Suite à un commentaire original et interpellant à l’article « les plantes malades des pesticides » , j’ai voulu en savoir plus sur son approche. Il nous livre aujourd’hui son article qui pose des questions qui me semblent très pertinentes. L’objectif ici n’est ni d’encenser ni de déconseiller le purin d’ortie, mais de lancer un débat pertinent sur des bases scientifiques aussi solides que possible. Je laisse la parole à Christophe, bonne lecture !

 

L’arrêté du 18 avril 2011 autorisant la mise sur le marché du purin d’ortie devait mettre un terme à la guerre de l’ortie qui durait depuis plusieurs années mais curieusement tous ont été insatisfaits, les pro et les anti.

Conséquence d’une décision politique au détriment de toutes considérations scientifiques, cet arrêté autorise la tromperie du consommateur en légalisant le purin d’ortie comme un anti-mildiou et un acaricide, un mensonge dénoncé par les amis de l’ortie, dénoncé par les pro et les anti.

Une fois encore, le consommateur est pris en otage et le purin d’ortie risque d’en payer la note dans un avenir proche.

En effet, le problème n’est pas le jardinier qui fabrique et utilise son purin d’ortie, le problème est qu’en s’appuyant sur la Loi, on fasse croire aux consommateurs que le purin d’ortie possède certaines propriétés reconnues comme fausses et abusives.

1| l’ortie vue par la loi : peu préoccupante !

2| les prix de l’ortie : très préoccupants.

3| état des lieux de la recherche.

4| conclusion.

1| L’ortie vue par la Loi : peu préoccupante !

L’arrêté du 18 avril 2011 « autorisant la mise sur le marché du purin d’ortie en tant que préparation naturelle peu préoccupante à usage phytopharmaceutique », reconnaît au purin d’ortie certaines vertus tout en le qualifiant de peu préoccupant.

Peu préoccupant = peu inquiétant ou peu toxique.

En effet, si l’État reconnaît que certaines matières actives sont peu inquiétantes, un qualificatif peu scientifique, c’est que d’autres doivent alors être considérées comme préoccupantes et inquiétantes : autrement pourquoi le préciser !

En outre, cet arrêté est inquiétant car il fixe les préconisations du purin d’ortie sans les motiver. Extrait de l’arrêté du 18 avril 2011 :

1. Usage fongicide : notamment contre le mildiou.
2. Usage insecticide : principalement contre les pucerons, les acariens.
3. Activateur ou régulateur de croissance des végétaux.

Comment Madame BRIAND,la directrice générale de l’alimentation, signataire de cet arrêté, a-t-elle pu arrêter officiellement les conditions d’emploi du purin d’ortie en l’absence de faits scientifiques, réels, vérifiés et reproductibles mais mieux, en totale contradiction avec tous les spécialistes de l’ortie qui dénoncent que l’usage du purin d’ortie  comme insecticide ou fongicide est une préconisation d’usage abusive ?

J’ai écrit à ce sujet aux autorités compétentes comme la DGAL et à l’auteure de cet arrêté mais je n’ai reçu aucune réponse écrite. Par contre, j’ai reçu quelques appels téléphoniques pour m’expliquer que peu préoccupant, voulait dire très peu préoccupant = qui ne sert à rien.

Sur les motivations de cet arrêté : c’est une décision politique. Si pour l’administration, le purin d’ortie ne sert à rien, c’est d’autant plus préoccupant qu’elle veuille faire croire aux consommateurs qu’il pourrait servir à quelque chose.

2| Les prix de l’ortie : très préoccupants.

Si l’Or-tie ne concurrence pas encore les cours de l’or, elle talonne sans équivoque ceux du poivre et des épices avec ce record relevé chez Delbart Limoges le 01 mars 2013 : 70 € le kg.

Les premiers bénéficiaires de cet arrêté ont été la grande distribution avec l’apparition de l’ortie sur leurs étals et la flambée des prix en prime. Du purin d’ortie reste du purin d’ortie mais suivant son étiquetage (éliciteur, insecticide, fongicide, engrais,…) son prix en magasin varie avec une grande amplitude de 3,75 €/L à 17,81 €/L suivant l’emballage.

3| État des lieux de la recherche.

Si quelques essais de laboratoires ont mis en évidence certaines réponses du végétal soumis au purin d’ortie, tous les essais réalisés en plein champs ont été dans l’incapacité de les valider.

Le GRAB (groupement de recherche en agriculture biologique) reconnaît avoir arrêté ses essais sur le purin d’ortie depuis 2004 faute de résultats. Depuis, ils ont recentré leurs travaux sur les décoctions et les tisanes d’orties. Même son de cloche du coté de l’ITAB où le responsable de la mission extraits naturelles confesse que les recherches sont concentrées uniquement sur les tisanes et les décoctions car les résultats encouragent l’exploration de cette voie contrairement au purin d’ortie.

Les bénéfices du purin d’ortie résultent aujourd’hui de quelques observations échafaudées en théories scientifiques comme celle de Terre vivante sur les vaccins végétaux !

4| Conclusion

La guerre de l’ortie a largement profité à faire de l’ortie un symbole fort, une figure de proue de l’indignation et du droit à refuser une société où l’économie a pris le pouvoir sur tout.

Il est probable que le purin d’ortie possède certaines qualités qui pourraient trouver une application dans l’agriculture, mais elles restent encore aujourd’hui, à découvrir ou à confirmer.

Un des principaux activistes de la cause de l’ortie, Dominique Jeannot, ancien président de l’association des amis de l’ortie : « le purin d’ortie n’est pas un produit miraculeux. Le seul miracle viendra de notre capacité à changer radicalement notre manière de cultiver et de vivre. L’objectif de notre association n’est pas de remplacer un pesticide chimique par un pesticide naturel mais de travailler pour redonner au cultivateur de l’autonomie et de l’indépendance ».

Alors, pourquoi l’administration n’a-t-elle pas tout simplement autorisé la commercialisation du purin d’ortie sans y encadrer sa fabrication et ses préconisations d’emploi ? Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Quand elle soutient avoir pris cet arrêté du 18 avril 2011 uniquement sur une décision politique et au détriment de toutes considérations scientifiques parce que « si l’ortie ne fait pas de bien, elle ne fait pas de mal à l’environnement  … » ; le politique, n’a-il pas poussé un peu fort, mémé dans les orties ?

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Purin d'ortie en cours d'élaboration

Purin d’ortie en cours d’élaboration.

83 Responses to Il ne faut pas pousser mémé dans les orties ! par Christophe Gatineau

  1. yann (3 comments) dit :

    J’y comprends purin hihiihihihi.

  2. François B. (15 comments) dit :

    Pour Yann et pour moi, pourriez vous éclaircir nos lanternes sur les différences entre purin, décoctions et tisanes? Je suppose qu’il y a ou non fermentation…
    Quelles sont les transformations de la matière végétale induites par ces différentes préparations?

    Comme vous le soulignez il s’agit d’une décision politique, prise sous la pression de lobbies.
    L’art de la politique pourrait être défini, entre autres, par l’art d’arbitrer entre liberté et sécurité, deux besoins hélas contradictoires. Or, les lobbies les plus influents sont ceux qui demandent toujours plus de sécurité, au sens large.
    L’administration, elle, ne sait que prétendre apporter de la sécurité. Elle s’en nourrit, s’en engraisse. C’est pourquoi les revendications de normalisation, de règlementation, d’encadrement des marchés, l’emportent au détriment des aspirations à la liberté. Éventuellement au détriment, non seulement de la liberté, mais aussi de la vérité (scientifique).

  3. carlier (112 comments) dit :

    bonjour,
    cet article de loi a deux mérites : fournir la recette gratuitement et existé. Que le prix de vente soit souvent une arnaque, c’est exact, mais pas plus que le prix de vente de x semences ou plants. Je trouve même que le prix de vente a une vertu pédagogique importante: il confirme la valeur financière de x petits actes que l’on apprend en travaillant la terre.

    Enfin, sur la « science agricole » française, il y a vraiment beaucoup de choses à écrire, deux exemples:

    -http://fr.wikipedia.org/wiki/Doryphore cette année chez moi aucun traitement, à ce stade, mais des mesures de prévention sont en place ( culture de plantes toxiques pour les doryphores, mais ce type de mesure ne doit servir à rien ? Sauf que je ne vais pas arréter et que je sais pourquoi… )

    – le dossier abeille du type holstein:
    Des 20 000 espèces d’abeilles répertoriées dans le monde (dont 1000 en France), l’une, l’abeille domestique Apis mellifera , bénéficiait jusqu’à présent d’une aura particulière : « On considérait qu’il s’agissait de l’insecte pollinisateur globalement le plus efficace pour les plantes cultivées, explique Bernard Vaissière, spécialiste de la pollinisation à l’INRA d’Avignon . Et donc, qu’elle seule jouait un rôle essentiel dans le rendement de la plupart des cultures. »

    Il va falloir réviser cette opinion : une étude internationale, qualifiée de majeure par Bernard Vaissière, prouve à l’échelle de la planète que les abeilles sauvages et quelques autres insectes sont des pollinisateurs plus efficaces que l’abeille domestique. http://www.larecherche.fr/actualite/vie/abeilles-sauvages-reines-pollinisation-05-03-2013-98863

    cette année vu les températures le matin la pollinisation c’est souvent faite par des sauvages.

