J’avais déjà évoqué le lierre dans ce blog en répondant à un commentaire, un de mes plus fidèles lecteurs et contributeurs de ce blog n’a pas hésité à prendre sa plume (ou plutôt son clavier) pour nous parler de cette plante merveilleuse et si injustement mal aimée! Je laisse la parole à Jacques :

Je voudrai réhabiliter une plante trop souvent combattue et détruite, car considérée comme un parasite, au même titre que l’ortie et autres plantes compagnes .

Le lierre est un véritable écosystème à lui seul car il abrite et nourrit un nombre incalculable d’insectes et animaux et participe à l’équilibre de l’environnement.

Ce n’est pas un parasite car il se fixe à un support ( mur ou arbre) par des ventouses non absorbantes, contrairement au gui qui pénètre l’écorce des arbres pour se nourrir de leur sève.

Ses racines sont superficielles et ne concurrencent pas celles des arbres qui elles, vont chercher plus profondément leur nourriture.

Il fait un couvre sol très efficace car il empêche la pousse de l’herbe, des ronces, et autres plantes indésirables. Il vaut quand même mieux attendre, avant de le laisser s’installer au pieds des arbres que ceux-ci soient assez vigoureux. ( 4 à 5 ans)

Contrairement à une idée reçue, il n’étouffe pas l’arbre qui lui sert de support, car il grimpe verticalement, ne s’enroule pas, et n’empêche pas l’arbre de grossir.

A l’Automne, quand le lierre est en fleur, à une période ou les floraisons sont rares ? c’est une véritable « ruche » avec des milliers d’abeilles, de guêpes, syrphes, papillons etc…qui viennent se nourrir de nectar et de pollen à ses fleurs minuscules. L’hiver et au début du printemps il sert de garde-manger aux oiseaux, car si ses baies sont toxiques pour l’homme elles sont un véritable régal pour eux.

Son feuillage persistant permet d’abriter une multitude d’auxiliaires et nombres d’oiseaux y nichent. ( rouge-gorge , roitelet, troglodyte, fauvettes)

Depuis trois ans, je laisse le lierre coloniser un pommier pour observer son comportement et voir si un équilibre auxiliaire-prédateur peut se créer.

Le lierre a aussi certaines vertus thérapeutiques et sert en pharmacologie.

Ma Grand-Mère utilisait les feuilles de lierres macérées dans l’eau-de-vie pour soigner ses cors aux pieds. Cent grammes de feuilles bouillies quelques minutes dans deux litres d’eau font un bon liquide vaisselle.

Faites-lui une place dans votre jardin, vous n’en retirerez que des avantages !!!

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68 Responses to Le lierre: un trésor méconnu par Jacques Subra

  1. alcidejet (2 comments) dit :

    Bonjour,

    Un sage, très observateur, m’a affirmé que la présence du lierre sur un arbre signifiait très souvent que ce dernier était en fin de vie. A vérifier…

    • Bazan (1 comments) dit :

      Personnellement j’ai pu observer un pin envahi de lierre vivre pendant plus de 20ans ensemble sans que le pin ne semble en souffrir, ni être en fin de vie. (On a démangé ensuite, donc je ne sais pas ce qu’il est devenu)

      • Elodio (1 comments) dit :

        Je tiens à dire que je suis d’accord avec ce 1er commentaire. Il y a un petit bois derrière chez mes parents, pas entretenu par le propriétaire et ni par mes parents. Le lierre l’a envahi et tout les arbres étouffent et ils sont sur le point de mourir. Je suis en train de chercher des solution sur les forums (huile de coude, round-up =O, chèvre =D ). C’est vraiment pas un cadeau, le sol entier est recouvert de lierre mais par contre plus trop de trace de ronce.

        • Gilles Domenech (776 comments) dit :

          Es-tu sûr que c’est le lierre qui fait mourrir les arbres et non leur dépérissement dû à autre chose qui donne au lierre tout loisir de s’étaler ?
          Attention aux coupables trop facilement designés 😉 !

        • eric (12 comments) dit :

          les croyances ont la vie dure …. c’est certainement pas le lierre; C’est aussi marrant de voir que cette forêt irait mal parce qu’elle n’est pas entretenue. Les forêts les plus sauvages et les moins entretenues n’ont pourtant jamais de problème. Le leirre y est d’ailleurs souvent présent. Les arbres sont peut être en traind e mourir car ils sont trop vieux. De quelles espèces s’agit il ? généralement la nature essai de reprendre ses droits en laissant s’implanter en premier lieu des espèces pionnières, qui vivent moins longtemps et permettent ensuite à une végétation plus durable de s’installer.

