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Voici un article de Jacques Subra qui a déjà écrit de nombreux article pour mon blog. Le thème d’aujourd’hui est le compostage de surface et fait référence en particulier à cet article sur le compost que j’avais écris en 2011.

Dans cet article je vous partage mon expérience du compostage en surface et couverture du sol. 

Ceux qui suivent régulièrement le blog de Gilles savent que je pratique un jardinage le plus naturel possible depuis plus de quarante ans mais je suis toujours en recherche d’amélioration et je m’efforce d’apprendre chaque jours. Il y a une quizaine d’année Évelyne Leterme, fondatrice et directrice du Conservatoire Végétal d’Aquitaine qui collecte et sauve les variétés anciennes de fruitiers m’a présenté Gilles Domenech, jeune pédologue. Nous avons rapidement sympathisé et beaucoup échangé sur la Vie du sol et de l’impact négatif ou positif selon les diverses façons culturales.

J’étais un inconditionnel du compostage et je ne compte plus les quantités de matières que j’ai brassées à la fourche pour élaborer des tonnes de compost et améliorer le maigre sol d’origine de mon jardin.

Et puis Gilles m’a parlé du compostage de surface, mettre directement sur le sol les matières à composter.

Je pratiquais déjà la couverture permanente avec un mulch ou des couverts végétaux mais continuais à composter. J’avoue que j’ai eu du mal à « changer mon logiciel »  mais j’ai tenté l’expérience et progressivement je l’ai adoptée. Outre que cela permet une meilleure absorption par le sol de tous les éléments nutritifs et moins de pertes dû au compostage en andain qui libère dans l’atmosphère des GES, de plus il y a une économie de travail non négligeable et comme j’avance en âge …Je joins quelques photos pour visualiser ce que je pratique.

Amendement d’une culture de poireaux par du compostage de surface

1. Des fanes de légumes sont déposées à même le sol entre deux rangées de poireaux fraîchement repiqués
2. Les fanes sont recouvertes avec des tontes.
3. Les poireaux améendés et paillés (notez ici que le tontes apportent également un amendement riche en éléments nutritifs)
4. Au bout de quelques semaines, tout est digéré et les poireaux se sont bien développés.

Compostage de surface sur une culture de courges

1. Des déchets de cuisine sont épandus au sol
2. comme précédemments, il sont recouverts de tontes.
3. Les courges sont repiquées au mileu des tontes à l’emplacement des pots renversés sur le sol (visibles sur les photos précédentes). Sur le haut de la photo on voit une partie amendée avec de la consoude, également en compostage de surface.

21 Responses to Le compostage de Surface par Jacques Subra

  1. Marc dit :

    Excellent. C’est déjà ce que je fais. Mes déchets de cuisine (légumes, fruits) sont mis à même le sol.
    Bonne continuation.

  2. Déjardin dit :

    je composte en composteur et sur le sol depuis quelques année. Cette saison j’ai eu d’énormes soucis avec les limaces!
    Je suis refroidi pour composter en surface. Quelle réponse m’apporter?

    • Bucher dit :

      Justement, les limaces vont plutôt attaquer les végétaux sur le sol que celles en terre, du moins c’est l’expérience que j’ai ….

    • Martine dit :

      Bonjour , je répands des déchets de légumes autour du potager ( en plus du compostage ) et depuis , les limaces commencent par les dévorer et s’attaquent beaucoup moins aux légumes .
      Cette méthode fonctionne bien . Cordialement .

    • Jacques Subra dit :

      Bonjour Déjardin.
      Je n’ai pas de solution miracle pour les limaces et escargots je ne pense pas que le fait d’étendre les déchets favorise leur prolifération, Je n’ai pas remarqué plus de dégâts depuis que j’applique cette technique. Le fait d’avoir un maximum de biodiversité et une partie du jardin ensauvagé aide aussi a un équilibre. J’ai également deux canards coureur indiens en liberté qui participent a la régulation des gastéropodes et beaucoup de merles friands d’œufs de limaces, ils font quelques dégâts en fouillant dans le mulch mais ,bon, on ne peut pat tout avoir. Mener un jardin en « Sol Vivant » n’est pas simple et il faut accepter de laisser sa part a la Nature.

