Suite à l’article que Christophe Gatineau avait écrit sur le thème de l’électroculture, Arnaud Colombier, du site planctonic.org a souhaité me soumettre cette article pour mieux faire connaître à mes lecteurs cette manière innovante de cultiver. J’ai conscience que ce sujet est très polémique et tend à déchaîner les passions. Je compte sur vous pour que les commentaires voient naître des échanges constructifs et paisibles 😉 !

L’électroculture est une science à part entière, plus complexe qu’un ensemble de techniques. Il y a mille manières d’optimiser la croissance des plantes. Chaque méthode a son efficacité et ses limites. la terre est souvent considérée comme un substrat de réactions chimiques complexes dont les principaux acteurs sont NPK (azote phosphore et potassium). La plupart les formulations d’engrais permettant de stimuler les plantes sont faites à partir de ces 3 éléments chimiques principaux.
La mise en place est facile mais couteuse en mécanisation et génératrice de pollutions.

L’électroculture a un angle d’attaque différent en prenant en compte les réactions électro-bio-chimiques. C’est-à-dire l’influence des phénomènes électriques et électromagnétiques au sein du substrat et dans les milieux où vivent les plantes.
Cet autre plan d’observation permet de mettre en évidence des facteurs d’influence négligés et dont l’efficacité est importante et plus respectueuse des écosystèmes. Les recherches aujourd’hui ont pour but de concevoir des moyens simples, peu couteux, reproductible, d’une bonne efficacité sur des surfaces de plus en plus grandes et avec un fonctionnement durable dans le temps. Elles permettraient d’augmenter les rendements de l’agriculture bio pour un coût faible, amorti rapidement. Elle est particulierement adaptée aux maraichers qui cultivent des surface réduites en plein champ ou sous serre et aux jardiniers amateurs ..

Le principe de l’électroculture est de stimuler l’environnement des plantes par l’action de charges électriques statiques ou dynamiques ou à partir d’énergie magnétique (aimants). Nous sommes à la croisée de l’utilisation des techniques issues de la physique électromagnétique et du monde biologique en abandonnant les techniques provenant de la chimie.
Il faut se faire à l’idée qu’une plante est un système équivalent et à égalité aux humains et aux animaux et douée de conscience. J’ai appris dernièrement que 35% de l’ADN de l’homme est identique à celui de la jonquille, 70% de l’oursin et 98% du bonobo (source cnrs.fr). Cela ne doit étonner personne car nous sommes faits des mêmes briques élémentaires.

La plante fait partie d’un écosystème dans lequel elle interagit avec les trois éléments suivants :

– La rhizosphère comprenant un substrat formé d’eau, d’humus, de terre, de racines où se passent les multiples réactions électro-biochimiques.

– l’air formé de gaz (oxygène et azote pour 99%), des molécules en suspension, de vapeur d’eau, des énergies (lumière et chaleur) solaires, lunaire (lumière et gravitationnelle), ainsi que stellaires (rayonnement cosmique), les énergies géomagnétiques liées notamment aux pôles magnétiques de la terre, les énergies telluriques (réseaux de Hartmann et de Curie).

-Le vivant par la faune d’insectes prédateurs ou pollinisateurs, d’animaux se trouvant sur et dans le sol, de vers, de bactéries, de champignon etc…

La plante a besoin de ces trois sous-écosystèmes principaux pour se développer. Les plantes et animaux savent coopérer ensemble chacun trouvant intérêt à aider l’autre. Dans le cas contraire des stratégies de défense sont mises en place.

L’électroculture peut être appliquée dans l’un ou l’autre sous-écosystème. Comme nous parlons de charges électriques celles-ci doivent être conduites au plus près des parties aériennes ou dans la rhizosphère.
On peut utiliser les charges électriques (ions) existant naturellement dans l’atmosphère à quelques dizaines de mètres de haut. Justin Christofleau inventeur français (1920) a mis au point et breveté des antennes placées sur des mats en plein champ reliées à des conducteurs électriques dans la terre. L’antenne sert à collecter les charges électriques du champ électrique naturel de la terre pour créer des micro-courants électriques dans le sol.
Ces charges électriques statiques qui sont appelées par certain « cosmo-telluriques » sont essentiellement variables avec la température, l’humidité l’ensoleillement et d’autres facteurs liés aux couches stratosphériques influencées par le soleil, par d’autres facteurs mal connus de la planète, les orages et probablement le cosmos.

