouvoir y répondre (c’est de la pure provocation, ne relève même pas ) : est-ce que la cendre est bonne ou mauvaise pour le sol ? parce que j’ai tendance à en mettre plein autour des jeunes pousses pour que ces $£¤%µ*# de limaces ne me les mangent pas, mais on m’a dit que ça tuait mon sol …Docteur Domenech, que croire ?

    • Gilles Domenech (787 comments) dit :

      Coucou Eva,
      Si les mets quand elles sont encore rouges et brûlantes, évidement…
      Trève de plaisanteries, les cendres ne vont pas tuer ton sol, aucun soucis de ce côté là. Par contre, comme obstacle à limace, c’est pas top, enfin, si ça marche quand il fait sec, mais c’est quand il fait humide que les limaces nous enquiquinent le plus! Bref, c’est pas efficace du tout.
      Dans un premier temps, le seul moyen de lutter efficacement contre ces mollusques, même pas comestibles, est l’utilisation de granulés d’orthopohosphate de fer (commercialisés sous le nom de Ferramol). Par contre si tu suis les conseils éconisés sur ce site, et en particulier dans cet article, tu verra au fur et à mesure que ton sol se revivifie, revenir les prédateurs naturels des limaces. Parmi eux, citons notamment les carabes (coléoptère carnivore), certains oiseaux, les hérissons, mais aussi et surtout les limaces carnivores (Testacelles blanches), injustement méconnues du public autant amateur que professionnel ! J’y reviendra tôt ou tard, tu es la première à lancer ce fameux débat qui s’avère en fait passionnant quand on commence à comprendre comment fonctionne les réseaux alimentaires du sol!

  3. subra jacques (130 comments) dit :

    Bonjour
    Pour répondre à la question d’éva sur la cendre et les limaces: non la cendre n’est pas dangereuse a condition de ne pas en mettre de grandes quantités. personnellement je l’utilise sur les cultures gourmandes en potasse (ex:choux) sinon je l’incorpore au compost.Gilles à raison, les limaces sortent avec la pluie et la cendre perd toute éfficacité.
    Je pense avoir tout essayé pour limiter limaces et escargots
    il n’y a pas de solutions miracle mais en jardinant  » sol vivant » comme le préconise Gilles, l’équilibre s’installe et la pression devient supportable.
    J’ai beaucoups d’oiseaux dans mon jardin-verger,ils se chargent de faire le ménage dans la population des molusques! Bien sur je rale parfois car ils bouleversent le mulch,et abiment quelques semis, mais bon, on ne peut pas tout avoir!!!!Il faut aussi laisser la « part du jardinier » a nos collaborateurs! Sinon en dernier recours il y a le ferramol.

    • Carmen (3 comments) dit :

      Bonsoir Jacques : je me permets de vous suggérer la solution que j’ai adopter l’année dernière et qui fonction bien et qui plus est est écologique : il suffit de remplir le fond d une bouteille plastique ou un boite de conserve de l’enterrer jusqu’au ras du sol et verser à 1/3 de la hauteur un mélange bière eau 50/50 elles en raffolent et se noient dans le liquide ..il suffit alors de les récupérer et les laisser dans un coin ou elles seront dévorer par leurs prédateurs..

  4. Jean-Claude LE GOAS (7 comments) dit :

    Bonjour à tous.
    Autre solution que je pratique contre les limaces : déposer quelques planches de 1 m en bord des semis, elles viennent s’y mettre au chaud et on relève de temps en temps, ce qui fait le régal des poules.

  5. cottet pierre (153 comments) dit :

    pour les limaces j’expérimente deux méthodes . je pose un plastique noir sur le sol et je le retourne tous les trois jours et je ramasse les limaces avec pelle et balayette et ensuite je les écrase . j’ai aussi des tôles de 1.5x1M que je pose sur le sol et je retourne au bout de trois jours je les écrase en piétinant les tôles . en une semaine il y en a presque plus . j’ai compté jusqu’à 35 limaces , des petites grises ou noires mais gourmandes .c’est long mais efficace et non polluant .cette méthode est réalisable en cette saison car le jardin est vide il faut aussi cultiver en planches .

  6. Caisso (4 comments) dit :

    vraiment interessant!

