Depuis le mois de mai, je cultive avec ma compagne un jardin de 200m2 sur la commune de Chandolas en Ardèche méridionale, sur les rives du Chassezac, principal affluent de l’Ardèche. C’est un terrain sableux pauvre en activité biologique et en matières organiques, autrement dit, un terrain très intéressant pour expérimenter des pratiques visant à cultiver sur un sol vivant ! Comme toujours il est très instructif d’observer les plantes spontanées sur la parcelle, or ici, la principale d’entre elles est, et de loin, la terrible ambroisie (Ambrosia artemisiifolia L., voir photo ci-dessous).



Pourquoi terrible ?

Tout d’abord elle fait partie de ces plantes exotiques très bien adaptées aux conditions qu’elles trouvent chez nous, les plantes dites « invasives », comme le buddléia, l’ailante, la renouée du Japon et bien d’autres. Ces plantes posent problème en ce sens qu’elle prennent la place des plantes et modifient profondément les écosytèmes, de sorte que de nombreuses espèce végétales et animales se retrouvent peu à peu exclues de leur biotope naturel. Sur cethème, je vous recommande au passage l’ouvrage délicieusement politiquement incorrect de Gilles Clément « Eloge des vagabondes ».
L’ambroisie (à laquelle gilles Clément consacre bien entendu un chapitre) est originaire des déserts d’Amérique du Nord et s’implante sur la plupart des sols mis à nus et déstructurés par des travaux d’aménagement ou des pratiques agricoles.

Ensuite son pollen est fortement allergène, d’où les campagnes menées pour l’éradiquer. Voir par exemple le site ambroisie info pour plus d’informations.

Et enfin, terrible par le diagnostic qu’elle nous permet de réaliser, voici ce que Gérard Ducerf en dit dans son encyclopédie des plantes bio-indicatrices :

« l’ambroisie, plante annuelle, pousse naturellement dans les zones désertiques. Sa présence permet de comprendre les modifications du sol cultivé ou modelé par des pratiques humaines. La germination de la graine d’ambroisie est due à la perte d’humus, à la déstructuration des argiles par les intrants chimiques, qui provoque la perte de cohésion des sols réduits en poussière. L’ambroisie nous dit Vous fabriquez un désert artificiel ».

Très intéressant, ma foi ! Cela signifie que nous sommes sur un sol en très mauvais état, cela me plaît bien finalement. Mais alors se pose la question : que faire avec cette plante embarrassante : d’un côté, nous sommes tenu de faire ce que nous pouvons pour empêcher sa prolifération (allez on y crois !), d’un autre, je suis toujours aussi peu enclin à faire du jardin propre où la nature ne doit pas avoir sa place. Or vu le contexte, laisser de la place à la nature, c’est laisser une place à l’ambroisie.

Et si on utilisait l’ambroisie à notre propre avantage ?

J’avoue qu’en arrivant sur ce terrain, je n’avais jamais vu cette plante, même si j’en connaissait le nom depuis des nombreuses années. Je ne me suis donc pas méfié… Et lui ai trouvé plein d’attraits : tout d’abord sa vigueur végétative nous permet d’avoir en permanence tout plein de biomasse à faucher pour pailler le jardin, ensuite sa tige ligneuse en fin de cycle me semble très intéressante pour réamorcer l’enrichissement en matières organiques stables un sol qui en est fort peu pourvu !

Et en plus, il s’agit d’une annuelle, donc d’une plante assez facile à contrôler par simple sarclage : pas de rhizome ou pivot vivace résistant au désherbage manuel.

Finalement, je ne suis pas si traumatisé d’être envahi par une si merveilleuse mauvaise herbe…

Voici donc ma proposition pour ceux qui, comme moi doivent faire face à cette plante :

Au lieu de chercher à l’arracher systématiquement, vous pouvez vous contenter de la faucher avant floraison, afin d’éviter le problème du pollen allergène, et de laisser la biomasse au sol pour que celle-ci participe à l’amélioration du sol. Peut être que d’année en année, le sol s’améliorera et que la plante disparaîtra d’elle même, comme dans les prairies voisines où elle est totalement absente… Si c’est votre potager qui est envahi, c’est formidable, vous avez un couvert végétal d’été tout trouvé, même pas besoin de le semer !

Le produit de la fauche peut être aussi utilisé exporté comme paillage, mais dans ce cas, on ne permet le retour de matière organique au sol qui pourrait permettre à moyen terme la disparition de la plante si redoutée.

