Voilà, tout est dans le titre ! Jaille nous illustre ici ce qu’il pratique dans son jardin du Hérons et qu’il décrit dans son article précédent.

Voici une première vidéo sur sa culture des pommes de terre :

Et une seconde sur sa gestion des mulch :

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34 Responses to Jaille Bartas illustre son agriculture du Hérons avec deux petites vidéos

  1. Marc (131 comments) dit :

    Vraiment très efficace cette bâche d’ensilage anti-UV.
    Par contre je n’aurais pas osé planter des patates sous la bâche, même en profondeur dans la terre.
    Je découvre.

    Quant aux vers de terre ce sont nos meilleurs amis pour le jardinage, avec les coccinelles qui mangent les pucerons.
    A bientôt.

  2. daviler (4 comments) dit :

    Bonsoir

    elle a tué les herbes sauvages, j’ai posé à même la terre des patates germées sous de la paille, comme en bolivie, suggestion de claude bourguignon, fera-t-il assez chaud ici mayenne, et classe, en tranchée et couverte de terre, composte trop jeune, penser à le remuer

  3. Darna (6 comments) dit :

    Etant en milieu urbain, j’utilise plutôt du carton récupéré en anti uv, dans le jardin paratgé que j’ai initié. La production des bâches est énergivore et polluante, comme tous produits industriels.
    La permaculture est également une philosophie de vie, n’est-ce pas …

    • Gilles Domenech (761 comments) dit :

      Celle des cartons est également énergivore ; -).
      Il y a toujours une question de compromis. Ici J’aille est en bio sans travail du sol. L’occultation est donc une solution incontournable pour gérer l’enherbement. Les mulch organiques ne sont pas toujours parfaits et, dans le cas des patates, il fait en mettre une très grosse couche pour éviter le verdissement des tubercules. La bâche d’ensilage est une option intéressante, mais si on peut critiquer le fait que ce soit du plastique ainsi que le côté esthétique.

      • jeremy (8 comments) dit :

        Pour la saison 2016 et pour la1ière en agro-écologie dans le pays de caux j’ai essayé de la belle de fontenay sous paillage. 5cm sous la terre et 15 cm de foin par dessus pour éviter le passage de la lumière, je vous tiendrai au courant du résultat si les mulos ne me mangerons pas tout….

  4. Eric C (15 comments) dit :

    Il existe beaucoup de variante à cette technique. La bâche est intéressante car les tiges pousseront dans le noir sans besoin de photosynthèse.
    Il n’y a pas besoin d’enterrer les pdt. 1 à 15 cm de paillage suffit puis des tontes afin d’éviter le verdissement, mais très régulièrement.
    C’est un grand plaisir de poser ses fesses en juillet sur le sol et de se servir de ses doigts comme seul outil pour ramasser les belles.
    Je le souhaite à tous.

  5. jeremy (8 comments) dit :

    Bonsoir,
    Je fais un appel aux expérimentés en paillage! Comme expliqué ci-dessus j’ai commencé ma 1iere saison en paillage, et j’ai fais mes plants de pdt. Ils sont pret a sortir du paillage de foin qui fait une épaisseur d’environ 10cm après tassement avec la pluie. Est ce qu’il est nécessaire d’ajouter encore une épaisseur de paillage pour favoriser l’épanouissement de mes plants de pdt? Ou ne rien faire?Merci pour vos avis.

    • Gilles Domenech (761 comments) dit :

      Pour la pousse des pommes de terre, cela est suffisant. Par contre, ce qu’il faut surveiller c’est le verdissement, ce sera important que tu ajoute du mulch avant l’été pour éviter cela !

      • pedrO (2 comments) dit :

        Salut
        Chez nous l’an passé on a posé directement les patates sur le chiendent avec une poignée de lombricompost (d’origine végétale uniquement) puis mis une couche de foin non tassé de 40 à 50 cm, la pluie a un peu tassé le tout et les patates sont venues très tardivement. Je les croyais même mortes. Mais elles ont très bien donné ensuite. Je n’ai pas pesé car nous récoltons les patates en cours de culture afin que les suivantes continuent à grossir. Nous n’avons donc pas eu à repasser pour pailler, car c’est assez risqué de marcher au milieu des patates et cela risque de les blesser en plus d’être assez fastidieux, et le chiendent n’est pas parvenu à percer.
        On retente ça ce week end ! Merci pour ton blog et tes bouquins Gilles

        • Gilles Domenech (761 comments) dit :

          Merci pour ce témoignage, Pédro. En effet, avec 40-50 cm de foin, ça fonctionne sans soucis ;-). Dans le cas de Jérémy, je crains que ses 10 cm soient vites broutés par la vie du sol et ne protègent pas suffisamment de la lumière du soleil.