  7. Philippe Parfondry (1 comments) dit :

    Salut, solution pour les limaces,
    -pour les semis j’utilise des coquilles d’œufs séchées et écrasées (œufs maison pas du magasin)
    -pour le jardin, des canards en libertés, plus de limaces n’y d’escargots, il ne font aucun dégas sauf les salades (légumes feuilles à protéger absolument)

  8. Didier (23 comments) dit :

    Bonjour,
    Je découvre ce site, que j’ajoute à mes favoris, catégorie « jardin »
    Je jardine depuis 25 ans, date d’achat de la maison, mais mes parents avaient un potager. (Le compost s’appelait le « fumier », parce que ils élevaient quelques lapins)
    Je n’ai jamais utilisé d’herbicide, parce que, enfants, nous faisions le désherbage à la main. Il n’était pas question d’acheter des produits pour des raisons économiques. Par la suite, avec l’apparition d’internet notamment, j’ai découvert les différentes méthodes de jardinage, dites « biologiques », terme un peu vide de sens selon moi, puisque on peut créer des « déserts biologiques ».
    Quelqu’un a dit ici que le jardinage devenait de plus en plus compliqué. Pour moi il est devenu de plus en plus simple. Plus de travail du sol, de moins en moins d’interventions, de façon naturelle (de plus en plus de surface cultivée avec l’arrivée des enfants, de moins en moins de temps à consacrer au jardin)
    Comme principes de base, les points communs entre différentes méthodes (permaculture, jardins aux carrés, bio-intensives….) et pour le reste l’expérimentation selon les moyens du bord . La seule difficulté qui reste est peut-être la synchronisation rotation des cultures/plantes associées.
    Je pense qu’avec à peine dix principes de base, et un peu de curiosité, (et l’aide de site comme celui-ci) le jardinage doit devenir simple pour tout le monde.

  9. Alain Lacombe (2 comments) dit :

    bonjour,
    Nouveau sur ce site, je relève avec beaucoup de retard la demande de Eva sur le problème des limaces. Voici ce que j’ai réalisé il y a 3ans: J’ai entouré mon potager de 126m2 avec une mini clôture de 1/2 rondins de 10cm ( en promotion ). La 1ere année de la pose de ce matériau, j’ai saupoudré de l’anti-limace à l’extérieur du périmètre et depuis, plus de souci.

  10. Michèle (15 comments) dit :

    Question de vocabulaire : quelle différence entre broyat et BRF ?

  11. Gilles Domenech (787 comments) dit :

    Michèle, s’il s’agit de broyât de branches, alors il n’y a aucune différence.

  12. Michèle (15 comments) dit :

    En fait j’ai un broyeur depuis presque 15 ans, et j’ai toujours appelé broyat le résultat du broyage des branches résultant des tailles dans le jardin, et ce « broyat » était une vraie bénédiction car épandu dans les massifs (à l’époque, je ne faisais pas encore de potager) je n’avais quasiment plus aucun entretien ni d’arrosage à effectuer.
    Il y a quelques années, on a commencé à parler de BRF, à peu près au moment où j’ai démarré un potager.
    Bien sûr j’ai employé aussi cette couverture pour le sol du potager, surtout en hiver pour recouvrir et maintenir les feuilles et l’herbe épandues au dessous.
    On peut donc indifférement parler de broyat ou de BRF.
    Merci pour la réponse.

  13. Cecile (6 comments) dit :

    Salut Gillou!

    Decidement des articles tres interessants ! J’ai recommande ton site a de nombreuses personnes et je m’en inspire moi meme pour notre potager, qui fait figure d’alien au millieu des autres jardins avec leur sols completement nus… Cela dit, en le visitant avec ma mere, qui elle-meme paille depuis toujours, elle m’a confie que l’un des credos de mon grand-pere (un tres grand jardinier berrichon !) est de toujours couvrir le sol. Il utilise beaucoup de cartons d’ailleurs. Comme quoi cela releve egalement d’un savoir intuitif et ancien. J’ai trouve ca drole qu’en suivant les traces de mon collegue de DEA, je marche egalement sur les pas de mes aieux !
    Bonne continuation !

  14. Gilles (10 comments) dit :

    Effectivement, c’est amusant de voir que les approches modernes rejoingnent certaines traditions. Salut ton grand père de ma part alors!

  15. Thierry (5 comments) dit :

    bonjour,
    Après quelque experiences plus ou moins décevantes, je vais redemarer un potager au printemps prochain et je me pose plusieurs questions quand au BRF que je pense etendre bientôt sur le sol:
    Si on le laisse en surface, faut-il +ou- preparer le sol ?
    Mon sol est très compact (dans le Var, anciennes vignes abandonnées depuis plusieurs decenies) il me parrait diffile de pouvoir mettre en place un semis ou des plants sans travail préalable.
    J’attends avec impatience vos suggetions/experiences.
    je vous tiendrai au courrant.