          • eric (12 comments) dit :

            surtout ne pas mettre de roundup dans une fôrêt… c’est le meilleur moyen de la détruire

  2. arc'hezkyell (9 comments) dit :

    Bravo Jacques,
    très intéressant!C’est certainement une plante très utile.Il n’y a qu’à voir avec quel entrain les oiseaux mangent et dispersent les graines.C’est leur nourriture de l’hiver.Mais c’est quand même une plaie sur les vieux batiments (granges,étables).Il se faufile sous les tuiles et dans les joints si on ne lui fait pas la guerre.Il peut aussi provoquer la mort des arbres par le poids et la prise au vent (à prendre en compte lorsqu’on habite à la pointe de la Bretagne)
    Bernard

  3. M. Louis OUEDRAOGO (2 comments) dit :

    Bonsoir
    merci pour l’information. C’est vraiment une plante qu’il faut avoir dans son jardin parce qu’elle joue un rôle capitale dans l’équilibre de l’écosystème et la protection de la diversité biologique. On ne doit pas négliger ce rôle écologique . Combien de personne en connaisse le rôle du Lierre? Il faut le faire connaître car la survie de l’espèce en dépend.
    Merci et excellente soirée

  4. yvonne (5 comments) dit :

    bonsoir, en plus de toutes ses qualités, le lierre est un véritable abri pour les coccinelles… qui ainsi seront présentes au jardin pour lutter contre les pucerons…
    yvonne

  5. sabine (24 comments) dit :

    très intéressant
    un grand merci pour cette réhabilitation , et puis je note la recette , toujours bon à savoir !

    et la cohabitation du couple pommier /lierre ? le pommier offre t il toujours des pommes ?

    • florence (13 comments) dit :

      Bonjour
      La même recette que pour le liquide vaisselle peut être utilisée pour se laver les cheveux,d’après ce que j’ai lu le lierre contient de la saponine.Je m’en sers pour me laver les cheveux depuis plus de 2 ans et suis très satisfaite du résultat,je l’essaierai pour la vaisselle.
      Merci pour vos articles et pour vos commentaires.

      • Françoise (23 comments) dit :

        la même recette est utilisée pour faire la lessive (2 verres par machine) ce que je fais depuis un mois , je suis satisfaite mais n’ai pas encore essayé sur du linge avec des tâches (genre nappe).

  6. xavier (22 comments) dit :

    merci beaucoup,
    je me posais la question d’utiliser le lierre comme couvre sol. existe-t’il des lierres non grimpants ?
    ++

  7. Laurent @ MaisonEco (1 comments) dit :

    Merci pour la recette du liquide vaisselle, je ne connaissais pas.
    Lorsque l’on a du BRF dans son jardin, dans lequel les oiseaux adorent chercher des vers, on trouve plein de petit plans.
    Le lierre serait-il capable d’enrayer le chiendent sans nuire a l’enracinement d’arbustes ou de fleurs ? Avez-vous déjà testé ?

  8. jocelyn (3 comments) dit :

    Le lierre bonne ou mauvaise chose ?
    En Provence les vieux mon toujours dit:un lierre sa te tien un mure (de pierre sèche)jusqu’à se que
    sa te le fasse écrouler .Tous les arbres envahit par des lierres que j’ai connu sons mores ,bon… mon grand père aussi et more et il n’était pas envahi par un lierre. Il est vrai que le lierre foisonne de vie , un véritable microcosme… mais je préfère le voire dans le jardin de mon voisin que dans le mien.

  9. brigitte (2 comments) dit :

    Commentaire très intéressant et en effet j’étais restée sur le fait que le lierre « étoufferait » l’arbre colonisé. Il est vrai qu’il est un excellent couvre-sol, très facile à conduire et à limiter. Sur les arbres je pense qu’il suffit de surveiller un peu afin de ne pas le laisser devenir trop envahissant.

  10. Claude (53 comments) dit :

    Si le lierre est déconseillé dans les murs de pierres sèches,presque partout ailleurs il est bénéfique.

