0 Responses to Semences d’engrais vert

  1. sylvain dit :

    Salut Gilles,

    Par chez moi les BRF se font de plus en plus présents, ça avance bien.

    Bonne continuation à toi (bonjour à éléa si tu la vois).

    Peuple de l’Arbre et du copeau au sol – arboriste agradateur

  2. aujoulat philippe dit :

    Bonjour,
    Et félicitation pour le lancement de ce blog.
    Le colloque de Lyon et votre rencontre ( et d’autres) et le brf a révolutionné mon approche sur les bassins versants et autres items.
    Je m’inquiétais de ne plus voir ou lire ou correspondre sur ce sujet. Donc vous travaillais dur au vu du résultat.
    Prêt à discuter sur le sujet et l’arbre et l’environnement .Mon émail professionnel est : philippe.aujoulat(AT)sicalahauteloire.org.
    A bientôt. Très cordialement. Aujoulat Philippe.

  3. ginisty guy dit :

    Bonjour ,
    De notre Sud -Aveyron ,où nous sommes quelques uns à expérimenter le BRF ,
    après avoir rencontré Jacky Dupéty
    après une conférence de gille Domenech à St Affrique
    après une visite chez bernard Bertrand à Sangouagnet
    nous sommes entièrement convaincus que l’important c’est la vie du sol si nous voulons qu’il produise des bons légumes ..
    Il faut donc penser à le nourrir plutôt qu’à nourrir les plantes ! Même l’Agriculture Bio a besoin de repenser sa démarche !
    A plus ! Guy G.

    • Norbert dit :

      Bonjour, je lis pour la première fois votre blog. Celui-ci est très enrichissant et vous félicite et remercie pour le travail que vous accomplissez. J’ai pu y découvrir de nombreuses astuces. Étant depuis peu à la retraite, je m’occupe comme je peux… Et j’ai trouvé une activité qui me passionne et m’occupe : le jardinage. J’y ai découvert de super astuces pour entretenir mon extérieur, mes plantes et mes fleurs. Auriez-vous des conseils à m’apporter d’un point de vue motoculture ? Je ne sais pas tellement quelle type de machine je dois utiliser pour quelles actions.. Cordialement

      • jeremy dit :

        Bonjour Norbert, Le but du site et à juste titre et de ne pas travailler le sol par un motoculteur. Mais plus tôt de laisser place à la vie dans le sol qui est plus efficace que l’intervention humaine. Nos ingénieurs du sol “vers de terre” et autre faune vous laisserons sans voie lorsque vous creuserez votre terre avec votre main. Place à la vie du sol et stop au culte du labours. LE PAILLAGE il n’y a que ca de vrai!

      • Gilles Domenech dit :

        Norbert, désolé, j’avais zappé votre question. Je suis bien entendu entièrement en accord avec la réponse de Jérémy 😉 !

      • sylvainne dit :

        Tout comme Thibault! Je suis heureuse d’être tombée sur votre site: interessant, instructif, et pleins de conseils.

      • Aurélien dit :

        Merci pour ce portail complet pour comprendre et apprendre à faire de la permaculture. Il est grand temps qu’on retrouve ces techniques d’agriculture bio. La permaculture devrait être enseigné à l’école primaire tout comme la biodiversité.

  4. BOSSEAUX dit :

    Bonjour,
    très intéressant.
    Je reviendrai un autre jour.
    Bravo et bon courage
    Cordialement

  5. ITAN dit :

    Bonjour Gilles

    Je vois que tu as encore fourni un travail colossal. Je te félicite chaudement.

    Pour ma part, je termine mes études d’économie demain matin (si tout va bien…). Je vais enfin pouvoir respirer, me remettre au sport et faire un peu de botanique !

    Je t’avais proposé de participer aux formations de l’ITAN. Je n’ai pas du tout laissé tombé le projet. Mais je voulais mieux structurer la chose. Je souhaite que les cours soient assurés par la société Evania RH. Malheureusement, je ne suis pas arrivé à faire agréer Evania RH comme centre de formation sur Versailles. Je suis donc en train de la déplacer à Saint Nazaire.

    Je vois qu’en 2009, la société Terre en sève a bien démarré mais que cela n’a pas été simple. Il faudrait qu’on en parle.
    Je te recontacterais très prochainement.

    Bien à toi.

    Olivier

  6. DOUSSIN dit :

    Bonsoir.
    Je découvre avec (bonne) surprise ce site.
    A vrai dire, la surprise n’est que partielle lorsque l’on connait un peu son auteur…
    Longue vie donc à “Jardinons Sol Vivant !” et bien sûr à “Terre en Sève” qui devrait s’associer pour être parfaite, à A.C.O. (Artisans et Commerçants Ordannais).
    Très cordialement,
    Laurent DOUSSIN

  7. DURAND TOIRON dit :

    Suis intéressé(e) pour conférences ou visite sites pratiquant bois raméal
    cordialement,

    Dominique

  8. Veronique D dit :

    A très bientôt

  9. Gatti dit :

    Bonjour, bonne idée.
    Stéphane

  10. Fabien dit :

    Salut, c’est Fabien du Sens de l’Humus.

    Rencontre hier avec Yves Hérody et Jacques Petit. Le BRF en a pris pour son grade. Pour eux, c’est clair, il ne doit JAMAIS être utilisé en agriculture ou en potager, de quelque manière que ce soit : il donne des matières insolubles qui stérilisent le sol, et il détruit sa structure.
    Pour Jacques Petit, les Canadiens ont abandonné le BRF, il rigole bien des Français qui y croient.

    Je suppose que tu connais leur discours, comment y répondre ? Qu’est-ce qu’il y a de juste et de faux dedans ?

    C’est important, ils conseillent le CIVAM bio Corse, qui décourage totalement l’utilisation du BRF en Corse. Et j’imagine qu’ils font le même travail de sape partout où ils passent. Alors, ils ont raison ou ils ont tort ?

    • Gilles Domenech dit :

      Salut Fabien!
      Intéressant tu me donnes une idée d’article. Je dois suivre une formation Hérody fin janvier, j’attendrai ce moment pour écrire ce texte.
      Après, il faut savoir que leur approche, même si elle demeure intéressante reste très physico-chimique, je reconnais avoir été un peu déçu par les quelques rapports réalisés sur cette méthode. La vie ne me semble pas prise en considération, d’où les divergences de point de vue, puisque dans mon cas (et je ne suis pas le seul,fort heureusement!), c’est elle qui est mise au centre du système.
      A suivre…
      Gilles

      • alice dit :

        Bonjour,

        avez vous écrit cet article suite à votre formation ?

        cela m’intéresserait vivement de le lire, pour mieux comprendre ce qu il en est : est ce que c’est l’excès d’un certain type de couvert qui serait néfaste ou est ce plus général ?

        • Gilles Domenech dit :

          En fait, même après cette formation que j’avais suivi en janvier 2011, les notions de MOF, MTO, “ni ni” et autres désignations des types de matières organiques par Hérody m’ont semblé et me semblent encore très hermétique et je ne me sens pas d’écrire sur un sujet sur lequel je me sens pas à un niveau de compréhension optimal.
          D’autres notions toutefois me semble plus intéressante à intégrer pour appréhender les MO, je pense à celle proposée par Joseph Pousset, plus empirique et plus abordable à mon sens. Celle-ci est décrite dans son remarquable ouvrage Engrais verts et fertilité des sols.
          J’aime bien aussi celle développée par Xavier Salducci que tu peux décourvir par exemple ici http://acl-lullier.ch/pdf_conf_26_01_11/03_XAVIER_SALDUCCI.pdf ou là http://www.gard.chambagri.fr/fileadmin/Pub/CA30/Internet_CA30/Documents_Internet_CA30/BRF_-_EAU/7_bis_Sol_total.pdf (à partir de la p22).
          Bonnes lectures

          • Christophe dit :

            Il faut reconnaitre que les notions de MOF, MTO, « Ni ni » et autres désignations des types de matières organiques par Yves Hérody sont hermétiques.
            Ce qu’il faut comprendre c’est que les MO (matières organiques) du sol agricole sont de plusieurs types : MTO matière totalement oxydable (l’ensemble).
            Les MOF matière organique fermentescible sont la base de l’alimentation des bactéries du sol et HS les humus stables. D’un côté ce qui est disponible par l’attaque des microbes en saison. Et de l’autre soit les formes humiques disponibles sur un délai de quelques dizaines d’année, soit les formes indisponibles récalcitrantes bloquées pour 500 ou 1000 ans : les NiNi (ni minéralisable rapidement ni humifiable pour la génération suivante…) perdu pour l’agriculture… quoi !
            Les anglo-saxons utilisent une mesure de Active Carbon qui est une forme très labile des MOF mais très variables selon les conditions et les climats…

            Pour faire court, dans le sol, cinq type de Carbone organique :
            1/Les vivants (microbes en vie, etc.)
            2/ Les MO jeunes dégradées très rapidement disponibles (engrais verts…)
            3/ Les MO qui peuvent être fermentées en saison optimale (cellulose…) disponibles sous conditions de milieux optimales, avec ABI : activité biologique intense avec structure et porosité, chaleur et humidité….
            4/ Les MO qui vont se lier aux minéraux utiles des sols (argiles, limons…)
            pour se stocker en “humus” et former une minéralisation secondaire comme un “capital” dans le temps….
            5/ Les MO accumulées par manque de chaleur, manque biologique, manque d’oxygène comme dans une tourbière, cela forme un matelas inerte. MO perdues pour le cultivateur…..

          • Gilles Domenech dit :

            Bonjour Christophe et merci pour cet exposé dont j’apprécie beaucoup la clarté et la possibilité de lier la classification Hérody à d’autres approches de la MO du sol !

    • chiron dit :

      Bonjour. …je découvre ce post
      Concernant le brf.
      Qu’en est il alors du brf ?
      N’est ce pas le sol corse qui en aurait besoin le plus ?
      Je ne trouve pas d’arguments spécifiques en ce qui concerne leur réaction. ….
      Pourtant “nul n’est une ile”……
      Meilleurs voeux à tous…..

      • johan dit :

        Bonjour, je découvre ce site aujourd’hui, je réponds à votre message en vous faisant part de mon expérience et de ce que j’ai constaté dans mon jardin potager que je cultive en permaculture depuis deux ans en IDF. J’utilise et en expérimente différentes méthodes dont le BRF mais pas de manière exclusive. Je m’explique : je fais des buttes et j’alimente l’ensemble du jardin en déchets végétaux de toutes sortes: j’utilise le bois mort sans le broyer, des feuilles, les pelouses, etc, en respectant quelques règles de bases, et bien je peux vous dire qu’il y a de la vie dans le sol et autour aussi et que les résultats au niveau de la production sont exceptionels ! Sans aucuns traitements ! Sans machines et sans retourner la terre ! Une des contraintes que je m’étais fixé était d’y passer le minimum de temps, et bien je suis servi : le plus gros de mon travail aujourd’hui au jardin est de récolter et préserver la génétique de mes graines… Je ne sais pas si le brf utilisé seul produit les memes résultats, mais je ne crois pas qu’il détruit ou minéralise les sols: il faut observer la foret pour vous en convaincre et vous pouvez voir les vidéos de claude et lydia Bourguignon à ce sujet. Belle année à toutes et tous !

  11. guillo dominique dit :

    bravo pour la conférence avec evelyne Leterme, pour les réponses précises et “vécues”.
    à bientôt pour des échanges de pratiques.
    Je suis à Durfort la Capelette , près de Moissac et je dispose d’un broyeur d’élagueur sur prise de forçe, je peux le préter…si voisins intéressé.

  12. Cecile dit :

    He Gillou !
    Bravo pour ton blog ! Tres tres interessant ! Nous avons aussi un petit potager pour la premiere fois cette annee. Un vrai bonheur… Mais tant de choses a apprendre !
    Bises a toi et ta famille
    Cecile

  13. kercoz bernard dit :

    Salut Gilles .
    content d’avoir des nouvelles.
    Bonne production sur ma 4e année BRF. Je développe la technique buttes Lespinasse : 10 buttes a cultures assise.

  14. Super initiative !
    Vive l’échange d’informations !!!
    Cordialement ,
    Olivier .

  15. Philippe Caseau dit :

    Bonjour Gilles

    Bravo pour ce superbe article sur le jardinage et ses essais + ou – fructueux!

  16. Fabien dit :

    Ce n’est pas ce que prétend Hérody. J’ai pu avoir un de ses cours complets, et donc aussi assister à cette conférence, il base tout sur “la vie biologique intense” du sol, qui pour lui est la clé de tout.
    Mais quand on en vient au BRF, il dit que ça réduit la vie biologique du sol parce que c’est trop lent à se décomposer, et aussi, ça laisse des composés insolubles dans le sol, qui vont peu à peu le fossiliser, en quelque sorte.

    J’ai quand même l’impression qu’il s’est braqué contre le BRF après avoir rencontré Dupéty… Et qu’il est maintenant aussi irrationnel que lui sur la question, mais à l’opposé.

    • Gilles Domenech dit :

      Salut Fabien,
      Merci pour ces infos, je reconnais que je connais mal son travail, d’où l’intérêt d’attendre fin janvier pour poster un article sur cette problématique. Cela dit affirmer que le BRF réduit la vie biologique et fossilise la MO du sol, je suis désolé, mais c’est faux! Voir la biblio BRF pour cela.
      Quant s’être braqué après avoir rencontré avec Jacky Dupéty, malheureusement, je le comprends, il n’est pas le seul, je crois. Mais de là à tomber lui même dans une critique irrationelle, c’est regrettable…

  17. San Marco Annick dit :

    Bonjour Gilles,

    Très heureuse que tu aies un blog vivant et si utile.
    Cela me permet d’apprendre beaucoup sur la vie du sol pour accompagner un jardinage plus conscient.

    Bonne réussite

    Annick

  18. lacroix dit :

    je regrette de ne pas avoir pu assister à votre conférence, à Montesquieu. Je travaillais en tant que bénévole sur le site. Je mets du BRF au pied de mes fruitiers (sol lourd, argileux) et je constate une nette amélioration de la structure du sol.

  19. Loic dit :

    Salutations,

    Intéressant ces branches sur le sol n’est ce pas. On est bien partit pour faire de bons échanges.

    Bonne fin d’année.

  20. DOUSSIN dit :

    Voilà encore du vécu au jardin …
    Bonne continuation,
    Laurent

  21. Coucou Gillou,
    Je suis toujours ok pour une présentation au groupe …
    A bientôt.

  22. Loic dit :

    Salut Gilles,

    Je voudrais te présenter un personnage fantastique, autodidacte des cevennes Augustin Thyssent, crueze.com
    L’homme dans la forêt.

    by

  23. campion jacques dit :

    Ravi Gilles de découvrir ce blog consacré au jardinage sur sol vivant à part l’excellent Terre d’humus…j’ai hate de découvrir la suite.
    Au plaisir de te lire

  24. Christophe dit :

    Bonjour

    Voici un blog, plus qu’un blog, un lieu d’échange de savoirs et de pratiques : indispensable.
    Nous sommes maraîchers bio en Corrèze (en cours d’installation sur 2ha), toujours en questionnement sur nos pratiques, sur la mutualisation des savoir-faire et des outils (broyeur, épandeur, andaineur… ).
    Difficile ici, en terre d’élevage, de trouver interlocuteurs et collègues pour mettre ces question au travail, expérimenter, diffuser et surtout faire ensemble… Avis aux amateurs du Pays de Tulle !
    Il y a 2 semaines, la neige nous a bloqué, alors que le rendez-vous de Montesquieu était programmé, mais il y aura d’autres occasions… en Corrèze, qui-sait ?
    Si le travail qui nous attend nous laisse quelques poses, nous tenterons de contribuer aux échanges à partir de nos observations.
    Longue et fructueuse vie à cette belle initiative !
    Carol et Christophe

  25. subra jacques dit :

    LE 10 12 2010
    Bonjour Gilles
    Je voulais assister a la conférence que tu animais au Conservatoire, mais j’avais en charge l’animation du stand greffage et comme j’etais seul je n’ai pas pu me libérer.
    Je regrette car j’experimente le BRF depuis un an et les résultats sont mitigés. Je jardine en “bio” depuis 30 ans, mes premiers “maitres” sont Raoul Lemaire, rudolph Steiner,
    gertrud Franck, heins Erven…etc
    La base de mon jardinage est le compostage (en composteur,en tas et en mulch)et les engrais verts.
    A la lecture de divers livres et articles sur le BRF, je vois poindre une polémique,”le BRF va-il détroner et remplaçer le compost” pour moi ils doivent être complémentaire et rien ne remplacera LE COMPOST.
    A cela deux raisons: l’élaboration du compost est a la portée de tous, même dans un appartement on peut en faire.
    Pour le BRF c’est beaucoup plus compliqué, il faut de la matiere a broyer, un broyeur,et la technique est complexe et differe selon les types de sols.
    J’espère avoir l’occasion d’en débattre avec toi un de ces jours.
    Bien cordialement
    Jacques

    • Gilles Domenech dit :

      bonjour Jacques,
      A mon sens faire une opposition BRF-compost n’est pas très intéressant en soi, car en effet ces deux amendement peuvent être tout à fait complémentaires, comme le montre l’expérience de Jean Marie Lespinasse. Si on les met parfois en regard, c’est plutôt pour éviter les confusions entre les deux (c’est en tout cas la raison pour laquelle nous avons fait cela dans le livre BRF).
      En revanche, il me semble intéressant de comparer les compost aux matériaux frais (du moins ceux d’origine végétales) dont ils sont issus, c’est ainsi que par exemple il est possible de fertiliser le jardin avec des déchets de cuisines directement déposés sous le paillage (celui-ci est alors indispensable pour des raisons esthétiques et aussi pour maintenir les déchets de cuisine en milieu humide et ainsi favoriser leur minéralisation). La réflexion que je propose va plutôt dans le sens de développer la vie du sol in-situ, donc en préférant le “compostage de surface” à celui en tas ou en composteur.
      Merci en tous cas pour ton commentaire qui entame un débat certainement très intéressant. J’ai un article en préparation sur cette thématique, tu me motives pour le terminer assez rapidement!

  26. christian BOILLOT dit :

    bonjour,

    c’est une véritable mine d’or ce blog !!!

    je suis dans l’argile et je reconnais qu’après deux ans de BRF “comme dans le livre” c’est la cata !

    j’ai demandé de l’aide et Y Labuche, entre autre, m’a indiqué une nouvelle piste à essayer.
    Bravo pour ton partage et restes précis !!
    à bientôt, Christian B

  27. Eva Gamonal dit :

    Salut Gilles
    d’abord je voulais te dire que je vais me convertir à la religion du sol non travaillé, parce qu’en plus de laisser toutes les petites bêtes tranquilles, elles travaillent pour nous et nous on se fatigue moins ! Travailler moins pour faire pousser plus, ça m’intéresse !
    J’avais une petite question de spécialiste, alors je ne sais pas si tu vas pouvoir y répondre (c’est de la pure provocation, ne relève même pas ) : est-ce que la cendre est bonne ou mauvaise pour le sol ? parce que j’ai tendance à en mettre plein autour des jeunes pousses pour que ces $£¤%µ*# de limaces ne me les mangent pas, mais on m’a dit que ça tuait mon sol …Docteur Domenech, que croire ?

    • Gilles Domenech dit :

      Coucou Eva,
      Si les mets quand elles sont encore rouges et brûlantes, évidement…
      Trève de plaisanteries, les cendres ne vont pas tuer ton sol, aucun soucis de ce côté là. Par contre, comme obstacle à limace, c’est pas top, enfin, si ça marche quand il fait sec, mais c’est quand il fait humide que les limaces nous enquiquinent le plus! Bref, c’est pas efficace du tout.
      Dans un premier temps, le seul moyen de lutter efficacement contre ces mollusques, même pas comestibles, est l’utilisation de granulés d’orthopohosphate de fer (commercialisés sous le nom de Ferramol). Par contre si tu suis les conseils éconisés sur ce site, et en particulier dans cet article, tu verra au fur et à mesure que ton sol se revivifie, revenir les prédateurs naturels des limaces. Parmi eux, citons notamment les carabes (coléoptère carnivore), certains oiseaux, les hérissons, mais aussi et surtout les limaces carnivores (Testacelles blanches), injustement méconnues du public autant amateur que professionnel ! J’y reviendra tôt ou tard, tu es la première à lancer ce fameux débat qui s’avère en fait passionnant quand on commence à comprendre comment fonctionne les réseaux alimentaires du sol!

  28. Gilles Domenech dit :

    Effectivement, pas si faciles, les sols argileux, mais ils peuvent être tellement généreux lorsqu’on sait les prendre!
    Une des clé est l’utilisation de la cellulose (par exemple via les couverts végétaux détruits à floraison) qui une fois dégradée par les bactéries du sol donnent des sucres qui structurent très vite les argiles.

  29. Jean-Claude LE GOAS dit :

    Cher Gilles, je suis propriétaire depuis 40 ans d’un potager de 200 m2, sur 1800 m2. J’ai travaillé d’abord avec une moto-bêche dont je me suis débarrassé depuis 25 ans, puis à la bêche, d’abord à soc puis à fourche, enfin depuis je suis passé à la grelinette depuis 5 ans. depuis l’année dernière je suis passé au BRF. Je possède deux broyeurs, dont un à couteaux (Steinmax 1500w) depuis 25 ans pour le compostage, et un Casto à rouleau horizontal (2500w) qui, s’il broie moins fin est tout à fait adapté au BRF. Depuis toujours, je composte environ 3 m3 par an (feuilles, branches broyées, litières de poules et lapins, déchets organiques familiaux).Je ne traite rien depuis au moins 10 ans. Je cultive , entre autres, une bonne vingtaine de variétés de tomates, superbes et sans maladies. J’ai bientôt 70 ans mais j’attends avec impatience le résultat d’un épandage de 10 cm de BRF sur 20 m2 depuis 8 mois.
    Cordialement J-C

    • Gilles Domenech dit :

      bonsoir Jean Claude,
      Très intéressante ton évolution! J’apprécie beaucoup les gens qui savent remettre en question leurs méthodes et toujours évoluer, avancer!
      Tiens nous au courant de tes expériences et bonne découverte de ce blog!
      Gilles

  30. Jean-Claude LE GOAS dit :

    OK Gilles

  31. subra jacques dit :

    Bonjour
    Pour répondre à la question d’éva sur la cendre et les limaces: non la cendre n’est pas dangereuse a condition de ne pas en mettre de grandes quantités. personnellement je l’utilise sur les cultures gourmandes en potasse (ex:choux) sinon je l’incorpore au compost.Gilles à raison, les limaces sortent avec la pluie et la cendre perd toute éfficacité.
    Je pense avoir tout essayé pour limiter limaces et escargots
    il n’y a pas de solutions miracle mais en jardinant ” sol vivant” comme le préconise Gilles, l’équilibre s’installe et la pression devient supportable.
    J’ai beaucoups d’oiseaux dans mon jardin-verger,ils se chargent de faire le ménage dans la population des molusques! Bien sur je rale parfois car ils bouleversent le mulch,et abiment quelques semis, mais bon, on ne peut pas tout avoir!!!!Il faut aussi laisser la “part du jardinier” a nos collaborateurs! Sinon en dernier recours il y a le ferramol.

    • Carmen dit :

      Bonsoir Jacques : je me permets de vous suggérer la solution que j’ai adopter l’année dernière et qui fonction bien et qui plus est est écologique : il suffit de remplir le fond d une bouteille plastique ou un boite de conserve de l’enterrer jusqu’au ras du sol et verser à 1/3 de la hauteur un mélange bière eau 50/50 elles en raffolent et se noient dans le liquide ..il suffit alors de les récupérer et les laisser dans un coin ou elles seront dévorer par leurs prédateurs..

  32. Edith Féneloux dit :

    Merci pour cet article si bien documenté et illustré… et qui nous change agréablement des petites bêtes qui occupent le terrain ces temps-ci (langouste, canard gras, coquille st jacques…).

  33. Jean-Claude LE GOAS dit :

    Bonjour à tous.
    Autre solution que je pratique contre les limaces : déposer quelques planches de 1 m en bord des semis, elles viennent s’y mettre au chaud et on relève de temps en temps, ce qui fait le régal des poules.

  34. Jean-Claude LE GOAS dit :

    Bonjour Gilles.
    J’ai le plaisir d’avoir une loupe binoculaire (x 20 à 80)pour admirer les collembolles et autres acariens, ainsi que bien d’autres, c’est passionnant. Il ne faudrait pas oublier les centaines de milliers de cloportes qui fouissent de conserve avec les Eisenia Foetida Andrei et les milliers de centipattes. Par contre très peu d’enchytréides dans mon compost (les Eisenia n’apprécient pas les milieux acides). En ce moment tout ce beau monde se repose sous 1 m de feuilles mortes !
    Bonnes fêtes de fin d’année.

    • Gilles Domenech dit :

      Bonsoir Jean Claude,
      Merci pour ce commentaire, c’est sûr qu’une bino, c’est l’idéal pour admirer la pédofaune en action! Pour ce qui est des cloportes, je n’en ai pas vu dans le lombricompost où j’ai pris les photos, ils préfèrent des milieux plus ligneux et plus riches en champignons. Par contre dans mon sol, il y en plein!

  35. Isabelle dit :

    Oui moi j’ai fait l’acquisition d’un lombricomposteur (je suis en Rez de chaussée d’immeuble). J’attends avec impatience d’avoir fini le premier plateau pour créer un petit potager en carré (60x60cm seulement, malheureusement) sur ma terrasse…

    • Gilles Domenech dit :

      Bravo Isabelle! C’est certes petit, mais si tout le monde en faisait autant, ça changerais beaucoup de chose dans notre pays!
      Patience, le compost va bientôt être prêt, en attendant sors la loupe pour observer tout ce qui s’y passe et fait nous part de tes observations!

  36. subra jacques dit :

    Bonjour Gilles
    Si tous ceux qui cultivent la Terre pour l’exploiter, raisonnent en rendement et fertilisation N P K, connaissaient mieux le sol et l’extraordinaire vie qu’il contient, peut-être le martyriserait-il moins?
    Brefs, clairs et précis tes articles. Continue Gilles
    PS: Je ne connaissais pas la Testacelle blanche, il n’y en a pas chez moi.
    A+

    • Gilles Domenech dit :

      Bonjour Jacques, c’est bien vrai que la connaissance et la compréhension de la vie aideront à mieux respecter la terre. D’ailleurs, il est intéressant de voir qu’en France de plus en plus d’agriculteurs s’intéresse aux techniques culturales simplifiées et semis direct, parfois sous couvert végétal et arrivent ainsi à concilier productivité et rendement d’une part et respect de la vie des sols d’autre part!

  37. Chantal dit :

    Bonne et heureuse année à toi aussi Gilles.

    Je veux bien participer au jeu. J’ai commencé un jardin sans travail du sol au printemps dernier après avoir lu toute une documentation sur le sujet dont ton livre qui m’a appris énormément de choses.

    * Aucun problème pour faire les 10 m2 vu que c’est déjà fait. Disons que j’en ajoute 10 de plus (aucun mérite, c’était déjà prévu).

    * Faire mes plants moi-même ? C’est aussi au programme. J’ai gardé mes graines de vieilles variétés de tomates, de courges, de salades…

    * Le purin d’ortie… déjà utilisé avec succès.

    * Limiter l’arrosage à un seul par semaine ?

    Wouaaaahhh !!!! Je ne demande que ça. Mais mon sol est léger, à sous-sol sableux. Une vraie passoire. Est-ce que c’est possible. Malgré l’utilisation de paillis (brf, paille, compost, feuilles sèches, et autres paillettes de lin) il a fallu arroser quand même.

    * Pour le castor et les carottes bleues, heu…. je les laisse à ceux qui voudront bien tenter l’expérience.

    * J’envisage aussi de refaire du pré-compost (à la façon J.Hébert). J’en ai fait un peu cette année et compte l’utiliser dans ma serre fraîchement montée.

    Tes conseils me seront certainement utiles mais une chose est sûre… cette façon de jardiner me convient tout à fait et j’ai bien l’intention de continuer. Les résultats que j’ai eu cette année sont encourageants et surtout ils ont fait taire les moqueurs qui m’annonçaient que, sans engrais ni traitements chimiques, je n’aurais rien dans mon jardin. Certains, cette année, veulent faire comme moi. Hi hi hi….

    Je souhaite une excellente saison de jardinage naturel à tous les participants.

    • Gilles Domenech dit :

      @ Chantal :
      Bravo pour ta persévérance et merci pour ton témoignage!
      Pour l’arrosage, c’est en effet difficile de le réduire de manière aussi radicale en une année, c’est le temps et les apports réguliers de matières organiques qui le réduiront. Je ne me souvient plus à quelle fréquence arrose Jean marie Lespinasse qui est en terrain aussi très sableux, mais je sais qu’il a énormément réduit l’irrigation grâce à ses techniques de jardinage! Pour accélérer le processus, pourquoi pas essayer aussi un inoculum de mycorhizes sur certaines plantes. On en trouve par exemple sur http://www.solvivant.fr .
      Bonne continuation dans le reste de tes essais déjà bien avancés!

  38. André dit :

    Salut Gilles et très bonne année à tous !

    Très bonne idée que ces défis 2011 !

    Personnellement je suis assez tenté par l’élevage de castors…

    😉

    @+
    André

    • Gilles Domenech dit :

      @ André
      Je sais pas comment on fait l’élevage de castors, mais il paraît que c’est pas si facile 😉 … Et puis il te faudra un cours d’eau boisé, je pense…

  39. Chantal dit :

    Très intéressante ton expérience Gilles.

    Je vais aussi tenter l’essai avec des branches de persistants. Je n’aurais pas osé le faire sans ton expérience. Il me faudra tailler mes haies de laurier et je pensais me débarrasser des tailles. Je vais plutôt les entasser dans le haut du jardin qui n’est pas encore cultivé et qui se couvre d’orties plus vite que je ne peux passer la débroussailleuse.

    J’ai fait récemment une plate-bande de vivaces à un endroit où sont restées en tas pendant plusieurs mois des branches de cupressus. Je verrai le résultat lorsque la nature se réveillera.

    C’est en faisant des essais qu’on avance. Même les échecs sont utiles. On sait au moins ce qu’il ne faut plus faire.

    • Gilles Domenech dit :

      Super tiens nous au courant!
      Pour mettre en place les branches de laurier, par chez moi c’est février qui semble le plus indiqué, mais n’hésites pas à faire plusieurs essais à différents moments!
      Pour les branches de cyprès, je ne serait pas étonné que ça fonctionne bien aussi, malgré tout ce qui se dit sur les résineux!

  40. André dit :

    Plus sérieusement, “tenter de limiter l’irrigation à un arrosage par semaine, même au plus chaud de l’été” me plairait bien mais je suis sur une lande mésophile en Nord Gironde et je ne suis pas sur que mes jeunes arbres aiment beaucoup ça…

    Tu as des trucs à nous filer à part une bonne dose de paillage pour limiter l’évaporation ?

    • Gilles Domenech dit :

      @ André
      Pour l’irrigation, voir déjà la réponse faite à Chantal, juste au dessus.
      Sinon, je pense pas qu’il faille trop prendre de risque sur des jeunes arbres, mieux vaut tenter les expériences sur les annuelle, si on se plante là, on ne traîne pas les conséquences d’une erreur sur plusieurs années…
      Déjà fixe la fréquence/quantité objectif sur ce que tu as l’habitude de faire, si tu arrosais jusqu’à présent tous les jours, essaie de passer simplement à un tous les deux jours.
      Un autre truc est d’éviter d’irriguer la plante pendant le 2 ou 3 semaines qui suivent la mise en place pour la forcer à faire descendre ses racines.

  41. Manu dit :

    Bonjour,
    Mon projet jardin pour 2011, c’est d’aller proposer à des voisins propriétaires de pommiers à l’abandon (plein de guy et de branches mortes)de leur redonner vie ( aux pommiers!) en contrepartie d’une partie des pommes pour faire du jus pour l’hiver.

  42. loic martin dit :

    Salut et Bonne Année à tous.

    Voilà une très bonne idée, Mes résolutions sont d’ouvrir mes deux jardins à la libre cueuillette. Mais ça c’était déjà ma volonté de l’an passé.

    Créer un carré de vivaces aromatiques, avec mon stagiaire et sans travailler le sol, sans désherber, mais seulement en inserant les individu que l-on veut sans perturber le sol. paillage avec du pin. (j’utilise que ça pour les fraises).

    Dans 10 jours semis…

    slts loic

    • Gilles Domenech dit :

      @ Loïc :
      Pour la libre cueillette, ça tiens de l’organisation de ta ferme.
      Le paillage avec du pin, très intéressant, je trouve aussi avec le temps et la pratique que les résineux ne sont pas si méchants qu’on a bien voulut le dire et l’écrire!
      Pour des vivaces bien adaptés à ton sol et ton climat, ça devrait fonctionner, par contre pour des annuelles, je déconseillerais fortement ce mode opératoire, mais j’imagine que tu sais ce que tu fais, tu commence à avoir de l’expérience!

  43. loic martin dit :

    Bonne année Gilles j’espère que nous aurons l’occasion de nous rencontrer cette année encore. j’aimerais bien que tu passes voir mon premier potager qui ne cesse de grandir.
    Mon sol est magnifique et d’une fertilité déconcertante.
    J’ai également une serre de 50 m Sans Travail du Sol ou c’est dingue l’équilibre qui peu y régnier. A part les acariens qui necessitent un rinçage à l’eau (aspersion), aucun souci. Le sol est aussi habité par les mulots, toujours pas de solutions je crois?
    Salut et toi tes bonnes résolutions?

  44. MUHARY dit :

    Bonjour
    Je souhaiterais faire un test sur une petite surface de jardin sans labour préalable; pourquoi pas une dizaine de m² effectivement. Je ne sais pas trop quelle épaisseur de BRF et donc quelle quantité appliquer (5cm en moyenne?); ensuite le recouvrir de cartons;
    mon jardin se situe près de la Baïse en terre de boulbène (peu argileuse).
    Quelles sont les bons moments pour mettre le BRF et les cartons? en début d’hiver? au printemps?
    Pour les bulbes, comment faire si la terre n’est pas labourée au préalable?
    Merci des éventuels conseils pour mon test

    • Gilles Domenech dit :

      @ Muhary :
      Excellent! Pour la période, cela dépendra surtout de ce que tu veut cultiver derrière. Par exemple pour des cultures d’été, types tomates, cucurb, d’après mes essais sur les coteaux, le mieux est février, c’est un bon compromis entre le temps laissé aux cartons pour faire leur effet et leur vitesse de décomposition. Ensuite en mai, tu plantes directement à travers les cartons.
      Pour l’épaisseur de BRF je ne met qu’un centimètre directement sur l’herbe, sans sarclage préalable, mais c’est possible que sur ton sol peu argileux tu puisse mettre un peu plus. Dans tous les cas, inutile de dépasser les 3 cm.
      ensuite, il est important de bien pailler avec du foin ou de la paille pour que le carton et le BRF restent humide durant toute la période d’application!
      Pour les bulbes, tu peux essayer ce mode opératoire, et les placer directement à travers les cartons. un sol vivant est très ameublit par la vie qu’il contient!

  45. Chantal dit :

    Bon, je vais essayer de mettre mes branches de laurier en février (s’il ne fait pas trop froid.

    Pour mes branches de cupressus entassées, on les a coupées à la tronçonneuse pour le feu de cheminée. Mais il est resté au sol plein d’aiguilles et de petites branchettes. Et je n’ai rien nettoyé avant de planter mes vivaces. J’ai juste rajoûté un peu de compost et paillé (paille et brf composé de noisetier, prunellier, merisier, troëne et aubépine).

    J’ai un peu peur à cause du froid qui dure ce qui est exceptionnel par ici. Je te tiendrai au courant de l’évolution de cette plate-bande.

  46. cottet pierre dit :

    bonjour . 2011 sera l’essai de la méthode soltner . en 2010 j’ai utilisé l’herbe du bac de la tondeuse pour couvrir le sol. depuis l’automne je ramasse des feuilles . j’ai transformé mon jardin en planche de 1.5m pour éviter le piétinement et je ne retourne plus le sol . je crois aux synergies entre le brf ,le compost,le compostage en surface et les engrais verts . je suis aussi en admiration devant ces agriculteurs qui pratiquent le semis direct depuis des années . j’habite le rhône et je dois reconnaître que les terres labourées sont majoritaires . l’information circule mal dans le monde agricole et même entre jardiniers . quand je dis que je ne retourne plus la terre j’ai l’impression de passer pour un extra-terrestre. a++

    • Gilles Domenech dit :

      @ Pierre :
      C’est vrai, moi aussi, je vois bien que ça passe encore difficilement, mais ça avance, tant dans le monde agricole que dans celui du jardinage!
      bonne chance pour la (les) méthode(s) Soltner!

  47. cottet pierre dit :

    bonjour . j’ai regardé les 2 dvds de dominique soltner et j’aimerais obtenir les mêmes récoltes que lui . la méthode est simple et je pense exportable dans beaucoup de jardins . moi j’y vais on verra bien . a+

  48. Edith Féneloux dit :

    Bonjour et meilleurs voeux pour la terre et ses habitants… J’ai le projet de démarrer une butte de permaculture, une petite dans un premier temps (8m2), pour me faire la main. Je suis à l’affut de tous les bons trucs permettant des récoltes satisfaisantes tout en respectant le sol et les bébêtes (dont l’homme fait partie, bien sûr). Habitant le sud-est (04)où la température monte à 40° l’été au soleil et où les pluies sont rares, il me semble difficile de n’arroser qu’une fois par semaine ? Quelqu’un a-t-il une expérience de ce genre ?

  49. Linda dit :

    Bonjour Gilles, bonne année et merci pour ton enthousiasme,

    On a un jardin collectif, on mélange agro-écologie et lien social….C’est une bonne cuisine dont hélas je n’ai pas la recette…enfin bref,

    0n a récupéré de la sciure de bois non traité, des résineux pour pailler. Ici on est en terrain calcaire (sud est de la France alpes de Haute Provence). Qu’en penses tu?
    Sinon pailler est un peu problématique, la paille ne se désintègre pas, s’envole,…en paillage avec des feuilles d’arbres mais n’importe lesquelles, lilas?

    On a aussi débroussailler notre oliveraie et du coup on l’a utilisé pour le jardin mais pas de suite, du coup c’est resté dans les sacs et ca a chauffé…..On en a encore d’ailleurs que l’on a étalé par terre, est ce que l’on peut s’en servir , sera t-il tjs actif ou juste du paillage?

    Voilà beaucoup de questions, j’espère que tu pourras y répondre et que ca t’intéressera…

    merci dans tous les cas et à bientôt

    • Gilles Domenech dit :

      @ Linda :
      Pour ce qui est du paillage: les feuilles, OK, je ne vois pas de contre indication avec le lilas. Sinon vous pouvez remplacer la paille par le foin qui a beaucoup moins tendance à s’envoler.
      Pour les feuilles à moitié composté dans les sacs, pas de soucis, c’est vrai qu’une partie des sucres qu’elle contenaient ont déjà été consommés, mais sûr qu’il reste encore de quoi grignoter pour les organismes du sol!

  50. elka dit :

    Très bonne année à toi aussi Gilles!.les tomates tahitiennes je ne connais pas mais pourquoi pas, où puis trouver des graines? pour les autres résolutions je les ai déjà prises les années précédentes(le castor je n’y avais pas pensé!!!!).
    Ma grade résolution cette année est d’agrandir l’espace consacré aux plantes pour les purins (tanaisie et fenugrec en particulier)l’ortie et la consoude sont déjà bien installées

    • Gilles Domenech dit :

      Bonne idée! En plus le fenugrec est une légumineuse annuelle qui peut aussi être utilisée en sous-étage des cultures d’été (du moins jusqu’en juin-juillet, ensuite il sèchera). Ça permet d’avoir un couvert hivernal qu’on a même pas besoin de détruire!

  51. subra jacques dit :

    Bonjour Gilles
    Je suis encore sous le choc et le charme de cette magnifique soirée animée par KONRAD SCHREIBER.Je te remercie de m’avoir invité. Je vais me répéter (Je radotte, c’est l’age!!!) mais pour moi qui applique des méthodes non violentes pour l’environnement depuis plus de trente ans, voir enfin émerger une géneration d’agriculteurs (Je préfère le terme PAYSAN )qui respectent la VIE est un pur bonheur! La preuve est faite que l’on peut nourrir la Planete en alliant savoir encestral et technique moderne sans dégrader nôtre environnement et sans retourner a l’age de pierre!! n’en déplaise a claude ALLEGRE!!
    Pour ce qui concerne les bonnes résolutions pour 2011, c’est continuer a améliorer la technique BRF dans mon jardin, ce n’est pas évident,les premiers résultats sont mitigés,mais je persévère!
    Si des lecteurs du blog veulent visiter mon jardin sur google afficher “le jardin bio de jacques
    A bientôt

    • Gilles Domenech dit :

      N’est ce pas Jacques? Sacré bonhomme que ce Konrad!
      Pour l’utilisation de BRF dans ton jardin, je t’invite à m’envoyer un mail décrivant ce que tu as fait l’année dernière et pourquoi tu n’est pas satisfait!