Une fois fauchée, la biomasse laissée au sol permet d'améliorer celui-ci: cela incitera-t-il l'ambroisie à déménager de cette parcelle? réponse dans quelques années!

27 Responses to L’ambroisie, une plante à éradiquer, vraiment ?

  1. MONCOMBLE (3 comments) dit :

    salut Gilles
    si je comprends bien cette plante est plutôt intéressante pour toi, alors que moi je me « décourage » avec du liseron, avec celui-çi, il faut s’armer de patience et de persévérence, quelqu’un à-t-il un « truc » pour s’en débarasser tout en continuant de cultiver
    par ailleurs, cultivant en bande comme Dominique SOLTNER et ayant de la bourrache poussant spontanément, que me conseilles-tu pour sa destuction avant que les graines ne soit a maturité
    merçi d’avançe
    Guy

    • Gilles Domenech (835 comments) dit :

      Je ne sais pas me débarrasser d’une vivace aussi vigoureuse que le liseron, j me contente de le contrôler pour qu’il laisse suffisamment de place à mes cultures.
      Pour détruire ta bourrache sur ton sol paillé, le mieux est de l’arracher si tu as peu de plans sinon, tu peux essayer de la recouvrir d’un paillage épais, ou sinon de la sarcler. C’est une annuelle, c’est plus facile à contrôler que du liseron!

  2. Marc (131 comments) dit :

    Excellent article sur l’ambroisie dont je ne connaissais que le nom, notamment à cause des personnes allergiques à son pollen.
    Merci Gilles !
    Quant au liseron c’est une vraie plaie …

  3. xavier (22 comments) dit :

    j’en ai dans mon jardin, comme un tas d’autres « mauvaises » herbes. j’ai décidé cette année de ne plus arracher l’herbe, de ne plus sarcler. je coupe les adventices à raz du sol lorsqu’elles atteignent un stade trop gênant pour les légumes ou les fleurs, et je les laisse sur place comme paillage. pas très esthétique dans un premier temps, mais ça fane vite et le sol reste couvert et frais.certaines herbes repoussent, d’autres non, et très peu de nouvelles herbes démarrent.
    Comme tu l’observes Gilles, plus les « mauvaises » herbes sont vigoureuses, plus je suis contant !
    Merci,

  4. serge (9 comments) dit :

    j’habite dans l’Aveyron , j’ai pas vue d’ambroisie par contre l’armoise a feuilles argentées oui
    j’ai de la bourrache liseron ,et luzerne sauvage qui a envahi mes echalottes mais bon j’arrache et laisse sur place et je recouvre de plein de brf
    sur des parties de jardin bizarre seches et envahies de « mauvaise herbes » je fais un traitement de choc: carton (bien recouvrir) +au dessus fumier frais+brf et j’arrose le tout

    pensez au carton pour étouffer les mauvaises herbes

  5. sabine (25 comments) dit :

    super cet article, super surtout cet état d’esprit qui dit collaborons avec Dame Nature , soyons co-créateurs au lieu d’être exploiteurs !

    vraiment je suis fan de cette façon de fonctionner , faire avec et non contre

    un grand merci Gilles de partager cet amour de la Terre, cela m’encourage dans mon approche intuitive du jardin !

  6. Janine Robineau (1 comments) dit :

    Bonjour Gilles,
    L’année dernière, mon jardin de l’Essonne du Sud a été envahi par l’ambroisie dont je ne connaissais pas la nuisance et que j’ai laissé fleurir. Puis en entendant une info à la radio, j’ai contacté le spécialiste du site « Alerte Ambroisie » qui m’a conseillé de la détruire et nous avons commencé ensemble une enquête sur mes habitudes de vie et de jardinage pour comprendre pourquoi cette plante apparaissait soudainement dans l’Essonne alors qu’elle semble cantonnée en Rhône-Alpes. En fait cela passe par les graines de tournesol dont je nourris les oiseaux pendant tout l’hiver et provenant des pays de l’Est qui ne suivent pas la réglementation phytosanitaire concernant l’élimination de l’ambroisie. Il a préconisé de passer le tournesol au tamis et d’en récolter ainsi les graines d’ambroisie plus petites, qu’il n’y a plus qu’à détruire. Cette année j’en ai beaucoup moins et l’envahissement du Gâtinais Français ne passera pas par moi !!!
    Merci pour votre blog : il est super intéressant et instructif même pour une vieille jardinière de 78 ans qui a encore tellement à apprendre …