    • Gilles Domenech (787 comments) dit :

      Bonsoir Thierry,
      Le BRF utilisé seul n’est sans doute pas la solution adaptée à cette situation, à mon avis des techniques du style préparation du sol par un étouffement des herbes avec de la paille (bien serrée), des BREF ou encore des cartons(+paille, foin, feuilles…) installés en hiver serons plus pertinent!
      Avant cela pourquoi pas étaler un peu de BRF (2 à 3cm) directement sur l’herbe là où tu pense faire ton potager?

  16. Xavier (22 comments) dit :

    Bonsoir Gilles,
    dans un de vos blogs vous indiquez qu’il est bon de laisser au sol des résidus de plante encore vertes pour attirer et stimuler le développement des vers de terre. Est-ce meilleur que la paille ? que savez-vous du régime alimentaire des lombrics, de ce qu’il préfère manger et de ce qui leur permet de se multiplier rapidement ?
    Merci,

    • Gilles Domenech (787 comments) dit :

      Effectivement, les vers de terre anéciques (ceux qui brassent le profil de sol du haut en bas) apprécient les MO végétales sénescentes, donc encore plus ou moins verte. Les résidus de cultures sont donc souvent plus appétant pour eux que la paille.

  17. […] {lang: 'fr'} TweetNon ! Ce n’est pas des granulés de couleurs vertes, je vous parle des plantes que l’on qualifie d’engrais pour leur capacité à enrichir le sol. Si vous vous intéressé au potager, vous avez admis et compris l’intérêt d’avoir un sol constamment couvert. Sinon je vous invite à lire ou relire l’excellent article de Gilles. […]

  18. […] {lang: 'fr'} TweetNon ! Ce n’est pas des granulés de couleurs vertes, je vous parle des plantes que l’on qualifie d’engrais pour leur capacité à enrichir le sol. Si vous vous intéressé au potager, vous avez admis et compris l’intérêt d’avoir un sol constamment couvert. Sinon je vous invite à lire ou relire l’excellent article de Gilles. […]

  19. majdzik (6 comments) dit :

    Bonjour,

    Merci pour votre site que je découvre via Loïc. Je vais parcourir ce site avec une grande attention.
    Une petite question : dans le BRF, on peut broyer n’importe quel arbuste, sapin , haie de ferme , légustrome , noisetier, pommier, groseiller, lilas etc ?
    Bravo pour ton exposé et je vais essayer de voir dans les archives le début de tes articles. Merci et à bientôt

    • Gilles Domenech (787 comments) dit :

      Oui, tout ligneux peut entrer dans la composition du BRF, l’idéal est de mélanger au maximum les essences.

  20. Donatien (44) (20 comments) dit :

    Bonjour
    Je voudrais savoir si j’ai bien fait : prévoyant d’agrandir mon bout de potager l’an prochain, j’ai couvert dès avril un espace de 10 m² environ avec une couche de papier journal (directement sur la pelouse tondue ras), puis une couche de tonte + une couche de goemont + une couche de tonte. J’ai même « saupoudré » avec un ou deux cm de terre parce que j’en avais un tas dans un coin. Le tout en arrosant bien à chaque couche.
    Je sais que normalement il suffit de couvrir le sol en octobre pour planter au printemps suivant, mais là je me dis qu’en commençant plus tôt ça ne peut pas faire de mal non plus ? (J’avais du temps et ça me démangeait…)
    Merci de vos réponses sur la façon de procéder et sur le bon timing.
    PS : Au sujet des échanges sur les limaces, je crois me rappeler qu’il y a au moins une espèce (de limaces) qui ne mange que… des limaces. Si quelqu’un sait comment l’identifier à coup sûr, ça m’intéresse car je ne voudrais pas zigouiller celles-là en même temps que les autres !

    • Gilles Domenech (787 comments) dit :

      Oui, tu as bien fait et à mon avis tu peux mettre en culture dès maintenant!
      La limace mangeuse de limaces est la testacelle blanche: elle vit dans la terre, mesure environ 4 cm lorsqu’elle est déployée, à une couleur blanc-beige et présente un vague reste de coquille sur le dos.