L’autre technique consiste à apporter des charges provenant de générateurs électriques (batterie, panneaux solaires, générateur électrique, aimant). L’avantage de ces appareils est que l’on peut réguler et contrôler les apports de ces charges. Celles-ci génèrent aussi des micro-courants électriques au sein du substrat.

Une grande partie des techniques d’électroculture est répertoriée dans le livre
Electroculture et énergies libres, Maxence LAYET & Roland WEHRLEN

Cette stimulation dans la terre permet de mieux activer les réactions électro-bio-chimiques naturelles qui se passent dans la rhizosphère (phénomène d’oxydo-réduction et électrolyse). Il y a une augmentation des réactions de dissociation de l’eau chargée d’ions (électrolyse). Elle permet la libération de plus grande quantité de nutriments pour les bactéries et champignons qui grouillent dans la terre. Ces usines biologiques rendent ces nutriments facilement assimilables par les racines des plantes.

On peut mesurer les effets de la stimulation directement sur la plante, en plaçant des électrodes dans la tige principale du végétal et en les connectant un enregistreur électronique. Les signaux électriques mesurées sont représentatifs de l’activité électrochimique de la plante et de son développement. La stimulation électrique montre une activité intense avec une amplification des signaux facilement exploitables pour analyse.

Expériences d’électroculture sur des pois.

Cette stimulation et abondance de nutriment vont permettre à la plante de se développer de façon plus importante et d’être en excellente santé. Nous observons des réactions positives sur les maladies ou les parasites, car la plante peut mettre en place des stratégies efficaces de défense. La croissance et la fructification sont plus importantes et de meilleure qualité avec des fruits plus gros et plus gouteux (augmentation en poids ou volume de 10% à 50%).

Au niveau de la terre, ces stimulations électriques par les différentes méthodes entrent dans la chaine de fabrication de l’humus. Tous les acteurs dans le sol en profitent. Les vers de terre et la faune du sol assurent leur travail de décomposition avec plus d’efficacité, les bactéries et les champignons sont dans un milieu plus favorable et se développent, la qualité de la terre s’améliore.
L’électrolyse de l’eau assure une meilleure oxygénation interne, et la prolifération des bactéries aérobies.
Au niveau de la gestion de l’eau, il est observé une meilleure répartition de l’eau en surface sans création de croute sèche et dure. Ces dernières observations sont faites par comparaison entre des jardinières électrocultivées et sans stimulation placées dans une serre.
Cette stimulation profite aussi aux « mauvaises herbes ».

Différence de levée de semis électrocultivés ou non.

Toutes les plantes bénéficient des effets de l’électroculture. Les semis poussent plus vite, on note une différence de croissance de 8 à 15 jours entre des semis électrocultivés et sans stimulation avec des graines potagères. Cette différence s’amplifie avec le temps.
L’électroculture est efficace aussi avec les boutures, les arbres (voir par exemple l’expérience sur les noix et toutes les graines potagères. Certains végétaux sont cependant plus dynamiques que d’autres.

Conclusions
L’électroculture n’est pas une vue de l’esprit, c’est une technique agricole qui est ancestrale et qui fonctionne parfaitement. Sa difficulté est de maitriser et cadrer son utilisation afin d’être reproductible et utilisable sur de grande surface avec une installation simple et peu onéreuse. L’électroculture modifie positivement l’environnement des plantes et du substrat en améliorant toute la chaîne biologique de création d’humus .Ces techniques dépassent largement le cadre de la croissance des végétaux car elles modifient l’écosystème de façon plus douce et agissent sur les acteurs de la pollinisation, les maladies et la qualité des sols.
Beaucoup de recherches passionnantes sont à faire dans de nouvelles voies non explorées et quelquefois non conventionnelles. Pour l’instant l’agriculture bio n’a pas encore intégré ces nouvelles techniques, c’est dommage. L’électroculture est une alternative aux pesticides sur des petites surfaces de moins de 500m².
Arnaud Colombier

22 Responses to L’électroculture par Arnaud Colombier

  1. Emilio (29 comments) dit :

    Bonjour Arnaud , tu dis >” Aussi nous sommes prêts à échanger avec des chercheurs pointus. Mais y en a t-il ?”
    OUI , yo tambien ! on doit etre – sans doute- 99 singes dans le monde a electroculter champs et surtout potagers . Pour ma part , en Colombie .