    Aux avantages cités dans l’article, il convient de préciser que le déphasage végétatif du lierre est hautement favorable à l’arbre support: c’est ce que montre une étude comparant la croissance de chênes avec et sans lierre.
    En effet, hors le cas de jeunes arbres,il n’existe pas de concurrence pour la lumière au niveau de la ramure; en revanche,la chute des feuilles du lierre intervient au printemps (fin de cycle végétatif du lierre), au moment précis où les besoins liés à la croissance de l’arbre sont les plus intenses et les nutriments rares; de plus, la libération des minéraux des feuilles de lierre est rapide, donc favorable à une bonne disponibilité.

  11. ferdinand Lefurieux (1 comments) dit :

    Merci Jocelyn, un peu d’humour ne fait pas de mal.
    je suis aussi en Provence et j’ai 2 gros buissons de lierre, c’est un abri et une ressource pour les oiseaux et les abeilles, au niveau des murs je ne sais pas s’il fait plus de bien que de mal. Mais c’est un concurrent redoutable pour les plantes environnantes. Alors du lierre d’accord mais il faut avoir de la place!

  12. Gilles Domenech (776 comments) dit :

    L’utilisation du lierre en couvre sol pour des arbres est déjà utilisé en espaces verts, le lierre peut donc s’insérer dans un système même si la place est réduite.
    Quant à l’utiliser ainsi sous des fruitiers ou des plantations agroforestières, il n’y a qu’un pas que j’aimerai beaucoup franchir! Ce d’autant qu’Alain Canet, le président de l’Association Française d’AgroForesterie semble du même avis que moi.
    À suivre…

  13. cottet pierre (153 comments) dit :

    pour que le lierre cohabite avec un arbre il faut lui interdire de grimper dans la ramure . en limitant le lierre au tronc la prise au vent est très limitée ,il n’y plus de risque de déracinement dû au vent .

  14. Marc (131 comments) dit :

    Merci, excellent article.

    Ce qui m’a fait hésiter, Gilles, à mettre du lierre au pied des arbres fruitiers c’est le fait qu’il grimpe.
    C’est pour cela que, pour le moment, j’ai opté pour la paille et les tontes de gazon.

    Amicalement.
    Marc
    PS : Je suis en train de relire ton ouvrage Gilles, coécrit avec Eléa Asselineau « De l’arbre au sol, Les Bois Raméaux Fragmentés ». Tout y est! On ajoute celui des Bourguignon et on peut difficilement avec plus avec quelques DVD. Car quand je commence à me passionner pour quelque chose j’ai tendance à tout acheter … Là je viens de recevoir « Révolution au potager ». Je suis sûr que l’ouvrage est très bien mais est-ce qu’il y aura vraiment quelque chose de plus, c’est pas sûr. LOL

  15. Marc (131 comments) dit :

    On peut difficilement faire plus, je voulais écrire … LOL

  16. Gilles Domenech (776 comments) dit :

    Je vais publier prochainement quelque chose à propos de la révolution au potager de Guylaine Goulfier. Pour moi, il n’y a pas doute, ce livre apporte de nouveaux éléments et est complètementaire de celui que j’ai co écrit en 2007!

  17. Marc (131 comments) dit :

    Bonjour,
    Pour le lierre, je reste perplexe, j’ai vu des murs de vieilles bâtisses s’écrouler parce que le lierre traversait de part en part, les racines ne se contentent pas de s’accrocher, elles pénêtrent, tordent, soulèvent. Pour les arbres, il faut empêcher les lianes de grimper dans les charpentes, j’ai vu un cerisier se fendre en deux par le poids et la prise au vent. Mais par contre c’est vrai que c’est une aubaine pour toute une faune, insectes compris et puis c’est vraiment une belle plante qui vous habille d’un rien un endroit quelconque et lui donne un sacré cachet….Ne pas se laisser envahir, c’est tout

  18. Marc (131 comments) dit :

    Nous sommes deux Marc sur le site LOL

  19. jocelyn (3 comments) dit :

    Sen se concerter on parle tous du même lierre (Hedera helix),je pense…
    N’y aurait-il pas un de c’est petit frère beaucoup moins envahissant qui aurait les mêmes avantages.
    On est des jardinier que Diable.

  20. jocelyn (3 comments) dit :

    Qui a fait une bouture de marc ?…ou plut-eau un marcottage.