  21. Elisa (5 comments) dit :

    Bonjour Gilles,
    Je viens de découvrir ton site grace a ma bibliothequaire, et merci a elle !
    J’habite une region de montagne (Hautes Alpes) à 1100m d’altitude. Je me demande comment pratiquer le couvert vegetal sachant que le jardin sera recouvert par la neige en gros de novembre a avril. Je seme en avril ? Du coup la terre reste nue sous la neige, qu’est ce que je peux mettre en attendant?
    Merci pour le partage de toutes ces connaissances
    Elisa

    • Gilles Domenech (787 comments) dit :

      Il y à des plantes que tu peux semer maintenant et qui survivront sous la neige, je pense par exemple au seigle, mais il n’est certainement pas le seul. Essaie différentes plantes et tu verras ce qui passés l’hiver. Une autre stratégie serait d’implanter des couverts gels en été et laisser la végétation morte protéger le dol pendant’hiver et semer ensuite au printemps à travers ces résidus. N’hésites pas à nous faire part de tes observations!

  22. patrick (10 comments) dit :

    J’adhère aux principes du sol vivant. Le potager a un cycle court, donc il est possible de faire des expériences de retenir celles qui sont positives. Nos actions sont dépendantes de beaucoup de facteurs: la nature du sol, l’historique de l’exploitation de la terre (très important), du climat,…En faisant des essais, j’ai pu noter que dans tous les cas: des plants de petites salades repiqués poussaient mieux dans une terre bien remuée au croc, mélangée avec du compost maison bien mûr. Les petites racines ont besoin d’oxygène pour se développer et d’une terre très émiettée.Ceci est particulièrement vrai en fin d’été.

  23. Jean-Louis (1 comments) dit :

    Bonjour, je voudrais apporter ma modeste contribution.
    Je plante des arbres de collection sur mon terrain très argileux et donc très sec et dur en été, et j’ai pris l’habitude de « préparer » les futurs emplacement en entassant des débris végétaux (brf,foin,cartons, etc.)sur une surface de 2 m2 environ : au bout de 6 mois, le sol dessous est devenu extraordinairement différent : souple, à granulations fines, de couleur sombre grâce à l’humus (« lombricompost » ???)et tout y pousse beaucoup mieux que sur le reste du terrain !!
    Je suis donc fermement convaincu par les propos de Gilles, et je vais continuer dans ce sens pour mon potager que je menais de façon « classique’ jusqu’à maintenant.
    Merci pour avoir réalisé ce site que tous les jardiniers devraient connaître.

  24. Michele (15 comments) dit :

    Bonjour,
    Je viens de découvrir ce site qui répond à beaucoup de mes questions.
    J’ai fait un potager sur butte depuis quelques années car l’exemple de mes voisins avec des rangées bien alignées ne m’inspirait pas. J’ai un terrain argileux laissé en jachère par les agriculteurs qui le trouvaient inculte.
    J’y fait pousser tomates, courges, salades…Mes feuilles de chou sont de la dentelle à force d’être mangées, je n’ai que des tiges sur mes fraisiers (je n’ai pas encore trouvé qui les mange!). Je cherche des informations pour y remédier sans produits chimiques, sur le paillage notamment.
    Merci pour le temps consacré à ce site.

    • Gilles Domenech (787 comments) dit :

      Bonjour Michèle,
      Pour débuter, concentre toi sur les légumes qui marchent facilement, c’est plus encourageant!
      Ensuite, petit à petit réintroduit ceux qui ont été des échecs. Si tu respectes ton sol et ton environnement, peu à peu des équilibres biologiques se mettent en place, permettant de réduire la pression de nombreux parasites et ravageurs!

  25. severine (9 comments) dit :

    bonjour gilles ,
    j ai demarre au mois de mai mon 1er potager en sol vivant et j avoue etre tres emballee (mis a part pour les salades ); il me reste encore pas mal de questions :
    -mon potager est limite a 45 petits m2 ; je sais qu entre 2cultures il faut laisser se refaire l humus a grande couche de mulch seulement le probleme c est que je ne me resous pas a ne pas cultiver l hiver… j ai travaille mon potager sur 3bandes ; il y en aura qu 1 qui va se reposer cet hiver (avec projet de changer de bande chaque hiver) ; ca veut dire que pour les 2autres , j ai planter mes cultures d hiver au mileu des cultures d ete…
    comment faire pour nourrir davantage ma terre qui va etre quasiment en culture permanente ??
    -du cote des fraisiers , je voudrais les recouvrir de mulch pour les mettre en dormance pour l hiver , mais risquent ils pas de pourrir completement recouvert ??
    -pour la fameuse bande qui va avoir droit au mulch , est ce que les aiguilles de pin peuvent faire office de feuilles mortes ?? et comme nous avons la chance d avoir un climat tres clement , j ai certains plants d ete qui donnent jusqu en decembre/janvier , puis je poser mon mulch tout en laissant ces derniers plants vivoter au milieu ??