    Les ruches sauvages seraient moins sensibles
    aux diffe´rentes maladies que celles des apiculteurs.
    http://www.eurobeestock.com/site/medias/maladiesdelabeille.pdf

    Les osmies , dites aussi  » abeilles maçonnes  » sont des abeilles solitaires , actives dés les premiers beaux jours du printemps, courant mars, et ce même par mauvais temps alors que les autres abeilles se gardent bien de mettre le nez dehors. Pollinisatrices efficaces, ce sont des insectes pacifiques, qui ne font usage de leurs dards que si l’on essaye de les écraser (aucune piqûre raportée dans la littérature). Très peu farouches, elles se laissent observer sans aucun problème, même de près. Vous pouvez ainsi sans soucis les laisser s’installer dans votre

    http://cabanedetellus.free.fr/Les_pollinisateurs_Tellus.html

    Pourquoi utilise-t-on des bourdons ?
    http://www.koppert.fr/pollinisation/pollinisation-naturelle/pourquoi-utilise-t-on-des-bourdons/

    http://www.koppert.fr/pollinisation/foire-aux-questions/

    D’ou l’importance de d’abord permettre aux gens d’accéder aux informations…

    amicalement
    Bertrand

    • christophe (29 comments) dit :

      Bonjour,

      Juste une précision quant à la recette pour faire du purin d’orties.

      Il n’y a pas de recette officielle et les origines de celle dite traditionnelle sont très récentes.
      D’ailleurs, la recette énoncée par l’arrêté provient d’un copié collé sur wikipédia.
      Mais là n’est pas la question.

      Mettre 1, 2 ou 5 kg d’orties pour 10 litres d’eau ne change rien : vous pouvez essayer sans crainte.

      Par contre, la nature de l’eau agit sur les qualités intrinsèques du purin : c’est l’élément déterminant et les meilleurs sont les eaux de pluie, déminéralisées, distillées ou condensées.

  4. Lavorel (3 comments) dit :

    Quand je lis : « Une fois encore, le consommateur est pris en otage… », j’ai juste envie de fermer le document.
    Quand sortira-t-on collectivement du délire de persécution ?
    Chacun prend ses responsabilités et n’a pas à juger ce que l’autre fait, juste à lui pardonner… et à se pardonner aussi les « conneries » qu’il fait lui-même sans le savoir (mais que d’autres voient). Pour moi, c’est la seule voie créatrice.

    Changer le monde, c’est d’abord se changer soi-même et concentrer toute son énergie sur ce qu’on fait.
    Proposer, conseiller, être positif, c’est ce que montre aussi le dossier sur la biodiversité, publié dans la revue Matériel et paysage, auquel j’ai (un petit peu) contribué : http://cjoint.com/?CGcpVgcs56l
    (Le fonctionnement est moyen : il faut ensuite répondre ok au message d’erreur puis cliquer sur le nom du document)

    Toujours regarder la lumière, ce n’est pas que dans Le seigneur des anneaux…, ça s’applique au quotidien.
    Le respect, même de celui qui nous agresse, c’est pour moi la base des relations écologiques (voire l’amour quand on peut).
    Le jour où tout le monde ira dans ce sens… ce sera génial !

    Merci pour tout, surtout pour cet article que je vais maintenant continuer à lire… et qui m’a poussée à m’exprimer.
    Amicalement,
    Anne

  5. Feuilledechoux (92 comments) dit :

    Merci de cet article qui me donne l’occasion de connaître l’ Aspro-Pnpp et de reprendre un petit verre de tisane (ça peut pas faire de mal !?).

    « Pour le moment, c’est surtout en France que les entreprises rencontrent des difficultés pour distribuer nos produits car il n’existe pas de catégorie pour les fortifiants. On doit choisir entre les pesticides et les fertilisants, et entre les deux il n’y a rien. »

    « Depuis quelques années, il [ Helmut Junge, responsable d’une petite entreprise allemande de biotechnologie] commercialise un produit à base de bactéries, qui colonisent les racines des plantes de façon à ce que les pathogènes ne puissent pas se développer. Avec la nouvelle réglementation, ce produit pourrait être exclu de la catégorie des fortifiants »

    Sans doute faut-il aussi regarder bien en amont, vers un nouveau champs de la médecine humaine -aujourd’hui de recherche, demain de thérapeutique ?- qui s’intéresse au microbiome, et brasse d’énormes moyens financiers et techniques ….

    Un yaourt est il un médicament ?

  6. Feuilledechoux (92 comments) dit :

    à Christophe Gatineau : je ne sais pas comment lire ce passage : « Dans ce domaine, la palme revient à l’ agriculteur mexicain, Don José Carmen Garcia Martinez, qui a su apporter la preuve réelle de ses afrmations. Les nombreux témoignages, les photographies, les reportages et les rapports du ministère de l’agriculture mexicain apportent des preuves irréfutables de l’impact de sa technique sur le développement du végétal ».

    Prenez-vous ironiquement vos distances vis-à-vis de ce qui en est dit , ou bien l’accréditez-vous ? J’ai l’impression que vous y accordez foi, ce qui me laisse un brin perplexe.

    En effet, alors même que vous appelez à des recherches supplémentaires pour mettre en évidence la réalité des effets du purin d’ortie et (?) pour en élucider les mécanismes d’action…vous semblez présenter comme une vérité incontestable ce qui se rapporte à Don José Carmen Garcia Martinez, qui est pourtant bien plus incroyable ( et difficilement explicable par les expériences que voudraient bien mener les autorités ) ! Certes, on ne peut pas traiter deux sujets en même temps ! Ne connaissant rien de ce Don José Carmen Garcia Martinez, j’espère qu’il vous apparaitra intéressant autant qu’à moi d’écrire un article à son sujet.

    • christophe (29 comments) dit :

      Bonjour,

      Effectivement, je crédite totalement les travaux Don José Carmen Garcia Martinez et il n’y a aucune ironie de ma part à son sujet.

      • Feuilledechoux (92 comments) dit :

        Merci, Christophe, de cette réponse qui écarte toute ambiguïté.
        En espérant donc lire un article documenté de vous sur ce sujet.

        • Christophe (29 comments) dit :

          Bonjour,

          Mieux qu’un article, je vous conseille le livre qui lui a été consacré : « L’homme qui parlait avec les plantes » de Yvo Pérez Barreto.

          • carlier (112 comments) dit :

            merci Christophe,

            j’ai particulièrement apprécié la lecture de ce document:
            http://www.wipo.int/edocs/mdocs/tk/fr/wipo_grtkf_ic_25/wipo_grtkf_ic_25_inf_7.pdf

            j’aimerai que ce type de document soit placé sur un site wiki permettant d’accéder aux définitions des mots en usage pour éviter les erreurs d’interprétation. En première lecture, je trouve normal qu’un échange marchand de végétaux stabilisés par la dessiccation soit possible, vu la difficulté en certains lieux de trouver ces végétaux et même de les produire. Mais je me demande si la possibilité d’échange de matériaux surgelés ne serait pas complémentaire ?

            A titre d’exemple, j’ai acheté des granulés à base d’ortie pour faire un extrait végétal fermenté, alors que j’ai la possibilité de trouver cette plante, mais ce sera plus dur pour les fougères.

            Comme il est évoqué les sujets de recherche:

            ce qui me semble le plus important c’est deux points:

            – le concept de sol suppressif
            http://theses.ulaval.ca/archimede/fichiers/22689/ch02.html

            – la mise à disposition de tous, des moyens d’identification des dangers à maîtriser et de la conduite initiale à avoir en leur présence.

            Par exemple, l’année dernière, j’ai eu une flambée de mildiou sur BF15 et toutes mes tomates ( une gigantesque erreur, de ma part, d’avoir acheté ses plants) et cette année je n’ai rien, à ce stade. Mais cela est du au hasard, ou à ce qui a été fait entre la mise en évidence de la flambée et ce jour ?

            Par rapport aux savoirs traditionnels des bergers, qui m’ont fait l’honneur de me faire entrevoir quelques petites choses, ce qui le plus important n’est pas ce qui survient mais la capacité un à le voir et deux à faire ce qui se doit.