  21. Gilles Domenech (776 comments) dit :

    Oui, nous parlons bien d’Hedera helix. Je ne connais les autres espèces du genre. J’ignore s’il y en a parmi elles qui soient plus facile à contrôler. Voir cette page pour découvrir cee espèces: http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Hedera. Cela dit si notre lierre est si envahissant, c’est justement parce qu’il est très bien adapté au milieu, d’où ses intérêts multiples!

  22. SUBRA Jacquesn (1 comments) dit :

    Merci de ces réactions positives. Il n’est bien sûr pas question de se laisser envahir par le lierre et de le laisser grimper à tous les arbres, murs ou autres supports. Je voulais simplement attirer l’attention sur une plante trop souvent décriée et combattue. Chez moi je lui laisse beaucoup de liberté, mais sur la cinquantaine d’arbres fruitiers, un seul pommier est colonisé pour étudier la réaction à long terme et voir s’il est possible d’établir un équilibre parasite-prédateur. Par contre j’ai plusieurs chênes « habillés » de lierre que je taille tout les 4 ou 5 ans et il n’ont pas l’air de souffrir de la présence de leur hôte, dont un qui était déjà colonisé en 1976 quand j’ai acheté le terrain avec des lianes de plus de 10cm de diamètre sans que cela est l’air de le gêner.Ceci dément la remarque du sage de alcidejet, mais un exemple ne fait pas généralité!
    Je ne suis pas un spécialiste es-lierre, je ne peux donc pas répondre aux questions sur les différentes espèces et leur utilisation. Ce référer au lien indiqué par Gilles pour en savoir plus.
    Pour ceux que çà intéresse, connectez-vous sur « le jardin bio de jacques » il y a l’album du jardin au 30 avril et mes arbres colonisés par du lierre.

  23. Donatien (44) (20 comments) dit :

    Jusqu’à présent, j’ai toujours pensé que le lierre pouvait étouffer son arbre-support en empêchant la lumière de toucher l’écorce (ce qui déclenche je crois la formation des bourgeons, etc.) –> donc de moins en moins de feuilles et dépérissement de l’arbre. Mais je peux me tromper.
    Pour ce qui est des murs :
    – Je plante volontiers du lierre au pied d’un mur en parpaings.
    Mais pour un mur en pierres sèches :
    – S’il est exempt de lierre, je fais tout ce que je peux pour l’empêcher de s’y mettre.
    – S’il en a déjà, deux solutions :
    – Peu de lierre : ça peut valoir le coup de l’afaiblir en lui supprimant ses feuilles dès qu’elles apparaissent. Il finira par se décourager, mais ça prend des années.
    – Beaucoup de lierre : le mieux est de n’y pas toucher, car il est très difficile de retirer du lierre sans faire bouger les pierres, et le mur n’y resistera pas.
    Dernier point : chez moi je n’ai que des arbres jeunes. Aussi j’ai planté un gros pieu dans un coin avec un lierre au pied. En effet, j’ai observé que quand un lierre arrive au sommet du pieu, il forme une grosse boule et c’est parfait pour oiseaux, insectes, etc.

  24. Jean-luc (7 comments) dit :

    Un petit complément sur les propriétés du lierre : lutte contre la cloque du pécher

    transmis par une grand-mère de Dordogne, au printemps à l’ouverture des bourgeons enrouler quelques lianes de lierre sur les branches du pécher, remplacer quand elles sont sèches jusqu’à la fin du printemps.
    3 ans que je teste, ça marche. Je n’ai pas encore osé laisser le lierre grimper dans le pécher!

  25. Adeline (1 comments) dit :

    Le lierre a un pouvoir d’attraction impressionnant sur les animaux… et très rapidement.
    Mon jardin est petit, géré naturellement (labellisé Réseau Nature par Natagora). Cela fait deux ans que j’ai acheté et que j’y développe un jardin à la flore indigène. Dans mes aménagements, je développe une ambiance sous-bois où j’ai bien évidemment planté du lierre. Top chrono en une année, et alors que j’habite dans un quartier résidentiel, mon modeste sous-bois où le lierre commence à bien se développé est devenu le refuge de trois grenouilles rousses (pour celles que j’ai vues^^).
    Enfin, au niveau architecturale, l’aspect esthétique du lierre est incomparable pour offrir de la sérénité à un aménagement.

    • Steve (1 comments) dit :

      Bonjour Adeline,
      Je suis moi aussi membre du Réseau Nature et j’ai un sous-bois aussi et je pense mettre aussi un lierre mural. Bref, quelques points en commun… On pourrait se parler? Tu pourrais me répondre par mail?
      spolpub@gmail.com

      Merci déjà!!