  52. subra jacques dit :

    fin fevrier 2010 j’ai récupéré un camion de BRF de platane que j’ai mis sous mes arbres fruitiers espacés de 6m sur une epaisseur de 5a6cm.Le terrain est argilo-caillouteux et trés sensible a la sécheresse. Fin avril j’ai planté des pommes de terre, semé du mais avec des haricots tarbais: récolte zero!!! J’ai aussi repiqué des potimarrons élevés en goddets, minables! Dans une autre partie du jardin ou j’ai aussi mis du BRF mais sur 3cm j’ai fait de l’oignon de Trébons ( une variété de bigorre long trés doux) repiqué des courgettes et des tomates. Tous ces plants ont été trés long a démarrer ( plus d’un mois) par contre je n’ai jamais arrosé et j’ai quand même récolté mais moins que dans les parcelles sans BRF. Ce que j’ai contaté c’est que le sol est devenu plus souple. En novembre j’ai planté des oignons blanc et des échalottes sur un ados moitié avec BRF de chêne que j’ai fait ( j’ai acheté un broyeur négri) moitié sans. La différence est spectaculaire, la parcelle sans BRF les plants sont trois fois plus développés!! mais je ne me décourage pas, je continue l’expérience.
    Voila Débrouille-toi avec ça!!!
    A+

  53. Guillo Dominique dit :

    expérience de 2010,sur sol travaillé à la rotobèche, épandage de 2cm de brf de tilleul en Juin sur plantation de pommes de terre et pois carré, arrosage une fois par semaine 8mm,récolte moyenne 8 pour 1,paillage sur sol d’arrachage et semis haricots verts et repiquage de choux et salades d’hiver à travers le paillis. Les haricots ont gelé en fleurs…trop tard mais salades et choux ont résisté.Tout le jardin est paillé sur 20cm pour l’hiver mais dessous le brf (assez grossier)se couvre peu de moisissures blanches et le sol trés argileux semble se recompacter…Peut être faudra t’il le découvrir pour le réchauffer au printemps, pour ne pas trop retarder les semis.(j’essaie de joindre des photos)

  54. Chantal dit :

    A la lecture de vos expériences j’en déduis que le résultat est fort différent selon le type de sol.
    Pour ma part (sol léger, sous-sol de sable rouge, après une première saison en jardinage sans retournement du sol et paillis divers, je n’ai eu aucune faim d’azote (le brf n’a pas été incorporé). Mon jardin n’avait pas été cultivé depuis plusieurs années et était couvert de ronciers et d’orties.
    Tous les légumes ont bien donné. Le seul échec est mon semis de carottes qui n’a pas levé. Je soupçonne la qualité des graines plutôt que le terrain.
    Mes tomates en extérieur ont grimpé à plus de 2m (pour une variété achetée en plant dans le commerce et dont je n’ai pas souvenir du nom). De plus, comme j’avais laissé plusieurs tiges elles ont énormément fourni.
    Je suis surprise des différences de résultat des uns et des autres alors que les méthodes utilisées semblent les mêmes. A part la composition de la terre à quoi attribuer ces différences ?

    Qu’en penses-tu Gilles ?

    • Gilles Domenech dit :

      Je prends le temps de répondre à ces trois témoignages BRF:
      Tout d’abord la question de Chantal: il y a de nombreux paramètres qui expliquent ces différences: diversité des climats, des sols, des types de cultures d’une part et des mode d’applications d’autre part. Tu évoques le fait que tu n’as pas incorporé, ce qui certainement très bien adpté à ton terrain où des etchniques à la JM Lespinasse (même sans les ados) ont toutes les chances de faire de merveilles.

      Les situations de Dominique et Jacques sont très différentes:

      Jacques, tu nous parlent de deux applications: une sous fruitiers, une autre sur potager. D’une façon générale, il beaucoup plus facile de faire réussir le BRF sous des vivaces ou des arbres que sur des annuelle. Un élément d’explication important est dans l’excellent livre que je viens de lire “collaborer avec les bactéries et autres microorganismes’ avec la bipolarité champignon-bactéries: les vivaces et arbres préférant les sols à dominante fongique et les annuelles les sols à dominante bactérienne. Cela dit de nombreuses expériences montrent qu’il est possible de cultiver des légumes sous BRF. A mon avis deux axes de recherches se dessinent: un axe “cellulose” et un axe “azote”: il est en effet très probable qu’un apport de massif de cellulose (qui stimule donc les bactéries) sera très profitable à ton sol. L’idéal aurait été de mettre un couvert végétal d’hiver, type biomax avec des plantes telles que vesce, moutarde, radis fourrager, pois fourrager, fèverole, phacélie, lin, fénugrec… Mais là malheureusement c’est un tard pour le faire. Reste donc l’azote, il est en effet probable que ton apport tardif aie entraîné une faim d’azote, qui devrait être beaucoup plus faible cette année. Cette année surveille bien les éventuels retards des parcelles avec BRF et compenser avec de l’azote par exemple sous forme de purin d’orties ou d’urine dilluée!

      Dominique: Plusieurs soucis dès la mise en place: travail du sol qui a détruit (en partie) les réseau biologiques en place et épandage en juin, donc avec fort risque de faim d’azote et/ou de dessèchement du sol. Oui, le BRF mis en conditions sèches tend à assécher le sol et donc à donner des résultats contraires à ce que l’on recherche! Pour cet hiver, le paillage de paille est une bonne idée. Je ne sais pas où tu es, mais pour nous dans le sud ouest, il n’y aurait pas le soucis du réchauffement du sol, même en ces conditions, à mois que tu cultives des plantes qui ont besoin de beaucoup de chaleur comme des poivrons ou des aubergines. A mon avis, toutefois, l’idéal aurait été un biomax d’hiver (voir juste au dessus dans ce que j’ai écriit à Jacques).
      Pour le problème de la compaction, la solution viendra d’un maximum de retour au sol de résidus de culture, paillages cellulosiques et couverts végétaux!

      Bon jardinage à tous les trois et tous ceux qui lisent jusqu’ici les commentaires!

  55. cottet pierre dit :

    bonjour . pour du brf de castor j’en ai trouvé au bord du canal de jonage . il n’y en a pas des tonnes . l’arbre est de bon diamètre et il y a des copeaux au pied de l’arbre abattu . des vrais tronçonneuses ces castors et pas de caries . la nature fait des merveilles . a+

    • Gilles Domenech dit :

      Tiens, je ne savais pas qu’il y a avait des castors sur les bords du Rhônes! Tiens nous au courant si tu arrives à les apprivoiser 😉 !

  56. cottet pierre dit :

    depuis 2010 je ne travaille plus le sol et j’ai vendu ma motobineuse pour me pas être tenté . ne pas retourné le sol nécessite de la couvrir en permanence en hiver comme en été.je suis impressionné par le retour des vers de terre en si peu de temps . a+

    • Gilles Domenech dit :

      Salut Pierre, intéressant ton témoignage, si tu as des photos, n’hésites pas à m’en envoyer!
      Tout à fait d’accord avec la nécéssité de couviri!

  57. Xavier M, Isère dit :

    Bonjour Gilles,

    cela fait à peu près 1 an et demi que je creuse mon idée pour créer ma petite ferme orientée maraichage.

    C une reconversion totale.

    Pour accéder au foncier et à quelques aides je passe par correspondance un Bac Pro Production Horti. Mais surtout, j’en profite pour faire des stages (2 à 3 jour par semaine).

    J’ai découvert un jour la notion de Permaculture, puis celle de culture sur butte permanente, et enfin celle de BRF. Après un petit module d’initiation avec l’association A fleur de Pierre & Gesper, j’ai obtenu ton blog lors de sa création.
    Je viens de lire Le BRF de J. Dupety

    Tout cela me passionne.

    Je n’ai pas de site pour lancer des expérimentations et je souhaite pouvoir faire vivre ma famille avec mon projet de maraichage.

    J’aimerais vraiment trouver un site ou je pourrais constater et apprendre le maraichage “sol vivant” (pour reprendre ton expression).
    La butte permanente me semble très intéressante (j’ai éplucher le site très détaillé de Richard Walner – Au petit Colibri. C’est très intéressant, mais son “BREFT” me semble bien laborieux à élaborer pour le mulch, et le paillage… il faudrait le produire soi car c’est devenu hors de prix.

    A un moment j’ai cru possible de faire des but permanentes avec un mulch de BRF.
    Après lecture du livre de Jack Dupety, cela me semble peu approprié (problème du réchauffement de la terre, etc.)

    Si tu as un avis sur mes “recherches”…

    De toute façon en parcourant ton Blog je pense que j’apprendrai pas mal de chose encore…

    Je rêve d’un système magique, mais j’ai bien concience qu’il va falloir faire avec la terre que je trouverai…

    Salutations

    Xavier

    • Lunaor dit :

      Bonjour Xavier,

      où en es-tu de ton projet? As-tu pu le mener à bien? je suis actuellement en cours de conversion vers le maraîchage bio moi aussi, et e chemin semble long, encore plus pour ceux passionnés par le non-travail mécanique du sol!
      Lunaor

  58. cottet pierre dit :

    bonjour . j’ai appris en regardant les vidéos de l’ENFA que jacky dupétit est a la retraite ; tant mieux il aura plus de temps a consacrer au BRF .a+

    • Gilles Domenech dit :

      Je ne savais pas qu’il était à la retraite. J’aimerai surtout qu’il mûrisse son discours sur les BRF… Actuellement, je trouve qu’il fait plus de mal au BRF qu’autre chose avec un discours beaucoup trop radical à mon sens.

  59. cottet pierre dit :

    en 2010 mon voisin m’a donné ces tailles de troenes . comme les tiges étaient courtes je les ai posé sur le sol ensuite j’ai planté mes courgettes directement au travers des branches . résultat de belles courgettes en abondance : il y en a encore au congélateur . dominique soltner dépose les tailles au sol , les roulent au tracteur puis les recouvrent de foins ou de feuilles ensuite il plante ses courges ou des tomates au travers . pour piéger l’eau de pluie il faut que les branches soient mises en place dès l’automne je crois que jean pain appliquait aussi cette méthode . a+

    • Gilles Domenech dit :

      Je ne sais pas si Jean Pain faisait cela. C’est sûr que cela fait partie des techniques les plus prometteuses: vive le BRnF (Bois Raméal non Fragmenté) 😉 !

  60. cottet pierre dit :

    bonjour . le plus connu des champignons mycorhiziens c’est la truffe . le sol est plein de vie . claude bourguignon disait qu’il y a plus d’habitants sous terre que sur la terre.une fois ce paramètre intégré il est plus facile de cultiver son jardin sans le retourner et sans pesticide.a+

  61. elka dit :

    Qu’est ce qu’un engrais phosphaté organique?
    merci

    • Gilles Domenech dit :

      Ce sont par exemple le guano, les farines de poisson, les os broyés…

      • ahlem dit :

        a ce vous pouvez m’aider pour une recherche de fin d’étude (master 2) sur la contribution à l’étude de la diversité des champignons chez la fève

        • Gilles Domenech dit :

          Le sujet me semble trop pointu pour moi… Il vaudrait mieux vous rapprocher de l’équipe de Stephan Declerk à Louvain la Neuve ou de Marc André Délaissé à Montpellier.

  62. Chantal dit :

    En tout cas, ton article est vraiment très intéressant. Merci à toi Gilles de partager tes connaissances avec nous.

  63. subra jacques dit :

    bonsoir Gilles
    Le hasard fait que je suis en train de lire Les Mycorhizes,la nouvelle révolution verte. En vérité je ne suis pas en train de le lire car j’ai abandonné a moitié du livre. Je ne sais plus qui a écris “certain auteurs ecrivent des livres pour faire voir qu’ils savent, plus que pour transmettre leur savoir” mais c’est exactement ce que je ressent.J’ai eu le même sentiment a la lecture du livre sur le BRF de Dupéty, la premiere partie est beaucoup trop technique.Peut être que je ne comprend pas facilement,mais quand on s’adresse au jardinier moyen il faut employer des termes comprehensibles pour tous et ne pas noyer le lecteur sous une avalanche de mots savants. Voila, maintenant que j’ai poussé mon coup de gueule, ton article est bien fait, pas trop long pour ne pas lasser, et donne envie d’en savoir davantage. Je vais reprendre la lecture du livre avec le dico a portée de main!!!
    A+
    jacques

    • Gilles Domenech dit :

      @ Jacques:
      C’est amusant, je ne partage pas ton sentiment pour ce livre sur les mycorhizes, je l’ai moi aussi lu dernièrement et l’ai vraiment trouvé excellent! Je trouve qu’il synthétise à merveille tout ce qui est à savoir sur cette symbiose. En revanche, c’est vrai qu’il est peut être un peu ardu pour un ouvrage qui se veut grand public, mais je trouve que ça vaut le coup de le lire jusqu’à bout. Ou du moins tous les chapitres avant ceux sur la mise en culture qui n’intéressent qu’un petit nombre de lecteurs me semble-t-il.
      D’ailleurs j’ai en projet un article sur cet ouvrage prochainement, même s’il n’est plus disponible, du moins en version papier.
      Bonne lecture!

    • Awatef Massaoudi dit :

      j’ai lu quelques pages sur le livre ‘Les Mycorhizes,la nouvelle révolution verte’ mais je n’ai pas l’accès a tous le livre s’il vous plait si vous avez une copie électronique est ce que vous pouvez la m’envoyer sur mon adresse mail ”awatefmassaoudi@yahoo.com” et merci

      • Gilles Domenech dit :

        Bonjour Awatef,
        Je ne dispose pas de version électronique du livre et si c’était le cas, je n’aurais de toute façon pas le droit de la distribuer ainsi 😉 !
        Tu peux acheter le livre papier ici par exemple: http://astore.amazon.fr/jardsolviva-21/detail/2895441243
        Sinon la version électronique est facile à trouver sur internet et un peu moins chère que la version papier.

    • Awatef Massaoudi dit :

      j’ai lu quelques pages sur le livre ‘Les Mycorhizes,la nouvelle révolution verte’ mais je n’ai pas l’accès a tous le livre s’il vous plait si vous avez une copie électronique est ce que vous pouvez la m’envoyer sur mon adresse mail »awatefmassaoudi@yahoo.com » et merci

  64. Jean-Claude LE GOAS dit :

    Très bel article, je ne connaissais pas la nuance entre MA et EcM, et encore moins que certaines plantes s’étaient affranchies de la symbiose mycorhizienne. Merci

  65. cottet pierre dit :

    son cheval de bataille c’est l’incorporation . perso je préfère en surface . les deux méthodes sont a expérimenter . je déplore que le brf soit présenté comme un produit miraculeux . avec de la patience oui pour les miracles il faut être patient .

  66. subra jacques dit :

    Absolument d’accord avec Pierre.Moi aussi je teste les deux méthodes, je ne suis pas trés loin de LOURDES et j’attend toujours le Miracle!!!!!mais je suis patient…..

  67. cottet pierre dit :

    pour les limaces j’expérimente deux méthodes . je pose un plastique noir sur le sol et je le retourne tous les trois jours et je ramasse les limaces avec pelle et balayette et ensuite je les écrase . j’ai aussi des tôles de 1.5x1M que je pose sur le sol et je retourne au bout de trois jours je les écrase en piétinant les tôles . en une semaine il y en a presque plus . j’ai compté jusqu’à 35 limaces , des petites grises ou noires mais gourmandes .c’est long mais efficace et non polluant .cette méthode est réalisable en cette saison car le jardin est vide il faut aussi cultiver en planches .

  68. cottet pierre dit :

    dominique Soltner parle de BREF :Branchage Entassés Foulées ou BRF non broyé , Bois Raméal non Fragmenté c’est pas mal non plu.cette semaine je vais poser mes pommes de terre sur le sol et les recouvrir de feuilles et poser un voile de forçage pour les protéger du froid . tous les ans j’ai des pommes de terre qui repoussent de la récolte précédente . les tubercules passent l’hiver dans le sol et poussent très tôt au printemps . c’est sans garantie du gouvernement mais j’ai envie d’essayer .

  69. elka dit :

    Merci pour cette réponse, je me demande aussi si les plumes contiennent aussi des engrais phosphatés , je viens de récupérer de vieux édredons avec de la petite plume, ce serait une façon de réutiliser ces plumes.A+

  70. Caisso dit :

    je souhaite demarrer un potager et suis vivement interessee par ces methodes : brf, compost, grelinette etc…

    • Gilles Domenech dit :

      Alors bienvenu sur ce site 😉 !

    • Phillipo dit :

      Bonjour,
      Si par transmission de par mon G.père de technique pour cultiver par les méthodes respectueuses de la nature, il y a 3 ans j’ai quitté le nord de la France pour aller faire de la culture dans le sud de l’Italie. Là bas j’ai vu qu’il y a 2 modes de culture, la culture d’arbres qui n’ont pas de grand besoin d’eau et pour les cultures de légumes elle se fait sur de mince bande de terre proche de la mer, ou de cour d’eau. Je me suis aperçu que les espaces ou l’agriculture arboricole est roi les terres sont devenu semi aride car ces arbres ne fabrique pas d’humus mais certaine mauvaises herbes pousse quand même elle sèche très vite et elles deviennent des allumes feux. De ce fait on est obliger de travailler la terre éliminer ces herbes, mais sans riens en tirer. La pauvreté du sol rend impossible la culture de légume. Je me suis aperçu que là-bas il brûle toutes les tailles d’arbre chaque année j’ai donc emporté avec mon broyeur et j’ai essayer de faire du composte dans le but de faire de l’agroforestier mais la taille des Oliviers donne beaucoup de matière brune. Pour la matière verte pour mon essai j’ai utilisé un peu de tréffle sauvage malheureusement j’ai pu voir que je n’avais pas suffisamment de matière verte surtout que là c’était qu’un essai et que je voudrai passer a une échelle bien plus grande. Une chose certaine le terrain étant exposer au Sud je n’ai pas beaucoup d’ombre j’avais trouvé une petit coin derrière des très grand rosier et on a vu un net changement car les roses on doublé de volume et ont fleuries jusqu’en Décembre alors que les autres années fin octobre c’était la fin.

      Qui pourrait me dire quelle plante je pourrais semer pour produire de la matière verte en grande quantité sachant que de la pelouse avec la chaleur va sécher rapidement ? Même si c’est de la culture en escalier la place ne manque pas.

      Merci

      • C’est une très bonne idée que de chercher à implanter des plantes pour produire de la biomasse sur place !
        Cela dit dans des terres arides, on ne peut avoir de croissances impressionantes. A mon avis, le mieux est d’observer les plantes qui poussent spontanément sur ces terrains là (ligneuses ou herbacées) et d’apprendre à les utiliser.
        Il est également intéressant d’utiliser des plantes qui font leur cycle plutôt en hiver, comme les fèves ou les pois, afin d’éviter de concurrencer les arbres et d’occuper l’espace à un moment où le sol est plus humide, donc plus favorable à la pousse des annuelles.

  71. Caisso dit :

    comment couvrir? comment semer ?

    • Gilles Domenech dit :

      Bonjour Caisso,
      Peux-tu préciser tes questions:
      Comment semer: à quel(s) semis penses-tu?
      Comment couvrir: tu veux parler du paillis?
      Je peux te donner quelques éléments: la terre étant travaillée par les organismes du sol, on dit “bioturbée”, l’horizon de surface est naturellement ameublit fait office de lit de semence, il n’est donc pas utile de le préparer mécaniquement!

  72. Caisso dit :

    vraiment interessant!

  73. cottet dit :

    je couvre a l’automne avec des feuilles et l’été avec l’herbe du bac de la tondeuse . pour semer il faut écarter le mulch ou repiquer au travers . pour les graines fines il faut tout enlever et utiliser du compost . une couche de 3cm semer par dessus et recouvrir de compost . c’est ce que l’on nomme un semis sur compost .

  74. cottet dit :

    un très bon livre a condition de ne pas croire aux miracles . il faut du temps au brf pour agir . j’ai ressenti les effets du brf de 2008 seulement cette été 2010.avec de la patience on abouti toujours a ce que l’on recherche .

  75. penouilh guy dit :

    bonjour Gilles,
    je relève le défi:
    je transforme mon carré de 200m2 en buttes et range aux oubliettes mon motoculteur et mes produits de synthèse.
    tous mes voeux de réussite au site et la paix pour tous….dans les sols et les airs.
    @+

  76. cottet dit :

    c’est ce que disent les bourguignons il y a plus de vie sous terre que sur terre .

  77. Jean-Claude LE GOAS dit :

    Toujours très curieux, je me procure le livre dès que possible, je suis en particulier très intéressé par les pages traitant des (micro-)organismes du sol.

  78. basquaise dit :

    Un livre que je relis souvent. Merci à JM Lespinasse d’avoir poussé les Editions du Rouergue à publier ce livre. Je le recommande souvent avec ton livre aux jardiniers qui ont envie d’en savoir un peu plus. On se sent un tout petit peu moins bête après lecture.
    Et merci à toi d’animer ce site et les autres…

  79. cottet dit :

    je ne peux plus accéder au site des jardins de brf .

    • Gilles Domenech dit :

      Effectivement le lien fonctionne aussi chez moi. Cela dit pour tout problème technique sur le site des jardins de brf, inutile de me contacter, je ne suis pas administrateur, seulement modérateur. L’admin, c’est André Abrahamani!

  80. basquaise dit :

    http://www.info-brf.com/forum/

    ça fonctionne à cette adresse pourtant, j’en viens.

  81. cottet dit :

    merçi je tournais avec l’ancienne adresse www. lesjardinsdebrf. cette adresse ne fonctionne plus .

  82. DOUSSIN dit :

    Salut Gilles,
    Question Lauriers, j’ai ce qu’il faut… Je vais donc de ce pas faire une taille et répandre le tout sur une parcelle du potager.
    Merci et à plus tard pour de nouvelles aventures.
    Laurent

  83. guy dit :

    quelle superbe idée !
    dommage que j’ai coupé un laurier gigantesque l’année dernière à ne savoir que faire des branchages : je les ai entassés dans les haies . je vais avoir 25m d’eleagnus à tailler : y a t il un usage similaire ?
    Merci
    Guy

    • Gilles Domenech dit :

      @Guy:
      Dommage pour le laurier en effet, bon il est quand même utile pour la biodiversité là ou il est!
      Pour les éléagnus, pas de soucis, ce sont des essences à feuilles persistantes, c’est ce qu’il faut pour ce type de pratique! Par contre attentions aux épines lors de la manipulation!!!

  84. Joëlle dit :

    il me semble que le laurier qu’ on voit en premier plan est le laurier cerise(laurus cerasus) celui là ok pour empêcher l’ herbe de pousser avec ses feuilles persistantes, mais le laurier noble(laurus nobilis) est la laurier sauce dont on se sert en cuisine, celui ça est plutôt un de-herbant, j’ en avais coupé un qui s’infiltrait dans le mur, fait un tas et bien quand j’ ai eu fini d’ enlever tout, la pelouse était morte elle a remis deux ans avant de repousser, j’ en avais broyé pour mon jardin(BRF) et bien cette année là, rien n’ a pousser, super de-herbant le laurier noble.

    • Gilles Domenech dit :

      @Joëlle:
      Non, au premier plan ce sont les Laurus nobilis . C’est vrai qu’il contient une huile essentielle, je ne l’ai encore jamais utilisé, merci pour ton expérience, on verra bien ce qu’il se passe chez moi.

  85. loic martin dit :

    Les branches vivantes au sol, sans broyage, quelle bonne idée. J’ai déjà testé mais je n’arrive pas à comprendre tous les phénomènes. (désherbage=étouffement et/ou phenomène allélopathique, la vie du sol est en effet bien augmentée: cloportes, gendarmes, petits vers…le sol change de couleur et reste très frais. Dommage qu’il faille déplacer le bois pour pouvoir installer les cultures.
    à refaire en effet. ici dans le Gard: chenes vert et oliviers. slts

    • Gilles Domenech dit :

      @Loic:
      Je pense qu’il y a les deux phénomènes (étouffement et phenomène allélopathique) à l’oeuvre. Merci pour ton témoignage avec des essences différentes de chez moi en plus!

  86. Judith dit :

    Très intéressant ! Je vais tenter l’expérience… Peut-on le faire avec du tuya ? ça m’arrangerait mais je crains que ce ne soit trop long à sécher et que cela entraine une acidité trop importante… ?

    • Gilles Domenech dit :

      @Judith:
      Pourquoi pas?
      J’aurai bien tenté de le faire avec du résineux, mais nous n’avons que des pins au feuillage trop aéré pour ce type d’utilisation. Les résineux type cyprès, thuya, épicéa, semblent bien mieux approprié, sous réserve que leur action sur le sol ne soit pas trop allélopathique (antibiotique). A essayer de toutes façon. Pour l’acidification, aucun danger, à moins que ton sol ne soit très engorgé en eau!

  87. Barbié dit :

    Salut Gilles.

    Voilà une bonne vieille technique qui a fait ses preuves. Petite remarque, le branchage est utilisé ici comme mulch de transition et non comme amendement. L’essence est donc indifférente. Par contre, et c’est ma deuxième remarque, les feuilles des persistantes… persistent. C’est le cas aussi des feuilles de Fagacées. Que vas-tu en faire après étouffement de la végétation spontanée ? Des feuilles de ligneux caducs ou des tiges de graminées sont plus faciles à gérer même si je dois avouer qu’elles sont un tout petit peu moins efficaces. Troisième remarque, il n’est pas facile de se procurer de grandes quantités de branches feuillées (ou de foin, d’ailleurs) un ou deux moins avant le débourrage (qui se produit selon les zones entre mi-février et mi-mars. Sauf bien-sûr en Provence où les persistantes sont dominantes. Qu’en penses-tu ?

    Amicalement.

    Olivier

    • Gilles Domenech dit :

      @Olivier,
      Merci pour ces remarques! Les feuilles vont sécher sur les rameaux et tomber au sol et rester là jusqu’à ce qu’elles disparaissent. sur la parcelle de l’année dernière, les feuilles de laurier du Caucase ont totalement disparu!
      Pour l’approvisionnement, c’est vrai qu’il vaut mieux être dans le sud et l’ouest de la France pour trouver des feuillus persistants. Ailleurs, les persistants sont surtout des résineux, cf. juste au dessus pour leur utilisation.

  88. Marie-Christine dit :

    bonjour Gilles,
    Je vois que votre tas est assez important. Je n’ai pas autant de branchage. Cela va-t-il fonctionner quand même? Est-ce le moment de mettre du carton entre l’herbe et les branchages?
    merci.

    • Gilles Domenech dit :

      Quel plaisir de lire tout ces commentaires en quelques heures à peine!
      Allez sans plus attendre je réponds individuellement aux questions ci dessous!

    • Gilles Domenech dit :

      @Marie-Christine
      Oui, il suffit de vérifier que l’andain intercepte bien la lumière. Si tu en as vraiment très peu, tu peux en effet utiliser des cartons et le par dessus, mais je pense que le BREF est mieux directement sur l’herbe, car les feuilles ont une aussi action chimique vraisemblablement.

  89. Bruno dit :

    Bonjour,

    Pourquoi ne pas mettre du foin directement?

    • Gilles Domenech dit :

      C’est en effet une possibilité, nous avons un andain de résidus de cultures + foin en place depuis octobre, on verra si c’est aussi efficace en terme de désherbage et d’ameublissement du sol!
      En fait le choix de la technique va surtout dépendre des matériaux disponibles sur place.

  90. Jacques Campion dit :

    Pour lombricomposter depuis 4 ans,je peux attester que c’est un exéllent moyen d’avoir un aperçu de la faune du sol. A noter que l apparition des vers enchytreides dénote que le milieu ,donc le lombricompost,tend à s’acidifier. Pour rééquilibrer le systéme et donc tendre vers un PH neutre,mettre de la coquille d’oeufs moulueou broyée trés finement..D’autre part,ingérée par les vers cela constituera aussi un excéllent abrasif nécessaire au bon fonctionnement du gésier des vers.

    • Gilles Domenech dit :

      Merci Jacques de nous faire bénéficier de votre expérience et pour ces conseils. C’est vrai que ce lombricompost est même plus riche en enchytréides qu’en lombrics et aux dire de ma compagne, la transformation des déchets est moins rapide et moins efficace qu’il y a quelques années. Je lui ferai part de votre commentaire!

  91. pazioné dit :

    bien vivant cet article Gilles D.
    Déjà qu’il n’est pas facile d’associer champignon et plantes pour l’amateur, puis les nommer par leur nom et inclure que, certains autres ne forment pas d’association,dans ce même monde végétal, en si peu de mots relève du défi, bien relevé.

    j’ajouterais que, cette association est en fait l’échange de nutriments vitaux pour les deux compagnons de vie, dont l’un vit au soleil et fabrique des sucres, puis l’autre jamais ne voit le jour et fournit les minéraux du sous-sol

  92. neau cedric dit :

    Pourquoi composter? Pour alléger nos poubelles ménagères (car on paye au poids) et rendre à la terre ce qui lui appartient. Effectivement, la manière parrait maladroite !

  93. Gilles Domenech dit :

    Cédric, pourquoi maladroite? C’est une très bonne raison de composter si tu n’as pas la possibilité de valoriser autrement tes déchets de cuisine!

  94. kercoz bernard dit :

    Que du bon sens Gilles !
    Apres reflexion et apres une remarque de Lespinasse qui regrettait d’ “exporter” la fabrication de compost alors que comme pour le BRF , le processus de compostage est aussi interessant que le produit “fini” , ….je pratique un compostage linéaire et progressif :
    Je choisis une des buttes les plus pauvres et , donc sur 1,30m de large j’amorce un tas de dechets vegetal de cuisines. Pas plus de 20/30 cm de haut pour rester assez “froid” et aerobie , donc favoriser les mycés. Je dépose les dechets suivants sur l’ avant . Je couvre de BRF frais pour masquer la déco …. Sur les premiers 50 cm , c’est gras , puis sur 1 m c’est gavé de lombrics et autres faunes , puis sur 1 m c’est le compost peu habité , récuperable ou introduit sur place .
    Les 5m de long suffisent a une année . et l’ été qqs plants de courgettes masquent l’aspect peu esthetique.

  95. Barbié dit :

    Bonjour Gille

    Mais alors, ça y est, tu te mets à l’agriculture naturelle ?

    Bien sût que le compostage est nuisible. Le point d’équilibre de tout écosystème (qu’elle que soit l’échelle d’analyse) est son rapport carbone – azote (C/N). Tu retrouves cette vérité fondamentale lorsque tu te préoccupes de l’équilibre “matières brune / matières vertes”. La minéralisation primaire apporte un excès d’azote que la nature résorbe en réduisant la quantité d’humus via la minéralisation secondaire. Pour maintenir le taux d’humus, l’agriculteur inquiet apporte un amendement humique. Si cet amendement est pauvre en azote, c’est bon (BRF par exemple), mais s’il contient de l’azote (compost, fumier), alors le cycle se perpétue jusqu’à destruction totale de l’humus (d’où l’invention de la jachère…). Autre solution : renoncer aux amendements dès le départ.

    Amicalement.

  96. Jacques Campion dit :

    je suis d’accord avec ta logique concernant le compostage de surface qui dans la méthodologie rejoint celle des BRF c’est à dire mettre à la disposition de la faune sol de la matiére brute ,n’ayant subie aucune déperdition ,pour que celle-ci la valorise. Mais comme tu le souligne,ce ci n’est valable que sur sol vivant
    Néanmoins,je pense que la pratique du compostage s’avére utile pour la majorité des jardiniers lambdas qui travaille encore leur sol et donc le destructure.L’apport de cet amendement permet de réintroduire un semblant de vie mais lui sert aussi de fertilisant lui permettant ainsi de recolter sur un support qui sans cet apport deviendrait à plus ou moins long terme stérile et qui comme pour l’agriculture intensive l’aménerait à employer des engrais chimiques et autres produits phytosanitaires.
    je pense que les brf qui se rapprochent du systéme forestier est le meilleur procédé néanmoins la ressource faisant cruellement défaut ,la pratique du compostage et son utilisation permet de palier au probléme. Je précise que je ne suis pas jardinier car je suis citadin donc pas vraiment spécialiste et je n’ai que quelques plates -bandes et un carré de pelouse à entretenir.

  97. pazioné dit :

    on a tous le choix en compost…
    chaque type dépend de ce qu’on y met, pourquoi on le fait et surtout, comme pour la patisserie, tout le monde ne réussit pas la recette…donc comment on le fait.
    de là, l’application qu’on lui voue est très importante, si elle n’est que générale comme pour les fleurs annuelles, peu m’importe, ça devrait aller,elles mourront de toutes façons après leur cycle vital en santé ou pas
    Par contre si on parle de vivaces ou perrenes comme vous dites, ou en culture potagère, la fabrication doit être irréprochable sinon gare aux effets insoupçonnés du compost,voire les effets suppressifs envers les maladies racinaires, foliaires, des effets antagoniste entre champignons et bactéries on pourrait en parler longtemps, Les plus importantes publications seraient du Dr. H. Hoitink de Ohio.State.Université
    Comme je dis toujours
    l’horticulture au tant que ça peut être simple autant c compliqué
    on a aussi le brf
    là,question d’efforts et de disponibilité
    pas facile à faire dans les bonnes quantités (demandez aux vignobles Bourguignons)faut le produire dans le bon temps, l’appliquer dans le même temps dans les bonnes essences et sans trop ce carbone, lorsque tu récoltes les légumes ou divise tes pérennes le sol en mange et l’on doit en remettre
    mais à choisir
    le brf serait plus complet
    paz

  98. subra jacques dit :

    Bonjour Gilles
    Touché! mais pas coulé!!Adepte inconditionnel du compostage, tu te doutais bien que j’allais réagir n’est-ce pas? Quand j’ai acheté mon terrain en 1976 il n’y avait que fougères et genêts et de mémoire de paysans du crû n’avait jamais été cultivé car trop pauvre. Quelques centimètres de terre argileuse et des cailloux, des cailloux….un PH moyen de 5.Plus de trente an aprés un magnifique jardin ou tout pousse! et tout ça grace a qui… devine?
    Je suis quand même d’accord avec toi sur certains points ,j’y reviendrai plus loin.
    Le compostage ce pratiquait il y a plus de 2000ans. Plus prés de nous deux hommes a mes yeux ont donné au compost ses lettres de noblesse.RUDOLPH STEINER au cours d’un cycle de conférences qu’il donna en AUTRICHE a des PAYSANS qui se plaignaient de l’apauvrissement de leur sol. Il posa là les bases de la culture BIODYNAMIQUE et indiqua comment élaborer un compost en le dynamisant avec des préparations a base de plantes.
    A peu prés a la même époque SIR ALBERT HOWARD mettait au point en INDE la méthode de compostage INDORE qu’il importa en ANGLETERRE en 1933.
    Puisque tu cite tes ouvrages de références en voici deux importants pour moi. L’HUMUS RICHESSE ET SANTE DE LA TERRE de ANDRE BIRRE (La Maison Rustique 1979)
    LE COMPOST AU JARDIN de KRAFFT VON HEYNITZ ( TERRE VIVANTE 1985)
    et bien sûr LE TESTAMENT AGRICOLE de HOWARD paru en 1940 et réedité par les éditions DANGLES. ouvrage qui a posé les bases de l’Agriculture biologique moderne.
    Les points sur lesquels je suis d’accord
    Je pratique depuis lontemps le “compostage” de surface et le paillage avec de trés bons résultats, mais comme je récupère tout ce qui est biodégradable ( fumiers, feuilles bois de tailles, tontes..) je composte. Je ne vais pas développer ici mais il y a aussi le coté épurateur du compost!
    Tu a lancé la polémique,c’est bien. “De la discussion nait la lumière” mais ne perdons pas de vue qu’il n’y a pas UNE solution mais plusieurs, chacunes adaptées a des situations particulieres, et utiles si elles pousuivent le même but
    LA SAUVEGARDE DE L’HUMUS ET LA FERTILITE DU SOL
    Cordiales amitiés jardinieres
    Jacques
    PS: je continue les essais BRF, j’attend les résultats!

  99. Gilles Domenech dit :

    Salut à tous et merci pour vos témoignage et commentaires:
    tout d’abord, je souhaite répondre globalement à un point récurent dans les interventions: je ne cherche nullement à opposer BRF et compost!!!! Mais plutôt comme l’indique le dernier sous titre: compost et matière fraîche en général.
    C’est ainsi, Jacques (Campion), qu’en l’absence de BRF, tu eux avoir de la paille, du foin, des feuilles mortes qui auront un effet tout aussi intéressant!

  100. Gilles Domenech dit :

    @ Bernard: tu es à la limite du compostage de surface avec ta technique!

    @Olivier (Barbié): ben oui, j’ai toujours été très proche de l’agriculture naturelle, non? Renoncer aux amendements: Why not? L’autofertilité est un bel objectif et qui me semble réaliste aujourd’hui, en partie grâce au couverts végétaux et l’association de plantes herbacées entre elles et avec de arbres.

    @Jacques (Campion): je m’adresse ici à vous, c’est à dire des jardiniers sol vivant ou intéressés à le devenir. Pour les autres, il faudra de toute façon un changement profond de l’approche pour arriver à un mode de jardinage comme ceux que je prône! Laissons les faire leur chemin à leur rythme!

    @ Pazioné: intéresssant, tu fais bien de rappeler l’importance de la qualité de la fabrication du compost, je n’ai pas abordé ce thème dans mon article.

  101. Gilles Domenech dit :

    @ Jacques (Subra) : Bien entendu, je m’attendais à ta réaction et j’apprécie ton témoignage. J’ai beaucoup de respect pour les gens que tu évoques, même si je ne suis leurs enseignements.
    Félicitations en tous cas pour ton magnifique travail depuis 30 ans. J’ai juste une question: penses-tu que cela aurait été possible avec seulement des paillages et des engrais verts?
    Merci pour les ouvrages cités en référence. si cela te dis de m’écrire quelques lignes dessus, je peux les présenter dans une page que je souhaite mettre en place depuis quelques temps intitulée “sélection des lecteurs”. Eh oui, je peux pas avoir tout lu, alors, je vous met tous à contribution!

  102. kercoz bernard dit :

    Sans vouloir renforcer l’ opposition BRF/Compost . Il y qd meme un point inquietant sur le compostage d’ herbacés monimachins : leur capacité a stocker de façon cumulative les pollutions chimiques , medico ou nuke ……La confirmation de ces caractères et le fait qu’ils n’apparaissent pas pour les ligneux , si c’est confirmé serait des plus importants …messieurs les Thèsards , a vos subventions ! pour infirmer ou confirmer ces points cruxciaux (néologisme de grimpeur)

  103. Gilles Domenech dit :

    C’est vrai, mais tu peux très facilement les produire dans ton jardin: quelques mètres carrés de pelouse non tondue et hop le tour est joué! Sans parler des couverts végétaux qu’on écrase et transforme en mulch à la floraison!
    De toute façon là encore, je préconise leur emploi en frais, pas compostés!

  104. Jean-Claude LE GOAS dit :

    J’ai acheté et lu attentivement le livre “collaborer…”, c’est très instructif. Toutefois le distinguo entre compost à bactéries ou à champignons est subtil. Mon lombri-compost doit être entre les deux, d’abord peu d’enchytrés, et beaucoup de cloportes, puis arrivent les feuilles mortes, et avec le temps, tout s’arrange, enfin le tamisage (maille de 1 cm) aide beaucoup à homogénéiser. Enfin bon an mal an cela fait 1 m3 de compost. Je n’ai pas vu de différences d’une année à l’autre, et j’ai une vingtaine de variétés de tomates indemnes de maladies chaque année.

    • Gilles Domenech dit :

      Effectivement, il semblerai que ton lombricompost soit relativement fongique, sans doute l’effet des feuilles mortes.

  105. guy dit :

    il était temps de ” bousculer en écrivant tout cela “.
    Bravo et Merci.
    la pratique du compost a bousculé à son apparition , elle aussi .elle a sans doute été nécessaire en rapprochant le jardinier du sol et de ses habitants. nous allons vers des pratiques qui vont nous en rapprocher encore davantage .
    mais ce n’est qu’un avis …

  106. DOUSSIN dit :

    J’ai justement mon composteur à vider et j’ai de quoi recouvrir avec les restes de foin et paille des animaux.
    Je vais donc tester le compostage de surface sur une petite parcelle du potager.
    Comme d’habitude, un grand merci pour ces conseils qui me semblent pertinents…
    Et A+ pour les résultats et de nouvelles aventures.
    Laurent

  107. elka dit :

    Salut Gilles,
    Justement l’année dernière j’avais laissé des branches de lauriers du Caucase pour en faire du BRF, mais début mai les branches étaient toujours là !
    J’ai fait du bois de chauffage avec les branches et j’ai constaté alors que le sol était desherbé ,prêt à être mis en culture : j’ai eu une récolte de tomates étonnantes et un pied de courgettes qui faisait l’admiration des voisins, il croyaient que c’était un plant OGM!!!!

  108. elka dit :

    Cela fait 3 ans que j’ai acheté un composteur, le niveau ne monte jamais, car l’activité bactérienne est supérieure à l’apport de matières végétale.Comme tu le conseilles ,j’avais eu l’idée de mettre directement les déchets végétaux au pied des tomates et courgettes, mais c’était plus par paresse que par conviction .Par contre en hiver je continue à remplir mon composteur:il me sert à recycler mes déchets végétaux qui auront “fondu”d’ici l’été, j’ajoute de la sciure pour réduire la fermentation(odeur désagréable).