  7. arc'hezkyell (9 comments) dit :

    bonjour,
    excellent cet état d’esprit.certains « désavantages »,hormis le problème de l’allergie qu’il faut considérer,peuvent devenir de véritables chances.Observer pour connaitre les faiblesses de son sol,produire de la biomasse en quantité pour parvenir à partir de l’invasive à corriger le sol.Le problème est autre avec la renouée du japon (racines….)et pourtant c’est une plante fourragère.Les japonais la mangent aussi(ils ne mangent pas de fourrage!!!). Elle a un fort développement qui pourrait permettre de constituer un joli tas de compost.As-tu quelque chose là dessus?
    D’ailleurs ,j’ai entendu Stéphane Fayon de l’antenne kokopelli asie parler de la plante aquatique qui pose de gros problèmes en Inde et ailleurs,je crois.Je ne me souviens pas du nom mais elle est très connue.Il s’agit d’une vraie peste végétale.Et lui,comme toi n’a pas hésité à l’utiliser.Il a besoin d’une grande masse verte pour son compost.Eh bien,cette plante est la bienvenue.
    Pour ma part,j’hésite à utiliser la renouée qui se développe dans les monts d’arrée.
    Observer,imaginer,utiliser!!Bravo Gilles et Merci!

    • Eric Costan (2 comments) dit :

      la renoue est une aubaine pour le jardinier qui a un peu de surface. Ces tiges creuses passées aux broyeur fournissent un excellent couvert.

  8. Francoise (23 comments) dit :

    bonjour
    intéressant votre article moi j en avais pas de l ambroisie j en ai amené je trouvais le feuillage joli…..depuis elle pousse allégrement et je l arrache j ai lu qq part qu elle faisait un très bon insecticide purin d ambroisie peut être faut il faire comme pour le purin d ortie la faire macérer plus longtemps pour ensuite s en servir comme désherbant sur les plants futures
    chez moi cette année je n arrive pas a faire lever des haricots meme trempée j ai abandonnée
    j ai eu aussi des soucis avec mes choux trop de pluie puces j ai arrachée les choux et mis au congelateur voila mes premieres experiences de jardin j ai du liseron et bien je le laisse les fleurs sont jolies….et dans les tomates ca gène pas la bourrache se mange gout d artichaut et la racine aussi je consomme des plantes sauvages et le tour est joué
    pourpier feuilles de mouron blanc un régal bette sauvage ca pousse tout seul pourquoi s en priver…..autrement je récupère la pelouse du voisin c est efficace pour désherber …..le chiendent le liseron les orties aussi voila ma petite expérience je désherbe pas je passe la tondeuse entre les tomates par contre les courgettes apprécient moins ……voila mon jardinage je sème en général et je récolte et j arrose

  9. Léa (19 comments) dit :

    Un témoignage pour donner mes impressions sur différentes plantes envahissantes pré-citées :

    Pour la renouée, j’ai utilisé cette année ses cannes sèches, à l’automne. ça en produit un sacré paquet, et comme c’est sec, pas de risque de bouturage. C’est même un matériau assez jouissif à manipuler, ça rompt très facilement quand c’est bien sec, en faisant un bruit très spécial, causé par la tige creuse. Ben oui, on s’amuse comme on peut…
    J’ai pas osé par contre utiliser directement les feuilles et tiges vertes en paillage, ce qui est hyper tentant mais fait redouter le bouturage. Pourtant, comme il paraît qu’un bon moyen de s’en débarrasser, c’est de la faucher régulièrement plusieurs années de suite, ça ferait d’une pierre deux coups. ça m’intéresserait bien aussi que quelqu’un ait des infos là dessus.

    Pour moi, le liseron, s’il n’avait pas cette fâcheuse tendance à envahir tout ce qui s’élève au dessus du sol, serait aussi une bonne plante tapissante, source non négligeable de matière organique, vu la quantité de verdure produite en un rien de temps au bout d’une simple tige grêle, facile à sectionner. Comme c’est une plante qui aime bien les sols azotés en excès (si j’ai bien compris), on peut se l’imaginer dans un rôle de régulateur, de tampon mobilisant ces excès plutôt que de les voir perdus dans les nappes, pour les restituer ensuite plus lentement au sol. Je suis envahie de liseron, mais j’en suis pas encore au stade de l’inquiétude. Je trouve ça assez gérable tant que la base des tiges reste facile à atteindre.