          • jeremy (8 comments) dit :

            Effectivement PedrO je suis bluffé par l’épaisseur du paillage et pour en revenir à ton commentaire Gilles me concernant, tu me conseilles de rajouter du mulch. Etant encore un novice dans le dialecte, est ce que le paillage de foin que je pourrai rajouter est-il considéré comme mulch?
            Pour revenir à ta pratique PedrO, est ce que la fleur de tes plants de pdt ont dépassé ton paillage de 40 cm?merci

          • Gilles Domenech (761 comments) dit :

            Bien sûr ! Ce qui est important est surtout qu’il occulte suffisamment la lumière du soleil. Tout mulch occultant peut convenir : foin, paille, BRF, écorces, plaquettes forestières…

          • pedrO (2 comments) dit :

            Pour répondre à Jeremy, oui on a eu des fleurs. A partir du moment ou la vegetation perce, les fleurs sont forcément au dessus du mulch, sinon les pollinisateurs auraient du mal à les trouver ! C’est bien fait la nature, il faut lui faire confiance. Ca fait un peu peur parfois, mais souvent ça paye !

  6. Eric C (15 comments) dit :

    Pour répondre aux angoisses de Jérémy, avec dix cm tassé, des tontes seules suffiront pour occulter. Ne pas hésiter à solliciter le max de voisins qui sont souvent bien contents de se débarrasser des tontes. Attention à ne pas en mettre trop à la fois mais régulièrement.

    • Gilles Domenech (761 comments) dit :

      Jérémy nous a parlé de foin qui est quand même moins occultant que la tonte. J’ai déjà eu le cas où un mulch d’une dizaine de centimètres n’étais pas suffisant pour éviter le verdissement. Pour les pommes de terre, ce n’est pas un luxe de charger en mulch !

  7. Eric C (15 comments) dit :

    Question:
    1-les brf que je répartis légèrement sur mes Mulchs ne devraient pas tirer sur l’azote du sol?
    2- au bout de trois ans de cette pratique dois je encore avoir peur de la grande méchante faim d’azote ?il n’y a jamais plus d’un cm.

    • Gilles Domenech (761 comments) dit :

      Si les BRF sont répartis sur les mulch il ne sont pas en contact avec sol, donc pas de risque de faim d’azote.
      Au bout de trois ans de léger apports réguliers de BRF, la faim d’azote est beaucoup moins à craindre, mais comme toujours c’est l’observation qui prime : si tes cultures montrent des signe de faim d’azote, tu fertilises. D’ailleurs la faim d’azote peut être être créée par des causes autre que le BRF, par exemple par un sol trop froid pour au moment de la mise en place des cultures.

  8. Eric C (15 comments) dit :

    Merci
    En fait je ne l’ai jamais constatée. Je garde donc cette méthode.

  9. jeremy (8 comments) dit :

    Merci pour vos retours! Car pour vous expliquer le contexte je fais parti d’un regroupement de jardins familliaux et étant le seul à mettre en place ce type de culture. Cela est très difficile de discuter et d’échanger avec des messieurs qui admire le culte de la motoculture!Et me regardent avec de gros yeux en me demandant si je cultive des arbres sous mon foin…. il est trè difficile de changer les mentalités, mais ma percévèrance et le travail de mes ingénieurs du sol me donneront raison! Il ne reste plus qu’à harceler mes voisins pour récupérer leurs tontes

    • Gilles Domenech (761 comments) dit :

      Courage à toi 😉 !
      N’hésites pas à leur montrer mon livre ou celui de Soltner (tu peux leur rappeler que c’est lui qui a écrit les manuel d’agro des lycées agricoles depuis les années 70), ou encore celui de Lespinasse (retraité de l’INRA de Bordeaux).

      • jeremy (8 comments) dit :

        Pas de soucis pour communiquer ta publication ainsi que les autres!
        Merci pour tes encouragements!

  10. jeremy (8 comments) dit :

    Est-ce l’asperge peut se réaliser sous paillage sans réaliser la butte de terre qui est conseillé en culture traditionnel?