  109. loic martin dit :

    Bonjour à tous,

    Voilà quelques temps que la question est posée, et comme vous tous, c’est ma préoccupation majeur.

    Le BRF est parfait pour le sol, mais les ressources ne sont pas là.

    le compost doit être utilisé comme vous le dite de la bonne manière suivant le sol et la culture. Il peut être consomateur d’azote, comme il peut en larguer au sol. (son évaluation c/n n’est pas évidente mais vert/brun c’a aide un peu c’est vrai). Mais j’ai encore un problème de compréhension avec le marc de raisin, 18 de c/n qui reste consommateur d”azote pendant plus d’un an?

    Un sol vivant, ne subira pas de modifications majeur

  110. loic martin dit :

    en recevant de la matière organique. on ne changera que les quantités d’efforts quasi inutils. mais il y a une problematique qui ne peut être résolus aujourd’hui comme la source brf, la possibilité aux agriculteurs d’avoir de la MO de qualité sans devoir les faire venir de loin.
    La nessecité d’une ressource propre pour le sol est imminent. tous les sols ont besoins d’être retapés et tous les moyens sont bons si ils nourrissent le vivant, et l’agriculture est la première atteinte sur le manque de ressources propres de proximité, alors qu’il y a tand de minéralisations inutiles ailleurs.

    Sinon, avez-vous déjà remarqué une perte de vigueur rapide de vos culture la fin de saison approchant? J’ai constaté que tous les ans quand les températures descendes, une baisse de tonus dans mes cultures. Je pense intervenir cette année avec de la mo plus accessible pour la plante que la vie du brf. Donc Compost ou pas, oui et non, pas besoin, y a les purrins de plantes… mais je dois ramasser les crottins, et je vois pas tout le monde jeter ses déchets de cuisine dans le champs le plus près, société de consommation oui, mais après.

    Pas évident Gilles, un vrais casse tête.

  111. Gilles Domenech dit :

    Loïc, pour créer de la MO sur place, il y a une technique fabuleuse: le couvert végétal! Et là pas de soucis d’acheminement en semis remorques ;-)) !

  112. loic martin dit :

    Biensûr Gilles,

    J’avoue mon ignorance sur les engrais verts. Pourtant je vois souvent M Nouet (ca du gard). j’y avais pas pensé. (je suis devenu fainéant et travaille avec l’enherbement naturel, et aime tand cette diversité…)
    Mais comme je le disais juste avant, je remarque une réelle baisse de vitalité lorsque les températures d’automne approche, même en Aout. Je ne pense pas que la pression des patogènes soit plus forte, mais que l’activité bio du sol libère moins de nutriment aux plantes. Les engrais vert devraient résoudre ce problème, je vais m’y pencher. Pour le compost, si quelqu’un en veut, il est plein de chenopodes et de pourpier (mesclun maison).

    J’utilise mon compost comme une levure ou plutôt comme la pincée de sel. (les biches et renards défèquent bien dans la forêt) Mais ensuite… Sans brf…
    Les engrais vert, me semblent de plus en plus intérressant.
    Jardinier est devenu le métier le plus compliqué du monde.

  113. Philippe Parfondry dit :

    Salut, solution pour les limaces,
    -pour les semis j’utilise des coquilles d’œufs séchées et écrasées (œufs maison pas du magasin)
    -pour le jardin, des canards en libertés, plus de limaces n’y d’escargots, il ne font aucun dégas sauf les salades (légumes feuilles à protéger absolument)

  114. Gilles BERNARD dit :

    Convaincu des vertus du BRF, je l’utilise depuis 4 ans, et hostile à toute forme de dogme, je teste plusieurs usages : incorporé au sol, en surface, en mélange avec fumier volailles et caprins, avec algues.
    Je pratique une forme de compostage à plat dans le parcours des animaux à la façon des joncgées pratiquées dans le Massif Central autrefois, avec comme résultat un pur terreau en moins de 6 mois.
    Je travaille environ 100 fagots par an, avec du bois ni trop gros (>4cm = billettes pour le feu,) ni trop petit (le bois reste sur le terrain un moment, et mes chèvres naines et moutons s’en donnent à coeur joie pendant 3 mois)
    Pour le reste, un design assez classique, façon Lespinasse, sans finalité commerciale, avec un équilibre fondé sur une complémentarité entre pêche et agriculture; j’habite au bord de la mer et celle-ci généreuse, nous assure plusieurs repas de bonne protéine animale par semaine.

    • Danièle dit :

      je serais intéressée par votre pratique sur l’utilisation des algues. J’habite à Hergla Tunisie, à 100 m de la mer depuis 5 ans. La terre arable est emportée par les vents. Il reste une terre dure comme pierre ou du sable, car les dunes protectrices de bord de mer ont été volées pour alimenter les hôtels d’El Kantaoui en sable (emporté par la mer, le sol s’enfonce sous la mer…). Bref, à plusieurs reprises, je suis allée chercher des algues, les ai lavées, puis mises en paillis, résultat décevant, car emportées par le vent. J’en ai mélangé au compost, décevant. Mon compost est meilleurs sans algues. Que me conseillez-vous pour utiliser cette manne ? A moins qu’il y ait de mauvaises et de bonnes algues ! Faut-il préférer des algues avec un début de décomposition en bord de mer ou des algues fraiches ? Je n’ai que 600 m2, mais plein de plantes fleurs légumes pelouse mélangés, avec un jardin sur le toit de la maison
      merci d’avance

  115. guylaine dit :

    Ce livre a été une révélation pour moi, ancienne élève de lycée agricole. C’est lui qui m’ a permis d’approcher les mécanismes du sol vivant qui m’ont permis d’avoir un nouveau regard sur le jardinage… et incidemment d’accéder à ce site. Que je trouve formidable pour les reflexions et échanges qu’il permet.

    Ma problèmatique est que je fonde ma compréhension du sol vivant sur ce qui est dit dans l’ouvrage. Voilà ce que j’ai compris : si un sol est à dominante champignons, ceux-ci fournissent de l’ammonium que préférent absorber les arbres, les arbustes, les vivaces. Mais pas les légumes et annuelles qui préfèrent les nitrates fournis par l’activité bactérienne. Du coup, quid du BRF dans le potager. D’autant que dans la nature, dans les sous-bois si des arbustes et des vivaces, des bulbes s’épanouissent bien au pied des arbres, ce n’est pas le cas des annuelles.

    Pourtant comme tu le dis Gilles, des expériences de BRF en potager donnent de bons résultats. Pourquoi ? J’ai peut-être deux débuts de reflexion. Peut être que l’application de BRF donnent de bons résultats dans les potagers dont le sol est très déficitaire en humus soit parce que excessivement travaillé, malnené soit parce très minéral : argiles, graves, caillasses… Du coup la vie du sol y est tellement perturbée que l’apport de BRF en relançant l’humification permet aussi l’installation de tout le réseau et un équilibre s’instaure. Et c’est vrai que les auteurs anglais n’abordent que très peu l’humification contrairement aux bouquins d’auteurs français qui lui font la part belle mais éludent le mécanisme de la minéralisation (même les Bourguignon je trouve). Et est-ce que le BRF n’est pas inutile dans un sol déjà bien vivant (ce qui semble le cas du mien, argilo-calcaire, que je ne travaille plus depuis 2 ans, qui reste toujours couvert, soit d’engrais verts soit de paille bio, de tontes, feuilles… Il est truffé de vers de terre) ?

    Ou autre début de réflexion : les bois raméaux ne contiennent pas uniquement de la lignine mais aussi d’autres éléments. Est-ce que le ratio C/N du BRF permet un juste équilibre entre champignons et flore bactérienne ?

    Qu’en pensez-vous ?

    • Gilles Domenech dit :

      Bonjour Guylaine,
      Tu poses des bonnes questions et j’avoue ne pas y avoir de réponse toutes faites, seulement des hypothèses:
      Tout d’abord sur le BRF au potager, probablement déjà que le BRF, qui contient de nombreux sucres et protéines, stimule aussi l’activité bactérienne, même la littérature à ce sujet en parle très peu. Ton hypothèse sur le type de sol est également très vraissemblable et rejoint d’ailleurs la position des proches d’Hérody sur la question.
      Je reconnais que dans mon sol argilo calcaire, je ne suis pas du tout sûr d’avoir un jour à remettre des BRF, c’est sans doute la même chose pour toi. L’avenir le dira!
      Cela dit je pense que le modèle champignon et amionium vs bactéries et nitrates, bien que très intéressant pour amener la réflexion sur la vie du sol au jardin, me semble limité. En effet, la plupart des légumes sont mycorhizés de la même manière que les espèces vivaces et ligneuses pionnières (érables, frênes, trèfles, liseron…). Le cycle de l’azote dans une forêt pionnière ressemble plus à celui d’une prairie qu’à ce qu’il est en forêt de chêne, hêtre ou résineux!
      De plus certains matériaux cellulosiques peuvent, suivant mles conditions, être colonisés soit par des champignons, soit par des bactéries…
      Bref, on a pas encore fait le tour de la question!

  116. cottet dit :

    je suis pour les synergies entre les différente méthodes. le compost ; le compostage en surface, le brf et les engrais verts .une citation d’émillia hazelip:l’a

  117. cottet dit :

    une citation d’émilia hazelip:l’action simultanée d’éléments indépendants qui ensemblent on un effet total plus grand que la somme de ces parts. c’est ça la synergie . de toute façon il y a toujours besoin de compost pour mélanger a la terre des semis en terrines . le secret d’un bon compost c’est le retournement et l’humidification du tas tous les mois . un gros travail pour un bon résultat.il y a aussi le semis sur compost pour les graines fines comme le recommande d. soltner . l’expérience me tente si j’ai assez de compost en 2011. actuellement j’ai deux silos de brf ;trois de feuilles et un silo pour les épluchures .

  118. francois dit :

    bonjour
    Je viens de découvrir le site “sols vivants”qui préconise le jardinage avec brf.C’est une méthode que j’ai essayé l’année derniere avec des bons résultats,j’ai une question:cette année dois-je bècher la terre ou un coup de griffe suffit-il?
    merci,

  119. Chti Sylvie dit :

    Bonjour Gilles
    Je découvre le jardinage sans travail du sol.
    L’utilisation du laurier m’intéresse beaucoup et m’inquiète aussi. Laurier poison… ou derrière le laurier rien ne pousse… il se dit beaucoup de choses, parfois contradictoires et apparemment, même sur ton forum, les avis divergent. J’apprends aussi qu’il y a multitude de lauriers. Le mien est dans mon jardin depuis fort longtemps, et je ne sais absolument pas de quel laurier il s’agit. A ton avis, est-il prudent de l’utiliser comme BRF?
    Merci d’avance pour tes conseils
    Sylvie

    • Gilles Domenech dit :

      Bonjour Sylvie,
      laurier est en effet un terme qui regroupe des espèces botaniques très différentes. C’est ainsi que la laurière, ou laurier cerise ou laurier du Caucase est un prunus, donc proche des pruniers et des cerisiers, le laurier noble ou laurier sauce, celui qu’on utilise pour aromatiser la soupe est une espèce qui n’a aucune parentée avec la précédente, de même que l’ultra toxique laurier rose qui est très répandu dans le sud de la France.
      Pour les BRF, déjà tout dépend de l’usage que tu veux en faire: en simple paillage d’arbres ou de vivace, il n’y aura pas de soucis, par contre en potager, là, il y a plus d’excigence sur la qualité. Si tu as un doute sur une des essences utilisé, le mieux est toujours de mélanger le plus possible avec d’autres bois!

  120. laure dit :

    Bonsoir,
    nous construisons une maison en paille et lorsque l’hiver est arrivé, c’est tout naturellement que j’ai utilisé les restes de paille qui s’accumulaient pour d’une part nettoyer le chantier et couvrir le sol de mon potager en attendant le printemps. Bon voilà maintenant c’est la printemps (enfin presque), la terre sous la paille a l’air très aérée et de très bonne qualité (mais en même temps, je n’y connais rien); pas de mauvaise herbe.Alors maintenant, je me pose les questions que j’aurai du me poser en paillant : qu’est ce que je fais? La paille étant imputrescible elle ne nourrit pas le sol (enfin je crois) est ce vraiment un bon matériau de paillage? comment on cultive ensuite??
    Bon voilà les questions d’une novice en paillage qui s’est dirigée intuitivement vers des méthodes de non travail du sol et qui s’y sent bien

    • Gilles Domenech dit :

      Laure,
      la paille est un très bon paillage et qui est très vite consomée par le sol, d’ici l’été, il ne restera plus grand chose de ce que tu as mis et de l’avoir mis avant le printemp a été une très bonne chose puisque ça a fait une très bonne préparation de la terre. Pour tout ce qui est repiquage, tu pourras planter directement à travers la paille. pour les semis, en revanche il faudra l’enlever, au moins aux abords du rang!

  121. Didier dit :

    Bonjour,
    Je découvre ce site, que j’ajoute à mes favoris, catégorie “jardin”
    Je jardine depuis 25 ans, date d’achat de la maison, mais mes parents avaient un potager. (Le compost s’appelait le “fumier”, parce que ils élevaient quelques lapins)
    Je n’ai jamais utilisé d’herbicide, parce que, enfants, nous faisions le désherbage à la main. Il n’était pas question d’acheter des produits pour des raisons économiques. Par la suite, avec l’apparition d’internet notamment, j’ai découvert les différentes méthodes de jardinage, dites “biologiques”, terme un peu vide de sens selon moi, puisque on peut créer des “déserts biologiques”.
    Quelqu’un a dit ici que le jardinage devenait de plus en plus compliqué. Pour moi il est devenu de plus en plus simple. Plus de travail du sol, de moins en moins d’interventions, de façon naturelle (de plus en plus de surface cultivée avec l’arrivée des enfants, de moins en moins de temps à consacrer au jardin)
    Comme principes de base, les points communs entre différentes méthodes (permaculture, jardins aux carrés, bio-intensives….) et pour le reste l’expérimentation selon les moyens du bord . La seule difficulté qui reste est peut-être la synchronisation rotation des cultures/plantes associées.
    Je pense qu’avec à peine dix principes de base, et un peu de curiosité, (et l’aide de site comme celui-ci) le jardinage doit devenir simple pour tout le monde.

  122. geoffroy dit :

    Donc, le mieux pour mettre en place un potager sur une terre non cultivée depuis des années, c’est d’oublier le brf et attendre l’automne pour y repenser.
    Je vois aussi que le brf est compostable. Cela veut dire que je peux le mettre en tas pour son utilisation à l’automne ?

    Merci pour toutes ces infos

  123. pazioné dit :

    Salut Gilles D.
    pour ma part les solutions rigides ne font pas partie de la diversité de la planète
    Il est vrai que l’incorporation automnale et un peu plus tard sont probablement optimale
    que l’incorporation printanière causera le problème d’azote
    le bon jardinage bien pensé nous dira alors de déposer à mon idée le tout en surface, afin de créer un milieu de vie de meilleure qualité pour la faune du premier horizon

    faudra quand même penser à ceux qui cultivent en sol froid et glaiseux qui devront garder leur production de chips et l’étendre, dans le temps ou la température du sol deviendra inconfortable pour les plants et les habitants du sol

    Voilà le dilemme où je me suis toujours situé (entre l’arbre et l’écorce) face aux options des recherches du groupe de coordination de l’U.L. qui incorporent et de Monsieur Jacques Hébert qui mulch, concernant le potager. N’oublions pas que les uns sont alllés souvent dans le sud expérimenter et, que M. J. Hébert est en sol froid et glaiseux,où l’on plante les tomates début juin et où les plantes vivaces font des merveilles dans le brf

    la suite appartient au climat, vous me direz qu’il n’y a rien de stable pour un agriculteur et son gagne pain dans tout ça et vous aurez raison, pour ma part je n’ai presque pas de neige au sol ce qui ne présume de rien.
    pazione

    • Gilles Domenech dit :

      @Geoffroy,
      Oui, tu peux le conserver en andain d’un mètre de haut maxi pour éviter une chauffe trop importante et ainsi faire une sorte de BRF précomposté

      @Pazioné,
      Tu as raison de souligner l’importance du climat. Personellement, je ne suis plus très attiré par les conseil techniques de l’U Laval, ce qui n’enlève rien à la richesse des réflexions que le Pr Lemieux nous a livré, je trouve aussi que la diversité des pratiques est reine et doit être encouragée pour mieux connaître les BRF et leur utilisation!

      • Hugo Masson dit :

        Bonjour à tous ! Je déconseille la mise en tas du Brf…..le brf doit imperativement être rependu dés lors que le bois est broyé ! La lignine (nourriture des champignons ) est fragile et précieuse. Il serait dommage de perdre tous les avantages du brf !
        Autrement, ce ne sera, après compostage, qu’un paillis de bois….certes intéressant, mais pas pour les mêmes résultats….ne’pas oublier que les minéraux se concentrent au maximum dans les 7 premiers centimètre d’une branche et que broyer plus gros n’est pas aussi judicieux. Les champignons colonisent le bois aux extremites, donc attention aux broyeurs bourrins qui écrasent et broient trop fins ! Certes, ça va vite, mais c’est beaucoup moins efficace !! On le sait tous, la réussite d’un sol, c’est de l’humilité et de la’patience….

  124. Gilles Domenech dit :

    François, je te retourne la question, qu’est ce qui te fait dire que tu dois travailler ta terre?

  125. Chantal dit :

    Bonsoir à tous,

    Mon expérience du brf ne date que d’un an, ce qui est bien peu pour en tirer des enseignements.
    J’ai recommencé l’an dernier un potager abandonné depuis très longtemps. J’ai pris exemple sur J.M.Lespinasse, dressé des plates-bandes entourées de planches et utilisé le brf en paillis avec tout plein d’autres choses (paille, feuilles mortes, herbes sèches etc…). Mon terrain est plutôt léger et je n’ai eu aucune faim d’azote. Je n’ai pas incorporé le brf, juste en paillis.

    J’ai continué à le faire tout au long de la saison, passant au broyeur toutes les branchettes (bien feuillues) que j’avais sous la main (troëne, prunelier, acacia, noisetier). Et j’ai bien l’intention de continuer cette année puisque j’agrandis mon potager.

    J’ai aussi fait un pré-compost à la J.Hébert qui dort depuis plusieurs mois et que je vais utiliser prochainement.

    Ma terre, sous le paillis, est très belle. Elle ressemble un peu au couscous (comme dit Claude Bourguignon). Je ne me lasse pas d’aller la triturer. On s’amuse comme on peut.

    Voilà mon expérience (très très récente). Je croise les doigts pour cette année.

  126. subra jacques dit :

    Bonsoir
    J’ai utilisé pour la premiere fois du BRF en Mars 2010, résultat O récolte sur les parcelles(p de terre, haricots, maïs) récolte moyenne sur tomates, oignons, courgettes.Je me suis posé beaucoup de questions et documenté, j’en ai tiré les conclusions que pour les légumes il vaut mieux l’épandre a l’automne, ce que j’ai fait cette année.La vie sous le BRF est extaordinaire, il est vrai que je cultive en bio depuis trés longtemps. J’attend donc les résultats
    Je vous tiendrais au courant…aprés les récoltes!
    A samedi Gilles, je viens a Gimont avec un ami

  127. loic martin dit :

    Bonsoir,

    Justement, je viens de préparer une belle planche de culture sur une zone de compostage des dechets de jardin. Après avoir evacué les restes (le dessus) des anciens tas, j’ai epandu le brf frais aussitôt pour protèger le sol couscous. Demain je vais préparer une planche pour le bouturage des framboisiers : 10 cms de brf de pin précomposté incorporé et paillage avec brf de pin. Je pratique cette méthode à n’importe quel moment de l’année. et ça marche bien avec n’importe quel brf. Autre utilisation intéressante des brf: il remplace la vermiculite dans mes caisses de plants et là je suis surpris de voir les bebes tomates en pleine forme après des nuit à 5°c (pas de pitium)…
    Je teste aussi cette année, une autre méthode: Lorsqu’un tas de brf composte, il relache de l’azote aux plantes autour du tas. J’ai fais la même remarque avec des grands ou des petits tas donc je vais disposer une bande de brf sur les cotés des planches de culture (gros comme une taupière) et j’espère bien profiter de ce phénomène.
    slts

  128. loic martin dit :

    Salut,

    Gilles, s’il te plait tu veux pas ouvrir un post sur les engrais verts, le couvert permanent….

    à bientôt

  129. Claude dit :

    Bonsoir et merci.

    La lecture est gênée par un cadre en dessous de Recherche d’article par catégorie”.

    Merci pour vos indications et pour les commentaires qui les suivent. L’un des correspondants mentionne le troêne et un autre le pin comme base de leur BRF. Or je croyais que l’emploi de ces végétaux était déconseillé. Le troêne était cité dans un article de ékopédia ( je crois ). Et j’étais persuadé que l’acidité des résineux était néfaste …… Si ce n’est pas le cas, j’aurai bien plus de matière à broyer, et je ne dédaignerai la sciure de la scierie proche.

    Bien à vous. Claude.

  130. Les Monges dit :

    Salut Gilles,

    Je viens de récupérer du BRF de platane, que pense tu pars apport au chancre qui peut se trouver dans certains bois. Je le compost ou l’épands directement dans mes oliviers .
    Au plaisir de te lire
    JRO

    • Gilles Domenech dit :

      Salut le randonneur des Monges!
      Le chancre ne présente aucun danger pour tes oliviers, alors pas de soucis de ce côté. Par contre, il apparaît que le platane à une fâcheuse tendance à se compacter, si tu peux le mélanger à autre chose, c’est l’idéal. Sinon, c’est âs dramatique non plus, je connais plusieurs cas où des plantation de haies ont été paillées avec du 100% platane.

  131. Tomtom dit :

    Salut,
    le compost comme je le pratique est un véritable “melting-pot” de tout ce qui me tombe sous la main durant l’année en tas entre un grillage et une palette espacée d’environ 1 mètre soit un peu plus d’un mètre cube (je ne jette aucune matière comestible ds la poubelle de ville). Mon tas par moment est plus grand que le réceptacle mais ça ne dure jamais très longtemps en qq jours le tas se compacte de lui-même (il est à l’ombre de branche de cerisier et très peu ensoleillé en hiver). Tous les 6 mois environ je retire la couche superficiel pour ne trouver plus que de la matière très sombre et grumeleuse et je transvase tout ce que je peux dans un composteur de ville noir en plastique assez classique, c’est de là que je vais tirer ma terre pour les semis ou pour épandre en surface un peu partout dans le jardin. L’opération à elle seule pourrait être l’objet d’un court sur la micro faune du jardin (lombrics, cloportes, cétoines, limaces, mille pattes, araignées, insectes volants et que sais-je encore), ça désinhibe des phobies… Les graines ne sont pas détruite dans ce processus et l’épandage du compost procure parfois qq surprise (l’année dernière courges et tomates ont poussées de manière spontanée ds un parterre de fleurs, ce fut mémorable). Pour le moment j’ai toujours eu l’usage de la matière récupérée et je n’achète plus aucun sac de terreau ds le commerce. Le BRF nécessite un broyeur et ce n’est pas très logique, la forêt n’utilise aucun processus similaire et pourtant la plupart des bois au sol sont très friable, moi je me contente de couper/casser les végétaux pour qu’ils entrent correctement dans le tas et c’est tout ! Les morceaux de bois non décomposé sont réinjecté au compost voir épandu sur certaine parcelle de terrain.

    Bref, cela ne me coûte guère de fabriquer cette matière utile pour remodeler mon jardin et obtenir des récoltes plutôt satisfaisante sans aucun autre traitement et je n’ai plus de poubelle de ville salle et bien entendu plus aucune poubelle de jardin et les animaux du jardin semblent satisfait aussi. Par ailleurs j’expérimente la culture permanente tout au long de l’année (fèves, épinards, moutarde, phacélie, orge, et tout ce qui veut bien pousser été comme hiver) et les associations de plantes ainsi que le mulch/paillage de surface ds les quantités qui me sont directement disponible, i.e. assez faible pour l’instant.

    Le compost me parait être une première transition intéressante vers une certaine autonomie du jardin permanent voir naturel contrairement au BRF. Même si j’ai déjà pu l’expérimenter c’est une pratique que je ne souhaite plus généraliser où alors sans un broyeur ce qui limite pas mal.

    A+

  132. Alain Lacombe dit :

    bonjour Gilles,
    Depuis mon passage à la retraite, ( j’ai 64 ans ), je pratique le jardin au naturel sur une surface de 126m2. Le jardin Bio est une appellation marketing qui à mes yeux n’a pas de sens . J’ai toujours bêché pour respecter les vers de terre , je fais mon compost et utilise toutes sortes de purin avec plus ou moins de succès. J’habite un lotissement récent avec une terre décapée par le promoteur. Un sou est un sou surtout lorsque l’on revend cette terre aux nouveaux propriétaires. Je ne suis pas tombé dans ce piège et il m’a fallu dans cette terre argilo-calcaire beaucoup de patience, d’efforts et de travail…..Le résultat est là dans mon assiette.
    Un seul regret, celui de ne pas avoir compris la signification de la phrase : “Culture sur couvert végétal” prononcé par Claude Bourguignon . La découverte de votre site va certainement changer mon travail de jardinage et réduire mon mal de dos devenu chronique. Mes salutations. Alain17

    • Phillipo dit :

      Bonjour Gille et Alain,

      J’ai souvent travailler au Jardin avec mon grand père malheureusement décédé depuis plus de 20 ans. Comme Alain il a toujours bêché son jardin avec un fer de 20. Si je suis d’accord avec le principe de travailler avec les habitants de la terre, d’ailleurs mon G. père n’utilisait pas de pesticide mais plutôt des purins il me disait toujours que le fait de retourner les 20 premier cm cela permettait de faire mourir les mauvaises herbes, de nourrir la terre, et le fait de redescendre les vers et autres insectes cela permettait de les faire travailler sur une plus grande épaisseur et il avait un jardin avec une épaisseur de 20 à 30cm de terre noir avant d’arrivé a l’argile. On sait que la terre noir on l’obtiens avec de l’humus. On sait aussi qu’une plante lorsqu’elle a un système racinaire fort elle est plus forte, donc il faut plus de 10 cm de terre noir. Si l’on veut transformer de l’argile en terre cultivable je ne vois pas comment on peut le faire sans aller creuser dans l’argile pour la remonter en enfuisant de l’humus ou des végétaux qui se transformeront en humus et mixer l’argile remonter avec de l’humus. Mon G. Père avait aussi une autre pratique c’était de récupérer les centres du foyer, qu’il tamisait de cette façon il pouvait rebruler les grosses cendre qui était passé trop vite au travers de la grille du foyer et les fines cendres il les étalait sur son jardin. De cette façon il apportait du calcium des minéraux qui faisait office de sable. Il était aussi pêcheur et je me souviens que lorsque l’on allait ensemble pécher il prenait un seau d’eau il le versait dans le jardin et moi j’étais prêt a attraper tous les vers de terre qui remontait, je me souviens que l’on en a jamais manqué, la terre était véritablement peuplé, le bêchage n’a jamais ni dépeuplé la terre. J’ai donc parfois un peu de mal a comprendre que l’on critique le fait de retourner la terre, aujourd’hui je vois souvent des gens ne passer que le rotovalor mais celui-ci aère la terre que sur les 10 premier cm donc la même profondeur que ce que les insecte font n’y a t’il pas contradiction ? Si les vers aère la terre dans les 10 Cm pas besoin du roto, donc qui travail la partie de 10 à 20 ou 30 cm de profond si on n’y injecte plus d’humus et si on ne l’aère plus ?

      • Bonjour Phillipo,
        Je me rends compte que je n’ai jamais répondu à votre commentaire, veuillez m’en excuser.
        Tout d’abord, sur le désherbage : en effet retourner la terre est un des moyens de gérer l’enherbement, c’est pour cela que les méthodes que je met en avant ici doivent chercher d’autres façon de faire, comme la couverture du sol par des mulch oui des plantes vivantes.
        En revanche, à mon avis vous faites erreur lorsque vous dites que le bêchage permet aux vers de travailler plus profondément. Au contraire, ils n’ont pas besoin de notre “aide” pour aérer le sol jusqu’à parfois un ou deux mètres !!!
        Ils font donc ce travail de brassage dont vous parlez ici et il n’y a pas besoin que le sol soit travaillé à 30 cm pour être aéré à cette profondeur voire plus.
        Ensuite enfouir de la matière organique risque de mettre celle-ci en mauvaise conditions de décompositions, surtout lorsqu’elle est verte et enfouie à plus de 20 cm. Enfouir les MO ne permet en rien d’avoir un sol plus humifère. Dans les prairies naturelles, c’est le réseau fasciculé et dense des racines des graminées qui permet d’avoir des sols humifère sur une épaisseur importante, en aucun cas le travail du sol qui n’a de toute façons pas lieu dans ces milieux.
        quant au Rotavator, je ne préconise pas du tout l’usage de cet outil au jardin 😉 !

  133. Alain Lacombe dit :

    bonjour,
    Nouveau sur ce site, je relève avec beaucoup de retard la demande de Eva sur le problème des limaces. Voici ce que j’ai réalisé il y a 3ans: J’ai entouré mon potager de 126m2 avec une mini clôture de 1/2 rondins de 10cm ( en promotion ). La 1ere année de la pose de ce matériau, j’ai saupoudré de l’anti-limace à l’extérieur du périmètre et depuis, plus de souci.

  134. Barbié dit :

    Bonjour à tous

    Question : pourquoi devrait-il y avoir une date pour le BRF ? En période de minéralisation, il joue le rôle d’un amendement à décomposition lente, sans risque de brûlures. Le reste du temps, il joue le rôle d’un paillage. Alors, pourquoi se poser la question ? Est-ce qu’on se pose la question pour les écorces de pin ou le chanvre déchiqueté ?

    • Gilles Domenech dit :

      C’est tout à fait vrai, mais cette question me revient très souvent, c’est pourquoi j’ai choisi d’y consacrer un article.
      En fait pour comprendre l’origine de la récurrence de cette question, il faut se souvenir que les BRF ont été diffusés en France suite à la médiatisation de Jacky Dupéty et de sa technique, le terme BRF est désormais (malheureusement, à mon sens) associé à cette technique et dans ce contexte, il est vrai qu’un épandage de fin d’hiver suivi d’une incorporation est problématique.

  135. Michèle dit :

    Question de vocabulaire : quelle différence entre broyat et BRF ?

  136. Gilles Domenech dit :

    Michèle, s’il s’agit de broyât de branches, alors il n’y a aucune différence.

  137. Hugues dit :

    Bonjour Gilles,

    Je trouve le sujet très intéressant. Mais il me semble que l’un des avantages du compostage est la montée en température qui élimine les germes pathogènes. L’épandage direct de matière organique ne risque t-il pas au contraire d’être une source de maladie?

    • Gilles Domenech dit :

      @ Hugues,
      Oui, mais cela est surtout important pour les excréments animaux: le compostage tue les pathogène et les graines que l’animal a mangé. Lorsqu’on utilise des apport d’origine végétale, ces problèmes ne se posent pas!

      @Gilles,
      Bravo pour ton travail et merci pour ton témoignage!

  138. Gilles BERNARD dit :

    Convaincu des vertus du BRF, je l’utilise depuis 4 ans, et hostile à toute forme de dogme, je teste plusieurs usages : incorporé au sol, en surface, en mélange avec fumier volailles et caprins, avec algues.
    Je pratique une forme de compostage à plat dans le parcours des animaux à la façon des jonchées pratiquées dans le Massif Central autrefois, avec comme résultat un pur terreau en moins de 6 mois.
    Je travaille environ 100 fagots par an, avec du bois ni trop gros (au desssus de 4cm = billettes pour le feu,) ni trop petit (le bois reste sur le terrain un moment, et mes chèvres naines et accessoirement les moutons s’en donnent à coeur joie pendant 3 mois)
    Pour le reste, un design assez classique, façon Lespinasse, sans finalité commerciale, avec un équilibre fondé sur une complémentarité entre pêche et agriculture; j’habite au bord de la mer et celle-ci généreuse, nous assure plusieurs repas de bonne protéine animale par semaine

  139. Gilles BERNARD dit :

    Depuis que j’utilise du BRF, lorsque je l’incorpore, c’est toujours en fin d’hiver.
    En effet, ne disposant pas de moyen mécanique pour broyer, je dois louer un broyeur. Cela me coute asssez cher, et je concentre donc l’opération sur une seule journée.
    Les branches sont le résultat de mon chantier de coupe de bois de chauffage qui ne démarre jamais avant décembre et qui court jusque fin février. Je stocke les branches en fagot, ce qui représente un travail suplémentaire, mais c’est nécessaire pour transporter tout le bois au même endroit (une centaine de fagots)
    Je n’ai jamais eu le moindre phénomène de fin d’azote.
    Je pense que cela tient au fait que le BRF est très sec, et complètement lignifié. (mes chèvres naines ont pour mission de consommer toutes les extrémités non aoutées et les branches restent sur le sol le temps suffisant pour cela).
    Le BRF est donc très sec et très ligneux, et le processus de décomposition est donc beaucoup plus lent, ce qui je pense, pourrait éviter un départ bactérien trop rapide. Le travail me semble d’ailleurs être essentiellement celui des mycètes.
    J’ai eu l’occasion de tester du broyat obtenu à partir de déchets verts : rien à voir et je préfère de loin un broyat de bois sec.
    Cela correspond peut être mieux à ma terre qui est profonde, humide et naturellement noire.
    Mon analyse tient-elle la route?

    • Gilles Domenech dit :

      A priori oui, c’est un témoignage original et très intéressant!

    • Treyo dit :

      Bonjour Gilles Bernard
      Je vois que ces échanges sont déjà anciens, mais ton expérience m’intéresse et je souhaiterais en savoir plus sur ta façon de procéder. Merci de me joindre si tu lis ceci (je ne sais pas si les contributeurs sont informés des réponses qui leur sont faites).

  140. Michèle dit :

    En fait j’ai un broyeur depuis presque 15 ans, et j’ai toujours appelé broyat le résultat du broyage des branches résultant des tailles dans le jardin, et ce “broyat” était une vraie bénédiction car épandu dans les massifs (à l’époque, je ne faisais pas encore de potager) je n’avais quasiment plus aucun entretien ni d’arrosage à effectuer.
    Il y a quelques années, on a commencé à parler de BRF, à peu près au moment où j’ai démarré un potager.
    Bien sûr j’ai employé aussi cette couverture pour le sol du potager, surtout en hiver pour recouvrir et maintenir les feuilles et l’herbe épandues au dessous.
    On peut donc indifférement parler de broyat ou de BRF.
    Merci pour la réponse.

  141. Christian Lucas dit :

    Bonjour,

    Depuis l’an dernier j’ai démarré un potager sur une parcelle de 150 M2 située dans un jardin patagé de la commune de Serres Castet (64)
    Ayant lu avec grand intérêt de livre “Le Jardin naturel” de Jean Marie Lespinasse j’ai crée l’infrastructure de ma partcelle au travers 8 buttes de 1,20 de large sur 8 m de long .
    Ayant pu récupérer du BRF au printemps dernier j’ai épandu celui ci sur mes buttes . Certains légumes n’ont pas aimé ( tomates notamment) car victimes certainement de la faim d’azote .
    2011 devrait être meilleur , pas de retournement de terre, paillage etc
    Je ne manquerai pas de vous tenir au courant

    Cordialement

    • Gilles Domenech dit :

      @Christian : OK, tenez-nous au courant!
      @Alain : C’est vrai, le terme de “couvert végétal” est parfois confondu avec paillage ou mulch, alors que la réalité est tout autre! Bonne découverte de ce site alors!

    • LARRECHE dit :

      bonjour

      je suis animatrice territoriale au SIECTOM et nous sommes à la recherche de personnes qui seraient d’accord de nous faire partager votre expérience sur le jardinage alternative.
      moi, aussi j’ai testé le fait de déposer des feuilles mortes+herbes + paille en couche épaisse toute l’année sur mon potager
      et je ne passe plus le motoculteur mais juste un peu une fourche rotative, je sème et ça pousse
      et franchement le jardinage comme ça est beaucoup plus agréable et moins fatiguant!!
      j’espère qu’on va pouvoir se rencontrer ; je vous ai mis mon mail du travail
      merci
      à bientôt

  142. kercoz dit :

    Salut Gilles; a écouter en urgence le “salon noir” d’hier matin sur Fr Cult. sur l’ agriculture précolombienne …sur buttes …buttes intactes apres 1000 ans !
    http://www.franceculture.com/emission-le-salon-noir-archeologie-et-ecologie-des-savanes-de-guyane-2011-03-02.html

  143. pphilippe13 dit :

    Bonjour
    Comment fait-on pour trouver quel type de mycorhize est associé à quelle plante ? Existe-il un index quelque part ?
    Personnellement je cherche pour la vigne …
    d’avance merci

    • Gilles Domenech dit :

      Je ne connais pas d’index de ce type, au besoin demandez moi! En ce qui concerne la vigne, elle est endomycorhizienne (MA), comme la plupart des plantes potagères.

  144. stéphan dit :

    merci pour cet article !!
    nous cet après-midi c’était pas du tout le même style, plutôt motoculteur …
    un jour faudra que je vienne voir ton jardin
    a+

    • Gilles Domenech dit :

      @ Stephan:
      🙁 (pour le motoculteur)
      Pour voir mon jardin, dis moi un peu à l’avance quand tu passes dans le Gers car je suis souvent en vadrouille! MAis ce sera avec plaisir que je t’accueillerai, ça fait longtemps!

      @Fabien:
      😯 !!!!
      Nous c’est mi-avril qu’on aura ça, pas avant!!!!

      @ Chantal:
      Bien! Au plaisir de rencontrer à Sainte éventuellement!

      @ Jacques:
      OK, je note ton intérêt pour ma proposition, envoi un mail dès que t’es prêt, je recontacterai ensuite tous les candidats dans quelques jours.

  145. Fabien dit :

    Salut,

    C’est fou la différence de climat…
    Une photo de mes fèves prise il y a presque un mois, mi-février :
    http://1000ideespourlacorse.files.wordpress.com/2010/02/fc3a8ves-mi-fc3a9vrier.jpg

    Et pourtant je trouve que l’hiver est long.

  146. Chantal dit :

    Intéressant ton article, Gilles.
    J’ai appliqué la technique des cartons dans mon jardin. Après qq semaines les herbes ont pratiquement disparu et la terre est colonisée par les vers de terre. A cet endroit, après ajoût de compost, j’y mettrai mes courges, courgettes et autres potirons un peu envahissants. Puis du brf en paillis bien sûr.

    J’attends avec impatience les détails sur la conférence de Saintes. L’envie d’y aller me titille mais c’est un peu loin et il me faudra prévoir l’hôtel. Je réfléchis.

    Peut-être à bientôt.

  147. louzou dit :

    Est-ce que pouvez préciser si les broyats sont bien dégradés par les champignons blancs avant de les incorporer en terre plutôt lourde?
    Car le paillis d’hiver améliore la terre en l’allégeant sans passer par le stade micellium.
    Je suis très intéressée par la terra prieta, cette fameuse couche de terre noire retrouvée parmi des sols rouges ou jaun es d’amérique centrale. peut-on arriver à la même chose en faisant un genre de charbon de bois?

  148. subra jacques dit :

    Chez nous j’ai semé les fèves la semaine derniere! Plateau de Ger , entre Béarn et Bigorre, altitude 400m, en plus mon jardin est sur un versant Nord-ouest, pas bon pour les primeurs!!! Je suis partant Gilles, je te prépare ça pour la semaine prochaine.
    A+
    Jacques

  149. carrie dit :

    Bonjour, j’ai besoin de conseils car je commence à désespérer de mon jardin.
    Cultivé depuis plus de 30 ans de façon traditionnelle, j’ai voulu passer au brf pour des raisons de sècheresse au départ, en 2007 et suite à une visite à J Dupéty.
    Brf incorporé, brf en paillage, brf pré composté, même constat le broyat n’est pas “mangé” par la terre, le sol est toujours aussi compact et dur. J’ai semé des engrais verts 2 années consécutives mais le sol est toujours dur. Cet hiver j’ai recouvert une parcelle de foin : le sol est compact et très humide sous le foin. Je me demande comment je vais pouvoir jardiner dans quelques semaines sans passer le motoculteur tant la terre est tassée.
    Qu’en pensez-vous?
    J’ajoute que ma terre est decouleur rougeâtre avec pas mal de cailloux sur sol peu profond dans un région de causses calcaires.
    S Carrié

    • cottet pierre dit :

      je ne suis pas un spécialiste mais je vous donne mon avis sans garantie du gouvernement .travail a la grelinette puis quatre cm de compost puis semis de ray grass a laisser en place un an sans le faucher puis le détruire par couverture d’une bâche noire de préférence pendant six mois , a essayer sur le tiers ou le quart du jardin . bon courage la patience paye toujours

    • mouchenotte dit :

      j’ai essayé avec succés la culture sur lasagne car moi aussi mon jardin avait plus de trente ans . Cela me permet d’utiliser les vegetaux et le compost ainsi cree donne de super ressultat avec les légumes .

      josiane

  150. Ian Lapointe dit :

    Bonjour Gilles,

    Après un long séjour de 12 ans à Montréal, je suis de retour dans mon village natal à Maria qui est situé dans la Baie des chaleurs en Gaspésie. Très belle région qui a été préservé de l’agriculture intensive. Je suis présentement en démarrage d’une ferme en maraîchage diversivié des fuits et des légumes. C’est en parcourant l’internet que je suis tombé sur l’utilisation des Brf en sol agricole. En poussant plus mes recherches, j’y découvert un potentiel énorme, et dire que les premiers précurseurs ont été du Québec. Je suis étonné que la diffusion des bienfaits des Brf ne se fasse pas davantage. Peut-être la peur ou le manque d’intérêt, difficile à savoir. Peu importe, je me lance dans l’aventure avec les Brf. Je voudrais vous remercier de votre intérêt et du livre que vous avez écrit. Vous m’avez fait redécouvrir une ressource que j’avais sous les yeux.