    De manière générale, le désherbage devient pour moi une activité presque agréable lorsque le sol est paillé. J’attends parfois que ces plantes indésirables aient atteint une dimension que j’estime à la limite de dominer les plantations pour les arracher. Elles viennent toutes seules et par poignées dans la main, et fournissent un paillage des plus appréciables, au plus proche des cultures. Que demande le peuple.

    ps : pour ça, j’aime aussi beaucoup la véronique ou le mouron : tapissants, productifs, avec peu d' »emprise » racinaire, et très faciles à arracher.

  10. Natacha (17 comments) dit :

    Bonsoir à tous !

    Pas d’invasives au jardin, autre que nos chères compagnes de toujours orties, liserons,chiendent,bardane…cette année j’ai arrêté d’apporter des brouettes de paillis en tout genre : coup de bol il pleut, ça pousse, alors comme vous camarades, je pailles avec les envahisseuses. Prochaine étape dans « mon » jardin d’étudiante : le couvert permanent de fabacées spontanées (j’aimerais faire un petit mélange de sauvages locales).
    Bien à vous

  11. SUBRA Jacques (132 comments) dit :

    Les espèces invasives, végétales ou animales ont toujours existé et les échanges internationaux, le changement climatique et la dégradation des écosystèmes ne font qu’accélérer le phénomène, nous n’avons pas d’autre choix que de nous adapter comme tu le fais pour faire d’un inconvénient une force et retourner le problème à notre avantage. Las de lutter pour éradiquer le liseron dans mon jardin, depuis plusieurs années je me contente de le contrôler en l’arrachant quand il est trop envahissant et je le donne aux lapins qui en raffolent !!. Le fait de couvrir le sol et de ne pas retourner la terre limite la propagation des indésirables ,qui s’arrachent plus facilement. J’ai également beaucoup de bourrache, je la laisse quand elle ne me gêne pas, les abeilles adorent, sinon je l’arrache et la laisse sur place comme toutes les autres herbes, cela fait un excellent paillage.
    Et comme le dit si bien Léa, on peut aussi éprouver du plaisir à désherber !!!

  12. André (19 comments) dit :

    Comme a priori tout le monde ici, je désherbe mon potager en laissant les adventices au sol en paillage mais je me demandais si la décomposition qui commence à ce moment là ne prive pas d’azote les plantes du potager qui poussent juste en dessous…

  13. Marc le Tourangeau (1 comments) dit :

    Bonjour Gilles,
    article intéressant sur l’ambroisie. J’en ai un peu chez moi mais je ne la laisse pas pousser, très jolie plante dont le feuillage ressemble beaucoup au cosmos sulfureus, ce qui m’a conduit à détruire toute un massif (en début de croissance)….de cosmos !
    La fleur de l’ambroisie est insignifiante, le pollen est paraît-il terriblement allergène (voir ce site : http://www.ambroisie.info/).
    Cependant, je m’interroge sur la présence de cette plante (pas vue cette année), elle ne se répand pas vite dans l’espace, je ne l’ai jamais touvée qu’autour de mangeaoires à oiseaux, d’ou ma réflexion : achetant les graines dans le commerce, je suppose que la récolte de ces dernières a été faite dans un milieu occupé par l’ambroisie.
    Pour le couvert, il y a mieux que l’ambroisie et surtout plus dense, par exemple la phacélie, c’est un très bon couvert et, semé densément, il éradique les herbes gênantes (feuillage ressemblant aussi à l’ambroisie). Mais si c’est vraiment nécessaire.
    Le liseron est très résistant, difficile de l’éradiquer, je me contente de le couper à la tranche lorsqu’il gêne la croissance des plantes dans le potager, je m’en fais un allié pour ombrer certains légumes en plantant des piquets ou des roseaux, le liseron adore grimper, j’en ai de près de 2 m de haut, la fleur fait un très bel effet….
    Autrement , d’une façon générale, je désherbe en binant à très petite profondeur (2 à 3 cm), je n’oublie pas que les plantes semées ou repiquées sont des pièces rapportées, elles n’auraient jamais poussé spontanément dans le milieu ou JE les fais croître. Pour compenser, j’utilise l’ortie, la consoude, le sureau, le pissenlit selon la plante et la saison…
    Observez, après quelques années d’expériences sur un même terrain, que les semis spontanés se portent généralement bien mieux que nos plantantions, malgré des ruses de sioux !!!