            Je cultive: Artemisia absinthium L.. Comme je souhaite la présente de jeune pousse en permanence, je rabats la plante juste avant la floraison. Usuellement Je passe la tondeuse dessus et le mélange est souvent mis au pied des choux. Je fais cela avec beaucoup d’autres plantes, dont le thym, l’hysope etc. Au départ c’était pour simplement entretenir les plantations, mais je me pose aussi d’autres questions …

            amicalement
            Bertrand
            ps: j’ai eu le bonheur de recevoir en cadeau, par la poste, des plants de sarpo que j’ai implanté avec Symbivit

            http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A1rpo

            http://www.inoculumplus.eu/nos-produits/symbivit

  7. Feuilledechoux (92 comments) dit :

    Je reviens encore …à propos de la faculté d’élicitation prêtée à l’ortie que rapporte l’article. Késako me suis-je dit ! A en croire wikipedia(fr) le concept sinon le mot, date de 1995-1999 : « Un éliciteur est une molécule produite par un agent phytopathogène ou un ravageur, qui induit chez une plante la production de phytoalexines et par extension, une molécule qui déclenche les mécanismes de défense des plantes avec production de substances défensives (Zaccomer, 1995 ; Nürnberger, 1999). ».L’article de Wikipedia anglosaxonne est plus court, mais renvoie à des sources. Il y mentionne surtout le Chitosan/Chitosane. Wiki(en) donne d’étonnantes informations sur l’usage du chitosane comme éliciteur : « In agriculture, chitosan is used primarily as a natural seed treatment and plant growth enhancer, and as an ecologically friendly biopesticide substance that boosts the innate ability of plants to defend themselves against fungal infections.[4] The natural biocontrol active ingredients, chitin/chitosan, are found in the shells of crustaceans, such as lobsters, crabs, and shrimp, and many other organisms, including insects and fungi. It is one of the most abundant biodegradable materials in the world……Degraded molecules of chitin/chitosan exist in soil and water. Chitosan applications for plants and crops are regulated by the EPA, and the USDA National Organic Program regulates its use on organic certified farms and crops.[5] EPA-approved, biodegradable chitosan products are allowed for use outdoors and indoors on plants and crops grown commercially and by consumers.[6]

    The natural biocontrol ability of chitosan should not be confused with the effects of fertilizers or pesticides upon plants or the environment. Chitosan active biopesticides represent a new tier of cost-effective biological control of crops for agriculture and horticulture.[7] The biocontrol mode of action of chitosan elicits natural innate defense responses within plant to resist insects, pathogens, and soil-borne diseases when applied to foliage or the soil.[8] Chitosan increases photosynthesis, promotes and enhances plant growth, stimulates nutrient uptake, increases germination and sprouting, and boosts plant vigor. When used as seed treatment or seed coating on cotton, corn, seed potatoes, soybeans, sugar beets, tomatoes, wheat and many other seeds, it elicits an innate immunity response in developing roots which destroys parasitic cyst nematodes without harming beneficial nematodes and organisms. »

    Les tisanes d’insectes reviendront bientôt au menu.

  8. carlier (112 comments) dit :

    merci,

    concernant la biodiversité des jardins, cette année en enlevant des liserons d’une couche de végétaux ligneux ou non, posée en attente de plantation de courges, j’ai vu des bourdons sortir du lieu. Un peu plus tard en saison et dans un autre lieu*, en me reposant, sur une belle pierre, j’en ai vu d’autres sortir du sol . Si Gilles ou d’autres ont l’envie de faire un texte sur ces pollinisateurs qui vivent dans les sols non labourés ?

    http://fr.groups.yahoo.com/group/apoidea-gallica/

    http://homepages.ulb.ac.be/~nvereeck/OSMIA/OSMIA.html

    Enfin, concernant les actions des mairies, il me semble qu’il faut qu’il existe une instance de conciliation au niveau régional. Je m’explique: étant particulièrement choqué de la bêtise de x actions, j’ai posé la question au Maire. Sa réponse fût : la mairie a un ingénieur agronome conseil, lui a le titre, c’est un professionnel, vous pas. Donc la connerie, avec un titre, à ce stade, en France, il faut se taire…

    Je me demande, depuis, si ce genre de titre s’obtient dans un paquet de lessive ou justifie vraiment d’une vraie compétence?

    Une instance de conciliation cela permettrait vraiment d’avancer, il me semble …

    amicalement
    Bertrand

    * depuis, j’ai demandé la gestion officielle de ce lieu qui doit être préservé de la bêtise de bien trop…

  9. Feuilledechoux (92 comments) dit :

    A propos du microbiome, pris du site de l’Inra « La course mondiale au séquençage du métagénome intestinal, mais aussi nasal, bucal, uro-génital est lancée. Français en tête mais talonnés par les Américains, Japonais, Canadiens… les chercheurs imaginent déjà le stéthoscope moléculaire de demain, qui, analysant le génome des bactéries présentes dans nos fèces sera capable de détecter voir de prédire nos maladies. »

    Peut-on déjà prédire qu’il n’en ressortira pas que du bon ?

    • carlier (112 comments) dit :

      oui,

      car pour faire de bonnes interprétations de la quantité de donnée, gigantesque, produite, il va falloir un des têtes très bien faites, ce qui est rarissime à l’INRA, par exemple, vu ce qui est et deux un vrai facteur chance.

      Les vrais inventeurs, des vrais progrès, exemple gène mérinos, sont inconnus.

      Mais cela demande que les têtes bien faites soient, en plus, des têtes portées par des gens qui savent que l’humilité est une richesse… Cela en France c’est pas gagné…

      Mais je suis prêt à faire x rencontres…

      amicalement
      Bertrand

      ps: la recherche sur le microbiome est surtout faite par un groupe privé suisse depuis bien des années. Il use des chercheurs publics du monde entier, d’une façon telle que les chercheurs ne peuvent replacer leurs travaux dans le cadre complet. Donc, sur ce sujet, les grands progrès serons quand la guerre public privé, sera enterrée, au niveau mondial. On a donc du temps…

  10. cottet pierre (153 comments) dit :

    en consultant le prix du purin d’ortie chez gamm vert j’avais calculé qu’il était aussi cher que le pastis . c’est comme les pdt a 1.80 le kg ou la petite salade a 1.30 a satoriz . en france il y a un réel problème de sincérité des prix . j’ai souvent le sentiment d’être le pigeon quand je passe en caisse

    • carlier (112 comments) dit :

      on est d’accord,

      concernant l’ortie dioïque, le semis , ce n’est pas aussi simple que cela :

      « Quelques essais de semis directs ont été expérimentés sans succès. Finalement, en 2007, deux
      hersages ont été effectués avant de transplanter l’ortie au champ, afin d’épuiser le chiendent qui s’était établi lors de la culture de foin. »
      http://www.agrireseau.qc.ca/agriculturebiologique/documents/guide-ortie.pdf

      mais ce que savent certains, c’est que là ou de la ferraille a été enfouie, exemple vieux grillages, c’est bien plus simple.

      Une explication des pourquoi?

      amicalement
      Bertrand

      • Feuilledechoux (92 comments) dit :

        Merci Bertrand de vos précisions sur le microbiome. Attaché à l’anonymat sur le web, ou plutôt à sa possibilité, j’ai quelques scrupules [ mais après tout, vous avez vous-même fait le choix d’apparaître sous votre identité d’État Civil] à vous poser la question suivante : seriez-vous le Bertrand Carlier qui se présente ailleurs comme vétérinaire ethnozootechnicien ?

        Merci aussi de la très intéressante et curieuse remarque sur l’ortie (et le document qui va avec). J’étais tombé moi-même il y a quelques jours sur un document du XIX e siècle relatant la culture d’ortie !!!! ( à des fins fourragères). Malheureusement, pressé, et intéressé alors par un autre sujet je n’en ai pas gardé trace ! [ A propos d’une autre plante que l’on pourrait aujourd’hui considérer comme une importune :  » Young rapporte qu’en Normandie, de Valognes à Cherbourg, l’ajonc était volontairement semé. François Sigaut, écrit que « l’ajonc a été pendant plusieurs siècles le sainfoin ou la luzerne des terres acides « ]
        Bien cordialement.

        • carlier (112 comments) dit :

          bonjour,
          j’use rarement de mes titres. Concernant le microbiome, je peut aller bien plus loin. Concernant l’ortie dioïque, j’ai aussi du entendre cela dans la bouche d’un certain Claude Bourguignon. Concernant les orties, dans le cadre de ma démarche sur le comportement alimentaire de brebis à forte production viande, en espace ouvert, j’avais eu le plaisir de voir que ces dames savent exactement choisir le moment pour le consommer avec bonheur au stade  » grain laiteux » . En tout cas faucher des orties, pour les amener comme fourrage a effectivement été une pratique qui fonctionne. Ce qui me semble manquer , c’est les données sur les populations microbiologiques normales des végétaux. On a quelque données sur les choux , mais bien peu de choses sur le reste. mais j’ai peut être mal cherché. Le faux dogme sur son absence a fait et fait encore bien du mal

          amicalement
          Bertrand

          • Feuilledechoux (92 comments) dit :

            J’apprécie la discrétion, que vous cultivez, sur vos qualités et titres professionnels : cela permet un dialogue moins exposé au risque de l’argument d’autorité. Muni de cette information toutefois, je vais pouvoir, en suivant ce fil, découvrir des analyses des sujets en les mesurant à l’aune de vos autres interventions.

            J’apprécie votre observation sur le comportement alimentaire des brebis. Concernant les populations microbiologiques présentes sur les végétaux, j’ai l’impression que c’est là un sujet en plein développement, pour de multiples raisons, et notamment du fait de la disponibilité de nouveaux outils/techniques d’analyse (sans doute encore peu disponibles vu leur coût ?). Il y a quelques années j’avais interrogé un spécialiste du fromage au sujet des microorganismes présents sur les feuilles entourant certains fromages ….