  26. severine (9 comments) dit :

    merci d avance

    • Gilles Domenech (787 comments) dit :

      Je ne pense pas que tu aie lu chez moi qu’il fallait la terre au repos 😉 ! Au contraire la succession des cultures sans « temps mort » (que des temps vivants 😉 ) est une très bonne chose, à condition que tu restitues un maximum de matière végétale au sol après récolte !
      Le mulch d’hiver est une possibilité, pourquoi pas avec des aiguilles de pin, mais en aucun cas une obligation. Si celui-ci risque de poser des problèmes comme avec tes fraisiers, n’en mets pas.
      Tu es sur de bonnes bases, je penses, continues !

  27. fabien (4 comments) dit :

    Bonjour à tous,
    j’habite les alpes de haute provence, autant dire que la période estivale est longue, chaude et sèche – mais il y a l’eau de la durance. Jusqu’alors je cultivais un potager de 200m², terre argileuse, que je travaillais à la grelinette et en paillant au maximum. Amendement: crottins de cheval composté plus déchets alimentaires.
    Cela fait plus de 20 ans que je jardine, essayant au maximum de préserver un équilibre « naturel » dans mon potager,ne serait-ce que pour y admirer la diversité des insectes qui y vivent, mais les pratiques autour du jardinage sont un puit de science sans fond où la quête de notre enrichissement est me semble t-il sans fin.Du bêchage et du brassage de la terre au motoculteur au début de ma pratique je suis passé à la grelinette et au griffage au croc il y a 7 ans.
    Je viens de découvrir ce site, avec grand intérêt, et ayant l’intention d’essayer le BRF depuis quelque temps, pourriez-vous me renseigner sur le type de broyeur à utiliser, sachant que me chauffant au bois j’ai du branchage à la pelle (sans emploi, mon budget est très limité). De plus j’ai défriché et aplani une parcelle de 400m²- gros brassage du sol inévitable puisqu’un talus a été creusé au tracto-, légèrement en pente, exposée plein sud, et principalement composée de marne. Pour en cultiver une partie l’an dernier (pdt, tomates, melons, poivrons et choux – qui pour ces derniers n’ont fait que des feuilles qui faisaient le régal des altises), je plantais directement dans des trous emplis de compost et je paillais, globalement la récolte a été bonne, surtout pour les tomates.Quel facteur ou élément nutritif a fait défaut pour que les choux (fleur et romanesco) ne donne que des feuilles? Pour cet hiver j’ai semé toute la parcelle en seigle, je pense que j’aurais pu y associer de la vesce. L’association engrais verts/ brf me semble pouvoir être une solution pour enrichir le sol,qu’en pensez-vous?
    Merci

  28. Gilles Domenech (787 comments) dit :

    Difficile de dire comme cela ce qu’il a manqué à tes choux, peut être de la potasse? Tu peux le vérifier en mettant un peu de cendre de bois au pied de tes choux ou en les arrosant avec du purin de consoude l’an prochain.
    Pour ce qui est du broyeur, mon conseil est de louer un matériel professionel quand ton tas est assez gros pour rentabiliser cela. Cela dit, je ne suis pas certain que le BRF soit très adapté à ces sols sur marne sans doute très argileux.

  29. Michel (13 comments) dit :

    Les limaces, c’est lent, c’est calme, c’est reposant, mais quels dégâts !
    Mes autres techniques que celles déjà citées:
    – le pot de fleur en terre cuite, cassé et récupéré: il agit comme une grotte humide où elles viennent se cacher (vider tus les 3 jours)
    – le demi melon évidé (fallait-il le dire?): agit comme le pot de fleur, mais il faut le vider tous les jours, sinon on les nourrit…
    – caisses en cartons humides: pareil, mais vraiment pas beau.
    Je me sens bien dans ce site, j’ai hâte de tut lire.
    Merci Gilles.
    Michel

  30. simone gobin-foys (2 comments) dit :

    bonjour!
    que veut dire BRF………….?

