Je pense que beaucoup d’entre vous en sont conscients, un des outils majeurs de l’agriculture du XXIème siècle sera et est déjà le couvert végétal, comme le montrent le travail des tenants de l’agriculture de conservation. Et au jardin, les couverts végétaux (souvent appelés aussi engrais verts) sont également très utile. Parmi leur nombreux rôles citons notamment :

  • Couvrir le sol en permanence avec des plantes vivantes ;
  • fixer l’azote ;
  • Produire in situ de matière organique ;
  • Implanter des plantes mellifères ;
  • Nourrir la vie du sol à longueur d’année ;
  • Favoriser la présence d’auxiliaires ;
  • Aider au contrôle de l’enherbement ;

a l’instar de beaucoup d’entre vous qui utilisent ces techniques depuis de nombreuses année, nous avons testé depuis l’année dernière plusieurs types de couvert hivernaux et je vous propose ici une petite synthèse de ces expériences.

Commençons par l’année dernière

Avant de vous parler des divers essais de cet hiver, voici d’abord une rétrospective de ce que nous avions fait en 2010.

Nous avions semé le couvert sur deux planches, cette photo prise le 23 avril, la floraison jaune de la moutarde indique la position de ces planches : une « petite » (à gauche, juste derrière le prunier) et une « grande » (à la droite de ce même arbre).

Le mélange semé était un « biomax » fournit par Yann Labuche de Terre d’Humus et contenant 8 espèces : avoine, vesce, fèverole, moutarde, radis fourrager, fénugrec, minette, lin,

Le semis avait été réalisé le 18 novembre 2009, donc très tard, mais la douceur de la fin novembre et du début décembre ont permit une bonne levée, voici quelques images du couvert sur la « grande » planche tout au long de son développement.

7 décembre 2009

23 mars 2010

18 avril 2010

25 avril 2010

25 avril 2010

Ce beau couvert a ensuite été détruit par sarclage le 25 avril. Je conseille pas cette façon de détruire le couvert qui est quand même éprouvante physiquement. Quand il n’y a que quelques mètres carré à faire, comme ici, ça va, mais s’il y en a ne serait-ce que quelques dizaines, ça commence à faire vraiment beaucoup ! Cette année, faute de rolo faca, j’essayerai sans doute le crimp-o-matic, facile à bricoler soi même.

J’ai choisi cette date pour la destruction car les quinze jours qui ont précédé ont été très sec et le sol commençait à devenir vraiment dur et sec sous le couvert, après ça il a plu 3 semaines… pfff ! J’aurais mieux fait d’attendre la mi mai et planter les cultures d’été au même moment. D’ailleurs voici l’état du sol le 21 mai, jour de plantation des tomates, courgettes et autres courges et aubergines :

Ce sol, non seulement était sombre et grumeleux, mais aussi très riche en vie, avec une surprise de taille, le présence en grand nombre de testacelles blanches, une limace carnivore prédatrice, entre autres, des limaces phytophages ! J’en reparlerai dans un prochain article !

Le couvert de la « petite » planche quand à lui a été maintenu jusqu’en juin, date à laquelle, ayant commencé à sécher, il a été très facile à détruire par simple fauchage. Il est à noter que la potentille, vivace très envahissante sur notre terrain a été complètement contrôlée par ce couvert très dense et détruit tardivement pour préparer une plantation de vivace à l’automne (artichauts, tanaisie, lavande).

Le « petit » couvert au mois de mai avec la magnifique floraison violette de la vesce

Au niveaux des espèces voici le bilan de ce premier essai :

moutarde, radis, vesce, fèverole et avoine : très bon développement, mais avoine un peu difficile à détruire.

fenugrec, lin et minette : très faible développement, ces plantes ont soit mal levé, soit été plus ou moins étouffés par leurs voisines.

Et cette année donc

fort de cette expérience très encourageante, j’ai imaginé cet automne plusieurs essais pour nos couverts hivernaux.

Tout d’abord au niveau des biomax : j’ai sélectionné les plantes qui avait bien fonctionné l’année passée en enlevant l’avoine et en ajoutant la phacélie, que l’avais envie d’essayer et, sur les conseils de Yann Labuche, le pois fourrager.

Ensuite, j’ai eu envie de tenter des essais de couvert associés à des cultures d’hiver : moutarde+ pois grimpant, triticale + pois grimpant (là encore sur les conseils de Yann) et chou branchu du Poitou + trèfle incarnat.

De gauche à droite : graines de radis fourrager, moutarde, phacélie et vesce

Les biomax

3 compositions différentes ont été testées avec les 6 plantes sélectionnées : moutarde+radis+phacélie+fèverole+pois (1), moutarde+radis+phacélie+fèverole+vesce (2) et moutarde+radis+phacélie+fèverole+pois+vesce (3) (en gras les espèces qui changent d’un mélange à l’autre, en l’occurrence la légumineuse grimpante)

Les semis ont eu lieu les 4 et 6 novembre 2010, la levée de toutes ces plantes a été très bonne, mais ensuite, des surprises :

  • les crucifères (moutarde et radis) et la vesce ont disparu de presque toutes les planches ;
  • la planche contenant le mélange 2 et une grande partie de celle qui porte le mélange 3 semblent avoir été grattés par un animal (nous soupçonnons les merles) de sorte que seule la fèverole est encore bien en place au milieu d’adventices diverse et variées et d’un peu de vesce qui a attendu le début mars pour vraiment commencer à se développer.

le 8 décembre, belle levée des crucifères (moutarde et radis) dans le mélange 1

Le même jour, un semis de vesce sort timidement entre trois turricules de vers de terre

Du mélange 2, début mars, il ne subsiste quasiment que la fèverole, et les adventices s’invitent en grand nombre!