            Les viticulteurs/vignerons défendant un vin naturel sont très sensibles à la flore présente sur la pruine (« une couche cireuse, glauque et légèrement poudreuse, qui recouvre la surface d’un organe, végétal ou animal »).

          • Feuilledechoux (92 comments) dit :

            Bertrand, lisant que vous vous êtes intéressé à la pollution par le plomb, confirmez-vous que l’on peut utiliser des journaux comme couverture/mulch/adjuvant de compost car les encres utilisées seraient dorénavant sans plomb ( et sans autre métal lourd). Existe-t-il des ressources web renseignant sur ce sujet ? Merci.

          • carlier (112 comments) dit :

            concernant le papier journal,

            il y a bien ceci:
            Papier journal sans encre de couleur1
            http://www.ville.boucherville.qc.ca/web/doc/pdf/publications_diverses/2010/Guidesurlecompostage_2010122113151.pdf

            A titre personnel, le journal c’est non. Mais je dois expliquer pourquoi. Ayant passé trop de temps sur le dossier présence de pathogènes dans les sols et les issues d’élevage et souhaitant satisfaire aux envies de mon couple, donc de multiples végétaux, dont des fleurs, que je ne peut laver avant consommation, j’ai pris l’option d’apport uniquement végétaux, sauf certains engrais de fond bio. C’est pour cela que je suis arrivé à la permaculture. Et vu les résultats, je n’ai aucunement envie de changer.

            Habitant en zone de guerre:
            http://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_induite_par_les_munitions

            je me suis obligé pour les parcelles potagères à défoncer le sol sur plus de 80 cm. Ce qui m’a permis outre de retirer des militaria, de corriger les actions humaines nuisant au fonctionnement du sol. Le jeu après une guerre c’est d’étaler au bull et de rajouter une couche de terre dite végétale sur 30 cm. Mais dessous , on trouve notamment une dizaine de centimètre de tuile cassée mélangé à de la chaux. La technique de mélanger sur 80 cm a aussi un autre avantage, quand on a pas de données quantifiées, on peut user de la dilution…

            Comme j’ai introduit x matériaux végétaux venant des alentours, je me suis aussi posé la question de savoir ce que cela pouvait amener en termes, notamment de métaux lourds. J’ai demandé à un ami, une entreprise d’espace vert qui composte tout ce qu’elle évacue des chantiers. A la vue des résultats , le risque est faible, et même très très faible.

            Le risque est faible aussi, car désormais cela circule dans les deux sens, car, notamment x oiseaux viennent prélever notamment des vers. Ce n’est pas un système accumulatif, vu ce que nous en retirons, comme la faune…

            amicalement
            Bertrand

            ps: une remarque concernant les fermes bio: le plus beau foin que j’ai vu depuis x années, cela a été chez le responsable syndical départemental. Vu les compliments que je lui ai fait. il m’a fait visité son exploitation. Il fait une rotation et donc j’ai pu voir une parcelle labourée. C’est le plus beau champs de shrapnel que j’ai vu de ma vie …

            http://fr.wikipedia.org/wiki/Shrapnel

            j’ai appris deux choses:
            -comme le cahier des charges ne l’impose pas, il n’a jamais fait aucune analyse sur les produits vendus, viande limousine, dont foie.

            – le cadre de la chambre , qui travaille dans ce département depuis trente ans a découvert que le shrapnel c’était du plomb, par moi…

  11. SUBRA Jacques (132 comments) dit :

    Cet article nous éclaire sur les problématiques du purin d’ortie et sur tous les purins mis sur le marché. Perso je préfère l’appellation «  extraits fermentés végétaux » J’utilise l’ortie, la consoude, la prêle et la fougère depuis des années, je ne peut pas affirmer que ce soient des produits miracles, ( les produits « miracles » n’existent pas, ni en biologie ni en chimie) mais ils participent à une façon de jardiner et un ensemble de pratiques correspondant à ma philosophie de vie. Pour être efficaces, ces extraits doivent être élaborés avec soin. Fermentation de 10 à 15 jours selon la température ambiante et oxygénation deux fois par jours 2 à 3 mn. Filtrés et mis en bidons fermés entreposés dans un local à l’abri de la lumière, ils se conservent plusieurs mois.
    Je suis entièrement d’accord avec Anne. En aucun cas les consommateurs que nous sommes ne sont pris en otage ! Que je sache, personne ne nous met un revolver sur la tempe pour nous obliger à acheter ! Je reçois régulièrement le catalogue du spécialiste du bio Français pour le jardin et je suis effaré de la diversité et des prix des produits « indispensables » pour jardiner Bio ! Pour ne citer que les « purins » les prix oscillent entre 9,90 et 14,90 le kg. Sachant que pour les arrosages la dose est de un litre pour dix litres d’eau a renouveler toute les trois semaines à raison d’un litre de mélange par plants et qu’un pied de tomate vit en moyenne six mois, faite le calcul ! Mieux vaut acheter les tomates ! Ceci est valable pour les fournitures, les amendements, les engrais…etc. Certains outils et produits, doivent être achetés, mais la majorité de ce que nous avons besoin est présent dans la Nature. Au lieu de parcourir les rayons des jardineries, nous pouvons aller dans la campagne ramasser des orties, de la prêle de la fougère…etc et faire nos propres extraits. Ou mieux, en cultiver dans le jardin s’il est assez grand. Nous habitons dans un village en campagne et quand je vois dans la plupart des jardins des piquets de tomates en fer torsadés, j’avoue que cela m’irrite au plus haut point. Il y a peu, j’ai rencontré une de mes voisines à la ville proche, elle me dit : je suis venue pour acheter des piquets pour les tomates. Son mari est agriculteur, il doit bien avoir une haie ou un bois pour tailler quelques piquets ! C’est symptomatique de nôtre époque, il faut tout acheter, nous ne savons plus puiser dans notre environnement pour trouver ce que nous avons besoin.

    • Lavorel (3 comments) dit :

      Merci Jacques pour cet exposé plein de bon sens.
      Personnellement, je n’achète pas de purin d’ortie, ne le fabrique pas non plus parce que c’est un processus qui demande pas mal d’attention (il ne doit pas sentir mauvais, ni foncé car à ce stade il s’oxyde et devient toxique pour les plantes). De temps en temps, j’en cueille dans la nature et la dépose au pied des plantes que je souhaite booster. Idem avec les déchets de cuisine, un peu de tonte de pelouse pour le côté esthétique et le tour est joué.
      Et je mets plutot le paquet sur la conception des jardins : grande diversité végétale, paillage, accueil de la faune (délaissés, souches, tas de pierres…)…
      Enfin, je ne cultive que les plantes ornementales et potagères plutot faciles, laissant aux spécialistes (maraichers) le soin de produire les légumes qui demandent soins et compétences .

      • Feuilledechoux (92 comments) dit :

        Lavorel,

        J’ai été intrigué dans l’article par la mention d’un effet néfaste du purin que vous semblez avoir expérimenté : « car à ce stade il s’oxyde et devient toxique pour les plantes ». C’est pour moi, qui n’en ai pas une expérience directe ni même une connaissance livresque une découverte. voudriez-vous bien développer ?

        Par contre j’avais expérimenté le dépôt d’orties comme vous le faites ( » De temps en temps, j’en cueille dans la nature et la dépose au pied des plantes que je souhaite booster. ») : au pied d’une haie que j’aimerais voir grandir. Cela fait un mulch intéressant …mais attention aux reprises( par bouturage spontané ou levée de graines ….)

        Cordialement

  12. mary.july (1 comments) dit :

    Si les lois étaient bien faites, ont le saurrait Lol et du reste c’est bien pour ça qu’il faut un légiste pour être sur de ne pas se tromper dans l’interprétation de leur texte et qu’il nous et spécifiés que  » Nul n’est censé ignorer la loi « .
    J’ai toutefois une question : Y a-t-il eu, un jour, une expérimentation sur le purin d’ortie en goutte à goutte ?
    Juste parce que je connais un producteur qui enrichit ses arrosages avec son propre purin d’ortie depuis près de dix ans et qui ne fait aucun autre traitement. bien sûr il fait ses rotationss de culture et ne fait que de petites planches de cultures pour mélanger ses cultures et favoriser la biodiversité sur l’ensemble de son terrain et ainsi bénéficier des bonnes associations.
    Je ne crois pas au  » produit miracle  » fu-il naturel. Je pense qu’il vaut mieux expérimenter des systèmes de cultures plurielles s’approchant de l’état naturel.

