A Propos

Bonjour, je m’appelle Gilles Domenech, créateur et animateur du blog jardinons sols vivant. Je suis né en 1977, je suis papa d’un petit garçon et gérant de l’EURL Terre en Sève, petite société spécialisée dans le Bois Raméal Fragmenté et la formation agricole. Je suis pédologue (spécialiste en sciences des sols) formé à l’université (Toulouse et Aix et Provence) et sur le terrain au Mali et en France (Alpes de Haute Provence et Gers).

J’ai découvert le monde de l’agriculture et du jardinage en 2004 avec la découverte des BRF qui a été pour moi une expérience extrêmement motivante. Ceci m’a amené successivement à mettre sur pied une expérimentation de terrain dans les Alpes de Haute Provence (2005-2006), être mis à l’honneur lors du premier colloque français consacré au sujet à Lyon en février 2007,à co-signer un ouvrage grand public sur le sujet (Asselineau&Domenech, De l’arbre au sol, les Bois Raméaux Fragmentés, Ed. du Rouergue, novembre 2007) à créer une entreprise initialement dédiée exclusivement au BRF et enfin à co-organiser avec l’Ecole Nationale de Formation Agronomique le colloque de juin 2010 près de Toulouse. En parallèle, je cultive un petit jardin chez mes parents dans le Gers, à côté d’Auch sur une terre très lourde, réputée pauvre et impossible à cultiver sans travail du sol, et pourtant… Pour en savoir plus voir les articles ! Depuis juin 2011 et mon installation dans le sud de l’Ardèche, j’ai entrepris la création d’un nouveau potager avec ma compagne sur une terre acide et sablo-graveleuse très différente de la lourde terre gascone qui m’est familière. J’en reparlerai d’ici la fin de l’année !

Aujourd’hui ce qui m’anime, aussi bien quand je jardine que quand je donne des formations ou des conférences, c’est la vie fascinante des sols. Comment fonctionne-t-elle ? Comment nous en servir pour cultiver la terre en la respectant du mieux que nous pouvons ? Comment produire des récoltes de qualité et en abondance avec le moins possible d’intrant et de travail du sol ? Loin d’être une utopie irréaliste, cette approche s’appuie sur les expériences des pionniers de l’agriculture naturelle et de l’agriculture de conservation (Semis Direct, Techniques culturales Simplifiées) ainsi que, dans une moindre mesure de l’agriculture biologique moderne. Derrière tout cela un principe très simple qui nous guide tout au long de notre réflexion et de notre pratique, dont j’emprunte la formulation à mon collègue et mentor, Konrad Schreiber :

C’est la vie du sol qui génère la fertilité, il suffit donc de lui offrir le gîte et le couvert !

Destruction d'un couvert végétal (Biomax) en avril 2010

En pratique cela signifie :

Le « gîte » c’est préserver son habitat, son biotope, en travaillant le moins possible le sol, voire plus du tout et y le laissant le plus possible couvert !

Le « couvert » c’est lui apporter à manger tout au long de l’année en le couvrant de plantes vivantes (couverts végétaux ou engrais verts, cultures associées) et en lui restituant toutes sortes de produits végétaux frais : résidus de cultures, foin, paille, feuilles, bois, déchets de cuisine…

Bien entendu je reviens sur toutes les conséquences et les applications de ce principe très simple tout au long des articles de ce blog !

Bonne lecture et au plaisir de vous accueillir parmi les lecteurs de mes articles (inscription) ou de vous rencontrer lors de ma prochaine conférence !

Gilles Domenech

14 Réponses

  1. ginisty guy - 19.11.2010

    Bonjour ,
    De notre Sud -Aveyron ,où nous sommes quelques uns à expérimenter le BRF ,
    après avoir rencontré Jacky Dupéty
    après une conférence de gille Domenech à St Affrique
    après une visite chez bernard Bertrand à Sangouagnet
    nous sommes entièrement convaincus que l’important c’est la vie du sol si nous voulons qu’il produise des bons légumes ..
    Il faut donc penser à le nourrir plutôt qu’à nourrir les plantes ! Même l’Agriculture Bio a besoin de repenser sa démarche !
    A plus ! Guy G.