  3. didier corbel dit :

    Oui c’est excellent je fais cela depuis quelques temps. C’est efficace à plusieurs niveaux effectivement. Merci à vous bonne continuation.

  4. Martin dit :

    très intéressant; je constate que nous sommes de plus en plus nombreux à pratquer le compostage en surface.
    Méfiance toutefois en ce qui concerne les tontes de gazon – risque de fermentation, échauffement et prolifération de bactéries. Le foin (l’herbe sèche) est préferable

    • Jacques Subra dit :

      Tu a raison Martin, il faut faire attention de ne pas mettre une trop grande épaisseur de tontes car il y a un risque de « feutrage » qui empêche le sol de respirer et l’eau de pluie de pénétrer dans le sol. Environ trois centimètres est je pense la bonne épaisseur. L’avantage comme le dit Gilles, c’est l’apport d’azote avec les tontes.

  5. Alberdi dit :

    Bonjour, c’est une excellente technique que comme des autres dans les commentaires je pratique. Dans la liste de plantes pour le compostage en surface j’ajoute l’ortie avant les fleurs ou au moins sans les graines.

  6. Myriam dit :

    J’ai eu un lombricomposteur en appartement qui m’a été très utile de longues années mais une fois un jardin à disposition, je l’ai vite abandonné en me disant « pourquoi je donne mes déchets a mes vers de terre « en boite » alors que j’en ai probablement plein qui en rêve directement au jardin »
    Depuis je pose au sol, et je ne reviendrais pour rien en arrière, mon sol grouille de vie, il est souple, tout est décomposé rapidement, les limaces et escargots se font une joie de manger les déchets plutôt que mes semis (Enfin certains y passent quand même ce n’est pas la solution miracle mais ça aide)
    Et mon sol a tout ce dont il a besoin, il n’y a qu’a voir mes plants.. ils sont grand, beaux, quasiment jamais de maladie… je n’y voit que des bénéfices.

    Bien sur il n’y a pas que ça, j’ai toujours des plantes (y compris adventices), des cultures, des fleurs, des engrais verts qui travaillent le sol, qui me servent de paillage quand j’ai besoin et le nourrissent en continue. 4 ans que je n’ai pas touché mon sol sauf pour y planter, et mon sol ingrat s’est transformé en un sol fertile et s’améliore chaque année. Je n’utilise aucun produit phyto, ni pour les maladies, ni pour les insectes, la biodiversité n’a fait qu’augmenter en 4 ans. Les champignons sont partout dans mon sol.

    Je garde tout de même un grand bac dans lequel je fais une lasagne, et j’y sème des engrais verts, des fleurs… que je fauche et laisse sur place, plusieurs fois dans la saison, c’est comme ça que je l’alimente après avoir fais la base. Il me sert au printemps suivant comme terreau de semis/repiquage après un faux semis. Ça ne me fais pas tous mes plants mais j’ai fais 50L de terreau après tamisage cette saison, ce n’est pas négligeable, et un terreau déjà plein de vie et micro organisme du jardin.

  7. Cador dit :

    Bonjour,
    Superbe pratique que j’applique depuis 2 ans (avant je faisais du compostage dans un coin du jardin ). Sur les photos on voit le sol à nu avant dépendre les déchets ?? .
    En ce qui me concerne, depuis 4 ans je ne travaille plus du tout le sol, il est couvert en permanence de déchets ménager, de foin et de brf ce qui explique peut être l’invasion de limaces ???.
    Le constat est le même sous la serre.
    Bon jardinage a tous

  8. Aline Ferré dit :

    J’ai adopté cette pratique depuis quelque temps déjà.
    Le seul souci rencontré est la sécheresse persistante, et mon sol, encore très argileux, devient du béton, il fissure en se rétractant. Il faudrait que j’arrose en permanence toutes mes plates-bandes, même celles où momentanément je n’ai plus de culture, malgré le paillage au foin.
    Mais c’est vraiment un plus, ce compostage de surface !