  13. carlier (112 comments) dit :

    re,

    « Certains y voient également un effet « dynamisant ». Le terme est mal défini. Il
    suggère que le purin interviendrait comme un ferment qui oriente son environnement
    dans une direction particulière, à l’image du lait, qui en fonction du ferment utilisé,
    peut donner un Camembert ou un Munster ! »

    Les purins ne sont pas normalisables : la composition des orties évolue dans le temps,
    ainsi que la composition microbiologique des purins et leur composition chimique.

    http://limousin.synagri.com/ca1/PJ.nsf/TECHPJPARCLEF/12213/$File/S%C3%A9nat2.pdf?OpenElement

    Ceci suggère que les produits commercialisés devraient disposer d’un mode d’emploi bien plus explicatif, surtout dans des enseignes du type Gamme vert …

    amicalement
    Bertrand

    • carlier (112 comments) dit :

      complément sur l’ortie:

      la base; quand dans une prairie naturelle vous ajoutez de l’engrais, au mauvais moment, vous induisez une modification chimique qui lève la dormance des graines d’ortie présentes, parfois, depuis des années. J’ai vu ce genre de bétise x fois et j’ai donc cherché les pourquoi :

      Indications sur l’état du sol: Changement d’état du fer dans le sol, par
      hydromorphisme. Excès de matière organique végétale archaïque. Excès de matière
      organique animale. Pollution ou apport de fer (boîtes de conserve, vieilles ferrailles…)
      http://www.epl.carcassonne.educagri.fr/fileadmin/user_upload/pdf/CFPPA/Plantes_bio-indicatrices.pdf

      reproduire cet état pour faire un semis n’est pas si simple que cela. Mais trouver des données valides sur la dormance des graines n’est vraiment pas simple, en tout cas jamais sur une étiquette…

      http://www.graines-baumaux.fr/68153-ortie.html

      amicalement
      Bertrand

      ps:
      désolé mais j’aime appuyer mes propos par des liens

  14. SUBRA Jacques (132 comments) dit :

    Pour tout savoir sur les extraits végétaux fermentés,  » Purin d’ortie et compagnie » de Bernard Bertrand, Jean-Paul Collaert, Eric Petiot aux éditions du Terran. 31160 Sengouagnet. http://WWW.TERRAN.FR

    • Christophe (29 comments) dit :

      Bonjour,

      En réponse à Jacques, « la nouvelle propriété de l’ortie » est un des paragraphes de l’article complet qui fait référence au livre que vous citez.

      • Lavorel (3 comments) dit :

        J’ai rencontré Patrick Goater (www.purindortie-bretagne.com/pages/Qui_sommes_nous_-8496735.html) il y a 2 ans environ, il était en contact avec Eric Petiot alors que celui-ci préparait la nouvelle édition de « Purin d’ortie et Cie ».
        Le problème d’oxydation que j’ai évoqué dans un commentaire précédent devait y être abordé. Il m’a expliqué que le processus de fabrication de l’extrait fermenté est comparable à celui de la bière.
        Il est donc important de consulter la dernière édition du livre.

        Ps : des vidéos intéressantes, simples et claires, sur le site de Patrick et Isabelle.

        • Christophe (29 comments) dit :

          Bonjour,

          Vous dites qu’il sera important de consulter la dernière édition du livre ; probablement que les auteurs y présenteront une énième hypothèse sur le purin d’orties.

          Toutes ces hypothèses qui défilent depuis une vingtaine d’année, et toutes motivées par des aspirations commerciales, nuisent à un débat serein sur le purin d’orties et ses véritables applications.

          A on avis, il faut s’interroger :

          – Pourquoi des organismes de recherche indépendants comme le GRAB ont décidé d’arrêter leurs recherches sur le purin d’orties pour se concentrer sur les tisanes et sur les infra-doses de sucre et de vinaigre ?

          – Pourquoi le purin de prêle est en voie d’homologation et pas celui d’ortie ?

          – Pourquoi lors du dernier colloque sur les substances naturelles, aucun travaux n’ont été présenté sur le purin d’orties alors même que ses deux principaux promoteurs étaient parmi les intervenants ?

          Compte-rendu de ces journées : http://www.aspro-pnpp.org/wp-content/uploads/2012/02/Itab-resumes-des-interventions-Substances-Naturelles-9-10-avril-2013.pdf

          • François B. (15 comments) dit :

            Les instituts et organismes de recherche, expérimentation et vulgarisation se voient souvent reprocher leur immobilisme, leur conservatisme… Ce reproche est parfois justifié, mais pas toujours.
            C’est ainsi qu’Arvalis a récemment publié les résultats d’une expérimentation d’une vingtaine d’années comparant des rotations culturales en labour / non labour, avec ou sans couverts d’interculture….
            Concernant des « substances naturelles » comme des produits commerciaux chimiques ou non, les résultats négatifs ne sont généralement pas publiés. Nos instituts ne publient que ce qu’ils recommandent, ce qui est vulgarisable.

            Un technicien agricole français expérimente et vulgarise des techniques de pulvérisation, en agriculture « conventionnelle », qui permettent de diminuer fortement les doses de pesticides sans perdre en efficacité. L’essentiel consiste à traiter au bon stade, par une forte hygrométrie, sans vent, avec peu d’eau et avec des adjuvants. Parmi ces adjuvants, des sulfates (ammoniac, magnésie), il cite aussi un liquide-vaisselle et le Coca-cola ou ses succédanés. Sans réellement savoir si c’est son acide phosphorique ou son sucre qui serait (éventuellement) utile! Il s’est inspiré d’un usage des sodas en Inde.

          • Feuilledechoux (92 comments) dit :

            Par rapport aux sodas et autres adjuvants plus ou moins cocaïnés (;)) . Un article signalant l’existence dans la législation allemande de la catégorie de fortifiant ( qui y inclue le purin d’ortie) avertissait : »En revanche, des produits comme la poudre de lait ou le vinaigre blanc pourraient être considérés comme des « phyopharmaceutiques » [sic] un qualificatif appliqué aux pesticides chimiques. » cf http://www.bastamag.net/article2988.html
            Dans cette suite de commentaires si riches, je me permets de signaler ce livre de Joseph Pousset, Agricultures sans herbicides, France Agricole Editions, 2003 ; il y est, brièvement, question de Fukuoka. Pousset passe en revue des techniques diverses. Il en est une que je veux signaler : travailler la nuit !!!!!Et, pardon, le mieux : la nuit noire, sans l’aide de phares…mais ,envisage l’auteur, avec l’aide de dispositif de vision nocturne : robocop version green guerilla ! [ceci en lien avec une remarque sur la dormance des graines]

          • Christophe (29 comments) dit :

            Merci Feuilledechouxvert pour cette référence.

            Le livre de Pousset est à priori épuisé ou momentanément indisponible,
            mais on peut partiellement le consulter à cette adresse :
            http://books.google.fr/books?id=mT0oLd0L5ykC&pg=PP1&lpg=PP1&dq=agricultures+sans+herbicides+joseph+pousset&source=bl&ots=cbnqUH6mFL&sig=eYqGNvtdbQp6V1KIHe8jFa-fLjQ&hl=fr&sa=X&ei=A-XbUe3pDYiA0AWy-oGoDg&ved=0CHMQ6AEwCQ

          • carlier (112 comments) dit :

            merci beaucoup pour le lien.

            je vais faire une digression, pour mieux éclairer notre incapacité collective et maladive, en France et en Europe, à faire des choses avec le dossier renouée du Japon:
            http://fr.wikipedia.org/wiki/Renou%C3%A9e_du_Japon

            Cela se mange, se fume, s’utilise en tisane avec x usages, se transforme, mais en France on peut lire ceci:

            d’une part : « Il n’est pas prudent de consommer des renouées récoltées en Europe, car la majorité des massifs s’est développée sur des sols artificiels »

            d’autre part: on préfère l’importer en gélule, etc:

            https://www.google.fr/#newwindow=1&safe=off&output=search&sclient=psy-ab&rlz=1C2SKPM_enFR441&q=resv%C3%A9ratrol+&oq=resv%C3%A9ratrol+&gs_l=hp.3..0l4.2566.2566.0.3271.1.1.0.0.0.0.139.139.0j1.1.0…0.0.0..1c.1.17.psy-ab.ekAxN0DnR8w&pbx=1&bav=on.2,or.r_cp.r_qf.&bvm=bv.48705608,d.d2k&fp=a6f9be6e4b7912f9&biw=1280&bih=608

            L’industrie chinoise traiterait actuellement 6 000 tonnes de rhizomes de F. japonica et proposerait 60 tonnes d’extraits plus ou moins purs sur le marché21. De nombreux compléments alimentaires riches en resvératrol sont apparus sur le marché. Ils associent en général aux polyphénols du raisin, des extraits de renouée du Japon, fournissant un resvératrol abondant et meilleur marché.

            il n’y aurait pas un très gros problème ?

            En tout cas les touristes de certains pays en venant en France doivent au moins sourire…

            amicalement
            Bertrand
            ps: je suis sûr qu’en plus certains demandent des subventions pour lutter contre

  15. carlier (112 comments) dit :

    bonjour,

    je suis affligé de ce qui s’observe en agriculture. Dans d’autres domaines que l’agriculture, on sait qu’entre la production d’un fait et ou l’émergence d’une hypothèse basée soit sur un raisonnement, soit sur des équations et la démonstration expérimentale, il peut se passer un temps très long:

    Une vérification expérimentale a été menée en 1960 par les physiciens Robert Pound (en) et Glen Rebka (en) en accélérant des atomes, d’un cristal radioactif vibrant autour de leur position d’équilibre, par augmentation de la chaleur, ce qui a donné une diminution de la fréquence des rayons gamma émis (ce qui signifie un ralentissement du temps propre des atomes par rapport à celui des atomes non accélérés), les mesures étant en accord avec les prévisions avec 10% de marge d’erreur
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Relativit%C3%A9_restreinte

    Pourtant,en agriculture, lorsque l’on se plonge dans la génétique, l’on devrait rapidement un comprendre que la diversité des pratiques est nécessaire, deux que l’humilité est une des qualités les plus importantes pour avancer.