    En systeme passif , de type Christofleau. (antenne metal , haute, en brin de zinc , entre 2 m et 6 metres , quoique certains mettent des antennes d 1 m avec resultats ( comme Philippe Forrer par exemple ) et reception dans le sol avec grillage ou feuille de zinc , enterre sur les bords , si possible en boucle ou bien alignes N/S ,et dans un rayon equivalent a la hauteur de l antenne , dans la meme idée de “jouer” avec le magnetisme terrestre , j ajoute aussi une legere electrolyse cuivre / zinc , dans le sol , et dans la meme idée de Justin Christofleau , qui lui met ses “amplificateurs” sur son antenne ).

    Ensuite , et dans une autre voie de pratiques d electroculture , comme celle d Arnaud , viennent les systemes actifs , qui utilisent un courant electrique de faible intensite (un chargeur de telephone cellulaire ou capteur solaire , ou carrement du 110 volts alternatif US, mais reserve aux nukes friendly )
    Mes questions , de chercheur aiguise  , pour Arnaud .
    Parce que je cogite pour d autres essais agro -pratiques , en culture hydroponie (sans poissons et sans poisons por favor.. ) . Bref ce qui marche sur , en tres intensif et sain pour les travailleurs , le bocal ambiant , et les consommateurs a decontaminer . Une zone libre de ..ides de mort.

    Arnaud , ton systeme Plantonic…
    1- peut-il s integrer pour une electro-ionisation de l eau en circulation ?
    2- Comment integres- tu le magnetisme terrestre dans ton systeme? ( les plaques , sont –elles reliees entre elles pour faire boucle par exemple )
    3- Controles- tu aussi les frequences emises en plus de la charge electrique ¿
    4- As- tu deja essaye ton systeme avec de leau ,et sans sol , en hydroponie ¿
    5-
    6- En tout cas , bravo et merci , parce que l electro-magneto culture sous tout ses formes, ancestrales (du Mont St Michel , aux tours irlandaises et Carnac etc.. ) aux systemes passifs de captation d ions de l air (de Christofleau a Tesla etc..) ET aux systemes actifs mais “light” ,
    7- des methodes differentes , avec les memes resultats- sains et vigoureux , si fait correctement .
    8-
    9- Juste pour ma part , exit des systemes a fort voltage > l agriculture doit etre le plus autonome possible , logique de survie d especes 
    10-

    • colombier (4 comments) dit :

      Bonjour Emilio
      mercide ton message
      qaund je parle de chercheur , ce sont des personnes qui travaillent en labo et qui sont à m^me de comprendrer les essai que l’on fait. Ceux avec qui j’ai été en rapport m’on dit ‘ce que vous trouver, nous, on a jamais vu alors on ne peut pas vous aider. La raison c’est qu’aucun travaille sur des stimulations electriques dans la terre et n’enregistre les signaux électriques collectés dans la tige des plantes. Comme il y a un effet d’amplification important en stimulant , ces signaux electriques sont largement exploitable pour moi alors qu’ils sont noyé dans le bruit pour ces chercheurs.
      Par contre des experimentateurs, effectivement tu as raison il y en a plein , chacun dans son coin fait ses essais mais ce qui marche dans telle configuration ne marche pas dans une autre.

    • a colombier (5 comments) dit :

      re emilio
      concernant tes questions :
      1/mon generateur travaille entre deux plaques (électrodes) prévues pour être placées aux extrémités d’une parcelle de terre . Si tu veux électrolyser de l’eau cela va fonctionner. Maintenant il faut définir le but de cet essai et comment tu vas voir les effets positifs, neutre ou négatifs

      2/je recommande toujours de placer les plaques suivant l’axe Est Ouest de façon à bénéficier du champs magnétique terrestre dans l’axe perpendiculaire Nord Sud. suivant la loi de Laplace une poussée mécanique sera orientée vers la terre ou vers le ciel suivant le sens du courant dans les électrodes.
      3/oui l fréquence est fixe est égale à la fréquence Shumann qui est à 10hz en France ces jours-ci que je mesure en permanence avec plusieurs antennes cependant il n’a pas été remarqué de différences en changeant la fréquence de stimulation
      note la freq de Shumann est essentiellement variable en fonction de divers cycles et facteurs d’influence
      4/non pas d’essai en hydroponie
      6/ mes systèmes permettent de contrôler ce que j’injecte dans le sol en charges électriques, les techniques de Christofleau ne le permettent pas
      mes essais consistent aussi à définir quelle est la densité de courant optimale à injecter en fonction de la surface entre les électrodes et la taille des électrodes.
      7/ il y a mille methodes pour augmenter la croissance des plantes.