  26. feuilledechoux (98 comments) dit :

    @ Claude : vous écrivez : »Aux avantages cités dans l’article, il convient de préciser que le déphasage végétatif du lierre est hautement favorable à l’arbre support: c’est ce que montre une étude comparant la croissance de chênes avec et sans lierre. » Pourriez-vous documenter la source de cet article ? Merci. Cela fait écho à ce que m’a récemment dit un forestier. Les services techniques ne recommanderaient plus de supprimer systématiquement le lierre des arbres forestiers ( à documenter).

    Il me semble qu’un autre avantage est que le lierre forme un fourreau autour du tronc ce qui empêche la formation de rameaux formant des nœuds dans le bois d’œuvre.

    @ Jacques : vous écrivez « Par contre j’ai plusieurs chênes « habillés » de lierre que je taille tout les 4 ou 5 ans et il n’ont pas l’air de souffrir de la présence de leur hôte, dont un qui était déjà colonisé en 1976 « . A quelle hauteur les taillez-vous ? ( et comment faites-vous ?)

    En ville le lierre est aussi apprécié pour sa capacité à fixer les polluants( mais que deviennent ces polluants quand le lierre meurt ?…)

  27. […] au jardin il faut leur fournir le gîte et le couvert. Des vieux arbres couvert de lierre (voir article lierre) font d’excellents abris mais aussi les haies champêtres, des fagots, un mur de pierres […]

  28. NANCY (5 comments) dit :

    Bonjour,
    les feuilles de lierre macéré on la particularité aussi de redonner éclat au linge de couleur noir.
    faire tremper votre linge dans la macération rincé et votre linge reprend de l’éclat .

  29. François B. (15 comments) dit :

    Ce n’est pas parce qu’une plante « couvre-sol » n’a qu’un enracinement superficiel, qu’elle ne concurrence pas un arbre: Cet enracinement superficiel intercepte les premiers millimètres de chaque pluie. Quand la pluie se fait rare, il n’arrive plus rien aux racines d’arbre.
    Notons, toutefois, que le chevelu racinaire d’une pelouse ou de n’importe quelle végétation absorbe, lui aussi, plus ou moins selon les cas…

  30. Hélène Larrive (1 comments) dit :

    Merci, excellent article. Il sert aussi de calmant pour les blessures (même la varicelle), j’ai ainsi soigné mon chat attaqué (par une pie!), blessé partout profondément… tout comme une dinde (rescapée d’un convoi d’abattoir et récupérée sur la route en mauvais état) s’est soignée seule en s’enfouissant dans un gros lierre. Je lui ai ensuite fait une litière en coupant les feuilles et l’ai changé tous les jours. ma gs mère me disait avoir été soignée par sa propre gd mère de la varicelle ainsi, en l’enfouissant sans du lierre coupé et changé tous les jours (elle n’avait qu’une cicatrice sur le nez, laissé dehors!)

  31. Isa d'Ecolo-bio-nature (11 comments) dit :

    Bonjour,

    Avant que l’avortement ne soit légalisé en France, dans les campagnes le lierre était parfois utilisé comme abortif. Mais je ne sais pas si les résultats étaient très concluants….

    Amicalement,
    Isa d’Ecolo-bio-nature

  32. […] rouges-gorge et troglodytes, aiment bien nicher dans les arbres colonisés par le lierre. Quand tout ces précieux auxiliaires sont installés, ils vous aident à réguler les chenilles, […]

  33. Feuilledechoux (98 comments) dit :

    Idée saugrenue liée à une observation : sur certains arbres, laisser le lierre croître pour s’en servir…contre le gui ! Le fourreau de feuilles empêchant les graines d’entrer en contact avec l’arbre. Problème : quand le lierre atteint une certaine hauteur, il commence à concurrencer l’arbre qui le porte….

  34. Odile (1 comments) dit :

    Bonjour.
    J’ai beaucoup de lierres dans la foret près de chez moi. Tous les hiver les oiseaux de la nature se régalent de leurs fruits, mais je n’ose pas en mettre des branches dans ma volière peuplée de toutes sortes d’oiseaux exotiques, par crainte de problèmes avec les fruits ou les feuilles, dites toxiques dans les sites pour oiseaux.
    Si l’un de vous peut me rassurer ce serait sympat. Amicalement

  35. Finiel alain (1 comments) dit :

    Epatant pour habiller une clôture séparative étanche à la vue ,peu encombrante et facile à entretenir au taille haie. Les déchets de taille sont utiles pr le compost , pour préparer un purin artificiel ou pour pailler après broyage ( à la tondeuse ).