    Et non les québécois n’ont pas abandonné le Brf

    • Gilles Domenech dit :

      @ Carrié:
      Difficile de donner des conseils pertinent “en aveugle”, mais tout d’abord que signifie pour toi que ton sol est compact? Cette notion n’est pas si évidente qu’elle n’y paraît. Par exemple sous un couvert végétal d’hiver, le sol, en ce moment encore bien humide est très souple, mais dans un mois et demi, si avril est sec, il sera tout dur du fait du dessèchement du sol par les plantes, mais ce n’est pas pour autant qu’il s’est compacté. A mon avis, il vaut mieux cesser d’utiliser le motoculteur qui perturbe des processus qui mettent du temps à se mettre en place. Peut être aussi manque-t-il les vers de terres. Dans ce cas essaie de la attirer en paillant le sol avec des herbes encore vertes.

      @ Ian:
      ça fait toujours plaisir d’avoir des nouvelles du Québec, bon courgae à vous! Savez vous que vous êtes homonyme avec Alban Lapointe qui était dans l’équipe d’Edgar Guay dans les années 70?

  151. Ian dit :

    Bonjour Gilles,

    Il existe plusieurs familles de Lapointe au Québec, et je ne pourrais te dire si j’ai un quelconque lien avec monsieur Alban. Les origines de notre famille sont de l’île D’orléan près de la ville de Québec. Soi disant passant ,vous avez une belle dynamique en France, le BRF se discute beaucoup sur vos blogs, contrairement à ici. Il y a eu plusieurs essaies suite au verglas en 1998, et ensuite presque plus rien. Si jamais vous venez donner des conférences au Québec, faite le moi savoir.

  152. Loic dit :

    Bonjour Gilles

    j’ai mis en place des carrés de potager cette hiver, et il sont couvert pour le moment d’un paillage maison fait de divers dechets verts. Me conseillerais tu de semer un engrais vert avant de commencer les cultures ?

    Loic

    • Gilles Domenech dit :

      @Loic
      Cela me semble trop tard, à moins que tu ne cherches à tenter l’expérience du couvert associé, mais comme j’essaie cette technique seulement cette année (lentille + tomate et courges), je ne permettrais pas de te la conseiller. Ma principale inquiétude concerne la concurrence hydrique pendant l’été si ce dernier est sec!

      @ Basquaise
      Avec la méthode JML (NdA Jean Marie Lespinasse), les couvert intercalaires (entre deux cultures) ne sont pas envisageables. Par contre il pratique une forme de couvert associé avec ses poquets de luzerne! Une fois de plus, nous nous rejoignons malgré les différences apparentes;-) !
      Pour ce qui est de mulcher par dessus le couvert, je partage totalement le point de vue de Soltner: outre le fait que ça renforce la paillis, ça maintient humides les résidus du couverts préalablement détruit et ainsi favoriser sa minéralisation, ce qui est intéressant surtout pour un couvert de légumineuses qu’on veut voir relarguer son azote le plus vite possible.
      Un couvert implanté maintenant pour préparer les semis d’été me semble également une très bonne idée, même si je ne l’ai jamais pratiqué!

  153. Caisso dit :

    merci pour toutes ces infos!continuez, c’est tellement interessant! je n’ai pas encore de jardin donc je ne peux apporter mon aide mais promis ca sera pour bientot!
    bonne journee
    Nathalie Caisso

  154. Yvan BESSON dit :

    Je te félicite Gilles, pour avoir relancé le débat sur la pertinence du compostage. Dans mon livre Les fondateurs de l’agriculture biologique (vient de paraître) j’ai remarqué et interrogé cette ligne de fracture idéologique et générationnelle entre les deux premiers pionniers européens (Steiner et Howard) et les deux plus récents (Rusch et Fukuoka) : compostage “en tas” ou “compostage” de surface/absence de compostage ?

    Hans Peter Rusch observait que “la nature ne composte pas [elle] ne laisse jamais, dans des conditions normales, des matières organiques en tas.” Et il concluait ainsi, à partir de ses expérimentations de “comptage cellulaire” pour comparer “l’action fertilisante” du fumier sous trois forme (frais enfoui 20cm, compost mûr enfoui (même profondeur, sous réserve), composté frais en surface et enfoui à 3/5cm au printemps): “On ne tire le maximum de potentiel productif d’une fumure que si on emploie le compostage de surface, c’est-à-dire si on imite la nature. La nature ne connaît que le compostage de surface” (cf. Rusch H.P., La fécondité du sol, p. 214-215)

    Il est important de préciser autant que possible au moins trois choses :
    1/ les conditions de la validité de tel ou tel compostage sur tel ou tel terrain/lieu (expérience pratique de jardinage ou résultats de telle expérimentation scientifique);
    2/ les règles universelles suivant lesquelles la vie forme un sol terrestre (émergé)et s’y développe jusqu’à tel niveau de fertilité (écologie et pédologie);
    3/ dans quelle mesure certaines techniques humaines peuvent-elles accompagner et intensifier (c’est une manière de dire une signification étymologique forte et originelle du mot “culture” c’est-à-dire “agriculture”) la dynamique de la fertilité des agro-écosystèmes jusqu’à un point d’équilibre optimal ou éventuellement dans un processus d’amélioration continue ? (ingénierie écologique, spécialement techniques agroécologiques)

    Une dernière remarque sous forme de question : j’ai trouvé pour la première fois le néologisme “autofertilité” dans la thèse de Solenne Piriou sur L’institutionnalisation agriculture biologique (1980-2000), employé pour parler des théories de Fukuoka. Quelqu’un peut-il me renseigner sur l’origine de ce mot qui ne se trouve pas, à ma connaissance, dans les écrits disponibles de ce grand japonais?

    • Gilles Domenech dit :

      Salut Yvan, ton commentaire est un véritable mini article, merci de nous partager tes réflexions!
      Je ne sais si elle a été la première a utilisé ce mot, mais Emilia Hazelip et ses buttes dites autofertiles sont certainement pour beaucoup dans la vulgarisation de ce néologisme (inventé par elle?).
      Je trouve ce concept très intéressant car il désigne un système qui fonctionne tellement bien qu’il est inutile d’y apporter engrais et amendement. Il est très intéressant de voir qu’aujourd’hui quelques agriculteurs (bio ou non) s’approchent de plus en plus de ces concepts grâce au semis direct, ou au moins au travail simplifié, à l’agroforesterie, aux couverts végétaux. Comme s’il était possible de rapprocher les grandes cultures moderne avec l’agriculture naturelle à la Fukuoka… A suivre!

  155. basquaise dit :

    Bonjour Gilles. Bien intéressant ce sujet mais comment pratiquerais-tu avec la méthode JML? Parce que impossible de passer un crimp-o-matic (je ne parle pas du rolofaca 😉 ).
    Soltner lui parle de coucher les couverts et écraser (donc comme toi) et de mulcher avec paille, foin, voir broyat….qu’en penses-tu?
    Il préconise aussi la possibilité de semer maintenant les “engrais vert”, car le réchauffement de la terre permet une germination rapide et ainsi de préparer la terre pour semis d’été-automne ….ton avis encore?
    merci pour tes réponses
    basquaise

  156. Danielle dit :

    Je démarre un potager et aimerais savoir si cette technique va me permettre d’utiliser de nouvelles planches actuellement pleine d’herbe dès ce printemps?
    Pardon pour la naïveté de ma question mais je suis tout à fait néophyte en jardinage.

    • Gilles Domenech dit :

      Tout à fait! Si l’herbe est déjà haute un coup de tonte sera bienvenu avant de déposer les BREF. La seule chose qui m’inquiète c’est la saison, à mon avis, il faudra les laisser au moins jusqu’à la mi mai pour qu’ils aient fait leur effet.

  157. basquaise dit :

    Merci pour tes réponses Gilles.La luzerne a l’air de bien fonctionner chez JML (terrain sableux très drainant) mais utiliserais-tu autre chose sur de l’argile (chez moi, terrain super argileux s’il en est)? Avantage/désavantage de chaque “engrais vert” pour ce genre de terre?
    Et comme je vais chez JML mercredi prochain, je ne manquerai pas de lui poser les mêmes questions et les rapporterai ici si tu le permets.

    • Gilles Domenech dit :

      La luzerne fonctionne aussi très bien en sol argileux, nous en avons d’ailleurs un peu mais pas dans le potager, nous en avons semé l’an dernier pour revégétaliser une bande de terre laissée nue suite à la réduction en largeur d’une haie de lauriers du Caucase par les voisins et elle se développe très bien! Sinon, je pense que toutes légumineuses sont à tester dans chaque contexte, on fera le bilan après: lotier, luzerne, sainfoin (esparcette)… pour les vivaces ou lentille, fénugrec, vesce, pois, lupin… pour les annuelles. Seule le lupin a une grosse restriction il ne supporte pas le calcaire!
      Pour ce qui est des observations de JML, je suis bien évidement preneur de ses remarques ici! Passe lui le bonjour!

  158. nico dit :

    Bonjour, je pense que pour une utilisation printaniere du brf il est important de metre une couche d’humus ou de feuilles mortes sous le brf pour permetre aux semis de la premiere annee d’avoir un bon developement surtout si la terre est compact et je dit bien je pense car je suis en train de faire les essais cette annee, de plus je pense que la culture sur butte est un atout dans cette optique, je rajoute aussi un purain ortie fumier une fois l’humus et le brf pose.

  159. subra jacques dit :

    Bonjour Gilles
    J’utilise trois couverts végétaux(moutarde phacélie féverolles )jamais en mélange. La moutarde et la phacélie sont semés fin d’été sur les planches libérées pour qu’elles aient le temps de bien ce développer avant l’hiver car elles sont détruites par le gel( ce qui explique a mon avis leur disparition dans ton jardin) et forment ensuite un paillis protecteur jusqu’au printemps , je sème ou je plante au travers de ce paillis. Les fèverolles peuvent se semer plus tard( novembre) elles supportent des petites gelées, je les laisse fleurir( colonisées par les pucerons elles permettent l’élevage des premieres larves de coccinelles, et les bourdons se régalent du nectar de leurs fleurs) et ensuite je hache a la cisaille et je laisse sécher quelques jours avant de planter. Je vais tester les biomax, ou peut-on ce procurer de la semence en petite quantité?
    Sir Albert HOWARD (Le Testament Agricole 1940) préconisait d’épandre une mince couche de Compost ( j’y reviens!!!!)avant de semer les engrais verts, il avait observé que cela favorisait le développement des Mycorhizes sur les racines.
    Il a inventé l’AGRICULTURE DURABLE, dommage que l’on ai attendu 70 ans pour le redécouvrir!!!
    A +
    Jacques

    • Gilles Domenech dit :

      Jacques, je ne pense pas que le gel soit le responsable puisque sur certaines planches, la phacélie et la moutarde se développent très bien. Ce qui les rend gélif c’est lorsqu’elles sont très développées à l’entrée de l’hiver, voire en fleur, c’est d’ailleurs la même chose pour les fèveroles.
      Pour te procurer des biomax, contacte Terre d’Humus.
      Pour l’histoire du compost qui développe les mycorhizes, pourquoi pas? Mais comme pour toute forme d’ensemencement biologique, à mon avis, cela n’a de sens qu’en sol biologiquement appauvrit. Dans un sol vivant, les champignons tant désirés sont déjà là! Et d’ailleurs le couvert participe au maintient et au développement de leurs populations! Souvenons nous aussi que Sir A. Howard travaillait en Inde et en climat tropical on a très vite fait de dégrader un sol, d’où probablement la pertinence de l’ensemencement par du compost même si je suis dubitatif sur la présence de spores de champignons mycorhiziens dans un tas de compost, on y trouve plutôt des champignons saprotrophes (ceux qui se nourrissent de MO en décomposition).

  160. Natacha dit :

    Bonjour Gilles,
    Je tenais à te remercier de me mettre au courrant des dernières nouvelles ; J’ai pas beaucoup de temps pour me pencher sur les sujets proposés, bien que je sois en adéquation avec ce qui est dit .
    Question jardinage, pour les engrais verts, je n’ai qu’une expérience : Sur sol argileux (profond),bêché par endroit, ailleur des buttes…d’une manière générale le sol était “propre”. J’ai semé en mélange de la moutarde, du sarrasin, de la gesse, sur 100m² au mois de mars, puis légèrement paillé . Résultat la moutarde est la seule à être arrivée à maturité (j’ai récupérer les graines,faible rendement). Avec le recule je pense avoir semé trop tôt (les autres graines se sont en partie faites bouffées par mes poules), en effet , dans le jardin de mon ami, sol limoneux, “propre”,moutarde semée en mélange avec phacélie, calendula, à la mi-avril ont eu un trés beau développement, avec un bon rendement en graines .
    Ayant déménagé, le jardin aussi, pour une parcelle en herbe, on va voir ce qu’on peut faire, sans travail du sol …affaire à suivre. Merci à bientôt

  161. marina dit :

    salut gilles,

    je travaille sur deux projets, un jardin pédagogique dans une école primaire et un jardin partagé dans ma commune. pour le premier je travaille avec le foin depuis automne dernier, j’ai réussi à convaincre l’ensemble des animateurs sur cette démarche (je posterai des photos), mais je crois que pour certains endroit du jardin ,je vais essayer les cartons + foin
    merci pour tes infos

  162. Gilles BERNARD dit :

    Personnellement, pas beaucoup d’expérience des couverts végétaux, car les 2/3 de ma surface cultivée sont en plances surélevées façon Lespinasse.
    Sur la partie restante réservée aux cultures de “masse”, je sème l’engrais vert le plus tôt possible avec l’objcetif d’obtenir une production gébétale maximale avant l’hiver, et à la différence de ta pratique où le développement est maximal en mars avril, chez moi les plantations ont déjà pris place dès la mi mars.
    Donc chez moi, récolte des pommes de terre, des oignons et haricots secs dès fin août début septembre; semis aussitôt (les meilleurs résultat avec la phacélie, jamais essayé les biomax), fauchage de l’engrais vert début mars. Cette année, la phacélie faisait 80cm de haut avec des tiges à la base de la grosseur du pouce.
    Donc, dans le concret, une masse végétale que j’ai considérée comme trop importante pour être incorporée directement au sol. Elle sera donc compostée avec d’autres matériaux, mais l’apport en matière organique au travers des chevelus racinaires me semble déjà conséquent.
    Je ne fais mes plantations d’oignon et d’échalotte qu’à cette date très tardive (sauf quelques primeurs dans les carrés dès octobre) Je n’ai pas constaté jusqu’à présent d’inconvénient à cette pratique tardive et les récoltes me semblent correctes.
    Peut être faut-il en définitive distinguer 2 pratiques de couverts végétaux ; ceux implantés très tôt pour une production maximale à l’automne et ceux implantés plus tardivement pour une production maximale au printemps. Dans tous les cas, ce sont les pratiques cukturales avant et après qui commandent.

    • Gilles Domenech dit :

      C’est intéressant ta façon de faire avec des couverts implantés en fin d’été. Le gros avantage est que tu n’as pas la phase de destruction à faire.
      Par contre, je trouve quand même dommage de composter cette merveilleuse biomasse, tu crains que ton sol aie du mal à se réchauffer au printemps? Sinon, à mon avis, il n’y aurait aucun à manger tout ça, pense aux cannes de maïs ou de tournesol, bien plus grosses et ligneuses qui ne font pas long feu chez les SDistes! (SD=Semis Direct)
      Pour ceux qui est des différents types de couvert, il y aussi ceux implantés maintenant pour préparer une culture semée en fin d’été (salade d’hiver, certains choux…), ou encore ceux semés juste après de cultures d’hiver, donc vers le mois de juin. Et puis bien sûr toute la gamme des couvert associés (les poquets de luzerne de JML s’assimilent à cette pratique). Un sacré panel de possiblité au final!
      Peux tu nous dires quelles sont différentes espèce que tu as expérimenter à part la phacélie?

  163. subra jacques dit :

    Bonsoir gilles
    C’est exactement ce que je fais dans mon verger depuis plusieurs années. Je tond une bande de 2 m ou sont plantés les arbres et je laisse pousser et fleurir l’herbe entre les rangs, ensuite je fauche et aprés séchage je met le foin a l’abris pour nourrir mes lapins.Je n’ai pas remarqué une perte de la biodiversité, au contraire. Je précise que tous les ans a l’automne j’étend une mince couche de compost pour compenser la perte de biomasse due au fauchage.
    Au dessus du jardin j’ai une petite prairie d’environ 1000m2
    que je fais brouter par une jument et une anesse quand l’herbe est a maturité. Le crottin étalé au rateau sert de fumure, par contre la ficaire gagne du terrain tous les ans.
    La pelouse proprement dite ne concerne que quelques mètres carrés autour de la maison. Je suis malheureusement le seul a pratiquer ainsi, autour de chez moi dès fin mars c’est le bal des tondeuses!!!! A quand l’essence a 5 euros?…pour calmer cette frénésie!!
    A+
    Jacques

  164. alain17 dit :

    Aah ! le bal des tondeuses, j ‘ habite un lotissement. Je n’ai que 100m2 de “pseudo – pelouse ” que je tond en position haute avec une tondeuse électrique . L’avantage, en été, sans arrosage elle est presque belle et on peut y marcher dessus sans problème. Quant aux voisins, bonjours la facture d’eau et de carburant. Et, si il y a une interdiction préfectorale, je suis l’un des seuls a avoir un carré vert devant la porte.

  165. Rémy dit :

    Bonjour Gilles, Bonjour à tous,

    En raison de mon peu d’enthousiasme à passer la tondeuse, je laisse depuis des années la majeure partie non cultivable de mon terrain (car située sous de grands chênes blancs) en une semi-fiche que je ne tonds en général qu’en fin d’été, afin que les pluie automnales fassent réparaître une pelouse verte bien fournie. Et encore, je ne tonds pas uniformément, laissant quelques poches d’herbe haute pour les insectes présents. J’ai énormément de chicorées sauvages sur le terrain qui fleurissent ainsi avec les carottes sauvages, le bouillon blanc, etC… J’ai remarqué que les chardonnerets consomment les graines de chicorées lhiver venu (j’en cueille aussi de jeune plants en fin d’hiver pour manger en salade).
    Actuellement sous les chênes,le lamier pourpre constitue de véritables tapis de fleurs remplis d’abeilles et bourdons en tout genre…
    Sur la zone située au dessus des drains de la fosse septique
    pousse un chiendent et une herbe drue qui me sert pour alimenter les paillages. Je la fauche régulièrement à la faux. Au final, la tondeuse ne me sert pratiquement qu’à entretenir les allées du potager et les passages dans le ‘semi-friche’ et mes voisins ne s’en plaignent pas….
    Rémy

  166. Yves de Nîmes dit :

    Bonjour Gilles,
    ma petite pelouse donc je revais quand je n’avais pas de jardin et aujourd’hui devenue une source de corvée, scarificateur, resemis, roulage, desherbage, arrosage, …
    Alors plus par faineantise que par conscience envirionnementale, je la laisse vivre sa vie, je me permets de la rafraichir 1 fois par mois. Le probléme est la selection de certaines adventices ou herbes non souhaitées
    comme le pourpier et le senceon.
    Existe-il un desherbant naturel sans risque pour ma santé et pour l’environnement?
    A+
    Yves

    • Gilles Domenech dit :

      @ Jacques:
      A mon avis la baisse de fertilité chez nous est due au fait que contrairement à toi, nous ne fauchons pas au moins une fois par an. Par cette fauche, tu permet au système de se relancer chaque année avec toutes les fleurs qui vont avec!

      @ Yves:
      Le pourpier et le séneçon sont vraiment des problèmes? Je crois pas qu’il existe d’herbicide sélectif bio… Bon il faut quand même que j’aille voir au rayon jardinerie de ma biocoop, paraît qu’il commence à y avoir des herbicides bio… A suivre, même si je suis dubitatif sur leur utilité réelle dans ce type de contexte!

  167. Loic dit :

    Bonjour Gilles

    A coté de mon potager en carré, j’ai un peu plus loin presque 1 hectare de prairie. Pour le moment c’est mon pere qui l’entretien de facon conventionnel avec des moutons.

    Selon toi est-il possible d’envisager l’arret des moutons ?
    Comment faucher une prairie laisser libre plusieurs année ?

    A+

    Loic

  168. Gilles Domenech dit :

    Salut Loïc,
    Il est tout à fait possible de changer l’usage de ta prairie, il faut juste que les moutons aient un autre endroit où aller.
    Pour la fauche, ça dépends du matériel disponible, l’idéal, vu la surface serait une faucheuse derrière tracteur. Sinon une bonne tondeuse capable de passer dans une végétation haute peut faire l’affaire!
    Et puis surtout tout dépend de ce que tu veux faire de cette parcelle: un parc d’agrément basé sur la gestion différencée, ou une simple source de paillage pour ton jardin. Dans ce denier cas, suivant la surface du potager, quelques centaines de m2 suffiront et le reste sera toujours disponible pour les moutons de ton père.

  169. Yolande dit :

    Bonjour,
    j’ai obtenu 2 bennes de BRF frais(avec aussi des branches plus grosses broyees – tilleul, peuplier). Elles sont en tas dans le champ. Puis-je m’en servir pour le pied des arbres fruitiers et laisser le reste composter jusqu’en automne??? Ou vout-il mieux tout étaler??

  170. Spinnato Marie Thé dit :

    Bonsoir Giles,
    Je suis en demande de conseils pour les semis à venir sur du BRF installé l’année dernière.Un passage de grelinette est-il souhaitable car risquant d’enterrer le broyat ?
    Les résultats au potager l’an dernier ont été plutôt satisfaisants avec notamment des tomates magnifiques et indemnes de toute maladie. Le semis de carottes n’avait apparemment pas apprécié du tout…
    Je suis installée à Thoard dans le 04, région qui me semble t-il ne t’es pas inconnue ?
    Merci pour toutes les info que tu dispenses et pour les renseignements que je te demande.
    Cordialement, Marie Thé.

  171. Didier dit :

    La couverture végétale du sol et le réchauffement d’une terre lourde me paraît un problème difficile à résoudre.
    Si l’on découvre, la pluie risque de recompacter le sol. Si l’on ne découvre pas….Et je répugne à utiliser des bâches. Certains ne découvrent que le sillon qui va être semé.
    J’ai semé de la phacélie mi mars, qui commence à lever, sur une nouvelle parcelle. Je pense la faucher et l’ utiliser en paillage pour les cucurbitacées. Et faire une culture d’hiver derrière
    Pour l’hiver, j’ai prévu un mélange (lin, moutarde, phacélie, sarrasin, avoine et vesce) qui devrait être détruit par le gel, si l’hiver est à la hauteur, ce qui n’est pas toujours le cas dans la région nantaise. Le problème ici est le rééssuyage de la terre, même en culture en planches surélevées.
    Sinon, j’utilise la mâche comme couvre-sol l’hiver. Et en plus, c’est bon.
    Si l’on considère les caractéristiques de chaque type de terre, de chaque climat, des surfaces et du temps disponibles, cela fait un sacré nombre de “vérités” différentes !

    • Gilles Domenech dit :

      Salut Didier,
      Pour que ton mélange soit détruit, il faudra qu’il fleurissent au début de l’hiver, ce qui implique un semis en été! Sinon, ces plantes, hormis le sarrasin, n’aurons aucun mal à passer l’hiver, même s’il est rigoureux!
      Pour le ressuyage de la terre, justement, un couvert du type de ton mélange implanté en automne et détruit en avril-mai serait une excellente solution! En plus ce sera meilleur pour le réchauffement du sol qu’un simple mulch!

  172. sangten dit :

    Bonjour Gilles
    Je découvre ton blog que je trouve très intéressant.

    Je suis à tiers temps dans le Tarn et Garonne, donc pas facile de suivre quotidiennement l’avancée du potager.

    Nous faisons 3 à 5 m3 de BRF par an, représentant ce qui reste de mon bois de coupe pour le chauffage.

    J’ai un laurier sauce de 10 ou 15m de haut qu’il me faut tailler. N’est-ce pas trop tard pour faire du BREF ? J’ai aussi une haie de troènes. Je suppose qu’on peut mélanger au laurier.

    Pour ce qui est du foin, pas de problème, avec les quelques hectares de prairie que j’ai, on en a à foison.

    Merci de ta réponse
    Amicalement
    Alain

    • Gilles Domenech dit :

      Salut Alain,
      Pas de soucis pour mélanger troënes et lauriers!
      Pour ce qui est de la période, c’est sans doute un peu tard pour préparer un terrain pour le mois de mai, mais pour des cultures d’automne, pourquoi pas? Par contre, tu risque d’avoir à regarnir la couverture du sol après la chute des feuilles!

  173. Gilles BERNARD dit :

    Je pense,comme Didier, que le réchauffement du sol est essentiel pour les cultures primeurs. Mes premières pommes de terre sont buttées et les fanes font déjà 10 cm : cela réclame, avant mise en place des tubercules, que le sol soit dégagé de son couvert végétal ou du paillage à l’occasion de 4 à 5 jours de soleil d’affilée.
    On devrait peut être utiliser un peu plus le thérmomètre pour mesurer la température en sous-sol? Je ne m’en sert que pour les semis de haricots.
    Les anciens disait qu’une terre labourée avec du gel conservait le gel pendant plusieurs semaines : pour peu que ce soit vrai ça doit marcher dans l’autre sens et la poignée de terre chaude qui vient enrober la semence de pomme de terre lors de la plantation garde peut être ce gradient thermique favorable pendant quelques jours, voire quelques semaines.
    A part la phacélie, je n’ai utilisé que la moutarde, mais avec des résultats moyens. Il y a bien longtemps, j’ai pratiqué au printemps la méthode Gertrud Franck (semis d’épinards dans chaque inter-rang non encore occupé, et broyage de l’inter-rang en couvre sol au moment ou les cultures prennent place fin avril début mai).

  174. Loic dit :

    Merci carlos pour ton étude. Par habitude je recycle le marc de café dans mon bac a compost. Mais je remarque que l’on peut lui destiner de meilleur usage.

    Je vais boire plus de café moi ! 🙂

    • nanou93 dit :

      heu merci pour les infos, moi je cherchais comment enlever les pucerons sur les rosiers, et bien je vois qu’il faut mettre du marc de café aux pieds de ceux ci, cet article m’est très utile, je vais arrêter de me servir du marc de café sous la douche lol, et le réserver au jardin…

    • J-Pierre dit :

      bonjour à tous. je me posais juste une question: si le marc est répulsif pour des espèces animales, est il judicieux de l’ajouter au compost, qui par essence est bourré de petites bêtes?

  175. sangten dit :

    Super article.

    J’ai un abonnement avec la machine à expresso du bureau.
    On fait environ 5 000 cafés par an, ça fait quelques cagettes de marc.

    Merci pour ce fil

    Alain

  176. Gilbert Nijimbere dit :

    Bonjour
    Je viens de tomber en contact avec ce groupe:Jardinons sol vivant! et je profite de cette occasion pour demande plus d’informations pour ce qui de la culture des champignons ectomycorhiziens.

    Bien à vous!

  177. Patrick dit :

    Un très bon article
    Mais je me pose une question: quand tu fais ton jardin, tu mets une blouse blanche et des éprouvettes dans tes poches?
    Tu as oublié de parler des odeurs, le café est un absorbant d’odeur, une tasse de marc de café dans le frigo et il n’y a plus d’odeur lorsque l’on ouvre la porte… partant de ce principe je met du marc de café dans un récipient qui flotte sur mon purin d’ortie et je n’ai pas d’odeur nauséabonde.
    par contre je te dé conseil dans mettre dans un pot avec comme plante du basilic tu perds alors une partie du parfum de la plante.
    Que pense tu d’un cocktail survitamminé… excrément de volaille, ortie, pissenlit, marc de café, thé, peau de banane, cuivre, fer, charbon de bois, dans 200 litres d’eau pendant un mois.
    Patrick, Landes

  178. David dit :

    Oui cet article est tres interessant et particulierement complet 🙂 Mais il est vrai que beaucoup de sous produits agricoles sont particulierement riches et interessants pour le jardin: je pense aux tourteaux (par ex de ricin,coques de feves de cacao …)et aux melasses (provenant par exemple de la betterave sucrière et de son rafinement). Je crois qu’on ne connait pas assez l’utilisation de ce genre de produits au jardin.
    ++

  179. Claude dit :

    Merci. Ne mangeant pas d’œufs (simple habitude) par quoi puis-je remplacer les dites coquilles pour mixer avec le marc de café en tant que menu gastronomique à destination des eisénias ?? Du sable d’origine calcaire (?) utilisé pour faire du mortier ?? Du tartre d’évaporation d’eau calcaire ????

    Bien à vous.

  180. Didier dit :

    Et puis le marc de café, on peut lire dedans.

  181. Rémy dit :

    N’oublions pas quand même de nous poser la question de l’origine et des conditions de production du café que nous consommons. Il s’agit d’une culture tropicale qui a nécessité d’importants défrichements de forêts primaires (même si on conserve dans les vergers quelques arbre élevés pour l’ombrage). Il faut de surcroît le transposter sur des milliers de km et l’emballage du paquet de café n’est pas recyclable…
    Il y a donc peut-être mieux à faire qu’à augmenter sa consommation, quels que soient les bénéfices pour le jardin…

    • thom dit :

      Bonjour Rémy,

      Il ne s’agit pas d’augmenter sa consommation mais de recycler ses déchets comme on le fait déjà pour bien d’autres.

      • Aprico Gauthier dit :

        J’espère, nous imaginons mal l’individu qui va se faire 2-3 cafés supplémentaire dans le but d’avoir plus de compost !

  182. guylaine dit :

    Bonjour à tous,

    Ce commentaire plus pour poser des questions que pour témoigner. Après plusieurs années de cultures de planches de légumes (paillées et sans travail du sol), depuis cette fin d’hiver,je teste dans mon jardin différentes formes de potager : en carrés, en buttes, en lasagne, en ligne (méthode Gertrud Franck.
    Ma seule expérience en matière de couverts végétaux est avec ce dernier type de potager (que je redécouvre parce que pratiqué il y a une dizaine d’année). J’ensemençais en automne et en fin d’hiver avec de la moutarde, les passe-pieds au printemps en épinard, et les lignes de légumes de printemps en phacélie ou sarrasin quand elles étaient nues (parce que je maîtrisais mal la succession des cultures dans le temps).

    Cet automne j’aimerais essayer différents mélanges d’engrais verts (notamment avec des céréales dont j’aimerais bien récolter les graines pour nourrir mes poules). Mais j’y pense sans urgence car il reste encore plusieurs mois.
    J’ai aussi prévu des couverts végétaux associés (notamment la luzerne à tester dans les carrés).Ce qui me préoccupe tout de suite c’est les couverts végétaux que j’aimerais mettre en place (la semaine prochaine) sur des parcelles qui ne seront occupées qu’en juin.
    Bon, j’ai l’impression de poser une question super bête mais je me lance quand même : qu’entendez-vous par “détruire les engrais verts”?
    Dans mon ancien potager en ligne, je me contentais de les faucher/couper et de les laisser se décomposer sur le sol. Mais je n’avais pas de culture qui suivait assez rapidement. Là je pensais effectivement les couper/faucher (quel que soit leur stade de développement), arracher une ou quelques touffes (conservées alors en paillage) pour semer ou planter mon légume.
    Heu… cela vous semble inepte ?
    Merci de me dire ce que vous en pensez.

    • Gilles Domenech dit :

      Bonjour Guylaine,
      Quelques remarques d’abord: si tu mets en place un couvert de graminées (avoine, seigle, triticale…) en vue d’en récolter la graine, il ne s’agit plus vraiment d’un couvert puisque tu vises une récolte à l’arrivée et en plus ton potager sera occupé jusqu’en juillet. C’est une possibilité, mais il sera alors trop tard pour implanter des cultures d’été type tomates courgettes… Par contre tu pourras y implanter des cultures d’automne dès la fin août. N’oublie pas bien sûr de laisser la paille en totalité se décomposer sur la potager pour avoir un effet positif sur le sol!
      Pour un couvert à mettre en place là tout de suite pour qu’il cède la place en juin, il risque de n’être pas très développé dans deux mois. Donc pas très intéressant comme interculture. Tu peux cependant toujours tenter le coup avec une lentille par exemple qui s’intalle relativement vite. Par contre dans ce cas, j’aurais tendance à ne pas détruire le couvert mais à y implanter directement tes cultures dedans. Je suis cependant un peu inquiet quant à la concurrence en eau. J’ai mis cette années des essais de ce type (voir l’article), je vous dirai ce que ça donne dans quelques mois!
      Lorsque je parle de “détruire le couvert”, il s’agit simplement de détruire les plantes utilisées pour le couvert pour pouvoir y implanter la culture qui suit. Il est tout à fait possible de faucher, mais pour cela la plante doit être suffisament avancée dans son cycle, en l’occurence avoir dépassé le stade de la floraison, sinon, tout repousse aussitôt la fauche terminées ;-)! Or fin avril début mai, la plupart des plantes de mes couvert ont à peine, voire pas encore, atteint ce stade…
      La technique que tu proposes est celle des “couverts associés” que j’évoque dans mon article avec les couverts de lentilles notament. Comme je l’ai écrit plus haut, c’est la concurrence hydrique qui m’inquiète le plus. Ceci marcherai à coup sûr dans un climat à pluies d’été, comme sur l’île volcanique de notre ami Fukuoka. Dans nos régions et surtout dans le sud de la France, je suis plus réservé.
      Voilà je crois avoir fait le tour de tes questions! N’hésites pas à revenir poster ici pour des infos complémentaire 😉 !

  183. Gilles Domenech dit :

    @ Patrick:
    Je ne comprends pas bien ta remarque sur les blouses blanches. Le jardin est un terrain d’expérimentation ouvert à tous et il n’est nul besoin d’être un éminent scientifique pour faire des observations enrichissantes pour soi et pour les autres :-)!
    Sur le cocktail multitaminé, je n’ai pas trop d’avis. J’évite d’une façon générale les engrais sauf nécessité (par exemple, faim d’azote identifiée). L’expérience montre que dans un sol vivant les nutriments sont gérés à merveille par le système biologique et il n’est pas très utile d’en rajouter (on se rapproche en fait du fonctionnement de la forêt). Cela dit, n’hésites pas à faire tes expériences et à nous rendre compte ensuite de tes résultats ;-)!

    @ Claude:
    Je n’ai pas la réponse à ta question. Peut être des coquilles de mollusques ou d’escargot, ou du calcaire broyé… A essayer!

    @ Rémy:
    Tu as tout à fait raison de rappeler ces points. Cela dit, la question à l’origine de cet article avait pour but de valoriser un déchet que l’on a actuellement “sur les bras”. Après de toutes façons, je suis moi même partisan de tendre vers l’autofertilité au jardin et que rien (autre que des déchets éventuellement produits sur place) n’entrent ni ne sorte du jardin (à part les récoltes bien évidement!).

  184. Carlos dit :

    @Claude
    Oui, tout ce qui est calcaire remplacera les coquilles d’oeufs, donc sable calcaire (tous les sables ne sont pas calcaires…), coquilles d’huitres (sans la partie charnue!! sinon odeurs nauséabondes assurées)

    @patrick
    Merci pour le tuyau de l’absorption d’odeurs! On devrait utiliser ce marc pour absorber les odeurs en stabulation!

  185. guylaine dit :

    Effectivement j’ai bien l’impression que je m’y prend trop tard pour mon couvert avant courges et tomates. je vais certainement me contenter d’un paillis.
    Je tenterais certainement cet automne les mélanges que tu as fait Gilles. Et je réserverais un coin du jardin où sont les petits fruits pour un couvert longue durée céréales/lentilles (cette année j’ai semé du trèfle incarnat).

    Mais juste deux trucs piochés sur le net hier. Chez Germinance, est vendu un “mélange d’engrais vert à cycle court” (lin, moutarde, phacélie, sarrasin, avoine, vesce) qui se sème du début du printemps, et se détruit (fauche et broyage, à 2-3 mois.
    Et un témoignage du jardinier de Terre Vivante qui explique qu’il sème de la phacélie en fin d’hiver, en laissant un espace dans le couvert pour les plants à venir de courges, tomate, etc. Il la coupe (l’arrache) après la plantation des légumes et s’en sert comme paillis.

  186. guylaine dit :

    J’arrête d’encombrer ces commentaires. Juste un petit post pour dire que dans le potager en carré, pour occuper le terrain vide jusqu’en juin, j’ai fait une pépinière de fleurs (saisonnières et vivace).

    • Gilles Domenech dit :

      Pas de soucis, Guylaine, les commentaires sont là pour que les lecteurs expriment! Alors profites en!
      Ma foi, c’est une bonne idée cette pépinière! au moins ça couvre le sol et ça restitue un peu de carbone via les exsudats racinaires.
      A vrai dire, si tu peux nous en dire un peu plus, voire m’envoyer des photos, je suis preneur, c’est intéressant à conseiller dans ce type de situation, assez courant au potager!
      tu parles aussi du trèfle incarnat dans ton précédent message, c’est une plante qui m’intéresse beaucoup, peux-tu nous dire comment tu l’as utilisé (date de semis, culture précédente et suivante…)?

  187. elka dit :

    Merci Marco Polo!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  188. guylaine dit :

    Bien sur, je pourrais t’envoyer des photos. Mais pour l’instant la situation n’est pas très parlante : des carrés tous nus, avec les étiquettes des fleurs semées. Pour immortaliser la chose, je vais attendre la levée.

    Quand au trèfle incarnat… je suis une patate : sur l’emballage j’ai confondu date d’enfouissement (mars-avril et date de semis : juin à août !!! Bon, comme le but en l’occurence est de le laisser vivre sa vie et fleurir (je l’ai semé en fond de jardin, autour des groseilliers et cassissiers, en laissant les arbustes accessibles pour les cueillettes), on verra bien : il fait tellement chaud depuis plusieurs semaines. Et l’été prochain, j’en sèmerais de nouveau au pied des framboisiers (plantés le long du grillage du poulailler).

  189. pphilippe13 dit :

    ça démarre fort, bravo !
    pphil

  190. Loic dit :

    Bonjour jacques et merci 🙂

    Je vois que ton arche de noé est plus avancé que la mienne ! J’ai beaucoup de mal a attirer la vie en plein coeur de la ville. Il y a quelques jours j’ai mémé ramassé un carabe sur le troitoir pour le deposer dans mon jardin ! 🙂

    Félicitation ! a suivre 🙂

  191. cottet pierre dit :

    30 ans de culture bio . bravo?pour le brf soi patient il faut du temps au temps . pour les petites graines je déconseille pour les tomates , les haricots et les pommes de terre ça marche plutôt bien . le brf donne donne toute son éfficacité en été au printemps la terre est trop humide pour les légumes sous brf . cette année est plutôt sèche et le brf aimme ce climat . encore bravo et a++

  192. Judith dit :

    Très impressionnée… Cela donne envie de persévérer… merci de ton témoignage ! et quel bonheur d’accueillir libellules, grenouilles, oiseaux…et de manger les fruits du jardin … A suivre !

  193. cottet dit :

    je voudrais connaître les dimensions du grillage en maille soudée des silos . épaisseur du grillage , hauteur et dimension de la maille carrée . j’ai des silos en grillage plus épais mais il coûte 150 euros . je cherche a imiter ce que j’ai en moins chère si possible car je suis très content de ce matériel. un vrai bonheur ce reportage photographique .a++

  194. josette dit :

    bravo pour ton article les photos sont magnifiques

  195. subra jacques dit :

    Bonjour a tous et merci pour vos commentaires qui me vont droit au coeur! Il faut dire que quand j’ai débuté mon jardin en bio beaucoup m’ont pris pour un doux dingue!! ce n’était pas dans l’air du temps, j’éprouve donc une grande satisfaction qu’enfin on a pris concience de l’urgence a modifier nôtre comportement a l’égard de la Nature. J’ai lontemps été pessimiste pour l’avenir, mais a voir le mouvement de fond qui apparait dans la jeune génération, j’ai confiance dans leur capacité a inverser la tendance.
    Grace a

  196. subra jacques dit :

    Je continue, j’ai du faire une fausse manip
    Grace a internet ( je mis suis enfin mis il y a deux ans sous la pression de quelques amis) j’ai découvert que je n’étais pas seul et qu’une multitudes d’initiatives émergeaient en France et dans le monde, il y a encore du boulot mais on est sur la bonne voie!!
    Bravo Loic d’avoir sauvé la vie a ce carabe!! Si tu crée les conditions, les petites bébêtes viendrons coloniser ton jardin même petit! Sais-tu que c’est en ville qu’il y a les colonies d’abeilles domestiques les plus prospères!
    Pour faire un nichoir a osmies une simple bûche percée de trous de 6 et 8 mm sur 10 cms de profond et-ou un fagot de roseaux ou bambous de 20 cm de long suffit a les attirer
    Cottet Pierre
    Merci pour tes conseils sur le BRF.Le but est d’apprendre les uns des autres et d’avancer ensemble. Le grillage est du galvanisé maille 46×46 ép 4mm. Je l’avais récupéré il y a une quinzaine d’année quand j’étais en activité.
    Judith
    Tout le bonheur est pour moi!!! Je ne doute pas que tu réussira toi aussi!
    PPhilippe
    Merci!