    Le cas de Don José Carmen Garcia Martinez ou des jardins ouvriers de Mouscron :
    http://www.dailymotion.com/video/xyt8es_un-potager-de-permaculture-a-mouscron-realise-par-l-association-des-fraternites-ouvrieres_tech#.Udjpuvn0F8E

    devraient faire l’objet d’une description neutre avec la mention: faits établis mais non explicable par les sciences agricoles, à ce jour.

    Enfin, ceux qui veulent user d’un titre avec une connotation scientifique , exemple ingénieur ou docteur, devraient être astreint d’avoir un langage plus respectueux du fait qu’ils n’entrevoient qu’une infime partie des équations en oeuvre.

    amicalement
    Bertrand

    ps: quand on aime cultiver la terre, on se lève tôt…

  16. Feuilledechoux (92 comments) dit :

    L’article ne parle pas d’un point, qui à l’époque avait soulevé mon indignation : l’interdiction de publier la « recette » du purin d’ortie. Cette interdiction a-t-elle été réellement prononcée ? ( des condamnations ont-elle été prononcées à l’encontre d’éventuels contrevenants ?). Quand cette interdiction – si donc elle a existé – a-elle été levée ?

    Ce qui m’amène à poser cette question, qui présente à mon esprit n’avait pas réussi à passer par mon clavier, c’est la rencontre de ce passage : « En tant que journaliste, je peux vous faxer une lettre LR/AR du préfet me rappelant qu’en tant que préconisateur, je risque 6 mois fermes et 200 000 FF d’amende, si je parle de choses non homologuées. ……… Et j’en ai une liste très longue comme ça.  » Commentaire de David Lefebvre du 28 03 2008 : http://www.degustateurs.com/forum/forum_posts.asp?TID=11170
    Certes, il faut savoir distinguer une préconisation d’une seule description.

    • Christophe (29 comments) dit :

      Pour commercialiser du purin d’orties, il est obligatoire de se conformer à la recette de fabrication énoncée par l’arrêté.

      En dehors, il est légal de publier les différentes recettes du purin d’orties.

      • Feuilledechoux (92 comments) dit :

        Oui, c’est ce que j’avais compris. La question que je me posais( et que je vous adressais) : a-t-il existé une interdiction sur la publication de cette recette ( avant que l’arrêté ne prescrive une recette canon) ?

  17. Christophe (29 comments) dit :

    Cet article a été auparavant publié sur Rue89 et sur Actu-environnement.

    Je vous invite à découvrir parmi les commentaires du dernier, le témoignage de compostomane du 09 juillet 2013 à 07h46 qui décrit les dessous de la guerre de l’ortie pour l’avoir faite.

    http://www.actu-environnement.com/ae/news/analyse-guerre-de-l-ortie-18900.php4

    • carlier (112 comments) dit :

      merci,

      ce matin je lisais ceci:
      Ranjard L., 2012. L’apport des techniques de la biologie moléculaire à la connaissance de la biodiversité microbienne dans les sols et de ses fonctions. Innovations Agronomiques 21, 31-43
      http://www7.inra.fr/ciag/revue/volume_21_septembre_2012

      qui montre que si l’Inra voulait vraiment regarder elle peut désormais …

      amicalement
      Bertrand

      ps: elle peut. En fait, je pense qu’elle doit, à ce stade, vu les enjeux. Car il me semble que dans le cas du no till , ailleurs , au moment du semis, il y a des trucs liquide, mis avec , par exemple là
      http://whyfiles.org/wp-content/uploads/2011/06/f3no_till.jpg

      • Christophe (29 comments) dit :

        En réponse à Carlier,

        Bonjour. Comme je le précise dans l’article complet,
        les programmes de recherche de l’INRA doivent être financés pour une part par le privé.

        La seule motivation d’un investisseur privé étant de faire fructifier son investissement, que peut-on attendre de ce type de recherche ?

        J’ai été en contact en 2003 pour la dernière fois avec cet organisme quand j’ai identifié une substance curative et biologique pour lutter contre la cloque du pêcher mais nous avons été confronté au chien qui cherche à se mordre la queue…

        A mon avis, les enjeux commerciaux ont étouffé la recherche fondamentale.

        • carlier (112 comments) dit :

          merci,

          je suis d’accord sur l’importance des bons conseils. mais il y a un monde entre un conseil et un fait et ou une démonstration.

          Le concept de sol suppressif peut avoir bien des incidences, soit pour la gestion, soit pour la valeur à la vente. Car un sol suppressif ce devrait être une richesse:

          http://www.afes.fr/afes/egs/EGS_3_4_CHAUSSOD.pdf

          En fait, son émergence, pour moi, signifiera l’émergence de la démarche qualité en agronomie. Et franchement, cela me semble plus que nécessaire vu ce qui est observé…

          amicalement
          Bertrand

          • Christophe (29 comments) dit :

            Bonjour, on ne peut qu’être d’accord avec ces critères comme la fertilité, l’état sanitaire, la résilience, … mais ils sont déjà pris en compte par beaucoup d’acheteurs, rarement par les vendeurs, sauf pour justifier un prix prohibitif.

            A titre d’exemple, je cherche depuis plus d’un an un peu de « bonne terre » à acheter. J’en avais trouvé une pièce d’un peu moins d’un hectare, idéalement placée (le top), non-constructible, qui m’a été proposée par des « bonnes sœurs » (les propriétaires) au prix de 300 000 euros ….

            C’est un cas extrême et non représentatif, j’en conviens.

            Cependant, dès qu’une terre est bien localisée, bien exposée, avec une source ou de l’eau, la fertilité et l’état sanitaire servent souvent d’appuis pour faire envoler le prix en dehors de toute considération économique.

        • Christophe (29 comments) dit :

          En complément sur le financement de la recherche, ce documentaire diffusé sur France 5 détaille le cas de l’INRA : http://www.france5.fr/emission/le-grand-mechant-lait

          • carlier (112 comments) dit :

            merci,

            à titre personnel, je vais au Luxembourg pour acheter de la ricotta , car ce qui est disponible en France ne me conviens pas.

            http://fr.wikipedia.org/wiki/Ricotta

            concernant la corruption et ou pire des experts, j’ai du en déranger plus d’un …

            En tout cas, cet institut: l’Inra, a été créé pour de très bonnes raisons. Le constat de ses actions actuelles est affligeant et je le déplore

            amicalement
            Bertrand

            ps: la vraie crise de l’esb est due aux lacto remplaceur et non aux farines. Cela, Monsieur Dominique Dormont l’a admis. Les soit disant scientifiques de l’Inra, eux, ont fait ce qu’il faut pour être payés…

      • François B. (15 comments) dit :

        Il y a sur le marché, effectivement, de plus en plus de « trucs » liquides, en poudre, en micro-granulés… Depuis les amendements à base de maërl et autres « antiques » PRP poudres miracles jusqu’aux micro-granulés à la composition précise affichée.

        Dès qu’il existe la moindre perspective d’intérêt agronomique, la perspective de l’intérêt commercial motive des investisseurs! Dès qu’un chercheur, un petit laboratoire trouve quelque chose, les grosses firmes s’y intéressent.
        C’est ainsi que les agriculteurs, leurs coopératives, instituts techniques et autres essaient depuis quelques années des préparations à base de bactéries, mycorhizes, etc. , parfois avec succès. S’il y a intérêt agronomique il peut y avoir intérêt économique.

        Certes, le plus intéressant à long terme pour favoriser la fertilité d’un sol, n’est pas d’acheter des préparations industrielles, mais d’adopter des pratiques culturales et rotations ou associations de cultures favorable à une fertilité, je ne dirai pas « naturelle », mais autonome… Un cercle vertueux?

  18. lavraieecologie (1 comments) dit :

    Quelle tempête dans un verre d’eau !
    En Belgique, pas de problème. Pas d’interdiction pour le purin d’orties et les orties poussent à foison un peu partout. On a même parfois difficile de les contenir. Je fais mon purin d’orties en respectant les proportions de 1 kg d’ortie pour 10 litres d’eau de pluie. Je passe les orties à la tondeuse avant de les mettre dans une cuvelle de maçon. Je prépare 30 litres à la fois. En arrosage, je dilue à 1 pour 10. Les plantes me disent à chaque fois merci. Il m’est arrivé de laisser couler le trop plein de l’arrosoir dans la pelouse après l’arosage. 3 à 4 jours plus tard, lors de la tonte de la pelouse, on pouvait suivre à la trace les endroits où le filet d’eau de l’arrosoir avait touché le sol : les herbes étaient 3 à 4 cm plus hautes et bien plus belles (vertes). Ce purin me coûte probablement 1 cent du litre (essence de la tondeuse pendant 30 secondes) !!
    Le jour où l’on tentera de m’empêcher d’en faire je réagirai probablement à la Corse (au fusil (que je n’ai pas encore) ou à la dynamite (ça se fabrique)). De toute façon il est hors de question d’en acheter et de faire vivre les lobbies du pharmaceutique !!!