  36. maison ronde (1 comments) dit :

    Pour les nouvelles maisons avec les murs épais comme deux poings, ça n’est pas du tout adapté… Le lierre prend sa place et fait péter les jointure de béton entre les parpaings. Bref, je ne dis pas ça pour dire que ça n’a pas un super rôle d’écosystème très important. Je dis ça parce qu’il ne faut pas lui laisser faire n’importe quoi ;-).
    Mon mari super bricoleur avec installé un support sur notre ancienne maison qui permettait au lierre de s’accrocher sans contact direct avec le mur. Sur les dernières années, lorsque le lierre avait pas mal d’épaisseur, on a même constaté un meilleur confort d’été. Le lierre absorbait toute la chaleur et le mur n’était pas en contact avec les rayons du soleil.
    Cet article était très intéressant.
    Merci beaucoup et à bientôt.

  37. Nicolas (8 comments) dit :

    Que des avantages… Ouais faut le surveiller le lierre quand même , surtout si vous avez des abeilles dans le coin. Ca se dévelloppe tout le temps et si vous lui laissez le temps , il va pas se gener pour mettre ses feuilles à lui devant les feuilles de votre arbre, pas de photosynthèse dans les chloroplastes. Donc désolé mais si c’est une plante qui étouffe.

    • Gilles Domenech (776 comments) dit :

      Ben justement si ton arbre est suffisamment vigoureux, son houppier est trop sombre pour que le lierre mette se feuilles devant celles de l’arbre et il ne peut donc pas coloniser le houppier. S’il le fait c’est que l’arbre ne produit plus assez de feuilles et est donc déjà affaiblit…Là en effet, le lierre l’étouffera.

      • Fanny (1 comments) dit :

        J’ai arraché à contre coeur du lierre qui a complètement étouffé plusieurs haies de troene séparatrices, et c’est vraiment visible, le lierre était enroulé autour des troncs et des branches de façon tellement serrée qu’on voyait bien qu’ils étaient complètement étranglés. Quant aux feuilles qui empêchent le lierre de grimper si l’arbre est vigoureux, je veux bien, sauf que mes pommiers se sont tous fait coloniser car en hiver il n’y a pas de feuille… et le lierre prend toute la place, donc j’ai du quand-même arracher une bonne partie de ce qui était sur le tronc, et un vieux sapin de plus de 40m de haut avait toutes sa partie bassse qui semblait morte, je me suis approchée pour voir et comme par hasard, le lierre avait envahit cette partie, le reste du pin qui était nickel n’avait pas de lierre, j’ai préféré égalemnent le retirer.

        J’ai également (ou plutôt j’avais…) une haie séparatrice dans le jardin de buis, elle est totalement morte cette hiver (30 mètres de haies foutue) et devinez quoi, elle était envahie de lierre… Alors j’adore les plantes, les abeilles, les oiseaux, etc… je fais tout ce que je peux pour les attirer, je laisse pousser le trèfle, etc… mais j’ai quand-même perdu beaucoup d’arbres et à la finale, si les arbres meurent, les oiseaux n’y viendront plus non plus… donc vraiment je suis sceptique sur tout ce que je lis sur le lierre, j’aimerais beaucoup y croire mais je crois ce que je vois et non ce que je lis.

        Par contre, j’ai encore beaucoup de lierre quand-même mais plutôt au sol, j’essaye de contrôler ce qui grimpe.

      • France (1 comments) dit :

        Malheureusement, Gilles Domenech, c’est totalement faux ! Malheureusement car j’ai planté en 1986 trois lierre autour d’un arbre qui ne me plaisait pas – branches élaguées – pour qu’ils l’étouffent… les lierres sont prospères mais l’arbre complètement envahi aussi trente ans après !

        • Gilles Domenech (776 comments) dit :

          Au contraire, je trouve que cela amène de l’eau au moulin de mon hypothèse de travail de travail : le lierre n’étouffe que des arbres déjà affaiblis…
          Si l’élagage (émondage ?) a été suffisamment intense, il est bien possible que cela ait affaiblit l’arbre et permit au lierre de concurrencer le houppier.