      9/ tu as raison l’agriculture doit prendre à la terre mais en rendre au moins autant pour ne pas épuiser le sol et l’electroculture améliore la qualité de la terre en douceur en stimulant tout les acteurs contrairement au engrais chimiques qui empoisonnent le substrat petit à petit.

  2. bernard (35 comments) dit :

    bonjour

    le livre recommandé sur l’electro culture semble recelé des lacunes , et surtout ne donnerait pas de solutions pratiques pour la mise en oeuvre si j’en crois les critiques sur amazon
    « Ce livre dresse un panorama des différentes techniques d’électroculture qui existe ou ont existé. Malheureusement, il manque les infos nécessaires pour les mettre en pratique. Il n’y a pas de hiérarchie dans les techniques et même celles qui ne marchent pas ou ont été rapidement abandonnées sont présentées. J’ai envie de dire on s’en fou… Moi ce que j’aurais souhaité c’est avoir des infos sur les techniques qui marchent, accompagnées par des résultats techniques (+ X% d’augmentation de rendement sur telle ou telle plante) et des schémas pour autoconstruire ces systèmes.
    C’est dommage car l’impression que laisse ce livre quand ont l’a terminé n’est pas très encourageante. En effet, tout cela apparaît comme de la bricole de géotrouvetout qui n’ont jamais su s’entourer de personnes ayant un esprit rigoureux pour mener des expérimentations qui permettraient d’obtenir des chiffres fiables pour valider les techniques et ensuite les diffuser de manière large et sans risque.

    donc si j’en juge par cet avis , ce livre serait un achat inutile

    cordialement

    • Emilio (29 comments) dit :

      Salut Bernard , ce Layet, l auteur du bouquin mediatise est journaliste , pas pratiquant ni d electroculture ni d agriculture .. Alors ses avis ne valent pas grand chose , en plus de erreurs assez grosses semble-t il .

      l electroculture , comme le reste a besoin d experimentateurs . Il y en a , et si tu veux des informations pratiques et theoriques , serieuses cette fois , tu as les sites remarquables de Yannick Vandoorne. C est un ami avec qui j echange des resultats et surtout un vrai connaisseur fiable, qui indique tres precisement comment faire (ou acheter pour ceux qui preferent).

    • a colombier (5 comments) dit :

      bonjour Bernard
      tu as surement raison , cependant ce livre est le premier sur ce sujet et il est paru en 2010. IL fait état de la technique qui est réalisée par des expérimentateurs indépendant et peu de scientifiques. Effectivement cela fait un peu géotrouvetout , mais il n’y a pas de modèle théorique, donc chacun essaye une voie. Ca marche ou pas.
      Ce que j’essaye de faire c’est d’arriver à un modèle qui ne sera pas unique, d’autres comme Yannick VD travaille plus en magnetoculture
      je me positionne en « centre de recherche en electroculture » en appliquant le plus de rigueur scientifique de part ma formation de physicien et bureau d’etude
      tu peux acheter ce livre, je n’ai aucun intérêt financier , le seul, est que je connait bien Charles Maxence Layet qui est quelqu’un de sérieux

  3. MAYRAN Denis (3 comments) dit :

    Est-ce que cela donne plus de »jus » aux fruits ?
    Question strictement humoristique en ayant parfaitement conscience de ne pas faire avancer le débat….
    merci
    bien cordialement

    • Emilio (29 comments) dit :

      Salut Denis , :) oui tu reçois plus de jus , en 110 volts americains ou pire encore en 220 volts europeens )). Loin des 1.4 volts maxi des courants generes par l electroculture . Mes piments pinguita de mono , espece de la foret amazonienne , ne sont pas plus gros ( comme un phallus de petit singe ,monkey dick , ce n est pas tres effrayant ou tres attractif selon ) . Mais de 1m en taille normale , la il atteint 4 metres et sont tres touffus , mais chaque aji piment est de taille standard. Idem pour les feuilles de persil , coriandre etc.. il n y a pas de modification genetique de la plante , mais sur le volume de la plante, oui , indeniable .