Sur une extrémité du mélange 3 les crucifères sont bien là, mais dans tous les autres biomax, il n’en reste presque plus rien…

Des observations plus encourageantes tout de même :

  • la planche ensemencée avec le mélange 1 est vraiment très belle, malgré la disparition des crucifères, et promet un magnifique couvert bien dense pour le mois d’avril ;
  • Un couvert de vesce avoine que nous avons pas semé et qui est magnifique… Mais d’où sort-il ???? La seule explication que je vois est un re-semis des graines du « petit » couvert de l’an dernier qui était tout près mais il ne me semblait pas que la vesce et l’avoine étaient mûres lors de la destruction…

Le mélange 1 le 5 mars dernier

Un magnifique couvert de vesce avoine que nous n’avons même pas semé…

Les couverts associés

Parmi les couverts associés à des cultures là aussi les fortunes sont diverses :

Le chou et le trèfle incarnat (implantés début octobre, donc beaucoup trop tardivement) avaient bien levé, mais ils n’ont pas survécu longtemps, il n’y a rien eu sur cette planche de tout l’hiver.

14 octobre, belle levée des choux et des trèfles, mais ils n’iront pas plus loin dans leur développement

Dans L’association avec pois grimpant, mises en place comme les biomax le 4 novembre, là aussi tout est bien sorti, mais à présent, curieusement les pois ont totalement disparu de la planche avec moutarde, alors qu’ils sont encore bien là dans celle avec triticale : y aurait-il une incompatibilité entre pois et moutarde ?

La culture de pois grimpant associés à de la moutarde est devenue un couvert de moutarde pure

Par contre l’association avec le triticale semble bien fonctionner pour le moment

Et pour les cultures d’été nous avons déjà semé quelques mètres carrés de lentilles pour servir de couvert associé à des cultures d’été (tomates et courges), je vous raconterai !

Voilà donc pour ce petit point de fin d’hiver sur nos expériences de couverts. Et comme j’ai remarqué que beaucoup d’entre vous aiment participer à ce blog, je vous propose de m’envoyer un mail à gilles(AT)jardinonssolvivant.fr (remplacer le (AT) par @) pour me faire part de vos essais de couverts hivernaux ou d’une synthèse de ce que vous avez testé et observé depuis que vous en faites en me précisant votre situation géographique, votre sols et votre climat. Je ferai vers le mois de mai une synthèse de tout ce qui m’a été communiqué d’ici la mi avril !

Et pour toute remarque ou question concernant cette pratique ou notre expérience, les commentaires sont ouverts !

45 Responses to Des couverts végétaux à l’essai

  1. Loic (20 comments) dit :

    Bonjour Gilles

    j’ai mis en place des carrés de potager cette hiver, et il sont couvert pour le moment d’un paillage maison fait de divers dechets verts. Me conseillerais tu de semer un engrais vert avant de commencer les cultures ?

    Loic

    • Gilles Domenech (851 comments) dit :

      @Loic
      Cela me semble trop tard, à moins que tu ne cherches à tenter l’expérience du couvert associé, mais comme j’essaie cette technique seulement cette année (lentille + tomate et courges), je ne permettrais pas de te la conseiller. Ma principale inquiétude concerne la concurrence hydrique pendant l’été si ce dernier est sec!

      @ Basquaise
      Avec la méthode JML (NdA Jean Marie Lespinasse), les couvert intercalaires (entre deux cultures) ne sont pas envisageables. Par contre il pratique une forme de couvert associé avec ses poquets de luzerne! Une fois de plus, nous nous rejoignons malgré les différences apparentes;-) !
      Pour ce qui est de mulcher par dessus le couvert, je partage totalement le point de vue de Soltner: outre le fait que ça renforce la paillis, ça maintient humides les résidus du couverts préalablement détruit et ainsi favoriser sa minéralisation, ce qui est intéressant surtout pour un couvert de légumineuses qu’on veut voir relarguer son azote le plus vite possible.
      Un couvert implanté maintenant pour préparer les semis d’été me semble également une très bonne idée, même si je ne l’ai jamais pratiqué!

  2. Caisso (4 comments) dit :

    merci pour toutes ces infos!continuez, c’est tellement interessant! je n’ai pas encore de jardin donc je ne peux apporter mon aide mais promis ca sera pour bientot!
    bonne journee
    Nathalie Caisso

  3. basquaise (5 comments) dit :

    Bonjour Gilles. Bien intéressant ce sujet mais comment pratiquerais-tu avec la méthode JML? Parce que impossible de passer un crimp-o-matic (je ne parle pas du rolofaca 😉 ).
    Soltner lui parle de coucher les couverts et écraser (donc comme toi) et de mulcher avec paille, foin, voir broyat….qu’en penses-tu?
    Il préconise aussi la possibilité de semer maintenant les « engrais vert », car le réchauffement de la terre permet une germination rapide et ainsi de préparer la terre pour semis d’été-automne ….ton avis encore?
    merci pour tes réponses
    basquaise

  4. basquaise (5 comments) dit :

    Merci pour tes réponses Gilles.La luzerne a l’air de bien fonctionner chez JML (terrain sableux très drainant) mais utiliserais-tu autre chose sur de l’argile (chez moi, terrain super argileux s’il en est)? Avantage/désavantage de chaque « engrais vert » pour ce genre de terre?
    Et comme je vais chez JML mercredi prochain, je ne manquerai pas de lui poser les mêmes questions et les rapporterai ici si tu le permets.