    • Gilles Domenech (835 comments) dit :

      Vos commentaires font vraiment plaisir à lire! C’est agréable de voir que nous sommes quelques uns à nous interesser aux plantes spontanées et pas seulement pour les détruires!
      pour ce qui est de la renouée, je n’ai pas d’informations particulière, sinon que c’est une vivace, donc plus compliquée à gérer qu’une annuelle comme l’ambroisie. C’est bon à savoir toutes les valorisations qu’on peut en tirer!
      En ce qui concerne la « peste » invasive aquatique, il s’agit probablement de la fabuleuse jacinthe d’eau qui envahi tout les grands d’eau tropicaux, pour qu’ils soient… pollués! Et oui, elle est une des meilleures plantes épuratrices au monde, elle est là où est elle est utile, en plus elle produit une biomasse vertigineuse alors, pas de quoi se plaindre, les usages de manquent pas: fourrage, biomasse à méthaniser, amendement/paillage pour les sols… Pas de quoi se lamenter au final…

  14. Didier (25 comments) dit :

    Ce n’est pas pour faire concurrence à Gérard Ducerf mais pourrait-on en apprendre un peu plus sur les plantes bio indicatrices courantes dans nos jardins ?

  15. Bernard (33 comments) dit :

    Il y a 3 ans, j’ai semé des oeillets d’inde en vu d’éradiquer les anguillules. Sur ses entres faits, j’ai lu, je ne sais plus ou? Que les oeillets d’inde, permettaient de contrôler
    le liseron, ce qui effectivement avait parut positif
    Malheureusement, je peu témoigner que les années suivantes, sans culture d’oeillets d’inde, ce n’est plus du tout le cas.

  16. Cicca (1 comments) dit :

    Bonjour à tous, c’est du baume au coeur de vous lire ! Nous sommes restés sans ordinateur, sans vos conseils depuis notre emménagement près de l’aéroport de Lyon Satolas, la région de France la + envahie par l’ambroisie… A l’achat de notre terrain, il n’y avait que des coquelicots, bien sympathiques, je rêvais au lieu de pelouse, d’une prairie fleurie. Mais la maison construite dans un lotissement avec terrain nivelé, n’y poussent que de l’ambroisie, des chardons des liserons et de grosses touffes d’herbes. Je ne connaissais l’ambroisie que de réputation, et fut étonnée par le voisinage qui me recommandait de l’arracher sous peine d’amende… Je viens de passer 3 mois à l’arracher et la laisser sécher, mais je viens de m’apercevoir que les branches au niveau du sol se sont bouturées, que les plants non arrachés ont plus de 50cm de racines, que le petit espace semé de gazon est sec, il ne s’est pas développé, et que les chardons y repoussent de + en + vite avec des racines très profondes et beaucoup de fleurs qui essaiment…
    Quasi désespérée, j’avais recouvert une partie du terrain avec les cartons de déménagement, très efficaces mais avec les vents violents dans notre région, ils s’envolent, les voisins sont gentils et patients… mon jardin ressemble à un bidonville, et avec les travaux d’intérieur je n’ai pas tout mon temps pour jardiner… A l’aide…

    • Gilles Domenech (835 comments) dit :

      Oui, en effet, l’ambroisie se marcotte facilement. en fait ce qu’il faut faire c’est la concurrencer au maximum : plus le terrain est occupé par des plantes en pleine végétation, moins elle présente. En plus comme tu ne travailles pas le sol de ta pelouse, celui-ci sera de moins en moins favorables aux annuelles (dont l’ambroisie) au fil des années.
      Donc première règle : ne pas toucher au sol !
      Ensuite l’occuper, tu as le choix entre faire pousser la végétation spontanée ou semer des graminées ou des couvres sols divers et variés.
      Le problème est qu’à la moindre fauche l’ambroisie prend le dessus. Donc idéalement il faudrait laisser pousser l’herbe jusqu’à l’été, pas toujours acceptable… Mais pourquoi pas ?
      Sinon, il va falloir tondre régulièrement en restituant systématiquement les résidus au sol. mais c’est du boulot et du carburant !
      si tu fais cela, l’ambroisie risque de passer à travers la végétation en cours d’été, mais elle réduira d’année en année du fait du sol qui lui sera de moins en moins favorable.
      Un autre truc que j’ai remarqué : l’ambroisie ne pousse là où il y a eu des chevaux (je pense à cause du tassement du sol). Donc si tu as moyen d’inviter un pensionnaire à quatre pattes dans ton jardin pendant quelques semaines, ce peut être une solution !