  9. Fred dit :

    Salut Jacques,

    Je suis content de te relire à nouveau ! Justement je voulais prendre un peu de tes nouvelles car ça fait un petit moment qu’on ne s’est pas croisé …

    Il y a 10 ans de cela, je voulais apprendre quelques bases du potager et je suis reparti de chez toi avec une nouvelle vision de la Vie. Tu m’as fait connaître ton jardin, ta Philosophie et ton Amour du vivant ! Cela restera pour moi un de mes plus grands enseignements. Merci encore !

    Pour en revenir au compostage de surface, je ne pratique que celui là. Je n’ai jamais fait de compost avec un composteur. Et j’en suis très content ! Ca marche … alors pourquoi ne pas laisser faire la Nature puisqu’elle sait faire mieux que nous ?!!

    Et pour ce qui est des limaces, je constate plutôt que ça fait diversion. Elle préfèrent manger ce qui commence à se décomposer sur le sol plutôt que sur pied. Ca peut même servir de piège pour les regrouper, les prélever et les emmener plus loin, hors d’atteinte du potager.

    Merci Jacques, A bientôt …

  10. Zurcher dit :

    Bonjour,

    Perso, je pratique le compostage au sol depuis 2 ans et les limaces s’attaquent effectivement d’abord aux végétaux en décomposition. Comme mon jardin est entièrement recouvert d’une bonne couche de foin, je glisse les fanes et autres déchets végétaux sous le foin, et hop, le tour est joué 😉

  11. Pascal dit :

    Vos commentaires me donnent peut être la raison de l’envahissement de mon potager de 100m2 par les limaces: je suis en jardin familial et mes proches voisins ne semblent pas savoir que c’est la biodiversité qui permet d’avoir un potager équilibré.La terre est toujours nue et certains utilisent encore, sans s’en vanter, des produits phytosanitaires!

  12. Suzanne dit :

    Bonjour,
    J’épands tous mes déchets biodégradables dans le jardin depuis des années (herbes diverses, déchets de cuisine…). Ils se dégradent assez vite et c’est un réel gain de temps. Les quelques limaces présentes se jettent dessus. Je remarque cependant qu’avec la sécheresse certains déchets ont du mal à se dégrader. Ils sèchent et rendent le sol très compact (alors que j’ai un sol très léger). Il est donc important de couper les déchets les plus coriaces en petits morceaux et de bien les étaler sur le sol, ça facilite la décomposition. Mention spéciale pour la bourrache présente en nombre et qui fait un excellent mulch.

    • En effet, c’est pour cela que je trouve important, comme le fais Jacques ou comme je le fais également de recouvrir les déchets avec un mulch. Personnellement j’ai une préférence pour le foin mais des tontes ou du BRF fonctionnent aussi très bien.

  13. Bayle céline dit :

    Bonjour,
    Complètement novice, je me renseigne sérieusement pour commencer à préparer mon terrain à la permaculture.
    J’habite sur la côte Atlantique dans les Landes et mon terrain est uniquement sableux avec beaucoup de chiendent.
    Dois-je enlever le chiendent avant de couvrir mon sol? Et n’ayant pas de tonte, que puis-je mettre à la place?
    Je continue à lire en attendant…merci pour vos précieux conseils.

    • Bonjour Céline,
      Tout dépends de quand vous voulez commencer la mise en culture : si c’est pour tout de suite, il faudra enlever le chiendent (et en particulier un max de rhizomes blanc qui sont autant de nouveau plants en puissance !) puis cultiver.
      si c’est pour le printemps prochain, vous pouvez tout à faire tenter de bâcher ou mettre des cartons directement sur l’herbe et mettre en culture tout ça au printemps., le chiendent risque toutefois de ne pas être complètement détruit et demandera à être surveiller et désherber dès qu’il ressort (là encore, à chaque enlever un max de rhizomes).

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