    • Gilles Domenech (851 comments) dit :

      La luzerne fonctionne aussi très bien en sol argileux, nous en avons d’ailleurs un peu mais pas dans le potager, nous en avons semé l’an dernier pour revégétaliser une bande de terre laissée nue suite à la réduction en largeur d’une haie de lauriers du Caucase par les voisins et elle se développe très bien! Sinon, je pense que toutes légumineuses sont à tester dans chaque contexte, on fera le bilan après: lotier, luzerne, sainfoin (esparcette)… pour les vivaces ou lentille, fénugrec, vesce, pois, lupin… pour les annuelles. Seule le lupin a une grosse restriction il ne supporte pas le calcaire!
      Pour ce qui est des observations de JML, je suis bien évidement preneur de ses remarques ici! Passe lui le bonjour!

  5. subra jacques (132 comments) dit :

    Bonjour Gilles
    J’utilise trois couverts végétaux(moutarde phacélie féverolles )jamais en mélange. La moutarde et la phacélie sont semés fin d’été sur les planches libérées pour qu’elles aient le temps de bien ce développer avant l’hiver car elles sont détruites par le gel( ce qui explique a mon avis leur disparition dans ton jardin) et forment ensuite un paillis protecteur jusqu’au printemps , je sème ou je plante au travers de ce paillis. Les fèverolles peuvent se semer plus tard( novembre) elles supportent des petites gelées, je les laisse fleurir( colonisées par les pucerons elles permettent l’élevage des premieres larves de coccinelles, et les bourdons se régalent du nectar de leurs fleurs) et ensuite je hache a la cisaille et je laisse sécher quelques jours avant de planter. Je vais tester les biomax, ou peut-on ce procurer de la semence en petite quantité?
    Sir Albert HOWARD (Le Testament Agricole 1940) préconisait d’épandre une mince couche de Compost ( j’y reviens!!!!)avant de semer les engrais verts, il avait observé que cela favorisait le développement des Mycorhizes sur les racines.
    Il a inventé l’AGRICULTURE DURABLE, dommage que l’on ai attendu 70 ans pour le redécouvrir!!!
    A +
    Jacques

    • Gilles Domenech (851 comments) dit :

      Jacques, je ne pense pas que le gel soit le responsable puisque sur certaines planches, la phacélie et la moutarde se développent très bien. Ce qui les rend gélif c’est lorsqu’elles sont très développées à l’entrée de l’hiver, voire en fleur, c’est d’ailleurs la même chose pour les fèveroles.
      Pour te procurer des biomax, contacte Terre d’Humus.
      Pour l’histoire du compost qui développe les mycorhizes, pourquoi pas? Mais comme pour toute forme d’ensemencement biologique, à mon avis, cela n’a de sens qu’en sol biologiquement appauvrit. Dans un sol vivant, les champignons tant désirés sont déjà là! Et d’ailleurs le couvert participe au maintient et au développement de leurs populations! Souvenons nous aussi que Sir A. Howard travaillait en Inde et en climat tropical on a très vite fait de dégrader un sol, d’où probablement la pertinence de l’ensemencement par du compost même si je suis dubitatif sur la présence de spores de champignons mycorhiziens dans un tas de compost, on y trouve plutôt des champignons saprotrophes (ceux qui se nourrissent de MO en décomposition).

  6. Natacha (17 comments) dit :

    Bonjour Gilles,
    Je tenais à te remercier de me mettre au courrant des dernières nouvelles ; J’ai pas beaucoup de temps pour me pencher sur les sujets proposés, bien que je sois en adéquation avec ce qui est dit .
    Question jardinage, pour les engrais verts, je n’ai qu’une expérience : Sur sol argileux (profond),bêché par endroit, ailleur des buttes…d’une manière générale le sol était « propre ». J’ai semé en mélange de la moutarde, du sarrasin, de la gesse, sur 100m² au mois de mars, puis légèrement paillé . Résultat la moutarde est la seule à être arrivée à maturité (j’ai récupérer les graines,faible rendement). Avec le recule je pense avoir semé trop tôt (les autres graines se sont en partie faites bouffées par mes poules), en effet , dans le jardin de mon ami, sol limoneux, « propre »,moutarde semée en mélange avec phacélie, calendula, à la mi-avril ont eu un trés beau développement, avec un bon rendement en graines .
    Ayant déménagé, le jardin aussi, pour une parcelle en herbe, on va voir ce qu’on peut faire, sans travail du sol …affaire à suivre. Merci à bientôt

  7. Gilles BERNARD (31 comments) dit :

    Personnellement, pas beaucoup d’expérience des couverts végétaux, car les 2/3 de ma surface cultivée sont en plances surélevées façon Lespinasse.
    Sur la partie restante réservée aux cultures de « masse », je sème l’engrais vert le plus tôt possible avec l’objcetif d’obtenir une production gébétale maximale avant l’hiver, et à la différence de ta pratique où le développement est maximal en mars avril, chez moi les plantations ont déjà pris place dès la mi mars.
    Donc chez moi, récolte des pommes de terre, des oignons et haricots secs dès fin août début septembre; semis aussitôt (les meilleurs résultat avec la phacélie, jamais essayé les biomax), fauchage de l’engrais vert début mars. Cette année, la phacélie faisait 80cm de haut avec des tiges à la base de la grosseur du pouce.
    Donc, dans le concret, une masse végétale que j’ai considérée comme trop importante pour être incorporée directement au sol. Elle sera donc compostée avec d’autres matériaux, mais l’apport en matière organique au travers des chevelus racinaires me semble déjà conséquent.
    Je ne fais mes plantations d’oignon et d’échalotte qu’à cette date très tardive (sauf quelques primeurs dans les carrés dès octobre) Je n’ai pas constaté jusqu’à présent d’inconvénient à cette pratique tardive et les récoltes me semblent correctes.
    Peut être faut-il en définitive distinguer 2 pratiques de couverts végétaux ; ceux implantés très tôt pour une production maximale à l’automne et ceux implantés plus tardivement pour une production maximale au printemps. Dans tous les cas, ce sont les pratiques cukturales avant et après qui commandent.