  17. Christianf (1 comments) dit :

    Bonjour,
    Pour ma part également je suis réticent à vouloir à tout pris éradiquer ces plantes dîtes invasives. J’admire l’état d’esprit du concepteur de cet article. Je pense qu’il vaut mieux une plante invasive que du sol nu. Avec les années l’invasive régresse souvent,toujours chez les herbacées. je l’observe régulièrement. Bien sur un petit coup de main de notre part pour faciliter la bio-diversité hâte bien le retour à la normale mais ne serait-ce pas notre rôle. La durée de vie des érables négundo n’est pas comparable à celle de l’annuelle et oblige à l’intervention. Chez moi en perma, je coupe ou j’arrache avec facilité et du plaisir de mettre les mains ds la terre. Un bon équilibre règne: le sol a besoin de paillis, les lapins mangent quasi tous mes excédents et me livrent du fumier facile. Je fais des purins, du compost et jamais ne manque d’activité. j’aime mon jardin même s’il fait fouillis aux yeux de l’étranger.

  18. Marie-Sylvaine (4 comments) dit :

    Chez nous c’est le séneçon du cap qui est LA plante à proscrire. en fleurs 10 mois sur 12 ! et je trouve ça sympa, que ça fleurisse quand il n’y a pas grand-chose… alors je ne l’arrache pas, et il prospère d’année en année. si tous les voisins qui ont des chevaux le savaient ils me feraient un procès ! Ce qui est dommage c’est que je n’y vois pas d’abeilles dessus. Alors c’est une super idée que de s’en servir pour rajouter de la M.O. sauf qu’il doit y avoir toujours des graines prêtes à mûrir, vu que c’est en fleurs tout le temps… et que je vais disséminer mon séneçon partout ! Why not ?

    • Maryline (2 comments) dit :

      Bonjour,

      Je m’interroge aussi sur le séneçon du Cap… J’ai récupéré un jardin ou il y en a pas mal, et ce sera ma première année de culture ici.
      Je suis à la recherche d’informations à son sujet et si oui il est mortel pour les chevaux, il le serait aussi pour les bovins, les ovins, pas mal d’insectes…
      Et j’ai lu également qu’il serait nocif pour le sol et les plantes environnante.
      Qu’avez-vous constaté dans votre jardin?

      J’ai cru comprendre qu’il n’aime pas trop les terres cultivée du coup j’espère le voir disparaître naturellement par la simple agradation du sol

      • Gilles Domenech (835 comments) dit :

        Je n’ai jamais eu l’occasion de côtoyer cette plante au jardin et ne saurais en dire plus, si ce n’est que la notion de plante nocive pour le sol me paraît très vague et demanderait une définition claire ;-).

        • Maryline (2 comments) dit :

          En effet j’ai eu l’occasion de l’observer un peu plus sur le terrain et je ne perçois pas vraiment de différence de densité ou de nature de flore à proximité par rapport aux zones plus éloignées.

  19. Geneviève (3 comments) dit :

    Un plant d’ambroisie, ça peut faire 3000 graines, et 3,5 milliards de grains de pollen qui se disséminer sur 100km à la ronde. Sachant que 5 grains par m3 provoquent l’allergie , Il faut être inconscient pour laisser un seul plant proliférer. La mauvaise qualité de l’air (dont fait partie le pollen d’ambroisie) tue en moyenne 130 personnes par jour en France … Les malades de l’ambroisie représentant 20%de la population Rhône-Alpes dont moi-même, s’il vous plaît, aussi belle soit-elle, arrachez-la. Les fleurs mâles sont en haut, les graines à la base des feuilles, c’est un fléau mondial pour la santé humaine et celle des animaux aussi . Merci beaucoup

    • Gilles Domenech (835 comments) dit :

      Je veux bien l’arracher dans mon jardin (et laisser la plante au sol 😉 ),mais on gère comment les millions de plants qui envahissent les berges des cours d’eau et les parcelles agricoles ? Soyons réalistes, la partie est perdue et la plante est implantée durablement dans nos vallées…
      Je suis moi même habitant de Rhône Alpes et suis également sensible au pollen de l’amboisie, mais c’est vrai que dans mon Ardèche peu polluée les problème d’allergies sont beaucoup moins aigus que dans la région lyonnaise à l’air très pollué…

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