  197. GUY PENOUILH dit :

    Bonjour,
    merci pour ce témoignage qui me(nous) montre la voie a suivre et qui m'(nous) encourage a perseverer.(debut en janv-2011 de buttes permanentes dans jardin “ouvrier”)
    est-il possible de te rendre visite et d apprecier de visu ce formidable terrain?
    @+

  198. fanfan naturellement dit :

    j’achète des filtres à café en papier non blanchi par le chlore comme cela tout va dans le compost.

  199. cottet pierre dit :

    le meilleur outil pour faucher l’herbe reste la motofaucheuse . avec sa lame de 1 metre la motofaucheuse est l’outil idéal pour couper l’herbe haute et elle respecte les insectes de la prairie . éviter de tout couper en une fois pour permettre aux insectes de se réfugier dans la partie non couper et attendre la repousse avant de couper l’autre moitié .

  200. Didier dit :

    C’est du beau travail.
    Un plan, ou un descriptif pour la contruction de nichoir m’intéresserait. Les abeilles foisonnent avec la vigne vierge sur la façade, le lierre sur le puits et les plantes auxiliares. Je me suis souvent posé la question de la nécessité de donner un coup de main à l’hébergement des petites bestioles. La nature ne leur suffit-elle pas ? Comment agissons-nous en leur apportant des solutions (comme donner à manger aux oiseaux) Leur rendons-nous service ou les rendons-nous dépendants ?
    C’est un aspect sur lequel je n’agis pas, sinon par un apport maximum de bio-diversité végétale, peut- être aussi par fénéantise et manque de temps.

  201. Guy Louis dit :

    Bonjour à tous
    En çe qui me conçerne, le foin plus jamais ça, 1 expériençe m’a suffit et 2 à 3 ans pour enlever les repousses des graines tombées
    Conçernant le BRF quelle méthode préconises-tu avec un sol argileux?..en surfaçe?.. enfouissement superficiel?.. frais?.. précomposté?.. avec un sol de ce type le travail du sol est quasiment indispensable, beaucoup de ceux qui ont ce sol s’en plaignent pour mettre en plaçe une méthode BRF
    J’attends des réponses, des témoignages probants

    • Gilles Domenech dit :

      Salut Guy,
      Pour expérience utilisant le BRF et le foin en sol argileux, je t’invite à lire ces deux articles concernant le jardin de mes parents qui sur un sol justement très argileux:
      https://jardinonssolvivant.fr/mon_jardin
      https://jardinonssolvivant.fr/jardinage-mars
      En tout cas, ici aucun soucis de repousses liées aux graines issues du foin. A mon sens, c’est un faux problème car les plantes ne se développent que si elles trouvent les conditions favorables. et visiblement dans notre système sans travail du sol ce n’est pas le cas!
      Pour le BRF, je ne conseille pas de mettre en place un système reposant uniquement sur le BRF. Toutefois, cet amendement est très intéressant en complément d’autres techniques (couverts végétaux, paillages, préparation du sol sans travail tel que décrit sur ce blog). Et bien sûr le travail du sol est inutile, contrairement à la croyance très répandue. Le sol argileux réagit merveilleusement bien à un apport massif de cellulose et à une stimulation intense de la vie qu’il est susceptible d’abriter!
      Si tu as des questions et objections, n’hésite à intervenir sur les articles correspondants 😉 !

  202. cottet dit :

    j’ai fais le contraire . j’ai mis les feuilles sur le brf et en plus un film noir tout l’hiver. ce sont ces planches qui sont les plus humides en ce printemps très sec .

  203. cottet pierre dit :

    mes pommes de terre plantée le 17/01/2011 sont sorties de terre . j’ai utilisé des pommes de terre de ma récolte de 2010 . il y a une rangée plus belle que l’autre .c’est la seconde année que j’utilise mes pommes de terre de ma récolte précédente et je suis un peu déçu du résultat .certains pied sont chétifs pour ne pas dire en mauvaise santé . je n’ai pas ce problème avec les semences que j’achète chaque année; j’ai aussi ramassé le premier doryphore aujourd’hui . la suite a la récolte .

  204. Gilles BERNARD dit :

    Travail magnifique.
    Tu vas susciter des vocations, c’est sûr.
    Tu ne dis rien sur ton système d’arrosage : utilises-tu beaucoup d’eau?
    Sur ton constat concernant le BRF : assez d’accord.
    Je l’utilise en vert, produit avec des branchages très feuillus pour une incorparation directement dans le sol dès l’automne, principalement pour créer de nouvelles planches de cultures, ou alors très sec en avril en couverture de sol, avec un broyat obtenu à partir de fagots sans feuilles ayant sèchés 2 ou 3 mois.
    Les 2 produits sont très différents, le premier très foncé, se décomposant rapidement et accompagné d’une production rapide de fungi, le 2eme très clair et se dégradant très lentement.

  205. Le BRF, c’est bon pour les populations pérennes: arbo, viti, sylvie afin d’impulser cryptogamique sur du moyen à long terme.
    Je ne suis pas certain que les bactéries vivant en coopération avec des annuelles type légumes apprécient à court terme la granulométrie et la dégradation lente du BRF.
    Mieux vaut alors un apport de fibres à décomposition et assimilation plus rapide, plutôt présentes dans un compost de jardin tamisé ou compost de surface ou broyat fin.
    Qu’en pensez-vous?!

    • Gilles Domenech dit :

      Salut Grégory,
      Comme je l’ai écrit plus haut dans les commentaires, je trouve contre productif d’opposer les BRF et les composts. Mon approche ici distingue plutôt les compost des matières fraîches dont ils sont issus.
      Il est vrai que le BRF est plus facile à utiliser sur des pérennes, mais l’expérience montre qu’on a des résultants très intéressants sur annuelles. Ton point de vue se rapproche de celui très intéressant de Lowenfield et Lewis, mais je t’invite (si n’est pas déjà fait 😉 ) à l’ire l’article que j’ai écrit sur leur ouvrage, car je pense que leur approche a des limite même si je les perçoit pas encore exactement.
      Après pour ce qui de l’importance des fibres à décomposition rapide, je te rejoins complètement, mais cela n’est pas l’apanage des seuls composts: tous les paillages herbacés (foin, paille…) en sont très bien pourvus. Voir le travail réaliser dans le jardin de mes parents pour plus de précision sur l’utilisation que je fais de ces apports: https://jardinonssolvivant.fr/mon_jardin et https://jardinonssolvivant.fr/jardinage-mars.

  206. subra jacques dit :

    Bonjour
    Nous étions en panne d’internet depuis vendredi suite a un orage et je découvre a l’instant que la connection est rétablie, je répond donc a vos questions.

    Guy Penouilh
    Au dessus de mon bureau j’ai affiché cette phrase de Sénèque
    ” Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’oson pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles” Il faut oser et persévérer,il est toujour temps de changer si l’on se trompe et en jardinage rien n’est jamais acquis,il faut savoir rester humble et modeste face a la Nature.
    Bien sûr que tu peut me rendre visite, il faut m’avertir pour que je sois présent.Mes coordonnées sont sur le site de ” la grande récré”.Il y avait un Penouilh qui jouait a Séron,est-ce un parent?

  207. subra jacques dit :

    Didier
    Tu trouvera des plans de nichoirs sur le site de la LPO ou d’autres. Tu a raison, il faut d’abord créer les conditions favorables a l’accueil des auxiliaires avant de poser des nichoirs et abris. Malheureusement les abris naturels disparaissent, il faut donc aider la Nature par la pose d’abris artificiels. Pour ma part je conserve des arbres morts, colonisés par du lierre et vigne vierge, je laisse quelques ilôts “sauvages” dans le jardin et favorise une biodiversité végétale maximale.Le nourrissage des oiseaux ne doit pas être systématique car on les rend dépendants et ils risquent de ne plus savoir s’alimenter naturellement, il faut les aider seulement en période de neige ou de gel prolongé ( les nourrir et surtout mettre de l’eau et vérifier régulierement qu’elle ne gèle pas)

  208. subra jacques dit :

    Gilles Bernard
    Ma seule ambition est de semer quelques graines d’espoir dans la tête et le coeur des futurs jardiniers.
    Pour l’arrosage, j’ai 3000 litres de réserve d’eau de pluie, si besoin, j’utilise l’adduction en cas de sècheresse prolongée. Je paille et couvre le sol pour maintenir l’humidité. J’avais installé le goutte a goutte sur certaines parcelles, mais je suis revenu a l’arrosoir.
    Le coté positif du BRF, j’ai constaté que les parcelles alimentées en 2010 sont plus humides.J’arrose quand je vois que les plantes ont vraiment soif et mon idéal serait de ne plus arroser, mais là, je ne sais si j’y arriverais!!!!! Le week-end de pâques a été bien arrosé( 64mm en 4 jours)nous sommes tranquilles pour au moins trois semaines. Merci pour tes conseils sur le BRF. Je crois que chacun doit expérimenter et adapter en fonction de son sol

  209. Didier dit :

    Le besoin en eau, voilà une de mes questions également (Au-delà de la nécessité du paillage ou de toute autre couverture du sol, sur lequel nous sommes tous d’accord, je pense)
    Ici (25kms de Nantes) 1mm en avril et très peu en mars.
    J’ai privilégié un paillage précoce, au détriment du réchauffement de la terre sans doute.

  210. subra jacques dit :

    Didier
    Au pied des pyrénées nous sommes privilégiés au point de vue pluviométrie. L’inconvénient, c’est que nous avons souvent des printemps froids et pluvieux ce qui retarde la végétation et ne favorise pas les fruitiers précoces. Impossible chez moi d’avoir des abricotiers et des cerises une année sur trois en moyenne.Voici les relevés 2011.
    Janvier 30mm. Fevrier 114mm. Mars 40mm. Avril 64mm.
    Une des solutions pour arroser moins est d’avoir un sol trés riche en humus, donc apport de compost et culture d’engrais vert. Arroser peu souvent et bien détremper le sol. Le paillage doit être perméable pour laisser passer l’eau. Il m’est arrivé de pailler trop épais avec du foin, l’eau glissait dessus sans pénétrer

  211. cottet pierre dit :

    moi aussi et ça se décompose très bien et les vers aiment le marc de café

  212. cottet pierre dit :

    pour éviter l’évaporation du sol je pratique la méthode soltner : couverture du sol toute l’année en automne les feuilles en été l’herbe du bac de la tondeuse , et ça marche

  213. Gilles Domenech dit :

    Salut Pierre, intéressant ton témoignage. J’avoue n’avoir jamais utilisé ce matériel, nous travaillons avec une simple tondeuse (de très bonne qualité toutefois).

  214. cottet dit :

    http://www.agriculture-de-conservation.com/-ITHEC-.html les micros organismes au service de l’agriculture

  215. cottet pierre dit :

    en automne j’ai recouvert mon jardin avec des feuilles comme le préconise d. soltner .sous ces feuilles le sol est humide malgré le soleil et l’absence de pluie en avril . j’ai même des soucis avec les limaces sur des plans que j’ai repiqué.en plus je ne retourne plus le sol. je vois beaucoup d’avantages a cette technique et pour l’instant je suis content du résultat . en saison humide il pourrait y avoir trop d’humidité en sous sol ce qui obligerai a différer les semis . cl bourguignon le dit une terre au soleil est stérilisée par celui-ci a partir d’une certaine température . il n’y a qu’une solution posssible :il faut protéger le sol .

  216. Loic dit :

    Bonjour Gilles

    Ta comparaison avec les panneaux solaires est bien choisie, pour ma part je crois que l’idée du sol toujours couvert est bien ancrée.

    Par contre je me demande que faire d’une parcelle pas encore exploité. En attendant d’installer les futures plantes, tu laisserais plutôt se développer les plantes et adventices déjà en place, ou tu la recouvrerais d’un paillis épais pour tuer les herbes ?

  217. Agnès dit :

    Bonjour à tous,
    Gilles peux tu nous décrire le potager d’hiver STP, illustrer ton avant dernier paragraphe.
    Merci

  218. cottet pierre dit :

    ily a ausi la technique du carton posé sur le sol recouvert de paille ou ce que l’on a de disponible comme végétal: herbe , foin , brf, fanes de récolte.

    • Gilles Domenech dit :

      @ Pierre :
      Effectivement, ces paillages organiques sont un outil très intéressant (que j’utilise moi même massivement!), mais je trouve surtout pour démarre un potager. Ensuite, il me semble que la présence continue de plante vivante est indispensable.

      @ Loïc :
      Tu as raison de soulever ce point, pour l’instant, je n’ai pas trouvé mieux qu’un paillis épais pour étouffer la végétation en place (cf. aussi les commentaires de Pierre), quitte, il est vrai, à perdre quelques semaines de photosynthèse.

      @ Agnès :
      Chez nous, le potager d’hiver, ce sont surtout des cultures de légumineuses implantés fin octobre/début novembre : fèves et diverses variétés de pois, le reste étant semé de couverts végétaux. Mais ça peut aussi bien être des choux, des poireaux, des épinards… Ou même, pourquoi pas, un petit carré de céréales d’hiver!

      • Bonjour;
        Je m’intéresse de près à la question de l’énergie dans l’agriculture.
        J’ai travaillé une grande partie de ma carrière sur des processus qui utilisent l’énergie.
        J’ai écrit un commentaire sur le blog de François Roddier à ce sujet http://www.francois-roddier.fr/?p=644#comment-4057 , votre excellent article ne fait que confirmer que ce que j’ai écrit.
        Pour ce qui est de commencer un jardin sur une prairie j’ai un retour d’expérience au jardin des coins de terre de Jupille http://coindeterrejupille.be/les-chroniques-de-michel/
        Je vous félicite pour votre blog et je vais l’utiliser de plus en plus pour faire passer l’idée de l’agroécologie au sein du jardin des coins de terre de Jupille.

  219. michel dit :

    Bonjour, Gilles,
    En lisant le titre, j’imaginais un article plus “impalpable” que l’extension du cycle du carbone, un-peu dans l’esprit de http://www.dailymotion.com/video/x2ex4e_les-maitres-de-l-eau-viktor-schaube_music ; mais bravo pour cet article très pédagogique. Le semis direct sous couvert permanent, il n’y a que ça de vrai, je pense. La matière organique la meilleure et qui coute le moins cher, c’est celle que l’on n’apporte pas, mais qui est produite par le sol, stabilisant le biotope (cf G.Ducerf). Et quelle vie microbiologique cela donne au sol.. 🙂

  220. DOUSSIN dit :

    Bonjour à tous.
    Personnellement, j’utilise avec succès plusieurs de ces techniques depuis maintenant trois ans : cartons, vieux foin, déchets de coupe, fumier (réalisé sur place !!!).
    Mais tout dépend bien sûr de la taille du potager (environ 400 m² pour le mien). j’utilise également le paillis pour les arbres (fruitiers ou pas).
    J’ai remarqué un avantage énorme en gardant le sol humide en permanence : la présence d’alliés de choix dans le travail du sol : les vers de terre… (sinon absents dans cette terre du Gers tellement inhospitalière).

  221. Didier dit :

    Je suis convaincu de la nécessité de la couverture permanente du sol et de plus en plus, la solution m’apparait être les engrais verts, en plus des cultures d’hiver. Mais le climat de la région nantaise permet de garder tous les légumes en terre, ce qui recouvre une grande partie du jardin. (également environ 400 m²). Poireaux, carottes, topinambours, panais, blettes, choux, oseille, navets, betteraves rouges, mâche et diverses variétés de salades ( les chicorées, comme la Cornet d’Anjou qui résiste aux petites gelées, ou cornet de Bordeaux ou encore les “sauvages”), le persil….
    Donc peu à couvrir en engrais vert (un mélange préparé par Germinance que je testerai pour la première fois en semis d’automne)
    Les feuilles mortes et autres végétaux, pour éviter les méfaits du vent vis à vis des feuilles, paillent les légumes d’hiver.
    Bien sûr, sur des grandes surfaces et en climat plus rude, cela doit être plus compliqué.
    En fait, en réfléchissant sur mon évolution concernant les méthodes, je pense que j’ai longtemps considéré qu’un végétal prenait au sol sans rien lui donner. La terre nue permettait ainsi au sol de se “reposer”.

  222. subra jacques dit :

    Bonjour Gilles
    Je trouve ton article innovant qui bouscule les idées reçues et la façon de voir l’agriculture. Dans l’ensemble je suis d’accord avec toi( couverture permanente du sol par des plantes vivantes broyées et laissées sur place, j’ai encore des parcelles couvertes d’un mélange camomille, julienne des jardins, coquelicots, bourrache….) mais pas sur tous les points. Je ne reviendrai pas sur le compost, tu connais ma position sur le sujet. Par contre, je suis de ceux qui pensent qu’un domaine agricole pour être viable, doit avoir des animaux et pas seulement pour la fumure. Je suis fils de Paysan et j’ai passé ma jeunesse dans une VRAI Ferme en polyculture élevage, avec de VRAIES Vaches munies de cornes et pacageant sur des prairies naturelles d’une grande diversité végétale. Je peut dire pour l’avoir contaté que l’herbe était drue et vert sombre a l’emplacement des bouses, ce qui prouve bien la richesse des ces déjections!! les graines non digérées réensemensaient la prairie, le cycle naturel se perpétuait sans intervetion humaine; mélangé a de l’argile, la bouse fraiche est un exellent pralin car il contient une multitude d’enzymes et de bactéries favorisant la reprise des plants. Bien sur qu’il y a une déperdition d’énergie entre l’herbe consommée et les déjections; tu cite les sucres, les protéines…..etc mais il faut prendre en compte l’énergie Cosmique, impalpable mais mesurable par la méthode des ” cristallisations sensibles” emmagasinée dans la bouse et transmise au sol et aux plantes. Les biodynamistes le savent bien qui utilisent la bouse dans deux préparations fertilisantes, la Bouse de corne ou 500 et le compost de corne mis au point par Maria Thun.
    Je ferai un parallèle qui peut paraitre osé entre la Vache et l’Abeille. Combien d’énergie doit consommer l’Abeille pour transformer le nectar et le pollen des fleurs en miel, cire et propolis? Je dirais Que le lait et la bouse, l’un pour nourrir les mammifères ( veaux et humains) l’autre pour nourrir la Terre sont le miel des vaches!
    On ne balaye pas d’un revers de manche des millénaires d’agriculture vivrière. Le constat d’échec est accablant quand on voit ou nous a mené l’agriculture intensive sur des fermes sans animaux, donc sans Ame. (je parle d’animaux allant paitre directement leur nourriture et non ces pauvres bêtes enfermées dans des stabulations, véritables univers concentrationnaires.
    Bien cordialement
    Jacques

    • Ross dit :

      Bonjour Jacques

      Très contente d’entendre quelqu’un d’autre parler du “miel des vaches”. Je suis d’accord avec votre réponse, entièrement. Ce qui ne veut pas dire que sans aucun grand mammifère un sol ne se nourrit pas. J’ai l’idée que Gilles voudrait apporter une réponse de fertilisation aux personnes comme moi qui aurait tendance à chercher des bouses pour mon potager. Ou plutôt aux convaincus de l’élevage intensif, que vous critiquez comme lui.
      Cordialement, Melinda
      Cordialement, Melinda

  223. Gilles Domenech dit :

    @ Didier:
    Très importante ta remarque sur le “repos” du sol nu. C’est une idée archi fausse qui fait encore beaucoup de dégâts. Bravo à toi d’avoir réussit à remettre en question ces croyances!

    @ Jacques:
    Bien sûr, j’ai conscience que je bouscule beaucoup en écrivant cela. Bon j’ai sans doute été un brusque et n’ai pas vraiment développé ce point de la polyculture élevage. Tout d’abord, j’ai conscience, comme toi, des bienfait que ce mode d’agriculture a apporté par le passé: ni plus ni, moins que sortir l’Europe des famines à répétition du moyen âge! C’est énorme. C’est un système qui fonctionne ou en tous cas qui a très bien fonctionné. Toutefois, même si je n’ai pas de chiffre à l’appui, je doute de sa capacité à nourrir la société Européenne actuelle, même si elle était plus rurale qu’elle n’est actuellement. Cela du simple fait des surface nécessaires pour entretenir tout ce bétail.
    De plus, je ne trouve pas qu’une ferme purement végétale soit forcément sans âme. Mais pour ce faire, je reconnais qu’il faut une biodiversité (cultivée et sauvage) bien supérieure à ce que l’on voit dans la céréalicuture moderne! Et puis l’animal est-il absent d’un système purement végétal? Certes non, il est même omniprésent: pédofaune, polinisateurs, animaux sauvages (oiseaux, mammifères…), même si ce ne sont pas des ruminants!
    Après pour ce qui est de l’énergie cosmique, là j’avoue que j’y connais pas grand chose, bien que je soit tout à fait ouvert à ce type d’approche et j’ai bien conscience d’être en contradiction avec la biodynamie que je connais mal. Ma source d’inspiration, c’est plutôt la dynamique naturelle des écosystèmes et en particulier des forêts et là, même si l’animal est omniprésent (depuis la pédofaune jusqu’au cerf ou au bison), c’est le végétal qui assure l’essentiel de la fertilisation du milieu et ce sont les milieux qui captent le plus d’énergie sur terre…
    Bon, la polémique est lancée et loin d’être clause, je pense que nous avons tout intérêt à échanger sur ces thèmes pour faire avancer nos réflexions. Merci à toi pour ton intervention!

    • Ross dit :

      Oui, les soit disant bienfaits d’un sol nu ressemble beaucoup à l’idée qui veux que la nature autour de nous soit “propre”.

  224. cottet dit :

    ce qui me pose des questions ce n’est les vaches dans les prés mais celles que l’on enferment en stabulation avec des déjections a mi-jambes . la viande devient un luxe et la viande tendre se fait rare . les prix au kg augmentent mais pas la qualité .les animaux en général sont responsables de 80% de la pollution au gaz carbonique. bon appétit

  225. penoilh guy dit :

    bonjour,
    quelle remise en cause!
    moi qui binais toutes mes planches pensant favoriser et bichonner mes plants apprivoisés et domestiqués.
    certes depuis nov2010 et la mise en place de buttes permanentes avec couvert ( brf, fumier,humus de sous-bois, paille et pelouse pour certaines)je constate que mes plants se plaisent (la faune aussi!)
    merci pour cet article qui explique mes observations et qui m encourage a perseverer :ça peut servir de bon exemple pour mes collegues jardiniers (jardin ouvrier)
    petite question (pas de rapport avec l’article)
    j ai des nids de guepe en construction sous la toiture d un batiment de la basse-cour( 6 a 10 guepes):En tant que jardinier “sol vivant” que dois-je faire?
    a bientot
    @+

  226. subra jacques dit :

    Je me suis un peu enflammé, je suis conscient que le modèle que j’idéalise n’est pas transposable partout. Il est parfois douloureux de remettre en cause, même partiellement, les convictions de toute une vie. Alors je me dit que le ptit jeune, la-bas, a Ordans-Larroques, il n’à peut-être pas tout a fait tort……

  227. Natacha dit :

    Très interressant, Gilles .Je suis justement entrain d’étudier l’energie solaire transmise dans les écosystèmes et agrosystèmes … en bac pro on nous ramène seulement à comprendre que le végétal produit des glucides,lipides;etc par quantité de matière sèche afin de connaitre le rendement énergétique d’une ration alimentaire ( bovin ect )à bientôt

  228. Marc dit :

    Bonjour, je reviens en ayant lu les interventions à propos du marc de café…pas eu le temps de répondre aux messages sur a boîte…
    j’utilise le marc après les semis en tout genre et avant l’arrosage, mais principalement les carottes, betteraves, radis, panais, j’ai remarqué que la levée s’effectuait dans de meilleurs conditions mais je n’ai pqs cherché plus loin le pourquoi !

  229. Marc dit :

    Très intéressant… et bien à propos pour moi. J’ai une petite parcelle sur laquelle j’envisage de semer des haricots rouges st-esprit et puis planter des pieds de melon à confire. Par manque de temps, cette parcelle était enherbée à souhait, d’autant qu’en fin de saison 2010 j’y avait semé du fénugrec, de la coriandre et de la moutarde sauvage y a fait sa place tout naturellement et bien d’autres herbes, graminées entre autre, je commence à les couper à la houe, sans rien déraciner, la terre y est fraîche, meuble. Je laisse sur place l’herbe coupée avant les semis. Ma seule crainte ce sont effectivement les limaces et escargots qui vont se régaler des semis de haricots, j’épandrai du marc de café pour freiner les ardeurs mais je me demande si je ne serai pas contraint de “ferramoliser” !!!
    À suivre en tout cas…

  230. elka dit :

    Merci Gilles pour ces explications sur la transformation de l’énergie solaire au niveau des organismes vivants. cela me parle beaucoup.

  231. cottet dit :

    dominique soltner parle du nyger dans son dvd . je voudrais connaître des avis de ceux qui l’on utilisé.

  232. MOLLIER Bernard dit :

    bonjour,
    je ne suis pas très compétent en jardinage, je n’utilise que du compost comme engrais et pas de paillage (réputé “entretenir les maladies” cf conseil jardinerie) mais votre site m’ouvre des perspectives, j’ai un potager (dans le Tarn) avec un sol très argileux qui sèche très rapidement et devient dur avec des fissures de dessiccation, est ce que je peu utiliser les chutes de tailles de buis (réputé toxique) en paillage et/ou BRF ?
    Sinon est il utilisable au pied des rosiers et arbre fruitiers ?
    Merci pour votre site très intéressant.
    Bernard

  233. Gilles Domenech dit :

    Très bonne remarque, Pierre, l’année dernière j’ai recherché en vain des semences, si tu as des pistes je suis preneur car j’aimerai bien tester cette astéracée qui semble être un excellent couvert à implanter en été. Idem pour le Moha, graminée tropicale capable de germer en pleine sécheresse!

  234. cottet dit :

    je crois que terre d’humus en vend a la demande ?

  235. Gilles Domenech dit :

    @ Guy:
    Pour tes nids de guêpes, tout dépend si ils représentent un danger là où ils sont placés. Si ce n’est pas le cas, garde les, ce sont de très bon auxiliaire, surtout pour des plantes comme les choux qui subissent fréquemment des attaques de chenilles! Par contre, elles peuvent être un problème si tu as des fruitiers ou des vignes à proximité, car elles sont friande de nombreux fruits…

    @ Jacques:
    Pas de soucis, j’apprécie tes interventions et nos échanges qui se font toujours dans le respect du point de vue de l’autre! C’est comme cela que nous pouvons avancer en confrontant sainement nos croyances, expériences, approches…

    @ Natacha:
    Très bonne idée que de t’intéresser à cela! J’apprécie de voir des jeunes qui sont déjà sur de bon rails, même si l’enseignement est encore parfois un peu la traîne (même si je trouve que ça évolue très positivement dans l’enseignement agricole!). Par contre le lien vers ton site ne fonctionne pas, si tu veux, tu peux me renvoyer l’URL et je mettrai à jour le commentaire!

  236. Gilles Domenech dit :

    Non, je lui en avais demandé mais il ne savais pas où en trouver. Bon, cet échange avec Yann remonte à avril 2010, peut être en a t-il trouvé depuis.

  237. cottet dit :

    http://www.sem-partners.com/mail.php . ici c’est le site . j’ai envoyé un mail pour connaître les conditions de vente .

  238. cottet dit :

    la société sem-partner ne vend pas directement aux particuliers. il faut s’adresser aux coopératives et négoce agricole.

  239. Gilles Domenech dit :

    Eh oui, c’est d’ailleurs d’abord grâce aux pub de ce semencier que j’ai entendu parler de ces plantes, mais il s’adresse aux professionels, or nous, en jardinage n’avons besoin que de quelques dizaines de grammes de graines, rien à voir avec ce qu’ils ont l’habitude de livrer…
    En plus il faudrait pourvoir vérifier que le semence n’est pas traitée, même s’il y a peu de risque pour des semences qui ne servent que pour des couverts.

  240. Merci pour cet article :).

  241. Bruno dit :

    N’y a t’il pas, malgrés tout, une certaine concurence entre les graminés et les légumes ou les fruitiers? L’une forcément au détriment de l’autre. Je commence à déserber mes pieds d’arbres (600pommiers en haute densité.) Si cette concurence n’existe pas alors pq apprend t’on à faire un mulch sur 50cm autour de l’arbre?

  242. Gilles Domenech dit :

    Cette concurrence existe c’est certain (ai-je affirmé le contraire?)! L’agriculture, c’est toujours la “côte mal taillée” entre de nombreux paramètres. Dans ton cas, surtout si la plantation est jeune, tu es obligé de désherber les arbres ne serait-ce qu’à cause de la concurrence en eau! Idem pour les légumes, d’où le sarclage indispensable (j’évoquais début mars le sarclage nécessaire des fèves).

  243. Bruno dit :

    Je me disais aussi que mon message précédent était assez piquant… desolé… au vue des réponses, j’avais l’impression que cette notion avait quelque peu disparue. Merci de l’avoir repréciser… aurais tu une idée pour gagner du temps pour le desherbage?

    • Gilles Domenech dit :

      Cette année nous avons pu admirer les formidables effets désherbants de paillages de tontes de gazon (brins de 5cm de long en moyenne), une idée à creuser: il suffirai de tondre les allées pour pailler la zone à désherber et puis, si la ressource est disponible rajouter une couche de BRF par dessus.

  244. Judith dit :

    Merci pour le partage de l’expérience ! Je tente aussi divers paillis improvisés pour pallier le manque d’eau et réactiver la vie… à suivre !

  245. fanfan naturellement dit :

    bravo ; merci beaucoup pour ce témoignage passionnant.

  246. concepcion dit :

    c’est formidable!!! Merci,pour cet exposé net et précis.Chapeau!!

  247. SIMON Anne dit :

    bonjour,bravo pour vos recherches.Je pratique cela depuis 3 ans;bon résultats,nature luxuriante et “heureuse”.
    Pour les limaces:1ère année,débordement;j’ai ramassé et porté ailleurs.
    2ème année,très raisonnable,et les régulateurs sont arrivés,notemment les carabes.J’en laisse même un peu,pour la diversité.Quelques plants sont affectés ou “avalés”,mais il est dit que ce sont les plus faibles;alors merci aussi les limaces;je prévois toujours quelques plants supplémentaires.Bonne suite.Anne

  248. Flint dit :

    Bonjour,
    Merci pour ce retour d’expérience…concluante.
    De mon coté, je remarque que depuis 4 ans où j’utilise du BRF et que je laisse cohabiter des plantes “sauvages” dans le potager et au pied des arbres et de toute plantation, j’ai de moins en moins de soucis avec les ravageurs et les “maladies” cryptogamiques. J’ai le cas d’un cognassier que j’ai faillis couper tellement je le pensais perdu et en 2 ans de BRF il est à nouveau bien vivant et vert avec cette année une récolte de fruits prometteuse.

  249. SIMON Anne dit :

    Tout à fait juste;je vais essayer de sauver ,de
    cette manière,un abricotier massacré par une taille trop brutale et inutile.Leur parler et expliquer ce que l’on fait est important aussi;”on” nous aide alors.
    j’ai pu remarquer aussi,qu’en laissant les plantes sauvages aller au bout de leur cycle augmente considérablement la quantité d’insectes.C’est cela, pour moi ,le jardin bonheur.
    Tout sourit.

  250. Bruno dit :

    Style lasagne-bed géant… 15 lignes de 50m de long. C’est sympa comme idée, je vais l’essayer… herbe, compost, basalt, brf… je le tente… merci. Ca fera du bien à mon sol qui est très sableux.

  251. subra jacques dit :

    mille bravos Loïc!!!! tu es en train de démontrer que même en pleine ville il est possible de créer un oasis de VIE!
    On attribue a Alphonse Allais la fameuse phrase: ” on devrait bâtir les villes a la campagne, l’air y est plus pur” pourquoi ne pas amener la campagne en ville comme tu le fait si bien? J’espère que tu vas faire des émules parmi tes voisins et collègues!! Connais-tu ” le jardin naturel” de Jean-Marie Lespinasse? il y a pleins de conseils sur le jardinage sous couvert permanent. Pour optimiser la surface cultivée, plante au pieds des légumes “haut” ( tomates, haricots grimpants, concombres grimpants…) des légumes “bas” ( salades, poireaux, betteraves….)
    Je suis impatient de voir l’évolution de ton ” arche de noé”
    au fil du temps….

  252. Dom' dit :

    salut,j’essaie aussi de préserver un terrain où j’ai crée
    une asso de jardin partagé,on y cultive dans des carrés afin de protéger un max le sol.Nous avons également planté une haie champêtre (180 arbres)que nous paillons abondamment (paille+brf) afin d’arroser le moins possible et de laisser faire la microfaune. Je profite de site comme le tien afin d’y puiser l’énergie que chacun nous communique.
    Merci donc de tes infos et jardinons vivant.

  253. cottet dit :

    je me suis mis a la méthode soltner cette année et j’ai subit l’attaque des limaces . malgré les 30 degrés de samedi 21/05 j’ai récolté avant la nuit une dizaine de grosses limaces oranges sur mes pdt . elles ont dévoré les petits pois ;un peu les tomates ; les salades ; les choux et les poivrons . conclusion j’ai repiqué trop tôt malgré la sécheresse. j’ai aussi semé des radis sur compost . très bonne levée mais j’ai mis du ferramol pour les tuer . les limaces aiment les sol argileux et la couverture permanente favorise la prolifération . j’ai des hérissons au jardin mais ce n’est pas suffisant pour lutter contre elles.en ce moment j’utilise des pots en plastique que je mets a l’emplacement des salades que je dois repiquer ;j’arrose la veille et je relèves mes pièges le matin . j’élimine ainsi des limaces mais il en revient toujours . cette méthode élimine la mauvaise herbe mais attire les limaces qui mange ce que l’on repique . en année humide ce doit être pire mais je vais trouver la solution .comme quoi en jardinage il n’y a pas de miracles seulement des choix en fonctions de ces convictions

  254. nestor40 dit :

    salut
    Bel exemple d’espace très bien exploité.
    je démarre cette année un jardin en buttes (enfin une seule pour l’instant, le reste est encore à plat). Tout a été recouvert de carton et/ou brf en fonction des zones.
    Effectivement c’est un élevage de limaces, j’espère que l’année prochaine cela ira mieux : les oeillets d’inde et les haricots ne tiennent pas une journée …
    Pratiques ces petites serres, elles sont à priori utilisables sur les buttes. Peux-tu me donner leur référence.
    Merci d’avance

  255. Loic dit :

    Bonjour nestor

    pour trouver les petite serre tu tapes “nursy tunnel” sur Google. tu trouveras differents fournisseurs. 🙂

  256. Loic dit :

    Allez j’me lance ! 🙂

    J’ai depuis peu decouvert l’interet de favoriser la biodiversité dans le sol par le biais des mycorhizes. C’est a dire l’association entre un champignon et une racine de plante. Cette symbiose permet aux champignons de profiter des sucres de la plantes et a la plante de profiter du reseau de mycelium du champignon pour capter les elements mineraux.
    Alors arretons les bouillis bordelaises qui detruise les champignons !
    Bon c est peut etre un peu extreme : 😉

  257. Marco dit :

    La vie est très complexe, c’est pourquoi l’homme et ses “inventions” ne peuvent devenir à eux seuls les créateurs d’un cycle de vie équilibré des plantes.
    Un sol vivant apporte des éléments physiques scientifiquement indéniables (gestion hautement efficace des nutriments , dynamique de l’eau, symbioses en tous genres, régulation de la température,…).
    Mais un sol vivant, c’est aussi l’apparition de phénomènes non mesurables comme certains flux d’énergie qui vont offrir à tous les êtres vivants qui sont dans et hors du sol la capacité d’utiliser chaque élément de façon optimale et de le recycler. Un sol vivant permet de dépenser le moins d’énergie possible et d’en récupérer le plus possible. Chaque élément doit avoir plusieurs fonctions et chaque fonction doit être remplie par plusieurs éléments. C’est la valeur profonde qui permet d’acquérir enfin la stabilité d’un système.
    Si l’homme prenait enfin conscience de sa bonne place dans la nature, il s’intégrerait au plus près aux cycles de vies et arrêterait de chercher à tout comprendre, ou du moins tout expliquer.
    La nature est complexe mais généreuse. L’intégrer en soi permet de stopper le gaspillage d’énergie et de vivre en paix.

  258. Anne dit :

    pour moi c’est un tout,une vision globale:pour que les innombrables habitants du sol puissent vivre et “jouer”
    sereinement leur rôle,aidons-les en leur apportant la nourriture qui leur est nécessaire,comme dans une forêt;
    ce que j’essaie de faire dans mon jardin,planté de nombreux fruitiers petits et grands,abris pour insectes,nombre fleurs et herbes sauvages,les fruits des branches hautes pour les oiseaux,cultures sur buttes,paillages divers,et la joie de voir arriver plantes ,insectes,et micro-faune du sol
    bien plus variée.Et beaucoup à apprendre encore.Merci pour toutes ces informations très instructives.

  259. Edith dit :

    Bonjour,
    je ne comprends pas pourquoi LE spécialiste des sols vivants me demande à moi, humble profane, d’expliquer ce qu’il explique si bien lui-même…
    et j’en profite pour lui dire merci pour les infos qu’il partage généreusement.
    Edith

  260. alain17 dit :

    Je vous souhaite un bon séjour.
    La rémanence des épandages à la dioxine ne va pas faciliter la restructuration des sols.
    Cordialement.

  261. Dominique dit :

    Bonsoir,
    Dans notre association de jardiniers, nous mettons l’accent sur la vie des sols, sujet qui n’enthousiasme pas les foules alors que cette vie est primordiale.
    A l’aide d’un Terrascope nous montrons aux visiteurs (beaucoup d’enfants), la transformation de la matière organique qui descend dans le sol, les galeries des vers de terre…7 millions d’individus sous notre chaussure qui travaillent inlassablement le sol pour donner de la nourriture aux plantes.
    Nous délivrons 3 messages :
    – couverture du sol (pour nourrir tout ce monde)
    – travail doux pour ne pas perturber toute cette vie
    – et pas de pesticides…
    les enfants comprennent très bien tout ça et les adultes repartent convaincus.
    Bon séjour
    Dominique

  262. Veronique dit :

    Y’en a tellement !
    Même si je ne suis qu’une jardinière qui se passionne pour ce sujet depuis bien longtemps, j’ose à mon tour !
    Une partie consiste à :
    Apporter de l’air aux racines et autres flore & faune du sol,
    Stimuler la vie de l’étage aérobie du sol, donc faciliter les échanges entre tous les éléments vivants & même minéraux, les déchets des uns, nourrissant les autres.
    Permettre ainsi aux vers de terre de réaliser ce mélange unique argilo-humique à la base de la fertilité des sols en leur offrant air & eau, à la base de la vie sur Terre.
    Permettre à l’eau de s’infiltrer dans le sol, permettre aux racines des plantes d’être moins sujettent au stress hydrique, soit en absorbant immédiatement soit plus tard grâce à la réserve en eau du sol.
    Permettre aux racines de s’enfoncer plus profondément dans le sol, peut-être atteindre la roche mère, voire se glisser dans les fentes, bénéficiant des minéraux qui se trouvent à proximité.
    Voilà les grandes bases que j’en connais, qui personnellement me suffisent.
    Je dirais aussi que l’avantage des apports minéraux naturels, c’est leur variété à la base des saveurs des plantes, de leur santé aussi.
    Que plus la biodiversité est importante plus l’équilibre est présent !
    Je fais aussi des analogies avec la santé humaine, nous avons besoin de beaucoup d’eau, d’air, de protéines, de glucides, de lipides, de minéraux, mais s’il nous manque des oligo-éléments, des vitamines ou des enzymes nous tombons malades.
    Savoirs très basiques. Pas de vocabulaire agronomique donc !

  263. Roger dit :

    Le sujet est vaste, je n’ai aucune compétence scientifique mais je vais tenter de participer.
    Le sol depuis sa surface jusqu’à la roche mère forme un ensemble cohérent.Il est habité par une faune d’une extrême diversité qui favorise l’échange physique et chimique des différentes couches de ce sol.
    C’est cette faune,dont la plus connue est les lonbrics qui donne à la terre sa perméabilité aux eaux de pluie pour irriguer la terre mais aussi pour éviter le ruissellement et l’érosion.
    Donc, ne pas utiliser de produits chimiques revient à protéger toute cette faune et conserver un sol poreux et vivant.
    Il y a aussi les bactéries et les champignons qui font vivre le sol mais je laisse le développement de ce chapitre à l’intervenant suivant.