    • Gilles Domenech (851 comments) dit :

      C’est intéressant ta façon de faire avec des couverts implantés en fin d’été. Le gros avantage est que tu n’as pas la phase de destruction à faire.
      Par contre, je trouve quand même dommage de composter cette merveilleuse biomasse, tu crains que ton sol aie du mal à se réchauffer au printemps? Sinon, à mon avis, il n’y aurait aucun à manger tout ça, pense aux cannes de maïs ou de tournesol, bien plus grosses et ligneuses qui ne font pas long feu chez les SDistes! (SD=Semis Direct)
      Pour ceux qui est des différents types de couvert, il y aussi ceux implantés maintenant pour préparer une culture semée en fin d’été (salade d’hiver, certains choux…), ou encore ceux semés juste après de cultures d’hiver, donc vers le mois de juin. Et puis bien sûr toute la gamme des couvert associés (les poquets de luzerne de JML s’assimilent à cette pratique). Un sacré panel de possiblité au final!
      Peux tu nous dires quelles sont différentes espèce que tu as expérimenter à part la phacélie?

  8. Didier (25 comments) dit :

    La couverture végétale du sol et le réchauffement d’une terre lourde me paraît un problème difficile à résoudre.
    Si l’on découvre, la pluie risque de recompacter le sol. Si l’on ne découvre pas….Et je répugne à utiliser des bâches. Certains ne découvrent que le sillon qui va être semé.
    J’ai semé de la phacélie mi mars, qui commence à lever, sur une nouvelle parcelle. Je pense la faucher et l’ utiliser en paillage pour les cucurbitacées. Et faire une culture d’hiver derrière
    Pour l’hiver, j’ai prévu un mélange (lin, moutarde, phacélie, sarrasin, avoine et vesce) qui devrait être détruit par le gel, si l’hiver est à la hauteur, ce qui n’est pas toujours le cas dans la région nantaise. Le problème ici est le rééssuyage de la terre, même en culture en planches surélevées.
    Sinon, j’utilise la mâche comme couvre-sol l’hiver. Et en plus, c’est bon.
    Si l’on considère les caractéristiques de chaque type de terre, de chaque climat, des surfaces et du temps disponibles, cela fait un sacré nombre de « vérités » différentes !

    • Gilles Domenech (851 comments) dit :

      Salut Didier,
      Pour que ton mélange soit détruit, il faudra qu’il fleurissent au début de l’hiver, ce qui implique un semis en été! Sinon, ces plantes, hormis le sarrasin, n’aurons aucun mal à passer l’hiver, même s’il est rigoureux!
      Pour le ressuyage de la terre, justement, un couvert du type de ton mélange implanté en automne et détruit en avril-mai serait une excellente solution! En plus ce sera meilleur pour le réchauffement du sol qu’un simple mulch!

  9. Gilles BERNARD (31 comments) dit :

    Je pense,comme Didier, que le réchauffement du sol est essentiel pour les cultures primeurs. Mes premières pommes de terre sont buttées et les fanes font déjà 10 cm : cela réclame, avant mise en place des tubercules, que le sol soit dégagé de son couvert végétal ou du paillage à l’occasion de 4 à 5 jours de soleil d’affilée.
    On devrait peut être utiliser un peu plus le thérmomètre pour mesurer la température en sous-sol? Je ne m’en sert que pour les semis de haricots.
    Les anciens disait qu’une terre labourée avec du gel conservait le gel pendant plusieurs semaines : pour peu que ce soit vrai ça doit marcher dans l’autre sens et la poignée de terre chaude qui vient enrober la semence de pomme de terre lors de la plantation garde peut être ce gradient thermique favorable pendant quelques jours, voire quelques semaines.
    A part la phacélie, je n’ai utilisé que la moutarde, mais avec des résultats moyens. Il y a bien longtemps, j’ai pratiqué au printemps la méthode Gertrud Franck (semis d’épinards dans chaque inter-rang non encore occupé, et broyage de l’inter-rang en couvre sol au moment ou les cultures prennent place fin avril début mai).

  10. guylaine (11 comments) dit :

    Bonjour à tous,

    Ce commentaire plus pour poser des questions que pour témoigner. Après plusieurs années de cultures de planches de légumes (paillées et sans travail du sol), depuis cette fin d’hiver,je teste dans mon jardin différentes formes de potager : en carrés, en buttes, en lasagne, en ligne (méthode Gertrud Franck.
    Ma seule expérience en matière de couverts végétaux est avec ce dernier type de potager (que je redécouvre parce que pratiqué il y a une dizaine d’année). J’ensemençais en automne et en fin d’hiver avec de la moutarde, les passe-pieds au printemps en épinard, et les lignes de légumes de printemps en phacélie ou sarrasin quand elles étaient nues (parce que je maîtrisais mal la succession des cultures dans le temps).

    Cet automne j’aimerais essayer différents mélanges d’engrais verts (notamment avec des céréales dont j’aimerais bien récolter les graines pour nourrir mes poules). Mais j’y pense sans urgence car il reste encore plusieurs mois.
    J’ai aussi prévu des couverts végétaux associés (notamment la luzerne à tester dans les carrés).Ce qui me préoccupe tout de suite c’est les couverts végétaux que j’aimerais mettre en place (la semaine prochaine) sur des parcelles qui ne seront occupées qu’en juin.
    Bon, j’ai l’impression de poser une question super bête mais je me lance quand même : qu’entendez-vous par « détruire les engrais verts »?
    Dans mon ancien potager en ligne, je me contentais de les faucher/couper et de les laisser se décomposer sur le sol. Mais je n’avais pas de culture qui suivait assez rapidement. Là je pensais effectivement les couper/faucher (quel que soit leur stade de développement), arracher une ou quelques touffes (conservées alors en paillage) pour semer ou planter mon légume.
    Heu… cela vous semble inepte ?
    Merci de me dire ce que vous en pensez.