    • a colombier (5 comments) dit :

      reponse humoristique , à denis
      tu prends une décharge électrique quand tu croques dans le fruit

  4. Darna (6 comments) dit :

    Merci pour cet article qui me pousse à questionner sur la dose d’électromagnétisme qu’il y a actuellement et selon la situation géographique, en surface et en interne des sols. En effet, la Terre a subi moults pillages et déséquilibres physico-chimiques par les exploitations humaines.
    Comme pour tout, le dosage est important, car selon son utilisation, il peut être sanitaire ou nuisible, voire mortifère. Par exemple, ce que nous avons arraché aux entrailles de la planète, pour multiplier des antennes relais de la gloutonne vanité, est entrain d’accentuer le suicide humanitaire, en entraînant également la disparition progressive du monde du vivant…
    Je peux comprendre le désir d’accélérer la croissance des plantes ou de tous autres produits répondant aux besoins des hommes. Mais comment mesurer l’ampleur des dégâts lorsque l’on tombe dans le piège des caprices et de la vanité ?
    J’avoue être plus adepte de l’agroforesterie, et privilégie le recensement des plantes tels que le noyer maya dont les propriétés dépassent toutes spéculations possibles…
    Je suis de ce genre de jardinière assez amoureuse de ma planète pour la cultiber plutôt que pour l’exploiter comme une vulgaire bête de somme !

    • Emilio (29 comments) dit :

      Bonjour Darna , comme tu le dis , tout depend de la dose . Et traiter le terrain , plus intelligent que les symptomes .
      Jai des antennes relais de tel cellulaire , sur les montagnes au dessus de ma finca (ferme) dans la cordillere des Andes , pres de Medellin. J utilise aussi des antennes mais sans amplificateurs externes , pas comparables en intensite. La nature prend ou pas. Et ce sont les effets qui nous indiquent si c est bon ou pas . Si la plante est saine , pas de maladies et vigoureuse en croissance , on peut considerer que la reponse apportee est positive.
      J utilise beauccoup les bananiers chez moi , ou une variante platano (banane a cuire). C est tres charge en potassium 40 , radio actif et a tres longue periode (suffisamment radio actif pour faire reagir les detecteurs de radio activite dans les containers en douane). Dans mon systeme de lombriculture en andain , j utilise les bananiers , parce que les lombrics rouges (eisenia foetida) adorent litteralement .
      Il ya le monde du visible et le monde des composants chimiques inerants a la vie. Le magnetisme terrestre est un fait , mais si tu n as pas de boussole ( entre autres) tu peux croire que les aimants c est de la charlatanerie (pour ceux qui perdent le nord). Donc connaitre , experimenter d apres ce qui a ete fait avec resultats etc.. Et les paysans de chez nous , deja tres pauvres ont un imperieux besoin de vivre mieux et bien , de productions suffisantes , non seulement pour faire vivre leur famille, mais aussi pour leur developpements personnels. Au dela de la survie. C est mon role de chercher pour eux . Parce qu eux n ont pas le temps ni argent , meme pour le basique. L electroculture sous differentes formes est juste une partie des mes projets et realisations en cours.

      L arbre noyer Maya est tres connu chez nous en Colombie , on l appelle le Guáimaro. Commun aussi aux Antilles et toute la zone tropicale humide , jusqua 600 metres d altitude (et moi je suis a 2500 metres). Oui , des plantations ont ete refaites , en particulier avec mes ami-es Koguis de la Sierra Nevada qui connaissaient cet arbre . Tres nourrissants , comme l est aussi le Moringa etc… il y a beaucoup de possibilites dans la nature , mais pour nous en Colombie , que ce soit dans la cordillere des Andes ou Amazone , et encore beaucoup plus dans le desert de la Guajira (Colombie et Venezuela) ou vivent des milliers d indigenes de culture tres remarquable, les Wayuu, completement abandonne par les Etats . Les coupables des deforestations et reforestations de palmier a huile sont clairement des multinationales sans aucun scrupules, avec complicite des politocards corrompus . Devier un rio pour les Wayuu , qui etait leur seule source d eau , et pour alimenter l industrie du charbon et les fincas de palmier a huile alentours , en faisant un barrage, a conduit a un genocide en cours. 15 000 enfants sont deja morts de denutrition , 40 000 en danger de mourir. Planter des arbres nourissants ou pas .. sans eau ¿

      Toutes les solutions innovantes , et qui sont harmonieuses avec la nature sont bienvenues , il n y a pas qu une solution . Par contre , vu les dependances alimentaires et speculatives des denrees alimentaires, il y a urgence a produire vite ,beaucoup, et bien . La realite des pays dits emergents est differente , limite survie . Et il ne faut jamais mettre tout ces oeufs dans le meme panier. Diversifier et se mettre au taf , en pratique . Sur ma petite ferme d un hectare , oui j ai fait des antennes d electroculture , sans apports d electricite externe, ni systemes sophistiques que personne de chez nous ne pourra s offrir. Pour mon potager de 200m2 , mais AUSSI des plantations de fruitiers , et surtout une bonne partie d arbres rares ou en voie d extinction . Et bientot surerment, un projet d hydroponie .. parce que mon peuple a faim et aperdu sa souverainete alimentaire, pour nourrir en fric la new Babylone del norte !… et dans un pays ou la biodiversite est remarquable , Il y a comme une erreur dans le parcours agro .. 96% des campesinos (paysans) de Colombie font et dependent dangereusement de l agriculture chimique ..