  38. florence (13 comments) dit :

    bonjour. Je viens d’acheter en provence un petit terrain en restanque non entretenu depuis une cinquantaine d’annees !! alors bien sur lierre et salsepareille en quantite ..ma premiere reaction a ete de me dire que meme si elles sont des » indesirables  » au potager elles ont droit a ‘une’ place,leur place ..doit on exterminer une race ,meme si elle est du monde vegetal ??? merci pour cet article et ces commantaires qui me confirme dans ma pensee ,

  39. Boris (1 comments) dit :

    Bonjours, chez nous le lière est un désastre pour l’un de nos arbres, notre jardin est rempli de lière et malheureusement s’accroche a nos parois de maison et il en est dur de l’enlever, laissant des petits point noir impossible à enlever.
    Dans cet article il dit qu’il ne s’enroule pas…. et pourtant, c’est le cas, sur un de nos arbres, cet arbre avais beaucoup de fleur et malheureusement le lierre pour moi à réussi à l’étouffer, on a du couper et tronçonner beaucoup de branche, et retirer tous le lière sur cet arbres, ajouter du goudron de pin sur des morceau tronçonner et pourtant, cet arbre est en train de revivre… il commence à refaire des feuilles ce qui n’étais pas le cas avant donc le lière est quand même quelque chose qui réfléchi, il peux vivre en colocation avec un arbres, comme il peux en tuer un, j’ai un autre arbre, le lière n’atteint pas les branches et cela depuis longtemps et l’arbres vit très bien.

    Une chose aussi sur le lière: il contribue aussi à l’envahissement d’insecte dans nos maison, dans notre nourriture, il est pratique à certain endroit, mais pas à d’autre.

    • Stephane (5 comments) dit :

      Je viens de passer 3 heures à soulager un grand arbre d’aubépine qui se recouvrait de lierre. J’ai découvert en-dessous que l’écorce était tellement enserrée de lianes épaisses et velues qu’elle avait pourri. Toute l’écorce de la base de l’arbre jusqu’au 1ere ramures est humide de moisissure et je n’ose pas encore aller dans les branches recouvertes du parasite. Dans la moisissure de l’écorce, j’ai aussi trouvé un nid de fourmis qui dévoraient consciencieusement la base. Le bois part en poussière. Certains côtés de la base de l’arbre sonnent creux et je crains le pire. Il faut maintenant que je soigne ce pauvre végétal qui revient de loin. Le lierre, oui, mais sans excès -;)

  40. Sandrine (13 comments) dit :

    Ma végétation préférée…
    Tu parlais de liquide vaisselle.
    Quelques feuilles de lierre et d ortie dans une casserole avec un peu d eau. Faire bouillir. Eteindre,, couvrir et attendre, 10mn. Filtrer, laisser, refroidir, vous avez un shampoing, 100 % naturel ! Si vous le, diluez avec une cuiller à soupe de vinaigre de cidre et que vous le laissez 15mn avant de rincer, vous aurez un 2 en 1 shampoing démêlant.
    Plantez beaucoup, plantez partout et paillez.

  41. Phacelie (1 comments) dit :

    J’ ai un sous bois, et je laisse une partie du lierre se propager. Mais jamais très haut dans les arbres. Lors de l’ achat j’ ai découvert a la lisière du terrain un magnifique Chêne d’ environ 35/40 ans (peut-être plus ?), mais envahi de lianes jusque dans les branches , le lierre lui empêchait au printemps de développer son feuillage. J’ ai donc décidé de les couper a 1 mètre du sol . Et depuis, chaque années ce chêne produit un feuillage de plus en plus dense ; et j’ ai même constaté que la croissance des branches se développait a nouveau . Je laisse le lierre seulement sur quelques très vieux arbres, le pic épeiche ou pic mar y trouvent leur nourriture !

  42. daviler (4 comments) dit :

    Bonjour

    Du lierre a étouffé un prunier, écorce complètement couverte il ne pouvait plus respirer, bois mort tronc pourri, quelque chose d’autre l’a-t-il tué ??

    • Gilles Domenech (776 comments) dit :

      A mon avis, c’est la pourriture qui a précédé le lierre : L’arbre a commencé à être malade, a eu de moins en moins de feuilles, le lierre de plus en plus de lumière et a fini par envahir le houppier, rajoutant une concurrence à la lumière pour ton prunier. Mais le mal était déjà fait bien avant. Le problème est que le lierre est beaucoup plus visible que le champignon, c’est donc lui le bouc émissaire idéal 😉 !