    • Gilles Domenech (851 comments) dit :

      Bonjour Guylaine,
      Quelques remarques d’abord: si tu mets en place un couvert de graminées (avoine, seigle, triticale…) en vue d’en récolter la graine, il ne s’agit plus vraiment d’un couvert puisque tu vises une récolte à l’arrivée et en plus ton potager sera occupé jusqu’en juillet. C’est une possibilité, mais il sera alors trop tard pour implanter des cultures d’été type tomates courgettes… Par contre tu pourras y implanter des cultures d’automne dès la fin août. N’oublie pas bien sûr de laisser la paille en totalité se décomposer sur la potager pour avoir un effet positif sur le sol!
      Pour un couvert à mettre en place là tout de suite pour qu’il cède la place en juin, il risque de n’être pas très développé dans deux mois. Donc pas très intéressant comme interculture. Tu peux cependant toujours tenter le coup avec une lentille par exemple qui s’intalle relativement vite. Par contre dans ce cas, j’aurais tendance à ne pas détruire le couvert mais à y implanter directement tes cultures dedans. Je suis cependant un peu inquiet quant à la concurrence en eau. J’ai mis cette années des essais de ce type (voir l’article), je vous dirai ce que ça donne dans quelques mois!
      Lorsque je parle de « détruire le couvert », il s’agit simplement de détruire les plantes utilisées pour le couvert pour pouvoir y implanter la culture qui suit. Il est tout à fait possible de faucher, mais pour cela la plante doit être suffisament avancée dans son cycle, en l’occurence avoir dépassé le stade de la floraison, sinon, tout repousse aussitôt la fauche terminées ;-)! Or fin avril début mai, la plupart des plantes de mes couvert ont à peine, voire pas encore, atteint ce stade…
      La technique que tu proposes est celle des « couverts associés » que j’évoque dans mon article avec les couverts de lentilles notament. Comme je l’ai écrit plus haut, c’est la concurrence hydrique qui m’inquiète le plus. Ceci marcherai à coup sûr dans un climat à pluies d’été, comme sur l’île volcanique de notre ami Fukuoka. Dans nos régions et surtout dans le sud de la France, je suis plus réservé.
      Voilà je crois avoir fait le tour de tes questions! N’hésites pas à revenir poster ici pour des infos complémentaire 😉 !

  11. guylaine (11 comments) dit :

    Effectivement j’ai bien l’impression que je m’y prend trop tard pour mon couvert avant courges et tomates. je vais certainement me contenter d’un paillis.
    Je tenterais certainement cet automne les mélanges que tu as fait Gilles. Et je réserverais un coin du jardin où sont les petits fruits pour un couvert longue durée céréales/lentilles (cette année j’ai semé du trèfle incarnat).

    Mais juste deux trucs piochés sur le net hier. Chez Germinance, est vendu un « mélange d’engrais vert à cycle court » (lin, moutarde, phacélie, sarrasin, avoine, vesce) qui se sème du début du printemps, et se détruit (fauche et broyage, à 2-3 mois.
    Et un témoignage du jardinier de Terre Vivante qui explique qu’il sème de la phacélie en fin d’hiver, en laissant un espace dans le couvert pour les plants à venir de courges, tomate, etc. Il la coupe (l’arrache) après la plantation des légumes et s’en sert comme paillis.

  12. guylaine (11 comments) dit :

    J’arrête d’encombrer ces commentaires. Juste un petit post pour dire que dans le potager en carré, pour occuper le terrain vide jusqu’en juin, j’ai fait une pépinière de fleurs (saisonnières et vivace).

    • Gilles Domenech (851 comments) dit :

      Pas de soucis, Guylaine, les commentaires sont là pour que les lecteurs expriment! Alors profites en!
      Ma foi, c’est une bonne idée cette pépinière! au moins ça couvre le sol et ça restitue un peu de carbone via les exsudats racinaires.
      A vrai dire, si tu peux nous en dire un peu plus, voire m’envoyer des photos, je suis preneur, c’est intéressant à conseiller dans ce type de situation, assez courant au potager!
      tu parles aussi du trèfle incarnat dans ton précédent message, c’est une plante qui m’intéresse beaucoup, peux-tu nous dire comment tu l’as utilisé (date de semis, culture précédente et suivante…)?

  13. guylaine (11 comments) dit :

    Bien sur, je pourrais t’envoyer des photos. Mais pour l’instant la situation n’est pas très parlante : des carrés tous nus, avec les étiquettes des fleurs semées. Pour immortaliser la chose, je vais attendre la levée.

    Quand au trèfle incarnat… je suis une patate : sur l’emballage j’ai confondu date d’enfouissement (mars-avril et date de semis : juin à août !!! Bon, comme le but en l’occurence est de le laisser vivre sa vie et fleurir (je l’ai semé en fond de jardin, autour des groseilliers et cassissiers, en laissant les arbustes accessibles pour les cueillettes), on verra bien : il fait tellement chaud depuis plusieurs semaines. Et l’été prochain, j’en sèmerais de nouveau au pied des framboisiers (plantés le long du grillage du poulailler).

  14. cottet (23 comments) dit :

    dominique soltner parle du nyger dans son dvd . je voudrais connaître des avis de ceux qui l’on utilisé.

  15. Gilles Domenech (851 comments) dit :

    Très bonne remarque, Pierre, l’année dernière j’ai recherché en vain des semences, si tu as des pistes je suis preneur car j’aimerai bien tester cette astéracée qui semble être un excellent couvert à implanter en été. Idem pour le Moha, graminée tropicale capable de germer en pleine sécheresse!

  16. cottet (23 comments) dit :

    je crois que terre d’humus en vend a la demande ?