    • Gilles Domenech (761 comments) dit :

      Je sais que c’est possible mais les miennes ne sont pas encore en production, donc je ne peux témoigner. Par contre, je te livre le témoignage posté par Pierre Besse, maraîcher au sud de Toulouse, en janvier 2013 sur le groupe de discussion maraîchage sur sol vivant :
      « l’asperge est une plante sauvage dans les régions calcaires de notre pays, qui pousse très bien dans les conditions naturelles, sans intervention humaine.
      Nous cultivons des asperges sans buttage et sans aucun travail de sol depuis vingt ans. Ayant déménagé notre exploitation en 1999, notre plantation la plus âgée a aujourd’hui 13 ans, elle produit très bien et ne donne aucun signe de fatigue. Nous avons planté les griffes à 10 cm de profondeur, et depuis nous faisons deux ou trois fois par an un peu de désherbage manuel, et de temps en temps nous paillons les planches d’asperge avec ce que nous avons sous la main, qui peut être du bois broyé, de la feuille morte ou du gazon. Les asperges cohabitent avec le pissenlit, les laiterons, orties, chiendent et liseron, mais avec un peu de soin, on réussit à les maintenir sans s’épuiser à désherber.
      Nous avons agrandi à plusieurs reprise la plantation, en reprenant des graines sur les pieds femelles (ou même des semis apparus spontanément dans la plantation) et en les conduisant en pépinière pendant un an ou deux, avant de les planter.
      Au départ nous avons planté deux variétés, l’une dite « blanche » et l’autre « verte ». Nous les conduisons exactement de la même façon. Pour la récolte, nous coupons les pousses à ras de terre, quand elles font 20 à 25 cm de longueur.
      Notre sol est limono-sableux, pH 6,5, taux de MO de 3% au départ.
      En été (région sèche et chaude à 30 Km au sud de Toulouse) nous arrosons par goutte à goutte.
      « 

  11. Eric C (15 comments) dit :

    Même conduite même résultat pour moi depuis huit ans. Beaucoup de liserons que j’arrache puis repose. Depuis que j’ai vu les sauvages en bord de mer qui subissent une sacrée concurrence je me suis détendu.
    Je ne les récolte plus qu’en verte.

    • Gilles Domenech (761 comments) dit :

      Très intéressant comme témoignage ! Serais – tu intéressé par m’écrire un petit article illustré de photos sur ta manière de cultiver les asperges ?
      Je te propose d’y réfléchir et que nous échangions à ce sujet après mon retour 😉 !

  12. Eric C (15 comments) dit :

    Oui bien sûr.
    Mais il ne reste que quelques pieds car j’ai dû poser la serre à cet emplacement. Elles sont sortis ces jours ci et les photos vont conforter ce que dit Pierre Besse.
    J’essaierai de faire des photos des énormes sauvages.

  13. ionnégatif (7 comments) dit :

    Gilles,

    Je sais bien que ton blog est plutôt consacré au maraîchage, mais tu dois aussi t’intéresser à la plantation d’arbres sinon d’arbustes n’est-ce pas ? Alors ça pourrait t’intéresser d’aller regarder les vidéos présentant le travail d’Emmanuel Roland / le petit jardin des écoliers http://lepetitjardin22.canalblog.com/pages/75-videos-du-petit-jardin-des-ecoliers/26469285.html

    Concernant le jardinage, Roland est plutôt classique. Si j’attire ton attention c’est plus au sujet des plantation d’arbres (à la croissance impressionnante !) . Voir les films accélérateurs de croissance et semis de pêche de vigne par exemple. Bon , faut pas avoir peur des bouteilles en plastique et des pneus…mais vu ce que tu as dit à propos des bâches agricoles…

    • Gilles Domenech (761 comments) dit :

      En effet, je connais son travail pour lui avoir rendu visite en 2007 avec Eléa Asselineau lors de l’écriture de notre livre sur le BRF 😉 ! J’ai bien aimé notamment le Bois Raméal Fagoté.

  14. ionnégatif (7 comments) dit :

    me voilà fagoté pour l’hiver !

  15. Eric C (15 comments) dit :

    Tu voudrais quoi comme type d’article et as tu une adresse mèl?

    • Gilles Domenech (761 comments) dit :

      Salut Éric,
      Idéalement ce serait un article de longueur très flexible, disons entre 500 et 8000 caractère qui explique ta culture de l’asperge : soit juste une explication de ce que tu fais actuellement, soit un récit de l’évolution de ta pratique. Et bien sûr si tout cela est illustré par des photos (voire des vidéos), c’est mieux ;-).
      L’adresse mail que tu indiques lorsque tu postes les commentaires semble ne pas fonctionner (ça fait deux fois que j’ai un retour). Sinon tu as mes coordonnées sur la page contact.

  16. Eric C (15 comments) dit :

    Il y avait un c en trop.
    Je te fais ça à petit pas et on en discute.

  17. Eric C (15 comments) dit :

    Ok je te fais ça .

  18. Zacair (1 comments) dit :

    Excellent cette vidéo de Jaille, je vais tester et voir au bout de trois ans ce que ça donne au niveau azote

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