  43. RICHNER (1 comments) dit :

    bonjour, j’apprécie votre site ; j’aurais besoin d’un conseil, j’ai du lierre glacier dans ma rocaille mais qui n’a toujours pas fleuri, j’ai déjà essayé de planter du lierre commun mais sans succès (ici il fait très chaud l’été, région de Nîmes) et le terrain est très argileux, j’aimerais savoir si d’autres lierres que le commun fleurissent et son intéressants pour la faune ; je réessaierai d’en planter des boutures cet automne près d’un chêne blanc et dans une rocaille on verra… cordialement

  44. […] Irrigation solaire au goutte à goutte : une technique gratuite à la portée de tous – ecoloPop. Ortie (Secrets de plante) Plantes sauvages comestibles Attention aux Maladies graves. Couvert végétal_ pdf. Le lierre: un trésor méconnu par Jacques Subra. […]

  45. Raphaël (6 comments) dit :

    Merci pour cet excellent article !

    J’ai eu plusieurs fois des discussions sur le lierre, et la plupart des gens le considèrent (à tord à mon avis) comme un parasite. Je suis du même avis que vous, le lierre a pleins d’avantages, et même pour l’arbre : protection du tronc contre le soleil et le gel.

    Quelqu’un a-t-il déjà essayé le lierre comme paillage ?

  46. Raphaël (6 comments) dit :

    Petit ajout : c’est assez rigolo la différence entre les pages française et anglaise sur le lierre de Wikipédia

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Lierre_grimpant#Mutualisme_entre_lierre_et_arbre_support

    https://en.wikipedia.org/wiki/Hedera_helix#Damage_to_trees

    Aux Etats-Unis, le lierre est d’ailleurs apparemment considéré comme une espèce invasive dans certains endroits

  47. Labesse (1 comments) dit :

    Voici ce que Patrick Nicolas, Pépiniériste à Meudon (92) m’a dit, grand spécialiste du Lierre : Oui pour le Lierre sur les arbres mais il vaux mieux le tailler en haut du tronc (en-dessous des branches). De sorte que seul le tronc soit occupé par le Lierre.

  48. grenouille (1 comments) dit :

    J’adore le lierre, ne serait-ce que pour son aspect romantique, sa facilité à recouvrir tout ce qui est moche… et bien sûr sa capacité à abriter toutes sortes d’oiseaux et autres animaux (foule d’escargots chez moi (argh, mon potager!), et d’insectes bien entendus). Mais c’est clair qu’il faut contrôler un peu la pousse – pas de fruitiers chez moi, le lierre recouvre entièrement de longs talus, et c’est dans la pelouse qu’il faut le limiter.

    Du coup je m’y intéresse surtout comme biomasse pour mettre dans mon compost, car si je lis ici et là que les branches sont longues à décomposer et plutôt à broyer en BRF, mon sentiment est que les feuilles se décomposent plutôt vite et produisent un excellent terreau – quoi que j’ai lu le contraire parfois. En tout cas j’ai déjà débarrassé un vieux toit envahi de lierre, et j’avais été impressionnée par le terreau tout noir qui en tombait, et n’avait pu être produit que par le lierre lui-même. De la même façon j’ai toujours remarqué un joli terreau au pied des endroits recouverts de lierre – et qui semble se produire rapidement.

    Quelqu’un a une idée des nutriments apportés par la décomposition du lierre? Des retours d’expérience ?

    • Gilles Domenech (776 comments) dit :

      T’embêtes pas avec tout ce que tu lis ici et là 😉 !
      Bien sûr le lierre se décompose très bien et fournit un bon BRF ! N’hésites pas à l’utiliser en amendement de ton jardin :-) !

  49. TETU Alaric (1 comments) dit :

    Bonjour,

    je voudrais faire entrer un lierre dans mon appartement dans un pot avec un support pour qu’il s’étende un peu(parce qu’on n’a pas tous le chance d’être au milieu de la campagne)
    Le lierre nécessite t-il dans ce cas un entretient, une place et un volume minimum??
    Même s’il est mieux dehors en terre, sa présence me serait- elle bénéfique ou pas du tout?
    J’ose espérer que mon commentaire sera nourris de nombreuses questions mais surtout de réponses..
    à bon connaisseurs,…
    Merci d’avance pour vos réponses

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