  17. Gilles Domenech (851 comments) dit :

    Non, je lui en avais demandé mais il ne savais pas où en trouver. Bon, cet échange avec Yann remonte à avril 2010, peut être en a t-il trouvé depuis.

  18. cottet (23 comments) dit :

    http://www.sem-partners.com/mail.php . ici c’est le site . j’ai envoyé un mail pour connaître les conditions de vente .

  19. cottet (23 comments) dit :

    la société sem-partner ne vend pas directement aux particuliers. il faut s’adresser aux coopératives et négoce agricole.

  20. Gilles Domenech (851 comments) dit :

    Eh oui, c’est d’ailleurs d’abord grâce aux pub de ce semencier que j’ai entendu parler de ces plantes, mais il s’adresse aux professionels, or nous, en jardinage n’avons besoin que de quelques dizaines de grammes de graines, rien à voir avec ce qu’ils ont l’habitude de livrer…
    En plus il faudrait pourvoir vérifier que le semence n’est pas traitée, même s’il y a peu de risque pour des semences qui ne servent que pour des couverts.

  21. Nicolas MARKO (1 comments) dit :

    Bonjour Gilles,
    Et tout d’abord, bravo pour ce blog qui me réjouit car je me sens moins seul dans mes explorations vers des pratiques visant à des interventions minimales et un sol aussi vivant et autofertile que possible!
    Bon, deux mots pour me situer: j’habite dans les Alpes à 850m avec une terre de jardin assez argileuse et au départ une flore spontanée très dégradée. J’ai mis la moitié de mon potager en buttes avec Brf depuis plus de trois ans et je garde le reste en traditionnel (grelinette une fois par an puis travail minimum au croc) histoire de comparer les comportements du sol et des végétaux. Je cogite beaucoup et j’expérimente pas mal de trucs, inspiré par mes lectures. Si je suis convaincu que l’orientation butte, couverture permanente et non travail du sol est cohérente pour parvenir à un sol vivant, je constate que des résultats rapides ne sont pas garantis. Cette année les buttes tiennent enfin la comparaison avec la partie « traditionnelle » mais c’est la première fois. Il me semble notamment que l’azote est un vrai facteur limitant dans ces systèmes; il faut trouver un moyen (légumineuses!) d’en injecter dans le système. Il me parait aussi maintenant évident qu’on ne peut pas espérer supprimer le travail manuel du sol si rien ne le remplace: un chou par çi et trois salades par là ne suffisent pas à créer un système racinaire suffisamment performant pour structurer le sol, même avec du mulch permanent. Bref, les couverts végétaux type Biomax me semblent la voie à explorer. Mais à 850m, le cycle végétatif est courtet il est quasi impossible de semer un mélange de ce type derrière une culture, mis à part derrière des pommes de terre (j’en ai arraché le 1er août pour y implanter avoine+vesce+phacélie+tournesol+féverole et ça devrait avoir le temps de faire un peu de volume avant de se faire rectifier par le gel et la neige). Alors je cherche un système qui marche… J’ai tenté au 15 avril une extension de 40m2 sur du pré dégradé sur lequel j’ai placé une bache type hors sol (tissée). Deux mois après, j’ai enlevé la bâche pour retrouver un sol propre hormis pas mal de mousse que j’ai simplement ratissé pour retrouver un peu de terre nu mais pas du tout grumeleuse, hélas! J’ai semé un mélange de 7 espèces, sans aucun enfouissement, en jetant par dessus une pellicule de compost de déchets verts pour cacher les graines. Le résultat est très prometteur, bien que la levée ait été très inégale entre les espèces (j’ai pourtant fait tremper les plus grosses graines) et je pense laisser passer l’hiver et y repiquer des plants au printemps 2012, toujours sans le moindre travail du sol, ni fertilisation. A suivre!…
    J’en viens à « sacrifier » une partie du potager pour y implanter de la luzerne que je vais laisser deux ou trois ans et que je détruirai par pose de bâche (est-ce que deux/trois mois en début de végétation suffiront, avant la mise en place de cultures d’été? pas sûr…). Je pense me servir des fauches pour mulcher et apporter aux cultures l’azote qui fait souvent défaut. Je suis preneur si certains ont de l’expérience à ce niveau. J’ai toujours sur des buttes des poquets de luzerne à la Lespinasse mais je trouve qu’ils se portent trop bien, prennent trop leurs aises et font trop d’ombre aux cultures environnantes. D’où cette spécialisation des espaces vers laquelle je m’oriente, comme je viens de l’expliquer.
    Bon, j’arrête là pour aujourd’hui et j’espère lire tes réactions, suggestions, critiques…et celles des autres lecteurs.
    Ah, si, encore une chose: qui a de l’expérience pour des semis en surface sans aucune incorporation? Je me dis qu’il y a sûrement des idées à piquer chez les professionnels du « semis hydraulique » mais je ne trouve pas d’info précise sur la « soupe » qu’ils utilisent pour enrober leurs graines et assurer leur germination.

    • Gilles Domenech (851 comments) dit :

      Salut Nicolas et bravo pour ces expériences très intéressantes, en plus dans un climat plutôt frais!
      Je reviens sur ta question concernant la bâche pour la luzerne, je n’ai pas la réponse à ta question, car je n’ai jamais utilisé de bâche, mais je doute que cela suffise pour des vivaces comme la luzerne. J’avais entendu une fois Konrad Schreiber évoquer la possibilité de griffer le sol au printemps à plusieurs reprise pour affaiblir la luzerne puis de semer une plante à fort développement, il proposait du sorgho, type sorgho papetier qui produit beaucoup de biomasse, mais peut être qu’un semis dense d’amaranthe queue de renard par exemple pourrai faire également l’affaire, ou pourquoi pas un mélange amaranthe, tournesol, phacélie…
      Pour ce qui est de l’azote, deux pistes intéressantes: les légumineuses, effectivement, mais aussi l’apport de déchets de cuisine non compostés et amenés directement sur le sol sous le paillage.