    Merci

  31. Gilles Domenech (787 comments) dit :

    Bois Raméal Fragmenté !
    Si tu as des mots de que ne comprends pas, pense au glossaire, normalement l’essentiel y est!
    Si ce n’est pas le cas, alors laisse un commentaire sous le glossaire pour je le complète 😉 !

  32. Romina (2 comments) dit :

    Bonjour,

    Merci pour ce partage de connaissances !

    Je vais ajouter mon astuce LIMACES (je n’ai pas lu tous les commentaires);
    en attendant que l’équilibre arrive dans mon potager, j’ai investis dans une bonne paire de ciseaux, quitte à les tuer, autant ne pas polluer ! et autant que ce soit radical ! je fais le tour matin et soir aux horaires propices (arrivée de l’humidité, tombée de la nuit) et quouiq quouiq…
    En éliminant au mieux avant la ponte, il y en a de moins en moins…

    Je dois avouer que la première fois qu’on m’a parlé de cette méthode, il en était hors de question pour moi ! et puis… il y a eu défense de territoire… je n’ai rien mangé la première année ! RIEN !

  33. dany (11 comments) dit :

    Bonsoir gilles,

    Nous sommes très divisés sur le compost :pour certains jardiniers de lotissement nous trouvons très pratique de se débarrasser de déchets végétaux en respectant certaines disciplines.
    Certains d’ entre nous utilisent un lombricomposteur problème: le débit .Solution: introduire quelques vers du lombricomposteur dans le compost.Développement des larves de cétoines dorées ( à ne pas confondre avec les larves de hannetons)
    Pour d’ autre c’est une aberration ;nous en sommes là.
    Certains vont acheter une grelinette vu la satisfaction de ceux qui en ont déjà une.A suivre.

  34. severine (9 comments) dit :

    bonsoir gilles ,

    a propos d engrais vert , j aimerais en semer sur 1partie de mon jardin ; faut il forcement que ce soit 1melange ? peux tu me conseiller sur les basiques et me donner la marche a suivre svp ?

    et pour la 2eme question : j ai lu quelque part dans ton site qu il etait mieux de melanger les cultures plutot que de se retrouver avec des belles rangees bien droites et rigides de nos ancetres ( et presents.. )
    le probleme c est que l on va tres vite se retrouver confronter aux bonnes et mauvaises associations qui nous limitent enormement ; alors faut il melanger en ignorant les associations ??

    merci d avance
    severine

  35. Gay Catherine (5 comments) dit :

    je viens tout juste de découvrir ce site et n’est pas eu le temps de tout lire. Au risque de répéter ce qui a déjà été dit, contre les limaces et dans la mesure du possible quelques poules se chargeront très bien de vos ennemis de culture (doryphores, limaces…) bien sur elles mangent aussi vos auxiliaires de culture mais si vos sols sont suffisamment vivants, il y en a pour tout le monde. de plus les poules, avec leur déjections, vous apporterons fertilisants.
    J’en profite pour remercier Gilles qui oeuvre en tout bon sens pour la planète.

  36. Gay Catherine (5 comments) dit :

    Juste une petite précision, le carton est une très bonne matière, utilisez les sans encre c’est parfait.
    Je suis une fervente défenderesse de la planète alors merci à tous qui souhaitez faire les choses convenablement. Je suis heureuse de constater que nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir une terre saine.

  37. Gay Catherine (5 comments) dit :

    Je ne sais pas si quelqu’un a déjà tester l’homéopathie et les fleurs de Bach pour soigner les cultures, je souhaite tester si quelqu’un connais je suis tout ouïe. Merci à vous tous. Sinon il existe toujours les auxiliaires à privilégier.

  38. Gilles Domenech (787 comments) dit :

    @ Séverine:
    Non, n’est pas indispensable que ce soit un mélange, c’est toutefois conseillé car les différentes familles de plantes ont une action complémentaire sur le sol.
    Pour plus d’info sur l’utilisation des couverts, c’est ici:
    http://jardinonssolvivant.fr/tag/couverts-vegetaux

    @ Catherine:
    Je n’ai aucune donnée sur ces pratiques au jardin, désolé 😉 !

  39. Johng959 (1 comments) dit :

    Wow that was odd. I just wrote an extremely long comment but after I clicked submit my comment didn’t show up. Grrrr well I’m not writing all that over again. Anyway, just wanted to say superb blog! agabakkgfdaf

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