      Et merci a Gilles Domenech que je salue , et qui a compris qu ouvrir des horizons de recherches multiples, est le plus sur moyen de s adapter et de survivre a notre monde tres perturbe. Gracias Amigo Gilles , de todo mi cora

      • Emilio (29 comments) dit :

        Gracias Amigo Gilles , de todo mi corazón colombianito :)

      • Darna (6 comments) dit :

        Merci Emilio pour ta réponse qui m’invite à en savoir + sur tes expérimentations.
        Je m’occupe également d’un projet de ferme/école au Cambodge, qui subit de + en + de baisse pluviométrique du fait de son taux de déforestation : proportionnellement, c’est le + important au Monde…
        Parce que c’est un tout petit pays, la concentartion des pollutions y est également densifiée par la cupidité de certains et par l’ignorance de la plupart. Les paysans, lorsqu’ils ne sont pas massivement déportés à cause de diverses exploitations intensives ou industrielle…utilisent également beaucoup d’intrants de synthèse. On peut même dire qu’actuellement, tous les savoirs ancestraux écologiques ont été détruits sous Pol Pot…
        Si tu as 1 site ou blog pour partager/échanger tes expériences, je serai enchantée d’en informer d’autres à travers mes divers réseaux.
        Et nien entendu ma profonde reconnaissance pour la générosité de Gilles…

        • Emilio (29 comments) dit :

          Felicitation Darna , pour ton projet de ferme ecole au Cambodge . Les paysans du monde , exploites et pauvres , ont grand besoin de soutien , a tous les niveaux . C est un grand reconfort de se sentir aimer, et non plus abandonner. Quand je suis arrive dans ce coin de la Colombie , en 2007 , la finca etait tres bon marchee , mais la zone etait encore en guerre , paramilitaires , guerrillas . La nuit , les paysans se regroupaient dans une ferme , et au petit matin , ils ramassaient les morts alentours ,de la nuit , beaucoup, parfois tortures etc.. Maintenant la zone est redevenue en paix , et les espoirs aussi (a part les 100 millions de mines a retirer…). Mais quand je croise des campesinos, qui me connaissent , ils me disent tous leur reconnaissances , et mon courage d avoir vecu avec eux a cette epoque . Bon , plus courageuse encore mon epouse colombienne . D une famille tres pauvre de Medellin, elle a reçu une bourse d etudiante , devenue ingenieure zootechnicienne . Et missionnee , seule , dans diverses regions , pour reconvertir les champs de coca en zones productives autres. Quatre de ses compagnons d universite furent tues par la guerrilla, elle a du arrête son travail sous les menaces des guerrileros , qui n aimaient pas cette concurrence sans doute, et qui l appellaient “la doctora” . Donc elle a cree son entreprise de confection de sac a main , sac a dos , qui fait vivre la famille , en travaillant beaucoup en temps , pour pas beaucoup de pesos en retour , mais en Colombie , il faut se battre pour survivre , toujours . Et tout le monde reste joyeux de vivre dans le present .

          C est pour les paysans , et leurs familles que je fais mes recherches , parce que j ai du temps , quelques moyens et des connaissances . Je travaille seul , sans soutien , mais libre en contrepartie. Je developpe des methodes simples , peu couteuses et faciles a mettre en oeuvre. Desole pour le travail d Arnaud , qui est peut-etre tres bien en resultats , mais innaccessibles pour la plupart des paysans du monde. Faire avec peu de moyens mais avec une ethique forte, en tout cas pour moi. Pas de produits de synthese chimiques, et pas d exploitations animales ,y compris poissons . j ai une centaine de carpes Koi en etang , mais libres. Je veux un autre monde que celui qui tue en masse. Ma ferme est le plus vegan possible, et mon epouse et moi sommes vegetariens , une bonne partie de sa famille aussi. La violence , ce n est jamais la paix , et nous avons tous la volonte ferme de construire cette paix , apres 50 ans de guerres massacres et horreurs , ils nous faut invente , creer notre nouveau monde, et meme aimer nos ex ennemis , pas de paix possible sans tolerance .