  264. Claude dit :

    On parlait agriculture au Vietnam ce jour dans l’émission d’Arte qui s’appelle GlobalMag. Je crois qu’elle est rediffusée demain matin.

  265. Geoff dit :

    par le fait qu’une bonne biodiversité des sols fait parti de l’équilibre de l’écosystème et permet une bonne décomposition des matières végétales et animales et une meilleure assimilation par les plantes leur apportant une meilleure croissance et une meilleure résistance aux maladies et aux parasites, et en conséquence, une meilleure production ?

  266. alors les bactéries du sol travaillent pour l’agriculteur et le jardinier en remontant des minéraux du sous-sols .Chacun fait son travail du ver de terre à la bactérie.
    Tout est en place . On connait bien les chaines alimentaires pour ce qui est sur le sol et bien en sous sol c’est pareil .Comme un escalier chaque marche est importante . Quand on laisse des matériaux intéressants sur le sol c’est en lien avec le sous-sol et la vie “monte et descends comme un cercle sans fin qui se réalimente “; c’est l’image qui me vient .voilà avec mes mots simples de non scientifique comment je le ressens.
    bon voyage.

  267. charlotte dit :

    Allé je tente un élément de réponse 😉
    La vie du sol augmente la microporosité et donc l’oxygène disponible ainsi que la capacité du sol à retenir l’eau.
    Bon voyage !

  268. speigna dit :

    La terre riche, en opposition à la terre stérile, vit; C’est-à-dire que chaque petit vers y bâtit ses tunnels, mange, excrète et donc aère et nourrit. On peut le comparer à un labourage en douceur avec apport d’engrais.

  269. Céline dit :

    Bonjour!

    Dans ma vision des choses les principaux intérêts sont que :
    – Le cycle de la vie du sol et de ses habitants, mort comprise, apporte de l’eau, si précieuse à tous.
    – La diversité des micro-organismes apporte de la stabilité au système et empêchera l’un ou l’autre “parasite” de prendre le dessus. en cas de déséquilibre, l’équilibre se rétablira plus facilement.

    Et bon voyage!

  270. Natacha dit :

    Bonjour,Gilles
    C’est l’occasion de m’apperçevoir de ce qu’il me reste des cours d’agro…La vie du sol est pour moi le berceau de la vie, rien que ça!! elle agit en interdépendance avec les végétaux, les animaux(leurs excréments,cadavre),le climat et le sol ,pour créer la couche de terre qui nous nourrit. Elle est à la base de la chaine alimentaire, en trouvant le gîte et le couvert, dans le sol, elle prolifère ; Par décomposition de la MO, elle fournit à son tour les éléments nécessaires au développement des végétaux. Donc si l’agriculteur veille à la bonne santé de ses petits ouvriers,en leur apportant BRF, MO ect il peut être autonome en fertilisants. Le cycle naturel de nutrition est rétablit : Décomposition de la matière carbonnée.

  271. Dany dit :

    Bonjour Gilles,

    ta demande participe aux échanges-Trocs, à l’image de la terre qui grâce au BRF se nourrit et nourrit à son tour.
    depuis 1 an, je découvre les joies du jardinage. j’ai vu pendant toute mon enfance mes parents préparer longuement la terre pour la jardiner. mais que d’efforts pour transformer une matière pourtant tellement naturelle.
    le jour où nous avons acheté notre maison, j’ai pu organiser un jardin. en lisant un magazine, j’ai trouvé l’idée du BFR intéressante et je l’ai réalisé pour tous ces avantages :
    – “un retour aux sources”, en s’inspirant de l’humus de la forêt, le jardin respire à un rythme “naturel”,
    – “une source d’énergie” pour les travaux (moindre efforts pour retourner la terre) et pour la qualité de ses fruits (sans apports de produits chimiques),
    – “une énergie renouvelable” la terre est riche de tout ce qu’elle est à savoir vivante !
    le jardin dans ces conditions m’est apparue une vraie source de bonheur. j’insiste sur ce point car, avec deux enfants en bas âge, mon petit moment de détente je l’ai trouvé là !

  272. Dany dit :

    j’espère que ma contribution, peu scientifique, pourra t’inspirer.
    cordialement
    Séverine G

  273. Patrick dit :

    Gille, le concombre bio est devenue toxique,ne peut-on essayer de comprendre içi ce qui nous arrive?
    l’utilisation d’excréments humain depuis longtemps devient-il un poison?
    Les toilettes sèchent , classé Seveso?
    On peut ouvrir un débats sur ce sujet?
    Bonne journée

  274. Didier dit :

    Je vais me faire l’avocat du diable parce que la réponse à la question pertinente, et sans doute un brin malicieuse de Gilles, n’est pas aussi évidente qu’il paraît, si l’on enlève la référence à des “valeurs” ou “choix de vie”, appelons cela comme on veut.
    La culture hors sol existe et il est possible d’imaginer que la terre comme support de culture, devienne un jour secondaire.
    Déjà, la question se pose : Pourquoi s’emm.. à désherber, pailler, etc… alors qu’il existe des produits qui font cela à votre place  ou qui évitent de le faire? L’homme a, ou aura un jour, la capacité de modeler et modifier le vivant. Ce que nous voyons au niveau des OGM n’en est qu’un prémisse. Le pire reste peut-être (sans doute?) à venir.
    Si l’on pose la question sur le plan de la productivité et de la rentabilité, à court ou moyen terme, je n’ai pas de réponse à la question de Gilles.
    Je partage vos réponses sur les autres plans. Mais vivons-nous des temps où ces “choses là” ont encore de l’importance, malgré toutes les déclarations et “Grenelles” ?
    J’ajouterai une autre question : En quoi les modes de culture “alternatifs” sont-ils profitables au “consommateur” ? Qui peut manger “bio” si il ne produit lui-même ses légumes . Une famille de Smicard ?
    Le diable va retourner dans sa boîte. En attendant la démonstration de Gilles.
    PS. Je fais une expérience sur mes tomates, des pieds sans taille qui montent sur un grillage et des pieds tuteurés avec tailles.. Et je me posais la question de la taille du concombre, mais je n’ai pas eu le réflexe de faire la même expérience.

  275. armand dit :

    n’ayant qu’une simple approche de la vie et de habitants du sol ainsi qu’une vague idée de la symbiose plante microbe,je vous renvois sur ce lien qui detail et explique bien mieux que je saurais le faire.
    pour ceux qui connaissent pas il sagit d’un interwieux de claude bourguignon:
    http://www.terramater.fr/article.php?arti=15&rubri=1&sous_rubri=22&select=1&PHPSESSID=328b110effc3446582e1b56d38f126ca

  276. Gilles BERNARD dit :

    De mon point de vue, il y a quelque part un hiatus entre notre volonté d’apporter à tout prix de la matière organique au sol et l’incapacité de la plante à assimiler cette matière organique.
    Celle-ci, tout ce qu’elle demande c’est de la matière minérale : hydrogène, oxygène, carbone, 3 resources abondantes qu’elle prélève dans l’air, potasse, phosphore, calcium, magnésium et oligoéléments qu’elle doit prélever dans le sol.
    Ces éléments sont rares, notamment parce que l’essentiel de ces ressources sont stockées sous forme carbonées dans les déchets organiques.
    Pour casser ces chaines carbonnées, il faut un travail considérable, et ce travail est réalisé par les milliers, que dis-je, les millions d’individus de la pédofaune.
    On nous parle de 50 kg de matière vivante pour un jardin de 100m² : je n’ose imaginer cette masse grouillante si elle était réunie en un seul point.
    La question se pose alors du rôle du jardionier dans cette biocénose : simple pourvoyeur de matière organique? Catalyseur des processus naturels par l’apport de savantes mixtures, purins et autres décoctions?
    Personnellement, je me limite à l’apport de matière et à une 2eme mission essentielle : la gestion de l’eau.
    Toujours de mon point de vue, dans cette usine biochimique, plus les animaux sont petits plus ils sont importants : protozoaires, rotifères, nématodes, mycéliums, bactéries jouent ce rôle essentiel de microfaune minéralisante.
    Et ces animaux, à la différentces de leurs cousins plus gros de la mésofaune, voient leurs effectifs évoluer de façon considérable en quelques heures seulement.
    Dans des conditions favorables, une bactérie se multiplie pas scissiparité toutes les 20 minutes, soit plusieurs milliards d’individus à partir d’une seule bactérie au bout de 48h seulement.
    A l’inverse, une simple dégradation des conditions du milieu et ce sont des millairds d’individus qui meurent en quelques heures. Et parmi ces paramètres évlolutifs, bien avant la microaération, le PH ou la température, il y a la disponibilité en eau. Une carence en eau de quelques heures et c’est un désastre écologique à l’échelle de notre jardin : pour 1 m² de jardin, nous compterons les décès de bactéries en milliards, de protozoaires en centaines de millions, et de nématodes en millions, vertigineux non?!
    Dès lors, votre mission si vous l’acceptez sera de gérer l’eau sous toutes ses formes : la pluie dont il nous faut éviter le ruissellement et ralentir le transit vers les nappes fréatiques, l’eau de stockage que nous devons distribuer de la façon la plus intelligente possible, l’eau de rosée dont nous sous-estimons systématiquement l’importance et que nous devons à tout prix capturer par une surface “piégeante” et l’eau des remontées capillaires, la plus riche car chargée en éléments minéraux.
    La gestion de ces remontées capillaires, tout particulièrement dans nos buttes et carrés surélevés qui ont le facheux de défaut de parfois se “couper” du sol mériterait à lui seul un article de fond de Gilles et un partage d’expériences.

  277. kercoz bernard dit :

    Salut Gilles .
    S’il fallait une réponse brève a ta question, il faudrait argumenter sur le fait qu’en terme de moindre entropie , on ne peut faire mieux que ce qu’ à produit le formatage de millions d’années d’essais d’impasses , d’adaptations diverses sur une pédogenèse et une interrelation plante/sol.
    Meme si une action constructiviste (simplifiée) peut momentanément améliorer cetains caractères , il est évident que le modèle originel reste le seul fiable a long terme .
    Le principal argument a avancer en ce moment serait que devant les difficultés a venir relatives a la pénurie d’abondance liée directement a la pénurie d’énergie , les techniques “BRF” sont les seules qui peuvent assurer un approvisionnement peu dépendant de l’energie et des animaux .

  278. Gilles Domenech dit :

    Bravo Didier d’avoir bien compris la sens de ma question! En effet, les trois articles annoncés sont déjà quasiment écrits. Mon but, n’était donc pas de trouver des idées, mais simplement vous amener à vous poser cette question (et à nous faire partager à tous vos réponses)!
    En effet, cultiver Sol Vivant ne doit en aucun cas devenir un dogme comme les milliers d’autres qui lui ont précédé et démontré leurs effets destructeurs. Il est donc essentiel de comprendre ce que nous faisons et surtout pourquoi nous le faisons!
    Bravo et merci à toutes et à tous pour vos réponses et vos partages! L’ensemble de ce que vous avez écrit sera repris dans les trois articles à venir dont je vous dévoile d’ores et déjà les thèmes:
    la transformation des matières organiques
    la structuration du sol
    la gestion des flux de nutriments
    j’espère poster le premier cette semaine en arrivant au Vietnam!

  279. concepcion dit :

    Merci pour tout ,et bon voyage

  280. Chantal dit :

    Bon voyage Gilles. J’attends ces articles avec impatience.

    Et merci à ceux qui ont donné des réponses très instructives.

  281. cottet dit :

    la nature est, formidable et discrète parfois, cela ne l’empêche de réaliser des prouesses

  282. alain17 dit :

    Mon épandage de feuilles de chêne pour limiter l’arrosage , recèle ces centaines d’ insectes qu’adorent les merles .
    A propos d’arrosage : le cumul d’eau tombé à Breuillet (17) depuis 3mois est d’environ 10mm. oui, 6mm à Pâques + 4mm le 04/05/2011.

  283. Bruno dit :

    Je me demandais ce que je pouvais faire avec un vieux tas de compost trouvé au fond du jardin, de peur que des produits toxiques y soit présent. Lorsque j’ai vu la vie qui y régnait je n’ai plus hésité et je l’ai installé en paillis. J’espère avoir bien fait…

  284. Mahamadou dit :

    Je vais une rèference pour ces definitions

  285. Cecile dit :

    Salut Gillou!

    Decidement des articles tres interessants ! J’ai recommande ton site a de nombreuses personnes et je m’en inspire moi meme pour notre potager, qui fait figure d’alien au millieu des autres jardins avec leur sols completement nus… Cela dit, en le visitant avec ma mere, qui elle-meme paille depuis toujours, elle m’a confie que l’un des credos de mon grand-pere (un tres grand jardinier berrichon !) est de toujours couvrir le sol. Il utilise beaucoup de cartons d’ailleurs. Comme quoi cela releve egalement d’un savoir intuitif et ancien. J’ai trouve ca drole qu’en suivant les traces de mon collegue de DEA, je marche egalement sur les pas de mes aieux !
    Bonne continuation !

  286. Gilles BERNARD dit :

    Compte tenu de mon parcours, je suis plus familier du milieu marin que du milieu terrestre, et dans le milieu marin nous avons aussi ces “étages de vie” avec du plus petit au plus grand les bactéries, les cyanobactéries, les algues unicellualires (diatomées, dinophlagellées, rotifères…), puis les microcrustacés (copépodes, amphipodes…), puis la faune majeure (poissons crustacés méduses…)
    Je me pose une question : la vie en milieu marin est marquée par un paradoxe biologique et je voudrais que nous dise, Gilles, s’il peut en être de même dans le milieu terrestre.
    Je m’explique : plus les individus sont petits, plus il se multiplient rapidement. Il faut, en conditions favorables, quelques minutes à une bactérie pour engendrer une descendence, quelques heures à un protozoire ou à un nématode, plusieurs jours à un collembole, plusieurs semaines pour faire un ver de terre adulte.
    Conséquence, dans le monde marin tout au moins: les petits se multiplient tellement plus vite que les gros, leurs prédateurs, qu’ils finissent au terme de cycles de quelques semaines seulement à envahir toute la colonne d’eau pour atteindre des concentrations de plusieurs centaines de milliers de cellules vivantes par litre d’eau. A ce stade, après avoir consommé les réserves nutritives, ils meurent en grand nombres et un nouveau cycle redémarre à la faveur d’arrivée de nouveaux éléments minéraux nutritifs. C’est ce qu’on appelle le cycle des blooms planctoniques.
    Penses-tu que nous soyons confronter à des phénomènes analogues au jardin avec ces mêmes cycles d’abondance biologique et de ruptures brutales?
    Cela collerait assez à l’idée que je me fais d’un jardin où tout va bien pendant quelques semaines, et où, d’un seul coup tout se dérègle, les maladies surgissent, les pucerons et autres indésirables débarquent, les jeunes plants végètent? Et puis, après quelques jours, sans même avoir traité, tout rentre dans l’ordre.

  287. Claude dit :

    J’imagine que le nez et l’œil du curieux et du scientifique pénètre mieux l’eau de mer que l’opacité du sol. Pour y voir clair, j’imagine qu’on peut extraire tel ou telle de son environnement mais on ne peut plus le voir vire (longtemps) alors que l’eau ………… L’au-delà de l’eau est bien obscur !

  288. Thérèse Fassier dit :

    Bonjour , j’ai découvert la culture BRF par Loic Martin dans le Gard , un idéaliste , il croyait fort a ce qu’il faisait , un petit gars bien ce Loic , dimanche un coup de folie , un coup de déprime , il s’est pendu dans sa serre ! aurevoir Loic

  289. Didier dit :

    Je pense que la différence entre milieu terrestre et milieu marin, c’est que la couche terrestre superficielle est plus exposée et plus sensible aux conditions climatiques : humidité, températures, etc…
    La région ouest est touchée également par la sécheresse. Après des pluies orageuses le week-end dernier, une vingtaine de mms en ce qui me concerne, la stagnation de la végétation s’est interrompue. Un semi de carottes, sur lequel j’avais fait une croix, est sorti de terre. Et pourtant j’ai une terre qui retient l’humidité et un paillage total.
    Je pense de plus en plus que l’eau joue un rôle primordial dans l’équilibre de la terre ( et donc la vie qui s’y développe), et que la manière d’apporter cette eau (et la qualité de l’eau) est toute aussi importante.
    Une journée de pluie sera toujours plus efficace qu’un arrosage régulier.
    Ceci est bien sûr plus intuitif que scientifique. Mais après un arrosage en fin de journée sèche, je sens la vie du jardin alors que dans la journée il semblait souffrir sous la chaleur.
    Il y a “quelque chose” qui émane de la terre.
    Mais c’est peut-être subjectif venant d’un breton qui rêve d’une petite bruine après une semaine de chaleur….

  290. subra jacques dit :

    Je me souvient, enfant, aprés une pluie d’orage mon Père me disait,tu vas voir demain comme tout va pousser, la pluie a apporté tous les éléments contenus dans l’air. Je ne sais de quoi il voulait parler, mais force est de constater qu’il avait raison et qu’une bonne pluie vaut tous les arrosages….les Biodynamistes parlent de forces cosmiques, nous n’avons pas d’explications rationnelles… En ce qui concerne la pluie, ici au pied des Pyrénées nous ne manquons pas d’eau et les orages sont parfois dévastateurs. ( 78mm en deux heures lundi 30 mai chez moi sans grèle et 132mm a 2km d’ici avec de la grèle et des champs ravinés)Cummul depuis Janvier 401mm

  291. Gilles BERNARD dit :

    Tout à fait d’accord avec vos remarques sur l’eau, car l’eau c’est la vie.
    Mais derrière cette affirmation, et puisque nous parlons de l’infiniment petit sousterrain, la question subsidiaire est de savoir si cette eau va seulement répondre aux besoins immédiats de la plante en eau, ou si en plus elle va réunir les conditions favorables à cette effervescence de vie de la microfaune et de la mésofaune, qui, par effet induit, va mettre très rapidement à disposition de la plante les éléments nutritifs tout juste minéralisés.
    Je pense comme Jacques, qu’ils y a d’insoupçonnées richesses dans l’air, richesses dont la pluie s’impègne. Les martinets arrivent bien à construire leur nid sans jamais posé le pied au sol pour y collecter des matériaux, juste en prélevant dans l’air des micro particules de paille et de terre. Mais il y a également, nécessairement, l’effet dopant de la pluie sur le niveau d’activité biologique du sol.

  292. Didier dit :

    Si nous partageons la démarche de ce blog, l’important c’est la terre. La plante y trouvera son bien-être de facto.
    L’eau, comme la terre et l’air, est un élément naturel, sans doute indispensable à la vie du sol et ces éléments naturels doivent inter-agir. Plus nous recréons (maladroitement souvent) les conditions naturelles, plus nous permettons au milieu naturel d’exprimer son potentiel.
    L’eau s’imprègne de la qualité de l’air qui imprègne le sol, tout cela nourrissant le petit monde qui y vit, ce dont profite le végétal.
    A condition bien sûr de vivre dans un milieu encore un minimum naturel. L’eau de pluie auprès d’un aéroport ou d’une autoroute ne doit pas être améliorée par la qualité de l’air.
    Ce qui doit expliquer en partie nos désespoirs de jardiniers devant les déséquilibres constatés. Après tout, un jardin, c’est aussi vouloir créer son petit monde idéal, son Eden à soi.
    Adam et Eve ne connaissaient pas leur bonheur.

  293. Gilles dit :

    Effectivement, c’est amusant de voir que les approches modernes rejoingnent certaines traditions. Salut ton grand père de ma part alors!

  294. Jako dit :

    Bien triste nouvelle que d’apprendre cette disparition..Je n’avais pas la chance de le connaître mais je tiens à lui rendre hommage. Personnellement,j’ai le plus grand respect pour ce type de personnes qui ,qui bien qu’à contre -courant ,oeuvrent et travaillent,sur le terrain, pour dévellopper des méthodes alternatives aux pratiques culturales actuelles.Plus que de grands discours ,c’est bel et bien par la pratique ,par l’exemple, que l’on fait et fera concrétement avancer les choses.Toute ma sympathie à sa famille et à ses proches. Dame-Nature perd sans doute,elle aussi, l’un de ses fidéles alliés.

  295. MAES Victor dit :

    Nous compatissons à la douleur de son épouse et de ses enfants.
    Avec nos plus sincères condoléances !

    V.MAËS

  296. cottet dit :

    c’est triste mais c’est aussi son choix .

  297. Marc dit :

    Je ne le connaissais qu’à travers le forum des “Jardins de BRF”, pas autrement, mais j’avais apprécié ses interventions lorsque en pleine interrogation sur le BRF, je cherchais des réponses. Il n’aura pas travaillé en vain, l’idée est transmise. Un effet ayant toujours des causes, lui seul s’est donné la réponse, c’est dommage mais ainsi vont les événements.
    Toute ma sympathie à ses proches.
    Marc.

  298. Edith dit :

    Je ne connaissais pas Loïc… mais j’envoie mes pensées de soutien à tous ceux qui aujourd’hui se retrouvent dans la peine suite à son départ… Pensons à lui à travers son travail, son œuvre… et ce qu’il a transmis…

  299. Guillaume dit :

    Je suis arrivé de mon Perche natal à Uzès depuis un an pour prendre une place de chef de cuisine. En cherchant des producteurs locaux avec qui je pouvais travailler, j’ai connu Loïc avec qui on s’est très vite lié d’amitié. On a énormément partagé et il m’a fait rentrer dans le monde dans lequel il vivait (entre autre le BRF). Il avait compris des choses incroyable et pourtant si simple ou plutôt “logique” dans le monde végétal et donc de la terre… Pourtant habitué à travailler avec d’excellents professionnels en bio traditionnel auparavant, il m’a fait découvrir le BRF qui apporte des parfums tout à fait incroyable aux différents légumes qu’il faisait produire à sa terre. Je n’ai jamais vu ca avant. Il m’a maintenant donné le virus du BRF!
    Je suis encore très péné de sa disparition, il avait encore tant de choses à partager car il avait tellement compris la Terre…..
    Merci pour ce que tu as été.
    A+ mec

  300. ROQUEBERNOU dit :

    De tout coeur avec vous.
    jopjov

  301. cottet dit :

    ce jeudi je suis allé au jardin de bonne heure pour éliminer les limaces . il a plu 23 mm et j’ai entendu le bruit des vers de terre qui rentrent dans leur galerie quand je me suis approché de la planche qui est recouverte de feuilles . dans le dernier dvd de stephane aissaoui on voit joseph poui enfoncer a mi-botte dans un champ labouré et a dix mètres le sol est portant car non labouré.

    • Gilles Domenech dit :

      C’est vrai, je n’ai pas évoqué le rôle pourtant très prononcé de la structuration biologique sur la portance des sols. Merci Pierre d’avoir comblé cette lacune! J’ai moi même pu expérimenter ce que tu écris dans des champs argileux du Gers.

  302. concepcion dit :

    Toutes mes pensées de réconfort pour son épouse et ses enfants.Malgré la beauté de notre chère terre ,certains hommes en ont fait bien souvent un enfer.Loïc avait choisi de la respecter. Je suis sure qu’il est dans un endroit merveilleux et de là ou il est, il veillera éternellement sur sa petite famille.

  303. concepcion dit :

    Le Gers ,mon pays ,je le retrouve avec grand bonheur dans les jours qui viennent.J’ai commencé cette année a appliquer vos conseils , et mon jardin c’est transformé.Bon je n’ai pas beaucoup d’expérience,mais çà vient. Merci pour tout.

  304. elka dit :

    Chaque fois que je fais une plantation je suis émerveillée part la structure du sol (couleur noire ,présence de nombreux insectes en particulier les cloportes et araignées terrestres).c’est pourquoi j’en fait le moins possible: juste le trou nécessaire pour la motte.Il m’a fallu des années pour “comprendre “cela.

  305. JP dit :

    petites pensées pour ce grand monsieur avec qui j’ai pu passer du temps … habité par la nature Loïc avait des convictions dans lesquelles chacun pouvait se retrouver.
    paix à son âme … courage à ses proches …

  306. Stéphane Morvant dit :

    Bonjour, je viens de découvrir ton Blog qui est très intéressant. Je suis agriculteur en Bretagne, producteur de lait depuis 11 ans, et j’ai décidé d’arrêter cette année. En 2000, nous avions 40 vaches et 50 ha aujourd’hui le double et nous ne sommes pas plus heureux. Compte tenu de la complexité d’un élevage à grande échelle (administratif, normes, alimentation, hygiène, …) je me dis que l’avenir est dans les plantes et donc dans le sol. Aussi dans un soucis de reconversion je cherche une idée autour du sol, des légumes, du couple producteur-consommateur, de la formation des enfants et adultes. Aurais-tu des conseils à me donner ou des sites à visiter ou de livres à lire.
    Merci pour les infos que j’ai pu lire sur ton Blog.

    • schneider joseph dit :

      bonjour Stéphane
      je trouve ton choix judicieux , et courageux car ton travail est ingrat
      la relation producteur – consommateur est une très bon choix
      alors bon courage, si tu veux m’écrire je peux te partager ma passion
      pour un dossier santé : jo schneider retraité 75 ans en Alsace
      sjo48005@gmail.com – le 12 08 2020

  307. cottet pierre dit :

    voilà un bon début sur de bonnes bases mais surtout respecter le sol . la nature est comme nous elle n’aime pas qu’on la maltraite . si l’on comprend cela on a tout compris . persévérez.

  308. subra jacques dit :

    voila le jardinage comme je l’aime!!! Faire avec les moyens du bord et la matiere premiere produite ou récupérée sur place! La serre en structure de noisetier me plait beaucoup!
    Cultiver son lopin de terre et produire ses légumes en réduisant au maximum son empreinte écologique, c’est possible, vous en faite la preuve. Bravo et bon courage pour la suite!

  309. Anne dit :

    bravo pour ces débuts courageux et bien encourageants.Je pose une question concernant le déplacement d’humus,sans doute nécessaire,mais ne perturbe-t-on pas trop “le vivant du sol” avec cette pratique? je n’ai peut-être pas bien compris.
    Ne serait-il pas préférable d’essayer d’accompagner la nature dans son oeuvre de création d’humus?Ce serait plus long,plus en harmonie avec les processus naturels.
    Mais votre démarche est très intéressante et aussi instructive par votre ingéniosité.
    Merci.

  310. Charlotte dit :

    merci d’échanger vos expériences c’est comme cela que l’on avance.
    Vous allez vous régaler avec vos légumes bio. j’espère que vous continuerez à donner des nouvelles de votre jardin.
    BRAVO !

  311. Claire dit :

    Bonjour!
    Merci à tous pour vos encouragements!
    @ Anne: nous sommes absolument d’accord avec vous concernant le déplacement de la matière. Nous avons eu avec cette voisine une opportunité car elle stockait ses tontes de pelouse a l’entrée du bois et nous a demandé de nettoyer les branches d’un élagage qui avait été fait il ya plusieurs mois chez elle. Nous avons ramassé un peu d’humus en dessous, c’était surtout des feuilles en décomposition, et nous n’avons pas gratté ou creusé la terre.
    Quant aux conséquences sur le vivant d’avoir amené cet humus dans notre jardin, nous n’avons pas de connaissances qui nous permettent de les observer et serions ravis d’avoir des infos a ce sujet. Merci beaucoup!
    Pour la grande parcelle boisée sur laquelle nous travaillons pour la saison prochaine, nous ne déplacerons pas de matière et allons effectivement nous laisser acoompagner par la nature. Les restes de ronces ou branches mangées par les chevres sont laissées au sol et les buttes en seront constituées, ainsi que des feuilles mortes dès le debut de l’hiver.

  312. Francis dit :

    Bonjour Claire et Nico,
    Une preuve s’il en est qu’en tavaillant avec la nature et non pas contre, il est tout à fait possible de récolter de bons légumes . Décidement la Nature est bien faite…
    Bonnes cultures

  313. Nijimbere Gilbert dit :

    Bonjour Gilles
    Merci pour vos témoignages et je crois que cela peut nous aider en cette période de sécheresse que nous vivons actuellement ici chez nous
    Gilbert

  314. subra jacques dit :

    ne vous inqiétez pas, l’apport d’humus extérieur ne peut qu’être bénéfique pour vôtre jardin s’il n’est pas massif et provient du voisinage, donc d’un sol identique au vôtre.
    Cela ne pertubera pas le ” sol vivant” du jardin et la faune du sol aura vite fait de l’intégrer.

  315. cottet pierre dit :

    les jardins se suivent et se ressemblent . on oubli que certains retournent encore leur jardin ; tous les jours je me demande pourquoi je n’ai pas connu avant le jardinage sans travail du sol . je remercie internet et ceux qui ont diffusé cette pratique .

  316. didier dit :

    Exact. Internet est un outil formidable pour le partage des connaissances et donc la lutte contre l’ignorance. Nous reproduisons ce que nous avons vu faire et, sans grand moyen d’avoir connaissance d’autres méthodes, nous avons suivi les modes de pensées et de faire dominant.
    Ces façons de faire sont encouragées par toutes les industries qui veulent vendre leurs produits chimiques et il faudra sans doute du temps pour renverser la tendance.
    Dans le bulletin municipal de ma commune ce mois ci, j’ai lu que des imbéciles (si, si je suis poli, j’ai envie d’utiliser d’autres termes) empoisonnent des fruits pour tuer les oiseaux qui viennent grapiller dans les jardins.

  317. subra jacques dit :

    Bonjour Gilles
    J’ai lu avec attention et intérêt ton article, beau travail!! J’essai moi aussi de tendre vers une autonommie alimentaire maxi, mais je n’ai pas la chance de vivre prés de la mer car j’adore le poisson!!! alors je fais avec poules et lapins…
    Le mot de la fin m’a fortement interpellé ” ARTIFICIEL”
    En plus de mon jardin “classique” je fais moi aussi des essais en caisse avec mélange de terre et de broyat de plateforme de compostage. Des ” lasagnes” façon Paticia Lanza, le résultat est souvent spectaculaire et la croissance explosive, surtout pour les légumes ” feuilles” ( salades, choux, persil…) par contre les oignons et aulx n’aiment pas et pourrissent souvent.
    Une question me taraude l’esprit et tu me permet de la formuler: quelle valeur nutritive ont ces légumes poussé sur un substrat ” artificiel” ? ne sont-il pas gorgés d’eau et de nitrates?? Quelle différence avec des légumes élevés sur un ” sol vivant”?? J’aimerais avoir l’avis de Gilles ( Domenech)sur la question
    Voila, le débat est lancé….en toute sérénité bien sûr!
    Amitiés jardinieres
    Jacques

  318. Gilles BERNARD dit :

    Pour Jacques
    Merci d’avoir ouvert ce débat : Gilles Domenech est en effet attendu sur le sujet!
    J’ai employé le terme “artificiel” à dessin, car, même si nous essayons de reproduire des schémas naturels, nous n’en restons pas moins des expérimentateurs, et nos carrés et buttes ressemblent parfoir à des cultures en pot sur des balcons d’immeubles!
    Il y a quelques temps encore, j’aurais essayé de relativiser en prétextant de la durée de vie de ces carrés et en mettant en avant que le milieu n’est vraiment artificiel que la première année.
    Quelques expériences menées cette année sur deux carrés vieux de 5 ans me font revoir ma copie : dans l’un des carrés, j’ai cassé le bel équilibre naissant en enlevant en début d’hiver une brouettée de terre aussitôt remplacée par une brouettée de broyat frais et j’ai apporté une couverture de BRF sec au printemps. Dans l’autre, je n’ai fait que l’apport supreficiel de BRF sec au printemps.
    Résultat: le jour et la nuit entre les 2 carrés avec un net avantage pour le carré artificialisé; plants plus beaux, plus forts, croissance rapide et sans maladie, tout juste limaces et chenilles plus nombreuses.
    Est-ce à dire que nous aurions à gagner à organiser le déséquilibre? Ces légumes ne risquent-ils pas d’être gorgés en nitrates? Si c’est le cas, quid de la prétendue fin d’azote de première année?

    • Gilles Domenech dit :

      Effectivement, vos remarques sont très juste: lorsqu’on remue le sol (mise en place d’une butte, labour…) on stimule la minéralisation de l’humus, donc la libération d’azote minéral et essentiellement de nitrates. Idem lorsqu’on amène au sol des produits tels que: excréments animaux, composts jeunes, ou encore déchets de cuisine. Dans ce second cas, pas de soucis, on a juste amené quelque chose en plus, il n’y pas de raison que cela nuise au sol. Par contre dans le premier, on fonctionne sur la destruction de l’humus, c’est un système qui peut perdurer des années, voire des décennies sur des sols riches, mais tôt ou tard, va se poser le problème de la reconstitution du stock d’humus, autant s’en préoccuper tout de suite!
      Dans ton expérience, Gilles, le BRF Sec n’était peut être pas l’apport le plus pertinent, sans doute trop peu réactif sur le plan biologique, peut être que des tontes, des feuilles ou de la paille auraient été meilleures.
      Quant à la problématique d’excès de nitrates dans les végétaux, elle peut tout à fait se produire dans des culture sur sol vivant si trop d’aazote est amené dans le système, comme cela s’est vu dans les expériences du réseau BASE (encore des bretons!) sur le Blé en semis direct avec apports de BRF: au bout de quelques années, le système biologique recyclait tellement bien l’azote que le blé en avait en excès et montrait des problèmes de verse!
      Dites moi si ça vous convient comme explication!

  319. cottet pierre dit :

    d’après dominique soltner le compost de végétaux ne contient qu’un pour cent d’azote et en plus il se décompose lentement ce qui permet une meilleur assimilation par les légumes ; pour l’eau il faut arroser quand la plante est en demande voir jamais pour les plus téméraires . avoir des légumes en bonne santé c’est le but a atteindre et le sol vivant le permet car la plante y trouve ce dont elle a besoins sans excès.

  320. subra jacques dit :

    C’est surtout sur les lazagnes que j’ai constaté une végétation “explosive” çà s’explique par le fait que l”on supperpose des couches de broyats, fumiers,et tontes de gazons trés riches en azote, et que l’on sature en eau la lazagne.Je continue les expériences de BRF, aprés deux ans je n’ai pas encore constaté la supériorité du BRF sur le Compost. Je l’explique par le fait que le compost est beaucoup plus facile a ” digérer” par le sol que le BRF.
    Mais c’est une opinion personnelle!
    Ce blog est trés intéressant, car il permet de comparer et confronter des expériences diverses.Ce qui nous nous caractérise, c’est que nous sommes tous des ” pionniers” et nous poursuivons un seul but, SOIGNER LA TERRE.

    Pour DIDIER
    A un journaliste qui lui posait la question: Que pensez vous de la bêtise humaine, le Général De GAULLE aurait répondu: Vaste programme!!!. Personnellement je crois plus a l’éducation qu’à la répression. Peut être ces gens-la ne connaissent-ils pas l’importance des oiseaux et de la faune sauvage en général dans notre écosystème? Il faudrait leur expliquer. Mais peut-être aussi sont-ils incurables!!!!

  321. Nijimbere Gilbert dit :

    Bonjour Gilles
    Votre article est si intéressant et votre réussite donne beaucoup d,espoir a tout autre qui désirerait faire son potager et surtout vos descriptions a travers les photos sont rassurantes.
    Bien a vous
    Gilbert

  322. christian londot dit :

    bonjour
    je travaille un potager uniquement sous abris et dans des bacs divers suivant les plantes cultivées
    voici un peu plus d’un que j’applique la permaculture et cette année le résultat est déjà plus que probant
    cordialement

  323. […] février dernier, je vous parlait de l’installation de BREF de laurier noble et de laurier du Caucase pour préparer de nouvelles parcelles. En voici des nouvelles très intéressantes: Sur la photo ci […]

  324. DOUSSIN dit :

    Salut Gilles.
    Sur une partie de ma parcelle “traitée” au BRF de laurier, j’ai planté directement des tomates Coeur de boeuf qui donnent bien, le reste de la parcelle est en attente sous le tas.
    A+.
    Laurent

  325. Le Goas dit :

    Je n’ai pas la possibilité de tester BRF de Laurier noble ou du Caucase, dont je possède 5 variétés. En fait, tous mes BRF sont mélangés. Auparavant je compostais tout mélangé et mes cultures semblaient très bien s’en accommoder.
    Cordialement
    J-C

  326. sangten dit :

    Bonjour les amis

    Bravo pour ce magnifique jardin au lauriers !
    franchement, je ne suis pas étonné. On parle beaucoup de la toxicité des différentes essences, mais, bien que n’en ayant pas l’expérience, sauf à avoir brfisé un peu de troène avec succès, je n’ai pas le sentiment que la toxicité se transmet via le BRF ou que cela puisse nuire à la mycorhization. Enfin, c’est juste un sentiment.
    Par ailleurs, pour apporter une petite contribution, pas trop hors sujet, je coupe le bois et le broie en plein mois d’août, n’ayant pas trop d’autres possibilités, et mon jardin est magnifique. Juste pour dire qu’il y a des absolus qui ne le sont pas. Enfin, c’est juste ma petite expérience.

    amitiés à tous.

    Alain

  327. Chantal dit :

    Bonjour à tous,

    Chez moi l’expérience continue. Au lieu de les brûler, j’ai entassé les branches de laurier palme au sol, à l’emplacement d’une ancienne allée que je voulais combler. J’y ai ajouté d’autres “déchets” (tonte de pelouse, orties…). Tout semble se décomposer convenablement mais j’attends la saison prochaine pour mettre en culture. On en reparlera donc au printemps prochain.

    Bon jardinage à tous les passionnés.

  328. Gilles BERNARD dit :

    Celà nous prouve une fois de plus que les idées reçues sont là pour être bousculée!
    Dans ton premier article tu parlais de placer les branches au sol sans les broyer et de les remplacer en avril par du foin : les as-tu finalement broyées et si oui, à quelle époque?
    Personnellement, dans mes essais, j’ai eu les meilleurs résultats en posant préalablement sur l’herbe une couche de cartons. A défaut, certaines plantes comme l’oenanthe safranée ou les fougères parviennent à traverser la couche de branchages, que ceux-ci soient broyés ou non.

    • Gilles Domenech dit :

      @ Gilles:
      Les rameaux ont été simplement enlevés courant mai pour pouvoir y mettre les cucurb et les tomates, ils n’ont pas été broyés.
      Dans notre cas, effectivement, l’herbe commençait à passer à travers les branches en avril, c’est pourquoi nous avons “sur-paillé” avec des tontes, qui ont un effet désherbant assez marqué, ce qui rejoint la remarque de Pierre sur la technique Soltner. Cela a suffit pour contrôler l’enherbement jusqu’au semis.

  329. cottet pierre dit :

    une solution pour ceux qui ne veulent pas broyer et seulement pour certains légumes : tomates et courges . pour d . soltner les branchages sont foulés au tracteur ou aux pieds et recouvert de foins .

    • papyrazzi dit :

      C’est ce que je fais. Et foulage aux pieds uniquement (je n’ai pas de tracteurs et je ne veux pas tasser la terre). Le bois se concasse très bien sous le poids d’un homme et au bout d’une saison, il est suffisamment “petit” pour permettre les plantations.

  330. Gilles BERNARD dit :

    L’explication me va bien!
    S’agissant de l’utilisation du BRF sec, je la place dans le cadre d’une expérimentation comme simple couverture du sol comme on le ferait d’une bache en plastique. Très blanc, il renvoit les rayons du soleil, tout poarticulièrement dans la serre. Il limite l’évapo-transpiration et c’est à peu près tout.
    Accessoirement, il aura donné lieu dans la serre à une éclosion de bébés grillons assez extraordinaire avec plusieurs miliers de grillons très en colère à chaque arrosage!
    A l’automne seulement, ce BRF sec sera mélangé à la couche superficielle du sol, et à ce moment là seulement, il commencera à jouer son rôle biologique de reconstitution de l’humus.
    Je me dis qu’il en va ainsi en forêt et que les feuilles et branchages passent un certain temps à ne servir que de couverture.
    Le processus de dégradation est du coup plus long d’un an, mais au jardin, le temps c’est ce qui nous manque le moins.

  331. Natacha dit :

    Bonsoir tous le monde! excusez_moi pour cette réponse un peu tardive…
    Je voulais demander à Gilles Bernard pourquoi avait-il coupé, ces arbres, dont la fonction était de pomper l’eau du sol ?
    De plus ils sont une source d’humus pérenne (chute des feuilles, brindilles), modèrent le micro-climat etc …
    Pourquoi, cet apport de matière organique, dans une proportion double de celle de la quantité de terre ? derrière prairie le sol ne devrait pas être trop épuisé.
    Toutes ces pratiques ne sont t’elles pas un peu productivistes, sont-elles “durables”?

  332. subra jacques dit :

    Tout cela me conforte dans mes convictions:il n’y a pas LA solution, mais une multitudes de techniques et savoir faire pour aider le sol a rester VIVANT. Il n’a pas fini de nous livrer ses secrets, continuons a prendre soin de lui, il nous le rendra bien….
    PS: je commence a avoir quelques résultats sur BRF! ouf, il était temps….!!

  333. Cette toxicité n’est peut-être que pour les animaux à sang chaud ?
    Certains champignons mortels ne le sont pas pour les limaces , par exemple …

  334. cottet pierre dit :

    on parle ici de la toxicité pour les plantes . par exemple la décomposition des végétaux dégage de l’amoniac qui bloque la germination des graines .