  2. DOUSSIN - 19.11.2010

    Bonsoir.
    Je découvre avec (bonne) surprise ce site.
    A vrai dire, la surprise n’est que partielle lorsque l’on connait un peu son auteur…
    Longue vie donc à « Jardinons Sol Vivant ! » et bien sûr à « Terre en Sève » qui devrait s’associer pour être parfaite, à A.C.O. (Artisans et Commerçants Ordannais).
    Très cordialement,
    Laurent DOUSSIN

  3. Fabien - 26.11.2010

    Salut, c’est Fabien du Sens de l’Humus.

    Rencontre hier avec Yves Hérody et Jacques Petit. Le BRF en a pris pour son grade. Pour eux, c’est clair, il ne doit JAMAIS être utilisé en agriculture ou en potager, de quelque manière que ce soit : il donne des matières insolubles qui stérilisent le sol, et il détruit sa structure.
    Pour Jacques Petit, les Canadiens ont abandonné le BRF, il rigole bien des Français qui y croient.

    Je suppose que tu connais leur discours, comment y répondre ? Qu’est-ce qu’il y a de juste et de faux dedans ?

    C’est important, ils conseillent le CIVAM bio Corse, qui décourage totalement l’utilisation du BRF en Corse. Et j’imagine qu’ils font le même travail de sape partout où ils passent. Alors, ils ont raison ou ils ont tort ?

  4. Gilles Domenech - 27.11.2010

    Salut Fabien!
    Intéressant tu me donnes une idée d’article. Je dois suivre une formation Hérody fin janvier, j’attendrai ce moment pour écrire ce texte.
    Après, il faut savoir que leur approche, même si elle demeure intéressante reste très physico-chimique, je reconnais avoir été un peu déçu par les quelques rapports réalisés sur cette méthode. La vie ne me semble pas prise en considération, d’où les divergences de point de vue, puisque dans mon cas (et je ne suis pas le seul,fort heureusement!), c’est elle qui est mise au centre du système.
    A suivre…
    Gilles

  5. Fabien - 29.11.2010

    Ce n’est pas ce que prétend Hérody. J’ai pu avoir un de ses cours complets, et donc aussi assister à cette conférence, il base tout sur « la vie biologique intense » du sol, qui pour lui est la clé de tout.
    Mais quand on en vient au BRF, il dit que ça réduit la vie biologique du sol parce que c’est trop lent à se décomposer, et aussi, ça laisse des composés insolubles dans le sol, qui vont peu à peu le fossiliser, en quelque sorte.

    J’ai quand même l’impression qu’il s’est braqué contre le BRF après avoir rencontré Dupéty… Et qu’il est maintenant aussi irrationnel que lui sur la question, mais à l’opposé.

  6. Gilles Domenech - 29.11.2010

    Salut Fabien,
    Merci pour ces infos, je reconnais que je connais mal son travail, d’où l’intérêt d’attendre fin janvier pour poster un article sur cette problématique. Cela dit affirmer que le BRF réduit la vie biologique et fossilise la MO du sol, je suis désolé, mais c’est faux! Voir la biblio BRF pour cela.
    Quant s’être braqué après avoir rencontré avec Jacky Dupéty, malheureusement, je le comprends, il n’est pas le seul, je crois. Mais de là à tomber lui même dans une critique irrationelle, c’est regrettable…

  7. campion jacques - 07.12.2010

    Ravi Gilles de découvrir ce blog consacré au jardinage sur sol vivant à part l’excellent Terre d’humus…j’ai hate de découvrir la suite.
    Au plaisir de te lire

  8. francois - 21.02.2011

    bonjour
    Je viens de découvrir le site « sols vivants »qui préconise le jardinage avec brf.C’est une méthode que j’ai essayé l’année derniere avec des bons résultats,j’ai une question:cette année dois-je bècher la terre ou un coup de griffe suffit-il?
    merci,

  9. Gilles Domenech - 24.02.2011

    François, je te retourne la question, qu’est ce qui te fait dire que tu dois travailler ta terre?