          Bon , j espere que Arnaud Colombier interviendra sur cet article , qui lui est dedie (merde quand meme ))
          Non Darna , pas de blog , pas d article (Gilles est tres patient avec moi ) et plus de photos sur mon hebergeur d images .. Mais , pour celles et ceux , qui veulent voir quelques photos , d il y a 6 mois , de quelques realisations , et de ce coin andin , de Colombie , ils pourront aller sur un forum sympa , de tomates et piments.
          http://tomodori.com/forum/topic14896.html

          • a colombier (5 comments) dit :

            bonjoiur Darna
            augmenter la croissance des plantes n’est pas un péché à condition qu’on le fasse de façon douce en respectant les cycles naturels et des apports qui stimulent le milieu au lieu de se substituer au milieu. l’electroculture est une technique parmi tant d’autres. mon objectif est de chercher les limites basses et optimales de stimulation électrique du substrat sachant que je travaille sur celui-ci pour que les conditions soit stimulantes pour la plante.
            il est vrai que nos scientifiques et ingénieurs connaissent peu de choses en en dehors de leurs domaine et n’imagine pas les conséquences de leur choix sur les domaines connexes. Il y a presque 100ans les engrais chimiques étaient une panacée, pratique, facile à épandre et le résultat était reproductible partout sauf que maintenant on en voit les effets néfastes. Doit on condamner la technique? oui si elle s’entête dans cette voie destructrice, non s’il elle se remet en cause.

    • a colombier (5 comments) dit :

      bonjoiur Darna
      augmenter la croissance des plantes n’est pas un péché à condition qu’on le fasse de façon douce en respectant les cycles naturels et des apports qui stimulent le milieu au lieu de se substituer au milieu. l’electroculture est une technique parmi tant d’autres. mon objectif est de chercher les limites basses et optimales de stimulation électrique du substrat sachant que je travaille sur celui-ci pour que les conditions soit stimulantes pour la plante.
      il est vrai que nos scientifiques et ingénieurs connaissent peu de choses en en dehors de leurs domaine et n’imagine pas les conséquences de leur choix sur les domaines connexes. Il y a presque 100ans les engrais chimiques étaient une panacée, pratique, facile à épandre et le résultat était reproductible partout sauf que maintenant on en voit les effets néfastes. Doit on condamner la technique? oui si elle s’entête dans cette voie destructrice, non s’il elle se remet en cause. a

  5. ionnégatif (7 comments) dit :

    En 1955 un document FAO rapportait : « On avait pensé naguère que les rayonnements et les isotopes radioactifs pourraient stimuler directement la croissance des végétaux. Jusqu’ici, au cours des recherches approfondies faites aux Etats-Unis et au Canada, les seuls effets de stimulation obtenus chez la génération soumise à l’irradiation sont des effets associés aux lésions subies par la plante, tout comme la croissance est, en un sens, stimulée par l’emploi du couteau à greffer, et rien n’a pu confirmer la stimulation utile de la croissance qu’on avait espérée à l’origine.  »
    http://www.fao.org/docrep/x5377f/x5377f03.htm
    Pour mémoire.

    • ionnégatif (7 comments) dit :

      Bien que la FAO ,en 1955, n’encourageait guère à poursuivre ce type de recherche appliquée, un chercheur français, André F. Bilquez a continué à s’interroger sur l’utilité de l’irradiation des semence afin d’accélérer leur croissance. D’abord dans un article de 1957, Développement de l’emploi des radiations ionisantes dans les recherches relatives à l’agriculture , qui met en balance les résultats présentés comme positifs par une équipe russe avec ceux,plutôt négatifs, produits par les équipes américaines. http://www.persee.fr/doc/jatba_0021-7662_1957_num_4_9_2421
      Bilquez -présenté comme un des pionniers de la génétique végétale en France http://www7.inra.fr/archorales/t14-1-Lucien-Degras.pdf – a persévéré : en 1958, il publiait – avec jean-Pierre Martin- « Résultats d’un essai de stimulation de croissance chez le radis par application de faibles doses de rayons X aux graines avant le semis  » http://www.persee.fr/doc/jatba_0021-7662_1958_num_5_4_2471

      En introduction, les auteurs font un bref historique des expérimentations pour certaines d’entre elles contemporaines d’autres ayant trait à l’électroculture.