  335. Gilles BERNARD dit :

    Pour Natacha :
    tout simplement parce que je ne sais pas faire pousser des tomates ou des aubergines en sous-bois : leurs besoins d’ensoleillement sont importants et sous la frondaison des peupliers trembles, le rayonnement solaire est quasi inexistant.
    En supposant ce problème règlé par une coupe partielle permettant au soleil de parvenir au sol, resterait la pauvreté de l’humus en place. En effet, l’humus dans un bois de peupliers est très pauvre et souvent gagné par l’herbe, les orties, le houblon ou les ronces : rien à voir avec un humus de forêt sous chènes, chataigniers ou charmes.
    Donc en résumé : j’ai gardé les chataigniers greffés sur le côté ouest de la parcelle, ainsi que les feuillus en mélange sur le talus côté nord. Pour compenser la disparition des peupliers trembles, j’ai planté une douzaine de fruitiers en milieu de parcelle (pruniers et pêchers en 2 rangs orientés nord-sud et dont je pourrai contrôler le développement) et planté 4 chènes côté sud qui seront menés en têtard avec une coupe des rameaux tous les 5 ans pour alimenter mon BRF ou récolter des rames.

  336. Natacha dit :

    Bonsoir,
    “Les 4 saisons du jardinage” conseille de composter, quelques semaines, les feuilles de noyers, le temps que les micro-organismes décomposent la juglone…pour le laurier, les feuilles se décomposant plus lentement… Les substances phyto-toxiques du peuplier ont tendance à s’accumuler dans l’humus…

  337. Louis dit :

    Le broyage d’arbustes de diverses essences à feuilles persistantes étalé sur le sol, sans incorporation, peut-il être considéré comme du BRF ?
    Il semblerait que les feuilles vont privilégier les bactéries au détriments des champignons qui eux seuls s’attaquent à la lignine.

    • Gilles Domenech dit :

      @ Louis:
      Malheureusement, malgré le combat que j’ai mené en 2007 sur ce sujet, il y a une énorme confusion dans le public entre BRF et ses techniques d’utilisation! Oui, bien sûr des branches d’arbustes à feuilles persistantes broyées sont des BRF, il n’y a aucun soucis là dessus! Quant à l’histoire des bactérie qui seraent privilégiées, elle est également en effet ressassée régulièrement dans les articles de promotion du BRF sans qu’aucune expérience ne l’aie jamais mise en évidence… Par contre, il est tout à fait vrai que seuls certains champignons dégradent la lignine : les champignons de pourriture blanche.

      @ Natacha:
      Je n’ai jamais vu de problème liés à l’utilisation de BRF de noyer ou de peuplier, Pour le laurier noble, l’expérience de cet article est également parlante. Il y a certainement des choses très importantes à comprendre avec les polyphénol, mais pour le moment nous n’en sommes qu’aux balbutiements et les conseil les concernant sont souvent très aléatoires…

  338. Léa dit :

    Bonjour tout le monde,

    Juste pour dire que cette approche ressemble bigrement à des argumentations actuelles visant à promouvoir l’alimentation végétarienne. On pointe alors du doigt la perte énergétique phénoménale engendrée par la production de protéines animales via la production en masse de protéines végétales. Ce qui a amené un certain courant, canadien je crois à l’origine, à parler d’agriculture végétalienne pour désigner ces systèmes se passant de l’intermédiaire animal pour fertiliser les sols. Courant dont Gilles parlait un peu je crois dans son bouquin sur les brf.

    • Gilles Domenech dit :

      @ Léa:
      C’est vrai que les idées de cet articles peuvent être reprise par les militants végétariens ou les tenants de l’agriculture végétalienne, mais ce n’est pas ici l’objet de ce blog. Je cherche juste à expliquer des phénomène biologiques qui se déroulent dans le sol et voir comment les appliquer au jardinage. Après, chacun peut en tirer les conclusion qu’il veut. Les pédologues et autres écologues ne sont pas responsable du fait que les végétariens aient bien compris leur discours et s’en servent pour justifier leurs choix de vie…
      Si tu veux vérifier mes dires réfères toi par exemple à l’excellent ouvrage “Le sol vivant de Goibat et al. 2010. Tu peux aussi consulter dans un des tout premier “pour la science” (1979), l’article de Gosz et al. sur les flux d’énergie sur les écosystèmes forestiers, tout ce que j’évoque ici sera détaillé avec des chiffres très précis 😉 !

  339. Moreau François dit :

    Bonjour, j’aimerais savoir si la fabrication du BRF avec un pourcentage à environ 95% d’un même arbre (saule) peut être gênant ?
    Merci pour votre aide :-))

  340. Bastien dit :

    quelle heureuse découverte que ce blog ! Je retrouve ici quelques noms déjà croisés ailleurs sur le net lors de mes recherches pour avancer dans mes expériences. Actuellement étudiant, je cultive un potager sur sol vivant et sans travail du sol depuis maintenant presque 3ans. Mais déjà avant les engrais verts étaient de la partie seul le motoculteur faisait de l’ombre au tableau. J’expérimente diverse technique afin de ne garder que les plus performantes sur tout les plans: durabilité,productivité … car c’est bien beau de ne plus gratter le sol mais il faut quand même manger. J’essaye de partager mes expériences ( malheureusement mes albums photos ne sont pas réguliers 🙁 …

  341. Nicolas MARKO dit :

    Bonjour Gilles,
    Et tout d’abord, bravo pour ce blog qui me réjouit car je me sens moins seul dans mes explorations vers des pratiques visant à des interventions minimales et un sol aussi vivant et autofertile que possible!
    Bon, deux mots pour me situer: j’habite dans les Alpes à 850m avec une terre de jardin assez argileuse et au départ une flore spontanée très dégradée. J’ai mis la moitié de mon potager en buttes avec Brf depuis plus de trois ans et je garde le reste en traditionnel (grelinette une fois par an puis travail minimum au croc) histoire de comparer les comportements du sol et des végétaux. Je cogite beaucoup et j’expérimente pas mal de trucs, inspiré par mes lectures. Si je suis convaincu que l’orientation butte, couverture permanente et non travail du sol est cohérente pour parvenir à un sol vivant, je constate que des résultats rapides ne sont pas garantis. Cette année les buttes tiennent enfin la comparaison avec la partie “traditionnelle” mais c’est la première fois. Il me semble notamment que l’azote est un vrai facteur limitant dans ces systèmes; il faut trouver un moyen (légumineuses!) d’en injecter dans le système. Il me parait aussi maintenant évident qu’on ne peut pas espérer supprimer le travail manuel du sol si rien ne le remplace: un chou par çi et trois salades par là ne suffisent pas à créer un système racinaire suffisamment performant pour structurer le sol, même avec du mulch permanent. Bref, les couverts végétaux type Biomax me semblent la voie à explorer. Mais à 850m, le cycle végétatif est courtet il est quasi impossible de semer un mélange de ce type derrière une culture, mis à part derrière des pommes de terre (j’en ai arraché le 1er août pour y implanter avoine+vesce+phacélie+tournesol+féverole et ça devrait avoir le temps de faire un peu de volume avant de se faire rectifier par le gel et la neige). Alors je cherche un système qui marche… J’ai tenté au 15 avril une extension de 40m2 sur du pré dégradé sur lequel j’ai placé une bache type hors sol (tissée). Deux mois après, j’ai enlevé la bâche pour retrouver un sol propre hormis pas mal de mousse que j’ai simplement ratissé pour retrouver un peu de terre nu mais pas du tout grumeleuse, hélas! J’ai semé un mélange de 7 espèces, sans aucun enfouissement, en jetant par dessus une pellicule de compost de déchets verts pour cacher les graines. Le résultat est très prometteur, bien que la levée ait été très inégale entre les espèces (j’ai pourtant fait tremper les plus grosses graines) et je pense laisser passer l’hiver et y repiquer des plants au printemps 2012, toujours sans le moindre travail du sol, ni fertilisation. A suivre!…
    J’en viens à “sacrifier” une partie du potager pour y implanter de la luzerne que je vais laisser deux ou trois ans et que je détruirai par pose de bâche (est-ce que deux/trois mois en début de végétation suffiront, avant la mise en place de cultures d’été? pas sûr…). Je pense me servir des fauches pour mulcher et apporter aux cultures l’azote qui fait souvent défaut. Je suis preneur si certains ont de l’expérience à ce niveau. J’ai toujours sur des buttes des poquets de luzerne à la Lespinasse mais je trouve qu’ils se portent trop bien, prennent trop leurs aises et font trop d’ombre aux cultures environnantes. D’où cette spécialisation des espaces vers laquelle je m’oriente, comme je viens de l’expliquer.
    Bon, j’arrête là pour aujourd’hui et j’espère lire tes réactions, suggestions, critiques…et celles des autres lecteurs.
    Ah, si, encore une chose: qui a de l’expérience pour des semis en surface sans aucune incorporation? Je me dis qu’il y a sûrement des idées à piquer chez les professionnels du “semis hydraulique” mais je ne trouve pas d’info précise sur la “soupe” qu’ils utilisent pour enrober leurs graines et assurer leur germination.

    • Gilles Domenech dit :

      Salut Nicolas et bravo pour ces expériences très intéressantes, en plus dans un climat plutôt frais!
      Je reviens sur ta question concernant la bâche pour la luzerne, je n’ai pas la réponse à ta question, car je n’ai jamais utilisé de bâche, mais je doute que cela suffise pour des vivaces comme la luzerne. J’avais entendu une fois Konrad Schreiber évoquer la possibilité de griffer le sol au printemps à plusieurs reprise pour affaiblir la luzerne puis de semer une plante à fort développement, il proposait du sorgho, type sorgho papetier qui produit beaucoup de biomasse, mais peut être qu’un semis dense d’amaranthe queue de renard par exemple pourrai faire également l’affaire, ou pourquoi pas un mélange amaranthe, tournesol, phacélie…
      Pour ce qui est de l’azote, deux pistes intéressantes: les légumineuses, effectivement, mais aussi l’apport de déchets de cuisine non compostés et amenés directement sur le sol sous le paillage.

  342. cottet pierre dit :

    dans un post précédent tu as parlé d’une limace qui mange ces congénères . depuis un mois j’élimine tous les limaçons que je trouve et je me demande si je n’élimine pas des limaces utiles . si on pouvait avoir une photo de ce phénomène que j’aimerais acclimater car avec la couverture permanente je suis envahi .

  343. dominique montpellier dit :

    voila je suis de la region montpellieraine j’exploite un jardin de 100 metres carees je voudrais trouver du brf du cote de stgeorges d”orques juvignac ect……….pouvez vous m’aider avez vous des” antennes “dans cette region merci cordialement

  344. Thierry dit :

    bonjour,
    Après quelque experiences plus ou moins décevantes, je vais redemarer un potager au printemps prochain et je me pose plusieurs questions quand au BRF que je pense etendre bientôt sur le sol:
    Si on le laisse en surface, faut-il +ou- preparer le sol ?
    Mon sol est très compact (dans le Var, anciennes vignes abandonnées depuis plusieurs decenies) il me parrait diffile de pouvoir mettre en place un semis ou des plants sans travail préalable.
    J’attends avec impatience vos suggetions/experiences.
    je vous tiendrai au courrant.

    • Gilles Domenech dit :

      Bonsoir Thierry,
      Le BRF utilisé seul n’est sans doute pas la solution adaptée à cette situation, à mon avis des techniques du style préparation du sol par un étouffement des herbes avec de la paille (bien serrée), des BREF ou encore des cartons(+paille, foin, feuilles…) installés en hiver serons plus pertinent!
      Avant cela pourquoi pas étaler un peu de BRF (2 à 3cm) directement sur l’herbe là où tu pense faire ton potager?

  345. […] pas encore refais de chronique sur la lecture d’un ouvrage depuis celle de cet hiver sur « collaborez avec les bactéries et autres micro-organismes du sol » de Lowenfield et Lewis. Alors je corrige un peu cette lacune en vous présentant un très beau livre sortit cette […]

  346. […] pas encore refais de chronique sur la lecture d’un ouvrage depuis celle de cet hiver sur « collaborez avec les bactéries et autres micro-organismes du sol » de Lowenfield et Lewis. Alors je corrige un peu cette lacune en vous présentant un très beau livre sortit cette année : […]

  347. […] pelouse en prairie fleurie, nous en avons bien sûr déjà parlé sur ce blog (voir article sur la gestion différenciée) et bien sûr, il s’agit là d’un point commun entre Gilles Leblais, moi et la plupart […]

  348. […] qu’il surnomme joliment les chorégraphes de l’azur, les abeilles sociales ou solitaires (comme les osmies chères à Jacques ) , les bourdon, les syrphes, mais aussi les mal-aimés guêpes et frelons, qui sont pourtant les […]

  349. dominique montpellier dit :

    bonjour j’ai un jardin associatif dont le sol argilo calcaire (anciennes vignes)a ete laboure +++ actuellement il est envahie de chiendent!!!que faire !!
    il m’a ete conseille de becher afin de les retirer !comment preserver la vie de la terre?? est ce que je dois continuer j’ai deja arracher 40 metres carree reste encore 60 n’y a t’il pas un autre moyens??,j’ai deja planter pour cet hiver et mis de la paille ?,mais pour le printemps je voudrais “preparer le reste en laissant faire la nature ! qui pourrait me conseiller engrais verts ?, brf ?, terreau ?, tourbe,, merci

    • Gilles Domenech dit :

      Bonjour Dominique,
      Le chiendent est justement la plante qui vient réparer les dégâts du labour sur la structure du sol et de toutes façon en bêchant, tu ne vas rien faire d’autre que multiplier ses rhizomes. Je pense que la meilleure solution dans ce cas sera de travailler le moins possible le sol et de faire succéder culture sur culture ou culture sur couvert végétal (jamais de “”repos”” du sol!). C’est bien d’avoir paillé les cultures pour cet hiver, ça aidera le sol à se restructurer!
      Courage!

  350. Loic dit :

    Bonjour Gilles

    Voila un livre que je vais rajouter a ma liste de souhaits pour Noel 🙂
    L’auteur nous explique t’il comment on peut arriver au meme resutat que lui ? Ou bien nous fait il juste un petit tour de la propieté ?

    A bientot

    loic

    • Gilles Domenech dit :

      @ Loïc:
      Oui, l’auteur nous donne plein d’indications sur les essences à planter , la confection d’une mare, d’un muret en pierres sèches, de nichoirs divers et variés convenant aux différentes espèces animales de son jardin…

  351. cottet pierre dit :

    voila une description qui donne envie d’acheter ce livre 19 euros chez amazone . tous les jardins sont de petits paradis pour qui se donne le temps de l’observer .j’habite la banlieue lyonnaise et je n’ai pas les chevreuils et les renards mais beaucoup de limaces .

  352. Claude dit :

    Mes composts qu’ils soient en vermi-buildings, en andains, en cagettes empilées, en situation “vraie” dans un trou au pied d’un arbre, attirent bien du monde. J’ai souvent dérangé des couples de merles en arrivant. En soulevant la bâche, j’ai souvent été surpris par la présence d’une sorte de galerie creusée par un rongeur prenant la poudre d’escampette. J’ai dérangé une couleuvre et une autre fois des orvets. Le visiteur le plus envahissant est un sanglier qui sévit depuis quelques semaines. Il laboure, creuse, retourne le compost, éjecte les planches qui bloque le passage et une ribambelle de bidons maison. Il pousse toutes sortes d’objets lourds, des grosses pierres en direction de la pente, ce qui fait perdre une partie du précieux terreau et va m’obliger à fortifier mes tas ……… mais je n’ai pas envie qu’un chasseur lui règle son compte. Je n’aime pas l’idée du sang qui coule et encore plus l’idée que quelqu’un puisse prendre plaisir à cela.

    Il me semble que les eisénias plaisent beaucoup au sanglier. Leur population a soit fortement décliné, soit émigré !

    J’ai fait quelques photos mais la lecture d’images de terre est peu aisée.

  353. Maurice dit :

    le sol que je dédie au jardinage présente une terre “correcte” sur 10 à 15 cm, maximum, sur une barrière rocheuse quasi continue heureusement fractionnable au trident, voire à la barre à mines!
    étant donné que, sur le Gard, il ne tombe pas une goutte en été, sauf celui ci! il n’est pas possible de se contenter de cette épaisseur, il faut donc commencer par travailler le sol…
    pas de travail du sol, je veux bien mais peut-être faudrait il définir une hauteur minimale de sol dans l’optique de ce genre de culture?

    • Gilles Domenech dit :

      tout d’abord, il faut bien reconnaître que c’est un véritable défi que de chercher à faire un potager dans un sol aussi difficile! Mais bon pourquoi pas? Après tout Jean Pain a bien réussit un merveilleux jardin sur une dalle calcaire dans le Var!
      Dans ton cas, je ne vois qu’un véritable problème: celui de l’eau: ton sol étant peu épais, la réserve utile est faible, surtout que dans ton climat, le sol sèche vite au premier coup de mistral et aux premiers rayons de soleil du printemps! Le fait justement de ne plus travailler le sol t’éviteras déjà de gaspiller cette eau lors du bêchage! Ensuite, il faudra que tu fasses attention si tu met un couvert hivernal: pas question pour toi de le laisser jusqu’à fin avril, il faudra que tu le détruises au moins un mois avant la mise en culture et que tu pailles bien entre temps!
      Niveau irrigation, au moins les premières années, il ne faudra pas lésiner et y mettre la dose normale, quand ton système fonctionnera tu verra si tu peux te permettre de réduire l’arrosage!
      Un second soucis sera que tu es limité dans la taille des légumes racines, mais ça ma foi, ce n’est pas si grave, ils s’arrêteront sur la roche et seront un peu tordus, ce n’est pas cela qui les empêchera d’être savoureux!
      Sinon, tu as aussi la possibilité de faire des buttes lasagnes ou un jardin en carrés, comme celui de Loïc: https://jardinonssolvivant.fr/jardin-loic-rouen1!
      Voilà, j’espère avoir répondu à tes interrogations.
      Bon courage et n’hésites pas à nous tenir au courant!

  354. Maurice dit :

    Je suis bien obligé de faire avec!
    En fait, je réalise une butte de 3m x 1,2m avec des planches de coffrage; de plus j’ai creusé au moins 20cm dans la couche rocheuse, ce qui représente une hauteur totale de 50 à 60cm…sacré boulot, le dos fatigue: aussi j’aimerais avoir une idée de profondeur moyennement correcte, histoire de ne pas creuser pour pas grand’chose!

  355. joseph bourdieu dit :

    bonjour,
    J’avais vu sur la foire de Barcelonne du Gers des pieds de pins mycorhisés pour produire des lactaires et des bolets.Les arbres venaient des pépinières Robin dans le sud-est et leur site internet est très intéressant.Quant à moi ,j’aurais voulu en planter 1 ha,mais je n’ai jamais été contacté et comme je n’avais trouvé aucun acheteur pour ce produit ,j’ai laissé tomber ce projet

  356. Geof dit :

    Je cultive à plat avant tout car je ne suis jamais resté suffisement longtemps en un lieu pour me lancer dans un travail aussi important que la mise en place de butte.
    Là, je suis encore sur un lieu depuis janvier sans être sûr d’y rester plus d’une année suplémentaire ce qui va déjà être un record. En fait, je cherche une terre d’accueil. Si ça intéresse, ne pas hésiter à en parler ;-)))
    Du coup, les explications que je viens de lire sont très intéressantes. Je vois dans les buttes l’avantage de se préserver le dos et peut-être aussi de mieux lutter contre les rats taupiers qui dévorent tout mon jardin. Tout y passe et même si le purin est efficace, il m’est difficile d’en répandre les quantités nécessaires à la protection du total. Je crois que le seul légume que je n’ai pas vu ataqué est le céleri branche. Et je pense qe le purin peut devenir une nuisance à force d’en abuser. Je ne suis pas sûr non plus que la butte soit efficace contre ces bestioles infernales.

    • bernays dit :

      Pour ma part à Bayonne le jardinage collectif en ville limite le mal de dos. Pour construire une butte nous sommes à chaque fois nombreux. A mon avis travailler seul au jardin est difficille. ensemble nous faisons plus de travail en souriant.Nous travaillons sur d’ancien terrain de boules. un bon trou rempli de déchets carbonnés et azotés on recouvre et ma foi on a de beaux résultats..Bon jardinage à tous

      • Gilles Domenech dit :

        Bonjour Bernays,
        Ton témoignage est intéressant, mais tu es dans un contexte très particulier. En effet, je pense que sur un terrain de boules ultra compacté, il n’y pas d’autres choix que d’amener de la terre et des matières organiques et de cultiver sur buttes ou en bacs 😉 …

    • MONDAL dit :

      Bonjour, pour ne parler que des buttes pour l’instant, voici:
      j’ai formé une butte de 15 m de long (pas de caisse sur-élevée) d’une hauteur d’environ 20 cm, protégée de tous les côtés par des planches 3 fois plus haute. Pourquoi
      ai-je fait ainsi? Pour tenir compte de contraintes rencontrées. Déjà, les planches délimitent bien. Les planches font un peu d’ombre et apportent de la fraîcheur aux pieds des plantes en été. Les planches servent aussi de support à des piquets qui permettront d’ y appuyer des protections coupe-vents, pare-soleil, d’y installer facilement des filets pare-grêle, (voire pare gastéropodes ! ) d’installer une ‘toiture’ légère lors de grosses pluies pour récupérer le surplus d’eau. Et bien d’autres systèmes. Selon les contraintes physiques du jardinier -re, il peut ajouter du composte-de la terre, chaque année s’il le souhaite; la butte gagne ainsi en hauteur au fur et à mesure que son dos perd de la souplesse.
      Cette première butte n’a qu’un mois. Je ferai un premier bilan à l’automne.
      Bien cordialement à chaque lecteur.

  357. Bastien dit :

    J’ai longtemps hésité à convertir une partie du potager à ce mode de culture. J’y vois un avantage pour mieux drainer l’excès d’eau dans mon sol fortement argileux. Cela permet d’éviter que le sol ne soit asphixié par un excès d’eau et permet une mise en culture plus rapide au printemps, un réchauffement plus rapide du sol. Mais c’est bien là le seul avantage. D’une part, tout ce terrassement aurait été fort pénible et traumatisant pour l’homme et pour le sol. D’autre part en créant ces buttes, j’aurai dû creuser les allées qui se seraient rapidement transformées en bourbiers impraticable. Et en gardant un jardin plat, le plan n’est pas figé, je peut moduler mes micro-parcelles comme je le souhaite.

  358. Lacroix Michèle dit :

    bonjour,

    Nous faisons un grand jardin (50mx1,20m)dans un champ; la terre est argileuse et se ressuie difficilement. Après lecture du livre sur le BRF, nous avons mis, en automne, du BRF de platane sur une partie et un paillis de fougère sur le reste.Hiver et printemps humides (nous sommes en Béarn; rien d’étonnant!): nous avons dû enlever le paillis et attendre que la terre sèche avant de faire quoi que ce soit! Ceci nous a décidés à faire des ados: une planche de coffrage pour retenir la terre; nous avons fait 33 buttes. Avec la terre des 2 allées voisines, on remplit un ados donc il en reste 1 sur 2 à plat!
    la culture sur buttes avec paillis de fougère ou de foin séché ou de BRF nous paraît efficace et c’est agréable à cultiver. En bout des ados, je plante des “plantes compagnes” (romarin, hysope, absinthe, sauge, tagètes, ricin, soucis, capucine, ricin….). Entre 2 ados, on a laissé assez d’espace pour pouvoir y passer avec la tondeuse. La terre n’est jamais piétinée; elle se travaille très facilement à la grelinette; seul bémol, la lutte contre les limaces!
    Cette année, on a testé les lasagnes sur 4 ados qui manquaient de terre: le résultat nous a surpris! les plantes y poussent avec une vigueur remarquable. J’ai également mis, à l’automne dernier, des engrais verts ( féveroles- seigle+vesce – avoine+vesce); cela aussi a un effet positif sur les cultures suivantes. Maintenant, il faut semer des engrais verts, refaire des lasagnes sur certains ados mais tout ce travail donne de bons résultats!
    je suis une adepte des buttes!

  359. Olivier dit :

    J’ai pratiquement commencé le jardinage sur buttes. Je trouve que ça donne du corps/volume au jardin, c’est vraiment très agréable. Perso, j’ai besoin de tout, des buttes, des plats, des planches larges, des planches étroites pour m’adapter à la diversité des cultures. Je diversifie tout au jardin, aussi bien mes paillages, que mes techniques culturales, mes cultures,.. toujours en sol vivant, c’est ça aussi participer à la biodiversité.

  360. André dit :

    Mon jardin se situe en Gironde sur une lande mésophile très sablonneuse (donc très drainante). Je crains que si je me décidais à créer des buttes, elle soit rapidement asséchée par le soleil d’été. Je crois que dans mon cas il est plus judicieux de planter à plat et de protéger le sol de l’assèchement par un couvert important qui finit par former une butte mais simplement destinée à limiter l’évaporation au niveau des racines.

  361. Doudin dit :

    à chacun de faire ce qu’il peut, comme il peut!!!!

    en fonction de son environnement et de son courage!!!!

    les buttes sont sympas pour les grands (1,92) , le jardin à

    plat est aussi sympa pour les petits (nains).

    Patrick

  362. Alain17 dit :

    Bonjours,
    J’ai hésité sur la réponse : Ai-je un jardin à plat ou sur buttes.
    Mes 2 parcelles de 4x15m sont entourées par des 1/2 rondins de 10cm.
    La terre se trouve surélevée d’autan par rapport au sol . Il s’agit pour moi d’un bon compromis .

  363. Ludovic dit :

    J’ai mon potager en buttes (largeur 1,20 et hauteur 40 cm) depuis 2 ans mais ça ne fonctionne pas mieux que lorsqu’il était à plat…

    Mon sol étant argileux j’ai l’impression que ça l’assèche, l’eau ne pénétrant pas dans les buttes mais coulant dans les couloirs.

    Seuls avantages des buttes (à mon avis) :
    – moins besoin de se baisser
    – on marche toujours au même endroit dans les couloirs sans marcher sur les parties cultivées

    • portal patrick dit :

      je mes 30cm de BRF entre les allées et cours de l année je rajoute une bonne couche quand leBRF est tassé ce qui maintient une bonne humidité
      il faut bien décompacter et nourir la butte pour créer un sol vivant
      il ne faut pas abandonner vu le terrain cela va mettre du temps pour que la butte soit opérasionnel

  364. Bien vu Gilles. Vraiment, sauf pour les terrains très humides et les légumes à blanchir, je ne vois pas l’intérêt des buttes. Et si c’est pour le mal de dos, alors autant travailler en plessi ou en jardinières. Au moins, ils sont à la bonne hauteur.

  365. cottet pierre dit :

    le sous-sol de mon jardin est en gravier donc je n’ai pas de problème avec l’eau car il se ressuie très vite . j’ai reculer a construire des buttes avec la terre des allées car j’ai le dos qui commence a présenter des signes de fatigue.je trouve qu’il est plus facile de cultiver sur un sol plat que sur un sol bombé sauf pour ce qui se repique . je pratique depuis 2011 la couverture permanente et le non travail du sol avec satisfaction . mon seul problème ce sont les limaces .

  366. Roger dit :

    Bonjour,
    Non, je n’ai jamais envisagé le jardinage sur buttes.
    Mon sol est très sableux aussi je mulch et composte énormément (je recycle les invendus fruits et légumes de ma Biocoop, ce qui en soi est déja un gros boulot) et je ne jette pas le moindre brin de végétal, au contraire je récupère tontes et feuilles de mes voisins qui ont par là même moins de trajet voiture que d’aller à la déchetterie.
    A l’automne dernier j’ai essayé la méthode de TCS (compostage au sol)de Dominique Soltner, résultats: une invasion de potimarons qui ont “rempli” ma cave, pas grave.
    Ce qui est étonnant, c’est que les graines aient résisté à un hiver Savoyard.
    Peu de BRF car mon broyeur est trop faible:petites branches et lenteur.

  367. Stéphane dit :

    Bonjour,
    La terre de mon potager étant très lourde, je me suis lancé il y a 2 ans dans la construction de planches de la largeur de mon potager (7 m). Ces planches sont surélevées d’environ 15 cm et remplies d’un peu de tout (BRF (essentiellement), fumier de cheval, compost, paillages,…).
    Ca fonctionne très bien pour ce que je cultive (tomates, piments, aubergines, salades, carottes, fraisiers,…).

  368. Edith dit :

    J’ai créé une petite butte (avec l’aide de 2 amis…) à l’automne 2010, j’ai commencé les cultures potagères au printemps. Le terrain est assez calcaire et argileux semble-t-il, et je constate que l’arrosage doit être très fréquent (tous les soirs cet été) sous peine de voir tout dépérir. Cela malgré un paillage abondant. Les récoltes n’ont pas été miraculeuses… seul le persil a poussé en abondance. Conclusion : j’essaierai encore ce mode de culture en 2012 en modifiant un peu mes méthodes, et si ça ne s’avère pas plus posifif que cette année je reviendrai à la culture à plat.

  369. Subra Jacques dit :

    Salut Gilles
    Comme je te l’ai dit dans mon message, dans le prochain article je compte aborder ce sujet.( tu m’a un peu devancé, mais ne dit-on pas que les grands esprit se rencontrent???) Je pratiques diverses méthodes : a plat en légères buttes, en ados, en caisses, et cette année j’ai testé les lasagnes. je pense avoir assez de recul pour me faire un jugement sur ces diverses méthodes et si toutes ont des avantages et des inconvénients, pour ma part je suis pour un retour aux fondamentaux. je développerai tout ceci prochainement
    A+

  370. louzou dit :

    Bonjour,
    j’ai un jardin de 1000m2 en Bretagne, avec une terre bien usée et l’an dernier, j’ai créé quelques buttes(6mx1m50) avec une terre végétale moins usée et j’ai eu une très bonne récolte d’échalotes, sans aucun arrosage. Les tomates sont bien venues, avec arrosage et bouillie bordelaise contre le mildiou; même des pieds de consoude ont poussé dans ces buttes, qui ne sont que des levées de terre de 30 cm env, et j’en suis satisfaite car c’est agréable de récolter avec cette hauteur.
    En biodynamie, il y a une méthode pour créer de la fertilisation longue durée en buttes, mais cela demande une mise en place importante et un broyeur de végétaux. Si je pouvais, je ferais ces buttes : on trouve la technique dans un livre sur les associations de plantes en biodynamie.
    Actuellement, je continue en mettant de la paille pour protéger, et là aussi j’ai vu la différence. Sol grumeleux, plantes protégés, fertiles, ça baigne!

  371. Simon dit :

    Bonjour. Je vis en Cote-d’Ivoire et ici l’agriculture biologique est absent de nos préoccupations.C’est un univers qui me fascine et la profusion de produits chimiques me presse de franchir le pas.Etant donné les fortes pluviométries au sud où je réside, la culture à plat sera plus appropriée.Le BRF m’interesse énormément.Faute de machine, je recherche un système simple, efficace et peu fastidieux pour fragmenter les rameaux d’arbres.Mais c’est déjà un grand bonheur d’échager avec des amoureux dévoues de la nature.

  372. Nicolas dit :

    Bonjour,
    J’ai la moitié de notre potager en buttes depuis 3 hivers et le reste “à plat”. Je mets des guillemets car en fait tout le terrain est en pente! J’ai donc orienté les buttes nord/sud ce qui les fait presque suivre les courbes de niveau.
    Inconvénients : le côté aval de la butte est long et prononcé, s’éboule facilement et j’ai du mal à y faire tenir du mulch. Pas facile aussi d’y faire des lignes de semis sans éboulement. Je devrais me décider à y mettre des planches au moins sur ce côté aval mais voilà encore du boulot en plus!…
    C’est vrai que la création des buttes représente un vrai boulot mais, à mon sens, beaucoup moins titanesque que ce qu’on imagine.
    Pour moi, c’est dans le contrôle de l’enherbement des allées qu’est la contrainte la plus forte, notamment avec les vivaces comme le trèfle blanc. Avant l’hiver, je repasse dans toutes les allées en reculant avec une pelle (suis-je clair?) en récupérant ainsi une mélange de BRF évolué, herbe et terre éboulée que je remonte sur les buttes; c’est vraiment très vite fait et je suis pourtant loin d’être un athlète… Je remets une couche de BRF derrière pour marcher au sec et contrôler l’enherbement futur.
    Avantages: j’aurais pu commencer par là. Ayant un sol à tendance hydromorphe et enneigé plusieurs mois,la butte permet à la neige de fondre plus tôt au printemps, c’est flagrant, et à la terre de se ressuyer facilement en période de pluie, donc de créer des conditions plus favorables à un démarrage précoce de la végétation et à la vie du sol.
    Après trois saisons d’essai en buttes, je garde un avis partagé car je ne suis pas sûr qu’en termes de travail à fournir on soit gagnant vis-à-vis d’un jardin à plat. Je vais donc lire tous les commentaires à venir avec grand intérêt!

  373. Le Goas Jean-Claude dit :

    Bonjour Gilles et les autres,
    Mon jardin est très plat, sauf qu’à force de compost et de BRF, les allées sont en creux d’une dizaine de cm.D’une part je ne veux pas perturber la vie terricole en faisant des buttes et d’autre part, j’ai un sol dont la base d’origine est sablonneuse, et en été j’arrose tous les soirs, une pente n’arrangerait pas les choses !
    A bientôt

  374. Ian dit :

    Bonjour,

    Après quelques essais plus ou moins fructueux en “traditionnel” j’ai sauté le grand pas cette année vers une culture sur buttes avec BRF et disposition pseudo “anarchique” des divers légumes et fleurs. Je me suis inspiré des techniques de Lespinasse et de Hébert. Ma principale motivation pour les buttes est de mieux contrôler l’humidité dans un sol très argileux qu’il est difficile de travailler de novembre à avril. Hors je prévois une production toutes saisons. Le revers de la médaille est qu’avec la sécheresse de cette année il a fallu beaucoup arroser.
    Un autre point positif est que la disposition en buttes crée de nombreux micro-climats plus ou moins favorables à certaines plantes selon leur placement. C’est assez flagrant. Le dernier avantage que j’y vois et qu’on ne marche jamais sur les buttes, ce qui évite le tassement.
    C’est vrai que c’est physique à mettre en place mais bon c’est quand pas le bout du monde (3j à deux pour 80 m2 de buttes). Côté négatif il y a la maîtrise de la végétation des allées. J’ai semé du trèfle au printemps mais il est mort avec la sécheresse au profit de la potentille rampante, du liseron et du chiendent qui ont progressivement envahi les buttes. Si c’était à refaire, suite à la mise en place des buttes je sèmerai un engrais verts à fort développement en mars/avril puis je bâcherai jusqu’en septembre pour éliminer toutes les vivaces. Je ne mettrais donc en culture qu’à l’automne suivant.
    Autre point négatif mais plutôt du au BRF : les limaces !
    Au final je suis quand même assez content du résultat pour une première année : bonne production, quasiment aucune maladie/ravageur.

  375. Natacha dit :

    Bonsoir tout le monde,
    En temps que jardinière du dimanche, je vais pouvoir vous faire part de mon avis/expérience sur le choix butte ou pas :
    La 1ère année de jardinage, j’ai planté des tomates en bas de mon terrain, et appris à la couleur des feuilles (jaunes) que le sol était argileux (rétention des pluies de printemps ; mon grand-père m’a conseillé de creuser des petits fossés pour drainer (il faisait comme ça dans le Nord, Lille); ce qui a sauvé les plantations, dans l’enthousiasme général, j’ai fais 4 buttes (4x1m x30cm).
    Plusieurs raisons font que dans le nouveau jardin (déménagement) je n’ai pas refais de buttes (malgrès un sol argileux), à peu près les mêmes citées précédement(autres commentaires) ; Cependant une des raisons principale étant “de faire le plus possible avec, le moins possible contre”…à chacun de trouver une façon de jardiner qui soit le plus possible à l’image de ce que fais la nature, je crois que c’est le principal. J’ai cependant bien conscience qu’en cultivant on s’éloigne des équilibres naturels originels (chasse-cueillette) ; notre culture, se construit sur l’agriculture…Autre opinion, étant en formation agricole, j’envisage de produire des légumes, fruits et autre, le faire sur butte me parait moins pertinent dans ce cas…Salut à bientôt

  376. Christian dit :

    Bonjour,

    Cela fait deux ans que je culltive en butte associé à la technique du BRF dans le jardin partagé de mon village.
    Les résultats sont bons pour les oignons , celeri rave, persils , et piments. Moins bons pour les tomates, petits pois. Mais je pense que l’effet de drainage est primordial pour certaines plantes , par contre il est difficile de tirer des conclusions quant à la fertilté du terrain compte tenu de la récence de la mise en oeuvre du BRF et du retournement de la terre lors du creusement des allées.
    Ce choix a été pris dès la première année car il y avait un excés d’eau lors des pluies d’hiver et début de printemps.
    Un inconvénient fut la première année l’envahissement des allées par les herbes . Depuis j’ai remédié à la corvée d’arrachage en couvrant mes allées de toile polipropylene.
    Un avantage important c’est de ne pas avoir à se baisser et d’avoir une plus grande proximité avec les plantes. Globalement je suis satisfait mais c’est un sacré chantier…

  377. Alain dit :

    Bonjour,

    Je vis dans une zone pavillonnaire où ma pelouse pousse sur une terre de remblai. Un sondage m’a montré un système racinaire très développé qui aurait nécessité un bêchage puis une extraction des racines épuisants sur plusieurs saisons. J’ai lu un article et un livre sur les lasagnes qui m’ont semblé une solution beaucoup moins fatigante et plus efficace.
    Effectivement, j’ai mis dans mes deux lasagnes (2.8 m x 1.2 m) divers matériaux légers (carton, compost maison, compost d’une station de compostage et terreau) sans ressentir de fatigue particulière. Le coût par lasagne a été assez élévé : environ 50 €.
    Mais l’ensemble m’a donné envie de continuer et d’en refaire d’autres, peut-être moins élaborées et donc moins chères.
    A terme, je me dis que je pourrais supprimer l’encadrement des lasagnes et revenir à une culture à plat. Le tout m’aura permis de transformer ma pelouse assez rapidement en terre cultivable.
    La question de rotation des cultures sur une surface aussi petite me semble la plus problématique.

  378. Gilles BERNARD dit :

    Je pratique cultures à plats, carrés surélevés et lasagnes depuis quelques années déjà.
    De mon point de vue, chaque technique convient mieux à une série de légumes : cultures à plat pour les “grandes cultures” (pomme de terre, oignon, ail, poireau), lasagnes pour les courges et potirons, carrés surélevés pour tout les reste, avec fleurs et légumes en mélange.
    Dans ces carrés surélevés, la plupart des plants sont démarrés en godets en serre, et tous les carrés auront porté cette année 2 récoltes, certains 3. On est alors très nettement dans de l’intensif avec tout ce que cela suppose d’apports organique (compost, sable coquiller, BRF vert et BRF sec en couverture)

  379. Claude dit :

    Terrain très pentu (env. 40 %). Sol né de l’érosion d’un poudingue, des galets et du sable, avec peu de matière organique. Présence d’arbres un peu partout (olivier, figuier, amandier). Travail (lent, interrompu par ma santé) sur 3/4 années : le jardin est toujours en cours de création.

    J’agis en fonction de deux impératifs. 1• Terrasser pour faire quoi que ce soit. 2• Apporter (produire) de la matière organique, essentiellement du compost obtenu par broyage de branches, légumes fanés de récup’. 3• Former un cadre en bois solide et placé de niveau. 4• Monter le niveau du sol ; créer des zones de culture parfaitement horizontale. 5• Planter des plants achetés en jardinierie et couvrir le sol (objectif non réalisé).

    J’ai une butte de 4 m2. Je sais c’est peu, faut dire que j’exporte peu. Orientée vers le sud-ouest et privée d’un peu d’ensoleillement le matin. Elle est encadrée par des croûtes de scierie (bon marché). Épaisseur du compost : environ 20 cm. Quelles cultures ? Des légumes evariés pour tester ce qui vient bien dans ces conditions. De courges, des aubergines, de la blette, du fenouil, (les 1° de ma jeune vie de jardinier) et de la tomate, etc… J’ai tardé à couvrir et j’arrosais 2 à 3 fois par semaine. Un sanglier a trop apprécié mon modeste travail me laissant un pied d’aubergine et un de fenouil.

    J’ai un sentiment positif. Cela a mieux poussé que par la passé. Je me suis inspiré du livre Le Jardin Naturel de JM Lespinasse. Mes croûtes de pin que je choisi épaisses sont perforées à l’avance tous les 50 cm pour faire glisser un fer à béton qui ancre le dispositif dans le sol et ces trous pourront servir à installer des arceaux servant de support d’ un voile d’hivernage.

    Les 20 centimètres de compost maison, la mise à niveau ont eu un rôle bénéfique. À noter que le sol de cette unique but n’était pas vraiment bombé. Travailler à côté était plus économe pour mon dos. Avant l’arrivée de Roméo (le sanglier), les légumes étaient beaux. L’an prochain ou cet hiver, je rajouterai du couvert, soit BRF, soit paillis. Je déplanterai un petit olivier dont le système racinaire s’invite au festin. Avoir rajouté une couche culturale par-dessus le sol, un peu à la façon des lasagnes (mais sans carton isolant) a dû laisser plus de champ aux racines de mes légumes. Elles ont pu commencer à se développer sans rencontrer la concurrence des arbres déjà installés.