  10. kercoz - 03.03.2011

    Salut Gilles; a écouter en urgence le « salon noir » d’hier matin sur Fr Cult. sur l’ agriculture précolombienne …sur buttes …buttes intactes apres 1000 ans !
    http://www.franceculture.com/emission-le-salon-noir-archeologie-et-ecologie-des-savanes-de-guyane-2011-03-02.html

  11. carrie - 09.03.2011

    Bonjour, j’ai besoin de conseils car je commence à désespérer de mon jardin.
    Cultivé depuis plus de 30 ans de façon traditionnelle, j’ai voulu passer au brf pour des raisons de sècheresse au départ, en 2007 et suite à une visite à J Dupéty.
    Brf incorporé, brf en paillage, brf pré composté, même constat le broyat n’est pas « mangé » par la terre, le sol est toujours aussi compact et dur. J’ai semé des engrais verts 2 années consécutives mais le sol est toujours dur. Cet hiver j’ai recouvert une parcelle de foin : le sol est compact et très humide sous le foin. Je me demande comment je vais pouvoir jardiner dans quelques semaines sans passer le motoculteur tant la terre est tassée.
    Qu’en pensez-vous?
    J’ajoute que ma terre est decouleur rougeâtre avec pas mal de cailloux sur sol peu profond dans un région de causses calcaires.
    S Carrié

  12. Ian Lapointe - 09.03.2011

    Bonjour Gilles,

    Après un long séjour de 12 ans à Montréal, je suis de retour dans mon village natal à Maria qui est situé dans la Baie des chaleurs en Gaspésie. Très belle région qui a été préservé de l’agriculture intensive. Je suis présentement en démarrage d’une ferme en maraîchage diversivié des fuits et des légumes. C’est en parcourant l’internet que je suis tombé sur l’utilisation des Brf en sol agricole. En poussant plus mes recherches, j’y découvert un potentiel énorme, et dire que les premiers précurseurs ont été du Québec. Je suis étonné que la diffusion des bienfaits des Brf ne se fasse pas davantage. Peut-être la peur ou le manque d’intérêt, difficile à savoir. Peu importe, je me lance dans l’aventure avec les Brf. Je voudrais vous remercier de votre intérêt et du livre que vous avez écrit. Vous m’avez fait redécouvrir une ressource que j’avais sous les yeux.

    Et non les québécois n’ont pas abandonné le Brf

  13. Gilles Domenech - 10.03.2011

    @ Carrié:
    Difficile de donner des conseils pertinent « en aveugle », mais tout d’abord que signifie pour toi que ton sol est compact? Cette notion n’est pas si évidente qu’elle n’y paraît. Par exemple sous un couvert végétal d’hiver, le sol, en ce moment encore bien humide est très souple, mais dans un mois et demi, si avril est sec, il sera tout dur du fait du dessèchement du sol par les plantes, mais ce n’est pas pour autant qu’il s’est compacté. A mon avis, il vaut mieux cesser d’utiliser le motoculteur qui perturbe des processus qui mettent du temps à se mettre en place. Peut être aussi manque-t-il les vers de terres. Dans ce cas essaie de la attirer en paillant le sol avec des herbes encore vertes.

    @ Ian:
    ça fait toujours plaisir d’avoir des nouvelles du Québec, bon courgae à vous! Savez vous que vous êtes homonyme avec Alban Lapointe qui était dans l’équipe d’Edgar Guay dans les années 70?

  14. Ian - 15.03.2011

    Bonjour Gilles,

    Il existe plusieurs familles de Lapointe au Québec, et je ne pourrais te dire si j’ai un quelconque lien avec monsieur Alban. Les origines de notre famille sont de l’île D’orléan près de la ville de Québec. Soi disant passant ,vous avez une belle dynamique en France, le BRF se discute beaucoup sur vos blogs, contrairement à ici. Il y a eu plusieurs essaies suite au verglas en 1998, et ensuite presque plus rien. Si jamais vous venez donner des conférences au Québec, faite le moi savoir.