      Mises en garde : on est à l’époque en pleine affaire Lysenko….deplus les promoteurs de l’industrie nucléaire ont longtemps fait outrageusement valoir que les faibles doses c’était bon pour la santé…Un débat que Yves Lenoir aborde dans son livre, La comédie atomique.

  6. Emilio (29 comments) dit :

    je ne vois pas le rapport entre electroculture et radiations ionisantes ? j utilise beaucoup les bananiers (lombriculture et compostage de surface) charge en potassium 40 , radio actif .. mais ce ne sont pas des dechets nucleaires , loin de la . Les ions positifs de l atmosphere et les ions negatifs du sol , sont la .. et sans eux , la vie n existeraient pas .

  7. ionnégatif (7 comments) dit :

    Tu as raison Emilio,c’est prendre le risque de semer la confusion que de rappeler ces recherches en commentaire à cet article sur l’électro-culture.

    • Emilio (29 comments) dit :

      C est tout a ton honneur de le reconnaitre ionnegatif. :)
      Ceci dit , et d une maniere generale , il faut faire tres attention dans nos recherches a ne pas jouer les apprentis sorciers . C est plus facile quand on a rien a vendre , et donc aucun fils a la patte.
      Mes essais d electroculture utilisent des systemes passifs , sans apports externes d electricite, autres que celles de la nature. Par souci d autonomie agricole et pas de risques d avoir des frequences indesirables. Pour le potager , antenne captatrice et recepteur de sol en zinc.
      Mais , engendrer l ionisation negative , favorable a la vie , va bien au dela des ces techniques experimentales non nocives mais techniques.
      J ai un torrent sur ma ferme , et j ai construit de nombreuses cascades , de 1 a 2 voire 3 metres , qui engendrent une ionisation negative, tres profitable a la vie . Aussi des allees nombreuses en pierre de quartz blanc . L effet de pointes , egalement en rapport avec l ionsiation negative , avec des pins et des “pincas” des sortes de cactus , qui me servent en objectifs a ioniser l air ambiant. Et des decouvertes , les plantations de papyrus du Nil , endemique depuis 150 ans , servent de repelant a insectes piqueurs , c est notable avec mes voisins .. qui se font piquer LOL . Et aussi a me fixer les bords du torrent et filtrer l eau . Les arbres et plantes beneficient de cette ionisation , c est notable. Je suis passe d une minable prairie a vache en 2009 , a une foret jardín , de plus en plus riches , avec ma priorite de conservation botanique et de plantations d arbres devenus rares et en voie d extinction . Je ne cherche pas uniquement la production pour ma consommation . Par exemple , le palmier de cera , le plus haut palmier du monde (60 a 80 m et 100 a 200 ans de vie)et endemique a mon coin de cordilleres des andes , mis en danger par les paturages et par les coutumes catholiques de les couper pour les palmes ,des rameaux , de paques .. Des especes d oiseaux , toucan verts et une sorte de perroquet se nourissent de leurs graines ( a 80 ans de maturite ). Le but est de faire un foyer de biodiversite sur 1 hectare et les oiseaux disseminateurs font le reste. Et ça marche , a ce stade , je ne fais plus rien , ce sont les oiseaux tres nombreux et varies qui sement pour moi . Ma mission , d amorce ou de reamorçage de systemes degrade en systeme vivant, est terminee, juste un coup de pouce salutaire . Le lieu est redevenu sain et dynamique , par l ionisation negative et les quelques trucs naturels qui l amplifient. Faire simple et en connaissances et conscience . Comme l expression de Gilles , jardinons sol vivant … on est de la meme equipe , dans le meme esprit , et de plus en plus nombreux a le vivre ainsi.

  8. Emilio (29 comments) dit :

    http://www.hostingpics.net/album/Brunito-284621.html
    moins de blabla , et des photos qui montrent .

    le potager est en electroculture passive .. sans sources externes electrique , donc autonome .
    Par contre , il faut des antennes hautes , minimum dans les 3 metres . J ai pu le constater en effets sur les haricots rames. Plus de maladies , mais encore des insectes sur le maïs .. a voir une selection de graines a faire , et virer ces saloperies de semences hybrides qui ne donnent qu une annee ou 2 et puis une genetique pourrie , mais commercialement payante . La , l electroculture ne pourra rien faire , mais le fera la premiere annee hybride F1 oui .
    Franchement , ça coute pas grand chose d essayer.

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