  22. François Laurent (1 comments) dit :

    Bonjour,
    Un agriculteur de Touraine m’a parlé de l’efficacité du sorgho papetier : production de 15 tMS/ha, enracinement pivotant, hauteur de 2 m… J’aimerais tester cela dans mon jardin argileux.
    Savez-vous où peut-on se procurer des semences ?

    • Gilles Domenech (851 comments) dit :

      C’est vrai, par contre c’est un couvert estival pas toujours adapté aux rotations potagères. Pour trouver la semence, essaie de t’en procurer auprès d’un agriculteur. Il y a aussi un site d’échange de semences, http://semeurs.free.fr, qui peut faire ton bonheur.

  23. Donatien (3 comments) dit :

    Gilles bonjour,
    Relisant cet article déjà ancien, je vois que tu souhaites des retours d’expérience. Voici donc le mien, très modeste (mais je débute) :
    Où : presqu’ile de Guérande (44) pas loin de l’océan.
    Sol : Très argileux par endroit, pH de 7,1 (ancienne prairie longtemps restée en friche).
    Climat : océanique donc doux. Neige inconnue. Autour de 700 mm de pluie par an. Etés très secs.
    Cette année, j’ai semé de la moutarde blanche en espérant qu’elle m’aide à décompacter une semelle d’argile très coriace (je n’ai pas fait de mélange). Semis tardif : fin août sur une planche, fin septembre sur l’autre. Le premier semis a bien levé (déjà en fleurs), le second a l’air de suivre.
    Question : à un bout de la première planche, j’ai un gros pied de tanaisie. Or, la moutarde n’a absolument pas poussé à cet endroit, laissant un « no man’s land » de 20 cm de rayon tout autour du pied. Au-delà de ce périmètre, la moutarde prend graduellement de la hauteur, comme si les premières pousses (plus proches de la tanaisie) étaient complètement inhibées, les suivantes un peu moins, et ainsi de suite jusqu’à la taille normale (env. 60 cm de haut).
    Connais-tu cet effet répulsif de la tanaisie ?

    • Gilles Domenech (851 comments) dit :

      Intéressant ! Non, je ne connaissais pas cet effet (vraisemblablement allélopathique) de la tanaisie. Merci pour ton témoignage.

  24. Agnès (11 comments) dit :

    Bonjour à tous

    Je parcours votre site avec beaucoup d’intérêt.
    Je suis en BTS Viticulture-Oenologie (apprentissage sur 2 ans, en alternance). Dans le cadre de ce diplôme, nous devons réaliser une expérimentation (viticole ou vinicole).
    Le domaine pour lequel je travaille, 20h de vigne à Chablis, a mis en place des semis d’engrais verts en inter-rang, 1 rang sur 2, semés fin août – début septembre. Il s’agit d’un mélange de pois fourrager / radis chinois / avoine.
    L’idée d’origine est de favoriser la vie du sol et la minéralisation de la matière organique (sols calcaires), aspectss difficilement quantifiable sur une année et qui dépasse largement le niveau BTS.
    Je me suis donc plutot penchée sur l’impact de ce semis sur la fertilisation azotée de la vigne, sur la physiologie du végétal, l’azote disponible dans les moûts (nécessaire au bon déroulement de la fermentation alcoolique).
    Mon expérimentation porte sur 3 dates différentes de destruction de ce couvert végétal (21 avril, 10 mai et 22 mai). Le semis a été fauché puis enfoui 3 jours après (griffage léger à 15cm de profondeur).

    Je me suis rendue compte que la littérature sur le sujet se rapporte davantage aux jardins potagers ou aux grandes cultures; c’est pourquoi je recherche articles, vidéos, livres, travaux sur le sujet (en particulier sur la viticulture!) qui pourraient m’aiguiller et compléter mes connaissances.
    J’ai déjà dans ma bibliothèque « Engrais verts et fertilité des sols » (J.Pousset), « Le sol, la terre, les champs » (Bourguignon), et je viens d’acheter « Le sol vivant, bases de pédologie ».
    Des suggestions, des remarques?
    Merci d’avance
    Agnès

  25. […] L’alternative pourrait être d’implanter d’autres espèces comme des légumineuses pérennes – trèfle, luzerne, sainfoin… – dans la culture précédente. Cette culture intermédiaire serait semée longtemps à l’avance : une fois la culture principale récoltée, elle peut profiter de la lumière et se développer pour fixer l’azote de manière symbiotique et concurrencer les adventices. La culture suivante pourrait bénéficier des effets du couvert Des pistes de recherches. Des couverts végétaux à l'essai. […]

  26. Félix (1 comments) dit :

    Bonjour
    J’envisage se planter un couvert sur mon potager d’été
    J’ai coupé les tomates /poivrons/aubergines /courgettes et laissé en place
    Mais comment semer le couvert ?
    Merci

    • Gilles Domenech (851 comments) dit :

      Effectivement, il est complique de semer au milieu de résidus volumineux, je propose de rassembler ces débris sur une partie du potager (n’hésites pas faire une bonne couche de 20 ou 30 cm car ça baisser très vite) et de semer ton couvert sur le reste du potager !