  19. Christophe (29 comments) dit :

    Bonjour,

    A la recherche de la composition chimique moyenne du purin d’orties ou de son extrait fermentée, j’ai trouvé ces données :

    – Calcium : 0,O7 %
    – Potassium : 0,06 %
    – Azote : 0,06 %
    – Magnésium : 0,008 %
    – Sulfate : 0,005 %
    – Phosphate : 0,002 %
    – Fer : 0,0003 % + autres ions à l’état de trace.

    L’un de vous, peut-il les confirmer ou les compléter ? Merci

    • carlier (112 comments) dit :

      bonjour,

      ceci semble cohérent avec ceci :

      Bien entendu, cette composition peut varier selon la provenance de l’ortie utilisé et de la période de l’année. Les chiffres indiqués sont des moyennes.

      Le purin d’orties est riche en azote, pauvre en phosphore et sa richesse en fer est exceptionnelle.

      http://www.familleaunaturel.com/le-purin-dorties-pourquoi-et-comment/

      en revanche vu ceci:

      La feuille d’ortie contient aussi en forte quantité 18 acides aminés différents (sur 20 existants), dont les 8 acides aminés essentiels(isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanine, thréonine, tryptophane et valine) nécessaires au développement de l’organisme. A titre de comparaison, les céréales sont toutes déficientes en lysine (certaines également en tryptophane), tandis que les légumineuses sont déficientes en méthionine. La feuille d’ortie, elle, contient les 8 acides aminés essentiels en proportions harmonieuses, ce qui en fait un aliment complet.

      http://urticamania.over-blog.com/article-32812586.html

      pendant la fermentation il peut se passer bien des choses vu la qualité du support de fermentation.

      amicalement
      Bertrand

      ps : il faut surveiller les liens en polonais, car il me semble qu’une démarche collective de mise à disposition de données de qualité est en train de naître la bas:
      http://pl.wikipedia.org/wiki/Pokrzywa_zwyczajna

    • carlier (112 comments) dit :

      complément,
      cette question est:

      -soit captieuse:
      http://artflsrv01.uchicago.edu/cgi-bin/dicos/pubdico1look.pl?strippedhw=captieux

      -soit liée à une non connaissance des mécanismes en jeu

      A la différence d’autres , je peut m’expliquer, car ce n’est pas la première fois que je rencontre cela .

      Je suis au départ, vétérinaire, mais je me suis occupé d’élevage et ma première houlette m’a été remis pas par n’importe qui …

      J’ai choisi le mouton, car symboliquement, cela est d’une part important et d’autre part par le mouton, je pouvais faire. Après avoir eu des résultats, hors norme, avec des lignées locales à haut niveau, j’ai obtenu le bonheur de pouvoir jouer avec la Romane, donc la 401.

      http://www.inra401.fr/

      Les résultats obtenus dans le lieu choisi par le président de coop de France ont été validé par l’ingénieur Inra qui a suivi la romane depuis son début et les « pro » de l’alimentation animale de l’époque.

      Dit autrement , les normes alimentation Inra ne peuvent expliquer les résultats obtenus et validés: une bonne partie des équations en jeu leur sont inconnue…

      Donc, si vous vous intéressez à la permaculture, vous devez, certes, regarder les données de l’intensif avec sol mort, donc les soit disant normes inra, mais ces données ne doivent en aucune manière être votre seul guide, car ces données sont faites par et pour des sols morts et sans diversité…

      amicalement
      Bertrand

      ps: pour le moment je n’utilise pas d’extrait végétaux d’ortie ou d’autres, car quelque part je me demande si c’est la bonne solution. Mais cela ne veut pas dire que je n’utilise pas x plantes mais sous forme de broyats frais…

  20. Christophe (29 comments) dit :

    Monsieur Carlier,

    Je ne suis pas vétérinaire, mais vous conviendrez que certains êtres humains surprennent car même sur une question dont ils ignorent la réponse, ils ont la prouesse d’avoir un avis sur la question.

    Comme vous le savez, la haute teneur en azote du purin d’orties est mise en avant pour justifier ses qualités fertilisantes et d’activateur de croissance.

    Vous-même, vous écrivez : « Le purin d’orties est riche en azote ».

    A ce jour, je n’ai trouvé aucune analyse qui étaye cette affirmation sinon que toutes les données à ce sujet proviennent toutes d’une seule source. Depuis, elles ont été reconnues comme incertaines et tous les médias ne font que les recopier.

    Bonne journée

    • carlier (112 comments) dit :

      désolé,

      si ma réponse vous choque. Mais prenez le temps de voir les propos, qui sont de moi et ceux que j’ai reproduit. Je n’ai pas écrit ce que vous prétendez….

      C’est un des inconvénients de ce lieu, de ne pas permettre de mettre en valeur ces différences.

      Pour aller dans votre sens:

      La teneur en azote de l’extrait végétal d’ortie m’importe peu et mettre en valeur la teneur en azote pour justifier son usage est, pour moi, une démarche marketing de bas niveau, pour être aimable.

      amicalement
      Bertrand

  21. Christophe (29 comments) dit :

    Je ne partage pas tout à fait votre avis.
    Certes, il ne faut pas polariser sur l’azote mais ni l’ignorer ou la stigmatiser.
    Elle reste un élément essentiel du vivant comme les autres.

    J’émets l’hypothèse que le vivant est en déclin quand les grands cycles comme l’eau, le carbone ou l’azote sont perturbés ou désamorcés.

    Néanmoins, je reste toujours preneur de toutes informations concernant la composition chimique du purin d’orties. Bonne journée

    • François B. (15 comments) dit :

      Azote: substantif masculin.

      « J’émets l’hypothèse que le vivant est en déclin quand les grands cycles comme l’eau, le carbone ou l’azote sont perturbés ou désamorcés. » On peut, en effet, mourir de soif ou de faim!
      A part cela, reconnaissons que chaque être vivant, par nature, en « faisant sa place au soleil » perturbe le milieu vivant, tout en y concourant.
      Le jardinier comme l’agriculteur perturbe les cycles préexistants pour favoriser « le vivant » de son choix. Notre enjeu consiste à contrôler ces cycles de manière à produire le plus de « vivant » de notre choix (denrées alimentaires ou autres), de la manière la plus autonome, durable, soutenable. Cela peut passer par favoriser une « vie » (biodiversité) qui nous indirectement utile, en évitant celle qui nous est néfaste (parasites, maladies…).

    • carlier (112 comments) dit :

      merci,

      quand je me suis occupé de la panse des moutons, on m’a bassiné avec le cycle de krebs et les bactéries, sauf que, comme j’aime les rencontres avec des hommes vrais, j’ai pu entrevoir le rôle des protozoaires. En m’occupant de cela et que de cela, j’ai eu, un les résultats cités, deux, j’ai vu ce qui est trop souvent cachés, les biais de bien des équations, soit disant scientifiques…

      Au niveau du sol, c’est la même chose, ce qui doit être regardé, c’est un comment produire un sol suppressif, deux , comment quand on ne veut, dans mon cas produire, des fleurs, fruits, végétaux et légumes comestibles, ce qui doit être fait pour que la Vie travaille pour vous à l’année.

      Ce que je vois, autour de moi, ce sont surtout des personnes qui avec une vision trop étroite passent à coté de bien des possibles et dépensent de l’énergie et ou de l’argent au mauvais endroit.

      Je souhaite connaître le cycle de l’azote dans mes sols, mais je veut les vraies équations … Et je pense mourir avant de trouver celui qui peut me les présenter.

      J’ai bien essayé de contacter , par exemple, une unité de soit disant spécialistes: Arvalis, mais ils ne savent déjà pas mettre un nom sur ce qui est présent et prétendre disposer des équations:

      ce type de situation indigne et honteuse doit cesser.

      En revanche et contrairement à beaucoup d’autres, je ne prétend pas avoir compris et ou disposer de toutes les équations, mais les fausses, cela fait un moment que je sais les détecter.

      amicalement
      Bertrand
      ps: Gilles nous a proposé d’essayer un produit cette année: sur mes épices que j’ai planté trop tôt ; vu le temps que je ne pouvais prévoir, cela à induit une bien meilleure croissance de tout ce que je ne voulais pas. Sur les pommes de terre c’est en train de faire des miracles.

      j’ai une petite question pour des pros :

      sachant que certains « trucs utiles  » genre ecto mycorthises ont besoin pour survivre de vivre avec quel est le rôles des liserons , un des rares trucs qui reste dans bien des sols ?

  22. Christophe (29 comments) dit :

    Merci à Francois b pour son rappel sur la substance grammaticale …
    Ce forum n’étant pas dédié à la lexicographie ou à l’étymologie, je ne poursuivrai pas, même si la faute n’y était pas.

    Ceci étant, vous avez raison, on peut mourir de soif ou de faim, et même idiot (personne n’est à l’abri).

    Je vous suis aussi : l’agriculture est une activité contre la nature.