    IL est évident que j’aurais essayé de travailler à plat mais le relief de ce terrain impose de grosses contraintes. Effort lourd pour un résultat modeste. Mais fabriquer ces buttes n’a pas été une charge, plutôt un plaisir.

    Je suis donc un cas bien particulier.

    Gilles, je n’ai pas ciompris ce que tu expliquais sur les nitrates. J’ai dû manquer un épisode. Bien à toi.
    IL me sera difficile de créer d’autres zones semblables. J’ai vieilli et le travail de terrassement n’est plus aussi facile. Mais il existe ici ou là des plates-bandes crées par la présence de murs se succédant On pourrait les considérer ces plates-bandes comme des buttes prises entre un mur en amont; et un mur de retenue en aval. L’ennui est que presque toutes ces zones sont occupées par des plantes antérieures à notre achat et que mon épouse souhaite garder. Cela complique les réorganisations. J’ai réussi à faire apparaître un petit alignement de fruitiers mais un soutènement reste à l’ODJ des choses à faire (un jour ou l’autre).

  380. Didier dit :

    Je travaille sur des petites parcelles de 1,50m de large, légèrement surélevées mais que l’on peut considérer “à plat” . L’objectif est de ne jamais piétiner la terre en utilisant les passe-pieds tout en ayant une petite hauteur favorisant le drainage et le réchauffement (terre lourde, humide, climat nantais)
    Beaucoup de légumes qui restent en place l’hiver et l’usage des engrais verts sur les parcelle non utilisées font le nécessaire.
    Je n’aime pas l’idée de buttes dans le jardin. Même si, pour certaines cultures, elles faciliteraient sans doute les choses. ( Les aubergines par exemple, ou des récoltes plus hâtives de tomates) Mais je n’arrive pas à franchir le pas.

  381. Maurice dit :

    faire une butte me permet d’augmenter la profondeur de sol utile, indispensable chez moi.

  382. guy dit :

    je travaille un jardin à plat , je prépare quelques buttes pour la prochaine saison .
    je vais aussi débuter un 2 em jardin en bord de mer , avec une pluviométrie plus faible ( et moins de matériaux de paillage )

  383. guy dit :

    1/principal inconvenient de mes buttes:
    utilisation d’escabot ou tabouret pour cueillir fruits ou fleurs surelevés de la hauteur de mes buttes (60cm au centre)

  384. […] Le livre d’Elea As­se­li­neau et Gilles Domenech Publié le : 6 octobre 2011 Thèmes : haies, permaculture, personnes, sols, techniques Mots-clés : apaba : Bois raméal fragmenté : BRF : broyeur : haie : jacky dupety : stage : verger « Article précédent […]

  385. […] surtout chez les jardiniers amateurs. Vous connaissez mon parcours, j’en ai parlé dans le premier article publié sur ce blog, je pense avoir assez de recul pour comparer les différentes méthodes de jardinage qui […]

  386. […] de faire des buttes au jardin. Étonnante coïncidence,car cela propose une excellente suite à mon dernier article! (Non, non, nous ne nous étions pas concertés avant, Jacques m’as proposé un article sur […]

  387. Cecile dit :

    Cher Jacques (et cher Gilles),
    Merci pour ce message tres eclairant ! N’ayant que peu de temps libre pour jardiner et peu d’echanges directs avec des jardiniers (car j’habite en Hollande et je commence juste a parler suffisamment pour pouvoir discuter de la meteo !), c’est d’autant plus interessant d’avoir ce genre de retours d’experience.
    Amicalement, Cecile

  388. André dit :

    Bravo pour ce superbe jardin !

    J’ai vu que les caisses semblent avoir été fabriquées artisanalement. As-tu des conseils pour la fabrication de celle-ci (solidité, étanchéité, etc…) ?

    Merci

  389. Carlos dit :

    Merci Jacques pour ce retour d’expériences!

    J’en retiens que le mieux est de faire simple, et le cas échéant faire preuve d’à propos (par exemple cultiver les oignons sur buttes…)

    Salutations, Carlos

  390. Bruno dit :

    Merci Jacques pour ce partage d’expérience.
    As tu déjà entendu parler de la méthode Soltner?
    Si oui, qu’en penses tu?

    • Gilles Domenech dit :

      @ Bruno:
      À mon sens, il n’y a pas vraiment de méthode Soltner. dans son livre (voir com de Pierre), il décrit tout un ensemble de techniques que l’on peut qualifier de jardinage sol vivant au sens où je l’entend mais je ne trouve pas qu’il y aie une “méthode Soltner”. Pas plus d’ailleurs que de méthode “Gilles Domenech” où “Jacques Subra” 😉 !

  391. cottet pierre dit :

    “MON PARADIS” de Heiz Erven un livre que j’ai lu et relu pour mon plus grand plaisir mais c’est surtout ” LE GUIDE DU NOUVEAU JARDINAGE” de dominique soltner qui m’a séduit . quoi de plus simple que de couvrir le sol et laisser faire la nature . je dirais même simplicité plus efficacité . avec seulement la gestion des limaces que je pense résoudre avec les prédateurs naturels qui commencent a venir . quand je pense a toute cette énergie que j’ai dépensé pour au final perdre de la fertilité. mieux vaut tard que jamais ” j’ai 62 ans” mais j’envie ceux qui débute le jardinage avec le non travail du sol . comme dit la publicité sur le cube magie “si tu le c’est pas” . maintenant on le sait ” merci internet” et on a plus besoins de travailler le sol comme le préconise trop souvent les livres sur le jardinage .

  392. Gilles BERNARD dit :

    Assez d’accord sur tout ce que dit Jacques des avantages et inconvénients de chaque technique.
    L’idéal est d’avoir un jardin assez grand pour mener les 3 essais de culture simultanément, mais ce nest pas le cas pour tout le monde.
    Dans de petits jardins, on peut néanmoins varier les plaisirs, en essayant par exemple les tours à pomme de terre ou les plantations de pomme de terre sous paille : dans tous les cas je vois un grand plaisir à traiter son jardin comme un espace d’expérimentation.
    A la différence de Jacques, ma préférence va aux ados façon Lespinasse. En combinant fleurs et légumes, en organisant l’implantation des plantes en fonction de leur taille ou de leurs couleurs de feuillage, la réalisation de chaque carré devient oeuvre esthétique : un tournesol californien rivalisant en prestige avec les lavatères au dessus des laitues et radis noirs, des guirlandes d’ipomées disputant la structure de bambous aux haricots perche… Un délice pour les yeux autant que pour le palais.
    Considéré de ce point de vue, la réussite du jardin ne se mesure plus seulement à l’aune des densités de récolte, le jardin devient espace de quiétude et d’équilibre.
    Un jardin d’Epicure dans notre recherche de l’ataraxie.

  393. cottet pierre dit :

    la méthode soltner vient de la plantation des haies sur films plastiques remplacé ensuite par de la paille. voyant le résultat positif sur les haies il a transposé cette technique au jardin avec réussite.la bonne idées a été de couvrir le sol dès l’automne au lieu d’attendre l’été comme le préconise les livres sur le jardinage . il y a aussi le semis sur compost qui fonctionne très bien .pour une fois qu’un ingénieur agronome a une bonne idée il faut le remercier et promouvoir cette méthode . pour les septiques je conseille d’essayer dans un coin du jardin . quand je parle de cette méthode a d’autres jardiniers ils me regardent comme un extra-terrestre . il est difficile de changer ces habitudes et d’accepter de remettre en question ces pratiques de culture .

  394. Philippe dit :

    Ayant repris possession d’une ancienne ferme, (aprés trente de fermage en agriculture intensive) j’ai pu constater les dégats sur la faune, la flore et les sols.
    Le retour à “la” biodiversité se fait lentement mais inexorablement, ici ça aura pris une dizaine d’années…
    Je cultive deux parcelles en potager dont une au sol trés dégradé, terre argilo calcaire (quercy blanc) tassée par surpaturage et suis à l’affut de tout retour d’expérience sur de tel terrains, sur l’autre parcelle c’est le jardin d’eden, récoltes miraculeuses: aucun intrant, paillage feuilles paille foin; culture à plat, planches de cultures d’environ un métre de large, espacement dicté à l’origine pour éviter le tassement par les roues du tracteur.
    La sécheresse récurrente ne plaide pas pour l’utilisation de buttes.
    Merci à tous pour vos interventions et en particulier à gilles

  395. Claude dit :

    J’expliquais comment je percevez le sol de mon terrain. Pente forte sur poudingue. Le “plat” ne m’est ni donné ni servi.

    D’abord structurer le terrain par des retenues (terrassement, murets, planches et cadres ……) puis apporter de la matière organique (composts, fumier, …). Faire jaillir un potager sur un terrain qui n’en possédait pas et où seuls des oliviers, des arbousiers et des pins poussaient au milieu du thym et autres plantes méditerranéennes peu soiffardes.

    J’imagine que si on se remet à jardiner “à plat” là où l’on a développé des buttes, des ados ou des lasagnes, ……ce passé doit s’avérer bénéfique ?

  396. Subra Jacques dit :

    @André
    Bonjour André
    Mon fils a récupéré ces caisses sur son lieu de travail, ce sont des emballages de pieces usinées. Je les ai passé a l’huile de lin, c’est du résineux de deux centimètres d’épaisseur, je ne connais pas leur durée de vie. Elles font 120cm x 80cm. Il existe dans le commerce des caisses spécialement faites pour des jardins en carré. Il y a un ESAT ( anciennement CAT) de l’ADAPEI des Hautes-PYRENEES qui les fabrique pour les vendre. Ils doivent surement avoir un site. Si tu es bricoleur le mieux est de les fabriquer.La dimension idéale est 120cm x 120cm sur 20cm de hauteur. On peut en mettre 2 ou 3 supperposées pour augmenter la profondeur du sol. Je les remplie avec un mélange environ deux tiers de terre de jardin x un tiers de compost. Ce sont bien entendu des caisses sans fonds! Elles sont posées directement sur le sol. Voila, j’espère que ces renseignements te permettrons de bien débuter ton jardin en carrés. Bon courage. A ++
    Jacques

  397. Subra Jacques dit :

    Bonjour a tous
    @ Bruno
    J’ai découvert D. Soltner dans les années 80 par ses ouvrages sur les haies. Je crois que c’est lui qui a “inventé” la haie naturelle qui consiste a empiler des branchages et laisser les oiseaux, le vent et autres apporter les graines de différents arbres et arbustes qui constiturons la future haie. Je n’ai découvert que trés recemment qu’il transposait ses expériences aux jardins.
    Pour répondre a ta question: j’en pense le plus grand bien!

  398. Subra Jacques dit :

    @ Cottet Pierre
    Nous sommes de la même génération, j’ai juste quelques années de plus, il n’y a pas d’âge pour apprendre et découvrir de nouveaux concepts. Je pense que le plus important pour nous,les enfants d’après guerre qui avons tant abimé notre chère planette bleue, c’est de transmettre notre savoir et notre expérience pour réparer les dégâts.
    J’ai créé cette année un jardinet a l’école maternelle de Séron ( avec l’aide des institutrices et des employés communaux) et je suis émervéillé de voir l’intérêt et la curiosité des enfants. La semaine derniere il ont fait de la purée ( la cuisine de la cantine est sur place) avec les pommes de terre qu’ils avaint plantées et récoltées!!
    A chacune de mes intervention je reviens plein d’énergie et d’optimisme. Si je sème quelques graines d’espoir, au moins j’aurais été utile, cela suffit a mon bonheur…

  399. Subra Jacques dit :

    @ Gilles Bernard

    C’est un régal de te lire! On devine l’artiste et le poète derrière le jardinier!! Ce que tu décris pour les ados est aussi possible pour le jardin a plat, a chacun de choisir son équilibre… Peut-être aurons-nous le plaisir, au hazard d’une rencontre , d’échanger nos experiences.

  400. Subra Jacques dit :

    @ Claude
    Dans ton cas( terrain trés en pente) les terrasses sont sûrement la meilleure solution. Il est certain que sur un terrain plat, aprés les buttes, le fait de revenir a plat est bénéfique car il y a une importante épaisseur d’humus.

  401. Subra Jacques dit :

    @ Cécile
    Quand tu sera bien installée, j’espère que tu nous donnera des nouvelles ” d’un jardin des Pays-Bas”!!
    Bien amicalement

  402. Subra Jacques dit :

    @Carlos
    En terrain lourd et qui reste humide l’hivers, mieux vaut surélever légèrement ( buttes ou billons). Quelques centimètres suffisent

  403. Michel Henri dit :

    Je broie régulièrement mes branchages, parmi lesquels beaucoup de rameaux de laurier rose (30 à 40 % du total). Dois-je prendre des précautions particulières pour l’utilisation de ces BRF au potager par exemple, autour des fraisiers ou au pied des framboisiers ?

    • Gilles Domenech dit :

      Vue la toxicité de cette espèce, j’éviterais d’en mettre au potager. Utilise le plutôt en paillage d’arbres et arbustes et veille à ce que des enfants n’aillent pas jouer dans ce BRF toxique!

      • Thibault dit :

        Bonjour Gilles,
        J’ai également énormément de laurier palme (voire exclusivement … choix des propriétaires) dans mon jardin. Leur taille donne une masse énorme de matière organique. L’an dernier j’ai broyé et remis en dessous de la haie, cependant c’est presque 2 jours intenses de travail et surtout les partie du corps exposé bien “brulé” à la sève de cette mer**. J’hésite cette année à pailler les allées du potager avec (pas le potager lui-même, je crains trop la toxicité du machin.
        Est-ce possible selon toi ?
        Précision les allées sont décaissées de 10-15 cm par rapport aux planches du potager.

        • Le laurier palme ne pose aucun problème particulier, rien à voir avec le laurier rose !
          tu peux sans soucis l’utiliser en BRF ou en BREF sur le potager !

          • Thibault dit :

            Bonjour Gilles,
            Merci pour ton retour. Je resterai prudent mais un peu soulagé pour l’utiliser. Par contre j’ai noté que le broyat mis l’an dernier sous la haie est bien décomposé et plein de vers. Je vais récupérer ce qui reste (feuilles et petites branches bien attaquées) comme apport carboné en paillage ou au compost. Au bout de ce temps je suis à peu près certain que le cyanure est évacué.

          • Gilles Domenech dit :

            Ce qu’il y a de bien avec l’acide cyanhudrique c’est qu’on reconnais facilement sa présence à l’odeur d’amande amère, du coup dès que cette odeur a disparu, c’est que le produit est lui aussi décomposé.

  404. Loic dit :

    Salut gilles

    Moi je trepigne d’impatience a l’idée de faire le plein de feuilles. Je veux faire une couverture d’au moins 30 cm sur des parcelles jamais cultivées.

    En gros aujourd’hui c est de l’herbage a mouton !

  405. guegan dit :

    Bonjours.

    Je viens de couvrir une surface de 800 mètre carré

    de jardin avec du brf c’est la première année j’espère

    que je fais bien .

    A bientôt j’espère

  406. dominique dit :

    j’ai enormement de chiendents !! entre les angrais vegetaux ! la raygrass ou le brf!! je ne sais que faire !
    merci de m’aider!!

    • Gilles Domenech dit :

      @ Dominique: Bonne question! Oui, le chiendent peut faire office de couvert végétal, et le soucis c’est que c’est une graminée vivace quasiment indestructible! Un couvert implanté maintenant le concurrencera quand même un peu au début du printemps, ensuite, il faut sarcler de temps en temps pour le calmer un peu et surtout ne pas travailler le sol, avec la restructuration de celui-ci, le chiendent disparaîtra peu à peu au fil des années, mais il faut de la patience!

      @ Philippe: Les plantes citées dans mon article conviennent toutes aux sols calcaires (chez mes parents, c’est argilo calcaire). Pour plus de précisions sur chacunes des plantes, demande conseil à Yann Labuche de Terre d’Humus!

  407. Michel Henri dit :

    Merci Gilles, je vais séparer le broyage des lauriers roses et le mettre uniquement pour la fertilisation de restanques inaccessibles au pied de lauriers roses, palmiers, aloès et autres arbustes décoratifs. Je réserverai les autres BRF (lauriers, pittosporum, arbre de Judée, vigne) pour le potager.

  408. philippe dit :

    Salut Gilles

    En ce qui concerne les semis de pois et de fèves, je dirai même que chez moi dans le quercy blanc il est impératif de les faire à l’automne contrairement à ce qui est écrit dans les livres de jardinages. En effet on a souvent une période de sécheresse en début de printemps qui est fatale pour le rendement de ces plantes potagères.
    Le fait de semer à l’automne permet à ces plantes de développer leur système racinaire durant l’hiver et donc au printemps de résister au manque d’eau.
    Je prend note de la composition de tes couverts hivernaux que je compte essayer cette année ou la suivante, l’absence de pluie rendant les choses difficiles cette année.
    Y a t il des couvert plus particulièrement adaptés aux terrain calcaires?

  409. Subra Jacques dit :

    @Guégan
    J’ai fait la même erreur il y a deux ans , résultat rendements divisés par deux, voire pour certaines cultures zero récolte ( haricots, pomme de terres)Peut-être en avais-je trop mis? Cinq centimètres en moyenne.A présent il est ” digéré” les récoltes redeviennent normale. Cela m’a appris la prudence!!çà dépend aussi du sol,maintenant j’en met plus souvent mais en trés petite quatité et seulement en couverture. Tiens-nous au courant des résultats.
    @Dominique
    Pour le chiendent j’en ai un peu et je ne connais qu’une solution : l’arrachage, ses racines traçantes son trés difficile a détruire, ce n’est par un hasard si l’on en fait des brosses!!

  410. cottet pierre dit :

    j’ai commencé la couverture du jardin a l’automne comme le préconise dominique soltner . en attendant la chute des feuilles j’ai mis des orties , quatre sacs de 160 litres pour une planche de 1.5m x 7m. je rajouterais des feuilles sur les orties si besoin car j’ai tout ramassé.ce qui me freine a utiliser les engrais verts c’est la libération de planche dés septembre , le respect des rotations et ensuite sa destruction avant semis ou plantation. je laisse le maximum de racines de la culture précédente. pour les haricots; les salades,les choux, les tomates,les courgettes,les aubergines je coupe a ras le sol sans arracher les racines . je reconnais que c’est un gros travail mais ensuite on peut enlever; déplacer assez aisément les feuilles dans le jardin surtout que le volume diminue avec le temps . si un jour je me lasse du ramassage des feuilles je passerais a l’engrais verts

  411. Maurice dit :

    à propos de “Terre d’humus” peut-être suis-je miro mais je ne vois pas trace de catalogue produits ???

  412. Gilles BERNARD dit :

    J’ai semé à la volée un mélange colza et vesce sur une parcelle ayant hébergé pommes de terre sur les 2/3 et oigons sur le 1/3 restant. Un mois 1/2 plus tard, le colza fait déjà 5 cm à l’emplacement des oignons alors qu’il est tout petit à l’emplacement des pommes de terre. La totalité de la parcelle a reçu la même fumure, les récoltes ont été faites en même temps et le semis réalisé tout de suite après la récolte.
    Surprenant non? La pomme de terre aurait-elle épuisé la terre? Ou alors une question de plantes amies et ennemies?
    Je me demande si ce colza rattrapera son retard ou s’il restera chétif jusqu’à la floraison; cette parcelle est prévue pour des cultures plutôt tardives, car la floraison vient tard, et le colza donne vraiment tout son développement vévégtatif juste avant la floraison ; ce serait dommage de couper plus tôt.
    Pour des semis plus précoces, j’avais semé un mélange sarasin et trèfle rouge, le sarasin a été coupé après floraison et le trèfle a l’air de bien profiter maintenant.

  413. Yann LABUCHE dit :

    A Dominique (Chiendent) :
    Trois possibilités :
    1. le désherbage manuel, plus facile en sol assoupli par des pratiques vertueuse (BRF, sol jamais nu, engrais verts, toujours des plantes en vie dans le sol). La racine vient tout seul quand on tire dessus en conditions de sol humide. ça c’est bien pour petites surfaces.
    2. Travail du sol qui ressort les racines ; en période sèche pour assécher les racines. Mais je suis pas chaud partisan : tout travail du sol perturbe le sol et ses
    ouvriers amis du jardinier. En plus on détruit de la matière organique à fond.
    3. Semer des graminées et en particulier seigle. Voir http://www.itab.asso.fr/downloads/Fiches-techniques_maraichage/ENGRAIS%20VERTS.pdf

    A Philippe (engrais verts pour sol calcaire) :
    “Les amoureuses du calcaire” : Fenugrec (annuelle), Gesse & lentille (argilocalcaire), lotier (vivace), mélilot blanc sibérie (bisannuelle), minette, sainfoin (vivace).
    Mais il y a aussi les tout terrains : moutarde et autres crucifères, phacélie, féverole, graminées sauf seigle qui préfère les sols acides, pois, …

    A Maurice et aux autres personnes intéressées :
    Je fournis des engrais verts (pas tous) et je m’intéresse en particulier aux mélanges, dits Biomax (nom de baptème donné par les agriculteurs = mélange pour obtenir un maximum de biomasse et un max de diversité).
    Intérêt des mélanges : complémentarités des systèmes racinaires et aériens, d’où meilleur travail du sol par les racines et exploitation de la lumière. Et aussi quand une plante est en conditions limites, les autres plantes prennent le relais.
    Juste un exemple : dans mon coin (Bourgogne), un agriculteur bio avait du chardon dans une culture de triticale (croisement blé-seigle). L’année d’après, il a semé le triticale avec pois et féverole : résultat, disparition du chardon !

    Bref, pour avoir infos et tarifs sur Biomax et engrais verts : envoyez moi un mail à yl(at)terredhumus.fr
    Remplacer le (at) par @.

    Bon jardinage d’automne à tous.

  414. Didier dit :

    J’utilise les 2 méthodes sur les planches libérées : engrais vert et couvert de feuilles, orties + tonte (pour que les feuilles ne soient pas emportées par le vent)
    J’essaie pour la 1ère fois un mélange préparé par Germinance : lin , moutarde, phacélie, sarrasin, avoine et vesce .
    Sur une parcelle, j’ai fauché la bourrache, qui allait grainer.
    Pour les planches encore occupées, je laisse les fanes sur place au fur et à mesure des récoltes (carottes, panais, navets, poireaux,…)
    Et au printemps, je vais me retrouver devant le casse-tête du réchauffement du sol

  415. Jérôme dit :

    Bonjour,

    Pour ma première année de culture, j’ai semé sur deux parcelles phacélie + colza fourrager + vesce.
    Sur deux autres planches j’ai mis du compost vert avec des feuilles de bouleau et de cerisier.
    Petite question, j’ai cultivé de l’hélianthi, est-ce que les reste de végétation peuvent être mis sur des planches pour faire un couvert hivernal ??

    Merci et à bientôt.

  416. Hervé dit :

    Salut à tous,

    Je cultive un jardin composé de deux terrasses sur les flancs d’un côteau abrupt exposé ouest . La terre est sableuse et très drainante et s’assèche donc très rapidement, le jardin n’est jamais vraiment impraticable du fait de l’humidité . Du coups je ne ressens pas vraiment l’utilité de monter des buttes qui accéléreraient encore plus l’assèchement du jardin en cas de sécheresse prolongée .
    J’ai découvert cette année le sol vivant et c’est devenu une vraie passion . j’ai cultivé ce nouveau jardin pour la première fois cette saison et je suis surpris de la quasi absence de maladies malgré un été très humide et frais .
    merci le sol vivant mais aussi probablement le drainage très efficace du sol .

  417. jana dit :

    Je fais une expérience de jardin sans labour depuis le mois de janvier 2011. J’ai installé la première parcelle sur une prairie sans aucun labour au préalable, je l’ai recouverte d’un tas de feuilles d’arbres fruitiers de 20cm environs. La première année j’ai eu des courges de belle taille sans jamais arroser (malgré le printemps sec). Je tiens un petit blog amateur sur mes expériences. Vous êtes bienvenus.

  418. Hervé dit :

    Bonjour,

    Je m’essaye aux couverts cette année, pas facile de faire un choix adapté à mon climat vosgien ( hiver pouvant être très froid ). J’ai semé quelques planches avec vesce+seigle qui me semblaient les E.V. les plus résistants au gel . J’espère détruire celà au début du printemps et utiliser comme mulch si toutefois il reste quelque chose …..
    Pour la destruction, je pensais faucher, mais j’ai cru comprendre que le couvert repoussait et qu’il faut juste le coucher . Des idées sur cette question ?

    • Gilles Domenech dit :

      @ Jérôme:
      oui, tu peux laisser tes résidus d’helianti sur le sol pendant l’hiver.

      @ Hervé:
      si tu fauches avant floraison, effectivement, ça repoussera. Par contre, si tu peux attendre que toutes les plantes aient fleurit, la fauche ou le broyage à la tondeuse suffiront

  419. kercoz bernard dit :

    SaLUT
    Je crois que pour chopper les nitrates , le mieux c’est encore les épinards ……ala fois “engrais verts” et consommables.

    • Gilles Domenech dit :

      @ Kercoz:
      Il s’agit plutôt là d’une culture d’hiver que d’un couvert, mais c’est en effet une bonne plante pour piéger les nitrates qui s’apprêtent à fuir!

      @ Pierre:
      La plupart des plantes évoquées dans l’article précédent ne sont en effet pas gélives. Pour les détruire, plusieurs choix: après floraison, fauche ou broyage suffiront, sinon, faudra rouler au rolofaca (pas facile à trouver pour le moment) ou sarcler (assez physique, j’en conviens).

  420. cottet pierre dit :

    concernant les engrais verts j’aimerais connaître les différentes techniques pour les éliminer sans utiliser le glyphosate avant semis ou plantations car tous ne sont pas détruit par le gel .

  421. Bonjours.

    Je viens d’étaler sur 700 mètre carré du Brf sur 10 cm.C’est la première année que je le fait
    au mois de décembre je saupoudrais avec du lithotamne.

    Je fabrique de 80 à 400 mètre cube par an de brf

    a bientot

  422. Subra Jacques dit :

    Bonjour Gilles
    Clair et pédagogique ton article! On comprend en quelques mots le fonctionnement des nitrates dans le sol. Merci.

  423. Moilamain dit :

    SOLut tout le monde

    Petite question qui me vient, alors que je viens de lire le chapitre sur la phase liquide du sol du bouquin de Soltner :
    Est-ce qu’un sol qui a pu conserver tout au long de l’été une quantité d’eau utilisable pour les plantes (supérieure au point de flétrissement), subit aussi une minéralisation d’automne aussi marquée ?

    Autrement dit, si la terre de mon jardin, bien mulché, ombragé par les arbres, reste humide en permanence tout l’été, verra-t-elle son activité minéralisante augmenter avec les pluie d’automne ?

    Un autre truc que je ne comprend pas, la minéralisation d’automne est-elle systématique ?
    Il y a plus de pluie certes! mais y-a-t’il plus d’oxygène ?

    Je crois comprendre en fait que les sols étant sec en été, il ne s’agit pas tant d’une minéralisation d’automne mais plutôt d’un retour à une activité normale suite à une baisse estivale de l’activité minéralisante (car manque d’eau).

    En fait j’écris ça, mais… j’en sais rien, je questionne, je pinaille, je cherche des éclaircissements…

    • Gilles Domenech dit :

      @ Moilamain:
      En été, si le sol reste humide, une partie de l’activité minéralisatrice à lieu à cette saison. Plus l’été est humide (comme cette année) plus cette activité est intense, mais cela n’empêche le pic automnal, car, sauf exception les sols s’humidifient à l’automne.
      Quant à l’oxygène, dans la plupart des sols, il reste en quantité suffisante pour permettre à ces processus d’avoir lieu. S’il vient à manquer, l’azote est libéré sous forme ammoniacale (NH4+) qui est n’est pas lixiviable car fixé par le complexe absorbant du sol.
      J’espère que cela répond à tes questions!

  424. michèle dit :

    Sur une foire agricole j’ai rencontré un vieil agriculteur bio qui semait des graines de “navette” en automne.
    Il m’avait dit que c’étaient des pièges à nitrates.

  425. cottet pierre dit :

    @guegan
    si tu arrives a cultiver la première année des légumes dans 10 cm de brf je te félicite mais j’ai des doutes sauf pour les pommes de terre. une expérience que je ne tenterais pas personnellement . tu es un jardinier kamikaze . bon courage .

    • Gilles Domenech dit :

      @Guegan:
      Effectivement, 10 cm c’est vraiment beaucoup! En potager 3cm, c’est un maximum, encore moins en sol argileux.

      @ Michèle:
      En effet, la navette, de même que l’ensemble des Brasicacées (moutarde, radie, colza, caméline…), est un bon piège à nitrates.

  426. sabine dit :

    bonjour Gille , merci pour ce site ,et sa clarté
    j’essaye de comprendre et de pratiquer , depuis peu de temps certes mais avec enthousiasme!
    je choisis celle ci :

    j’ai lu qu’il fallait laisser les racines des légumes que l’on cueille dans le sol, est ce valable aussi pour les pieds de tomates?

    merci et à bientôt

    • Gilles Domenech dit :

      Oui, pour les tomates, les courges, les aubergines… Si tu n’as pas besoin de récolter la racine, laisse la en terre!

  427. sabine dit :

    merci beaucoup pour ta réponse , donc je coupe à ras de terre les branches et feuilles que je vais laisser en tas pour que ça puisse se décomposer pendant l’hiver? ai je bien compris oupas ??

    • Gilles Domenech dit :

      @ Sabine
      Euh, je sais pas trop, tu me questionnais à propos des tomates, là tu me parle de branches à couper au raz du sol, je ne suis pas sûr de bien comprendre 😉 !

      @ Michèle
      Très intéressantes tes observations concernant l’impact des couverts hivernaux sur les auxiliaires!

  428. Michèle L. dit :

    Bonjour,
    pour ma part,je mets des engrais verts dès qu’un ados est libre pour ne pas laisser le sol nu pendant l’hiver. J’utilise le seigle, l’avoine, la vesce, la féverole; j’essaie de prévoir quelle culture il y aura l’an prochain pour mettre une légumineuse ou non. Le seigle est bien pour décompacter le sol et il concurrence le chiendent. je vais mettre de la moutarde dans les ados où les pommes de terre ont eu des attaques de taupin.Mais je suis en retard car je tarde à couper aubergines, tomates et poivrons qui donnent encore des fruits! L’an dernier, la vesce a été envahie de pucerons dès le mois de mars, ce qui a fait venir une colonie de coccinelles et les fleurs de féverole attiraient les insectes. Je pense qu’il faut semer des engrais verts car ils jouent un rôle très important pour tous les auxiliaires du jardinier.

  429. sabine dit :

    gilles
    je parlais des branches et feuilles de tomates….enfin chez moi il y a les racines mais au bout il y a les branches ou tiges (quand même pas tronc, quoi que ..) avec les feuilles pis les tomates emmêlées parmi toussa, mais bon ce n’est que mon observation.

    et donc ces tomates , je les ai cueilli , il reste …le reste , que je coupe à ras de terre en laissant donc les racines ?
    hum je ne sais pas si je suis très clair , mais j’essaye

  430. michèle dit :

    ” La première c’est d’amener du carbone au sol pour fixer cet azote qui s’apprête à fuir, cette solution consiste tout simplement à amener …….. ou encore des feuilles mortes.”
    Sans le savoir j’avais tout bon, ça fait des années que j’épands des feuilles mortes dans le potager en automne et que je les couvre de broyat (pour éviter qu’elles s’envolent)

  431. david c dit :

    Bonjour,
    Pierre Cottet demandais comment détruire l’engrais vert non gélif: n’est il pas possible d’utiliser le bâchage, c’est a dire couvrir toute la zone avec un matériau occultant la lumière comme un voile noir ou même du carton?

  432. Gilles BERNARD dit :

    Gilles,
    Peux-tu nous en dire un peu plus sur cette « faim d’azote » et sur cette capacité qu’auraient les bactéries à fixer l’azote minéral ?
    Je comprends assez bien l’idée qu’en passant d’un stade de faible activité biologique au sortir de l’été à un stade d’intense activité biologique avec l’arrivée des premières pluies, notre sol puisse voir ses concentrations en bactéries passer de quelques millions à plusieurs milliards par kilo de terre noire, et que pour se multiplier ainsi, ces bactéries aient besoin de synthétiser des protéines à partir de l’azote pour assurer leur croissance.
    Pour autant, en valeur absolue, et compte tenu de la très petite taille de ces bactéries, la consommation d’azote .associée ne doit guère dépasser quelques microgrammes par kilo de terre noire, et donc en terme de bilan import-export, infiniment moins que l’azote minéral libéré par leur activité de décomposition des matières organiques.
    Je jardine depuis 40 ans, et je n’ai encore jamais observé ce phénomène de faim d’azote, pas plus que je n’ai rencontré de jardinier qui y ait été confronté. Et pourtant pas un livre sur l’activité biologique au jardin sans qu’on nous en parle comme d’un péril incontournable.
    Alors, pur fantasme ? L’histoire de l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours ?
    Gilles Bernard

    • Gilles Domenech dit :

      @ David:
      Cette technique présente l’inconvénient de prendre beaucoup de temps pour détruire le couvert. Pour avoir le terrain libre début mai, il faudrait installer les vaches au plus tard début mars, donc on perd les deux mois durant lesquels le couvert produit le plus, ce qui rend celui ci presque inutile.

      @ Gilles:
      Je ne vois pas trop ce que là faim d’azote vient faire à l’automne. C’est au contraire un phénomène qui apparaît surtout au printemps suite à un apport riche en carbone, à une période où les sols encore frais mineralisent mal. Si en plus Lars plantes doivent partager le peu de nitrates présents avec les micro-organismes, alors elles subissent cette faim d’azote. À l’automne, c’est exactement le contraire: les sols minéralisent au max et c’est l’excès de nitrates et leur lixiviation qui sont à craindre, comme expliqué dans cet article.

  433. Michèle L. dit :

    Bonjour,

    très joli et intéressant, le jardin de Jacques!
    En réponse à la remarque de Gilles Bernard, j’ai fait quelques expériences d’associations cette année: semis de haricots grimpants dans une lasagne et semis dans l’ados voisin (pour comparer); mais dans l’ados, il y avait de l’aïl; l’effet est radical; les haricots n’ont pas poussé malgré l’apport de purins; j’ai lu par la suite que l’association est néfaste!!! dans un ados, j’avais des aubergines violettes et du basilic ainsi que des soucis à fleur orange: les trois pieds d’aubergines voisines des soucis sont restées petites, malingres! je vais retenter l’an prochain pour voir! les deux tomates voisines des pieds d’absinthe sont restées plus petites aussi. C’est très agréable de prendre le temps d’observer tous ces petits détails. Avantages de la retraite!!!

  434. Alain17 dit :

    Bonjour, voici l’automne et les pluies bienfaitrices .
    Malgré la sècheresse j’ai eu un excellent rendement sur les tomates.
    Avec 42 pieds, j’ai estimé la production à + de150kg.
    La raison de ce succès : paillage à la feuille de chêne et goutte à goutte (1/2h tous les 4 à 5 jours) avec au début de la plantation un arrosage dilué au purin de consoude.
    Je conseille fortement d’utiliser la fourche bêche écolo. C’est efficace, sans bruit, rapide, pas fatigant pour le dos ( même dans ma terre argilo-calcaire ) et les vers de terre apprécient.

  435. Hervé dit :

    la pemière partie de ce livre qui décrit les différents membres de la faune du sol et le fonctionnement de cette communeauté est vraiment passionnante .
    En ce qui concerne la deuxième partie sur les trois outils du jardinier sol vivant ( compost, mulch et jus de compost) c’est surtout la technique du jus de compost à aération active qui a surtout retenu mon attention ( puisque je pratique le mulch et que………je ne composte que très peu..;-) )
    Malheureusement la saison ne se prête guère à cette technique qui sera mise en oeuvre à grande échelle dans le potager au printemps .

  436. jana dit :

    Merci pour ces idées. J’ai un jardin dans les Ardennes,j’expérimente le jardin sans labour en utilisant le paillage (la paille, les feuilles, les tontes de gazons séchées, un bout de carton ici et là…). Les feuilles sont issues des arbres fruitiers (cerisier, pommiers, noisetiers et des châtaigniers municipaux (que le vent ramène). Un souci constaté cette année: trop de petites limaces(toutes petites)en fin de saison. Je garde en terre les carottes, les chicorées Verone, les poireaux, les blettes, le persils..Bon courage à tous et vive le sol vivant.

  437. David 26 dit :

    Salut à vous,
    Moi j’ai toujours la paille mis au printemps puis au cours de l’été. J’ai laissé en place toutes les cultures sans intervenir. Les pieds de courges, courgettes et concombres finissent ainsi leur vies, ce qui couvre une partie de la paille.
    J’ai uniquement coupé à environ 20 cm de la base les pieds de tomate après les dernières récolte.
    L’année passé j’avais semé des engrais vert car la terre était nue, cette année non.

  438. BERNARD dit :

    Pierre BERNARD
    J’ai eu, en fin de culture, sur tomates; une attaque de bactéries(taches noires sur fruits,enroulement des feuilles)
    Alors que je n’avais pas eu de mildiou, cette année.
    Je pense arracher les plants et les bruler. Comme j’ai fait
    l’année dernière, cause au fusarium.
    Quand pensez-vous? Merci.

  439. Gilles Domenech dit :

    @ Sabine,
    Oui, dans ce cas, nous bien d’accord. En fait dans mon esprit le mot branche réfère plutôt à des ligneux, d’où ma réponse précédente quelque peu dubitative 😉 !

  440. Gilles Domenech dit :

    Pierre, même avec des maladies fongiques où bactériennes, j’ai l’habitude de ramener tous les résidus au sol, la MO est trop précieuse pour la gaspiller en fumée! La seule précaution sera de ne pas remettre des tomates au même endroit l’an prochain!

  441. […] différentes lignées de ce domaine (cyanobactéries, protéobactéries, actinobactéries…), les rhizobium qui vivent en symbiose avec les légumineuses sont des exemples de ces bactéries. Elles possèdent […]

  442. Loic dit :

    Ca y est j’ai mal a la tête !

    Dans le cas d’un sol non vivant ! le cycle de l’azote est alors rompu ! non ?

  443. didier dit :

    Donc il faut apporter du carbone à l’automne et de l’azote au printemps ?

  444. Ludo dit :

    Bravo pour cet effort de simplification et de synthèse !
    Merci

  445. Gilles Domenech dit :

    Cela est en effet une possibilité mais ce n’est pas la seule. Par exemple, implanter un couvert végétal contenant un mélange de plantes gourmandes en azote (comme des crucifères) et des legumineuses qui le fixent depuis l’atmosphère permet de l’enlever quand il risque de fuir et d’en amener lorsqu’il est nécessaire!

  446. Gilles Domenech dit :

    @Loïc:
    Sans parler forcément de sol non vivant, le cycle de l’azote est toujours plus ou moins perturbé par les modes de culture, ne serait-ce que par la fertilisation, même biologique, qui court-circuite la fixation biologique.
    Ensuite, il est vrai que si les micro-organismes sont rares, certains processus (humification notamment, et aussi minéralisation voire nitrification) ont du mal à se dérouler convenablement, ou alors se déroulent dans de mauvaises conditions, c’est notamment le cas lorsque les résidus de culture sont enfouis trop profondément par le labour par exemple.
    J’espère que cela t’éclaire un peu, sinon n’hésites pas à préciser ta question!

  447. sabine dit :

    j’essaye d’intégrer …et un grand merci pour ce dévouement

    lorsque l’on parle de pollution aux nitrates, qu’est ce que cela veut dire ? (en langage simplifié hein!…)

  448. Will, 19 dit :

    Bonjour, je découvre cette conversation un peu en retard. Mais moi j”utilise le compost car je pensais qu’il était plus rapidement assimilable par les plantes. Notamment pour les semis et les repiquages, ça donne un coup de fouet.(je me trompe?) Bien sûr j’utilise beaucoup le paillage car il faut penser à nourrir toute la faune pour retrouver de l’humus. Mais cet été des poules vont faire leur entrée et tout les déchets de cuisine finiront dans leurs gésiers. Pour l’heure j’attends une livraison en décembre de brf, je suis impatient de le mettre en place. Mais pour éviter la faim d’azote au printemps, je pensais ajouter du compost…bonne idée?? Qu’en penses-tu? merci à tous pour toutes les infos

  449. Gilles Domenech dit :

    Comme nous l’avons vu dans l’article précédent, Les nitrates risquent de fuir vers les nappes phréatique et donc de rendre leur eau impropre à la consommation si leur concentration devient excessive. Ces nappes alimentent ensuite des cours d’eau ou des étangs qui deviennent alors propice au développement incontrôlé d’algues vertes. Celles-ci asphyxient le milieu et provoquent la disparition des espèces naturellement présentes dans ces écosystèmes, c’est là ce qu’on appelle l’eutrophisation des eaux.

  450. Gilles Domenech dit :

    Je doute que le compost soit idéal pour compenser la faim d’azote, un engrais azoté bio du type purins