  27. BREMOND (14 comments) dit :

    Bravo pour la teneur de ce blog…
    je débute dans la technique du sol vivant. je teste aussi.
    j’ai constaté que le sol couvert, rétablit en 2 ou 3 ans la population de vers de terre qui avaient quasi disparus avant mon arrivé sur ce terrain. (culture intensive).
    mes arbres d’ornement (muriers ; platanes…) n’ont pas eu besoin d’arrosage cette année de forte sécheresse. VOIR MON BLOG : http://distillerie-lavande-provence.over-blog.com/
    à mon grand étonnement.
    je couvre avec du broyat grossier et du foin.
    étant à la retraite depuis peu je vais relancer le potager et je suis à l’écoute de tous vos conseils
    merci

  28. Pierrick (1 comments) dit :

    Bonjour,
    Je découvre peu à peu ce blog et vous dit bravo pour tous ces articles passionnants.
    Je voudrais mettre en place cette année des couverts associés sur certaines de mes planches de culture.
    L’idée d’associer les lentilles avec les tomates m’a beaucoup séduit, j’ai donc cherché des retours sur cette expérimentation mais n’en ai pas trouvé.
    Pouvez vous me dire ce que cela a donné?
    Merci d’avance et bonne continuation sur ce super blog.

    • Gilles Domenech (851 comments) dit :

      Effectivement, j’avais essayé cela en 2011, mais le printemps très sec de cette année là n’a pas permit un bon développement de la lentille, du coup je n’ai pu tirer aucune conclusion… Et je n’ai pas retenté l’expérience…

  29. Corinne (2 comments) dit :

    Bonjour,
    je redécouvre ce forum passionnant.
    Je suis convaincue de l’interet du sol vivant. Je vis dans les Alpes de haute Provence, à 680m d’altitude.
    Le sol est très calcaire, des grés marneux qui laissent filer l’eau et la matière organique. J’ai repris le jardin potager du hameau où je vis, qui n’était plus cultivé depuis une trentaine d’années . La 1ere année, découragée par les genêts , les arbustes et les herbes tenaces et sèches qui y poussaient, j’ai demandé au voisin de passer la charrue; donc il a labouré à 60, il a fallu un motoculteur pour aplanir. J’ai mis le fumier des chèvres (ce que j’avais toujours vu faire ici)rt j’ai planté; Les récoltes ont été extraordinaires, d’autant qu’il pleuvait ce qu’il fallait, que la source a donné tout l’été…. j’étais ravie, mais alors après ce fut la catastrophe, ce sol fragile, qui n’avait jamais été labouré si profond a été totalement destructuré: les deux années suivantes, rien ne poussait(même pas les mauvaises herbes!!!) .J’ai découvert que là où j’avais mis les petits pois semés en novembre et laissés sur place après récolte, la terre était plus souple(ailleurs c’était du béton) et que l’herbe poussait. J’ai commencé à m’intéresser aux engrais verts et à la mise en place de lasagnes. Je dispose ici d’un énorme tas de vieux fumier de mouton(plus de 10 ans), de paille et de foin à volonté, des feuilles de la chênaie au nord de mon fardin… l’automne 2016 j’ai semé un mélange de vesce, avoine, fèverole et moutarde qui s’est bien développé dès février, que j’ai fauché et décomposé sous bâche en avril 2017. Parallèlement, j’ai construit des carrés avec les branches d’un acacia mort où j’ai alterné les couches, genêt mort fragmenté, feuilles, foin, déchets de ce la cuisine, vieux fumier, et encore du foin. La surprise a été les patates(des patates toutes fripées que j’avais coupées en tranches avant de les répandre dans ma lasagne, et qui sont sorties en avril pour me donner une belle récolte, totalement imprévue) Tout était bien parti mais la sècheresse de l’été, après 8 saisons en déficit hydrique, ont gravement affecté tout ce petit monde qui a été entièrement ravagé par les acariens, il y en avait sur tout: haricots, tomates, aubergines, courges et courgettes…. J’ai utilisé des litres de savon noir, fabriqué des potions nauséabondes, mais rien n’y a fait, les punaises s’y sont mises, puis le blaireau qui venait chercher des vers sous mon beau mulch, arrosé quand même. alors voilà, est ce que les pontes d’acariens restent dans le paillage? Je ne l’ai pas entièrement enlevé avant d’ajouter le nouveau. Et cet automne, je n’ai pas semé d’engrais vert, trop sec, plus d’eau, il n’a commencé à pleuvoir qu’en décembre et encore….. C’est peut être la limite avec les engrais verts, le manque d’eau…..Voilà mon témoignage et ma question sur les acariens…

    • Gilles Domenech (851 comments) dit :

      Je vous remets ici la réponse d’Alain Bremont dont j’ai été notifié mais qui ne semble pas apparaître ici :
      « BONJOUR
      je suis aussi dans le 04 à 600-700 m d’altitude.
      un seul (2 ! ) mots : expérimentation et ténacité.
      un grand principe : ne jamais lancer un changement sur 100 % de la surface.
      faites des tests sur de petites surfaces. j’ai l’impression que vous avez « gaspillé » un beau capital de départ. dommage mais rien n’est perdu :
      visez la biodiversité : arbres, arbrisseaux, haies, trognes, sol couvert, BRF à bon escient, « cultivez » les vers de terre.
      cultivez aussi les insectes, les oiseaux (nichoirs…).
      pour ma part la ronce a été un allié précieux : très bon BRF, elle est aussi le précurseur du chêne et autres arbres.
      à mon retour sur la ferme de mon père, à la retraite, j’ai eu la chance de côtoyer un fermier bio. mais j’ai quand même fait l’erreur de privilégier l’azote (tonte, fourrage…) en oubliant l’importance du carbone (BRF…).
      je viens de planter de la consoude, comme futur allié, aussi. la nature est formidable, à condition de bien l’étudier.
      bon courage.
      A bientôt.
      ALAIN BREMOND
      « Si l’aventure vous paraît dangereuse, essayez la routine : elle est toujours mortelle !! »

    • Gilles Domenech (851 comments) dit :

      Concernant les acariens, il suffit souvent de pulvériser un peu d’eau le soir.

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