    J’ajoute qu’un milieu naturel peut-être naturellement perturbé si l’un des grands cycles auxquels je fais référence, dysfonctionne. (simple exemple simplifié : cycle de l’eau cassé = désert)

    Quant au dernier commentaire de Bertrand, je le partage.
    En effet, depuis « l’avènement » du scientisme, on fonde la biologie sur la chimie en ignorant que les fondements de la chimie sont électriques. Le cas le plus typique est H2O, une molécule qui n’existe pas, sinon virtuellement, et qui illustre toutes les restrictions et le simplisme d’une pensée issue de cette période.

  23. Curry Indien (1 comments) dit :

    Excellent résumé de la situation, c’est vrai que la situation de l’ortie est assez compliquée.

  24. Isabelle M. Hinton (1 comments) dit :

    Attention, le purin d’ortie est très concentré. Il faut le dilué à environ 10%, voire 20 %.

  25. Feuilledechoux (92 comments) dit :

    Le 8 juillet Christophe écrivait :  » Pourquoi le purin de prêle est en voie d’homologation et pas celui d’ortie ? ». Il semblerait qu’aujourd’hui cette question ne puisse malheureusement plus être posée…puisque, à en croire Nature et Progrès N° 94, le dossier prêle a reçu ( en juillet) un avis négatif de l’EFSA (autorité européenne de sécurité des aliments dont je n’arrive pas à me faire une idée claire sur la structure et le fonctionnement )

    Il est à noter que ce qui avait été ambitionné par l’ITAB, ce n’était pas d’obtenir une AMM pour cette substance, mais seulement de lui permettre d’accéder à la liste des substances dites de Base (SB)….Ce mouvement réglementaire applicable à la protection des cultures se retrouve dans le domaine vétérinaire avec l’adoption du règlement européen RCE 230 qui retire du marché des extraits végétaux ou des huiles essentielles.

    • Feuilledechoux (92 comments) dit :

      Pour comprendre- ou du moins essayer- cette affaire, peut-être faut-il élargir le champ de vision et prendre en compte des aspects qui engagent des intérêts financiers autrement plus conséquents que ceux des extraits naturels de plante. En effet si l’on se reporte au site de l’EFSA, à la fin juillet on y trouve un communiqué où je retrouve notamment l’écho de la controverse soulevée l’an dernier suite à l’étude Séralini/OGM : « L’EFSA a présenté des principes directeurs qui aideront les scientifiques à mener des études sur deux ans portant sur des ALIMENTS ENTIERS visant à évaluer le risque de cancer et/ou de toxicité que présente la consommation de longue durée de tels aliments pour l’homme. Le rapport contient des conseils concernant la conception et la conduite d’essais d’alimentation menés sur des aliments entiers chez des rongeurs, conformément aux normes internationalement reconnues, et identifie les limites de ces types d’études. En outre, l’Autorité souligne le fait qu’une décision relative à la nécessité de ces études doit être prise au cas par cas et seulement après que toutes les données toxicologiques, nutritionnelles et compositionnelles existantes auront été évaluées. Il est également essentiel de fixer des objectifs clairs et spécifiques avant de lancer une étude. L’EFSA a déclaré que ses principes directeurs contribueront à l’élaboration future de protocoles d’études d’alimentation d’une durée de deux ans portant sur la carcinogénicité et la toxicité chronique d’aliments entiers destinés à l’alimentation humaine et animale. »Concernant la prêle et toutes ces charmantes créatures non préoccupantes Il était urgent d’attendre : une quelconque réglementation en la matière aurait pu engager des principes contraires à ceux engagés par ces principes directeurs ?

      • Cristauf (9 comments) dit :

        D’un certain point de vue, c’est une bonne chose, car la suppression des intrants est une des priorités de l’agroécologie.

        • Feuilledechoux (92 comments) dit :

          Cristauf,

          Légitimement soucieux de l’impact des intrants agricoles ( pesticides notamment j’imagine) sur la santé, vous trouvez motif à vous féliciter ( avec une certaine réserve : « d’un certain point de vue ») de l’adoption par l’EFSA de principes directeurs devant guider la recherche.

          Une vision idéaliste de la science, de son élaboration, ne peut que vous donner raison. Toutefois, il n’est que de souvenir des polémiques survenues suites à la parution l’an dernier de l’étude de Séralini pour se rendre compte qu’un système d’évaluation n’est pas neutre. Cette difficulté « épistémologique » ( pour sortir les grands mots) se retrouve dans d’autres domaines. On peut ainsi ne pas être psy et avoir eu vent des débats autour du DSM. Même une discipline apparemment aussi objective que la comptabilité n’échappe pas à une telle critique ( http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/jacques-richard-des-normes-comptables-au-profit-des-actionnaires_245665.html ).

          L’EFSA est un organisme européen dont l’indépendance et l’objectivité ont été critiquées ces dernières années….

          • Cristauf (9 comments) dit :

            @ Feuilledechoux.

            Sans prise de choux, dans un monde où l’argent et le commerce sont rois, l’indépendance n’existe pas et l’EFSA n’échappe pas à la règle.

            Les intrants sont pour le paysan ou le jardinier, un asservissement supplémentaire qui va à l’encontre de l’autonomie.

          • carlier (112 comments) dit :

            bonsoir,

            l’EFSA ne prend pas en compte:
            – ni microbiote humain que certains, dont moi, considère comme un organe,
            – ni les microbiotes animaux, car si tel était le cas bien des OGM donnés aux animaux seraient déjà interdit vu les actions prouvées

            – ni le microbiote du sol vu les règles de la PAC, même la nouvelle.

            donc ce ne doit qu’être considéré que comme une fausse expertise scientifique.

            amicalement
            Bertrand

          • François B. (15 comments) dit :

            @ Christauf: « Les intrants sont pour le paysan ou le jardinier, un asservissement supplémentaire qui va à l’encontre de l’autonomie. »

            Comme tout approvisionnement, comme tout achat, comme toute vente, comme tout échange – même non monétisé, comme toute dépendance – même affective, alors?
            Sinon, pourquoi spécifiquement les « intrants », dans lesquels je suppose vous ne classez plus particulièrement ce que vendent les méchants agrocimistes?

          • carlier (112 comments) dit :

            bonjour,

            ce n’est pas simple de comprendre le vivant, mais prétendre faire une expertise collective européenne en faisant abstraction systématiquement des microbiotes de chaque niveau est , de mon point de vue, ce qui va coûter très cher à l’image et au financement de la recherche européenne.

            Je ne suis pas contre les intrants, je suis contre les pratiques ayant pour objet de créer des dépendances. A ce titre, le mouvement coopératif agricole français, aussi bien pour les pros que les particuliers ( voir gamme vert ) ne peut pas prétendre briller ni par sa compétence ni par son éthique.

            Ces structures ont bénéficié d’avantages très important pour des buts très louables, sauf que leur gestionnaires, en particulier actuels, ont détourné l’objet de ces avantages pour des buts particuliers. Ceci est grave pour l’avenir de ce secteur, car des réactions sont en cours vu les sommes en jeu…

            amicalement
            Bertrand

            ps : pour gamme vert , il suffit de voir le dossier semence de pomme de terre et ce qui va avec , cela est lumineux…

    • carlier (112 comments) dit :

      merci,
      l’efsa, c’est, à ce stade, du verbiage.

      La soit disant expertise scientifique est désormais contestable car basée sur une partie des données scientifiques, voir dossier microbiote.

      amicalement
      Bertrand

      • François B. (15 comments) dit :

        Lorsque l’expertise scientifique examine des expérimentations sur la santé humaine ou animale prise dans son ensemble, ne prend elle pas en compte intrinsèquement d’éventuelles perturbations du microbiote humain ou animal?

        Pour ce qui concerne le microbiote des sols, c’est effectivement moins « automatique »… Si on ne voit pas des vers de terre ou des lombrics crevés à la surface, on ne voit pas tout les éventuels dégâts, pas à court terme.

        • Cristauf (9 comments) dit :

          @ François B.

          Je ne comprends le sens de votre intervention tant sur les intrants que sur les microbiotes,
          Que voulez-vous dire ? que les intrants sont nécessaires en agriculture.
          N’est-ce pas une idée reçue comme tant d’autres ?

          Concernant le microbiote des sols, il n’est pas un mais pluriel, car il y en a autant que de types de terres, de climats, ….

          @ Carlier

          Sur la même longueur d’onde que vous quant aux microbiotes.
          Évidemment, les microbiotes présents sur notre peau intérieure et extérieure sont un organisme à part entière.
          Sans cette jungle d’organismes exotiques à notre génotype, notre corps n’aurait pas accès aux nutriments …

  26. Cg (45 comments) dit :

    En complément, le regard sur l’ortie du conseil scientifique de la SNHF.
    http://www.jardiner-autrement.fr/images/stories/docs/Dossier-purin_ortie_CS-SNHF-2012.pdf

  27. basin (1 comments) dit :

    Bonjour,
    Dans mon purin d’ortie je trouve des vers ou des larves en grandes quantité.
    Qui sont-ils ?
    Quelle utilité ?
    Sont-ils néfastes ?
    Merci

    • Gilles Domenech (840 comments) dit :

      Il est peu probable que ces vers aquatiques représentent un danger pour tes plantes ;-).

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