Couverture livre Terran

Mon précédent livre, jardiner sur sol vivant est dans les rayons depuis déjà plus de 2 ans (le temps passe vraiment vite !!!) et j’ai un nouveau contrat d’édition, cette fois avec les éditions de Terran et le thème est « jardiner en terrain difficile ». Pour ce faire, comme je l’avais fait lors de mon précédent ouvrage, je vais vous mettre à contribution.

Donc si vous considérez jardiner en « terrain difficile », je vous invite à vous mettre en relation avec moi en me disant où se trouve votre jardin, quelles sont vos conditions de sol, de climat, les difficultés que vous rencontrez et bien sûr les solutions (même imparfaites) que vous mettez en œuvre pour contourner ces difficultés. Cela peut se faire par mail (terre.en.seve(AT)gmail.com) ou en commentaire de l’article.

Pour le moment, je ne défini volontairement pas plus ce que j’entends par conditions difficiles (même si j’ai bien sûr des idées précises sur la question) afin de laisser venir à moi un maximum de témoignages.

Quelques critères toutefois :

  • que ce soit un jardin cultivé depuis plusieurs années pour qu’on ait un minimum de recul (disons 5 ans minimum) ;
  • que vous ayez des photos à fournir, idéalement prises sur plusieurs années, pour illustrer un éventuel mini-reportage sur votre jardin dans mon livre.

Voilà, c’est à vous à présent !

 

15 Responses to Projet d’ouvrage chez Terran : « Jardiner en terrain difficile »

  1. Thomas (6 comments) dit :

    Salut Gilles,

    Je suis impatient de voir comment tu écris … en Terran facile :)
    Parce ce que je sais c’est que les sols difficiles, tu en fais ton affaire!!

    Alors je te propose mon jardin que j’entretiens depuis …. il fera 5 ans en février 2018
    Les conditions y sont difficiles. La plus grosse « tare » : la parcelle ouvrière est éloignée de mon domicile … environ 20mn à pédaler!! Cela m’a emmené à penser mes cultures en fonction d’un passage très peu fréquent, en moyenne une fois par semaine les 3 premières années et à présent 1 fois par mois!
    En effet j’ai passé ces 3 premières années à (co-)construire un sol et à mettre en place mes itinéraire technique. Le sol est limoneux sableux sur les 40 cm rapportés (surement par les précédents propriétaires terrestres, surement maraîchers!) . En dessous, il y a une couche d’argile car le terrain était auparavant un lac. Un terrain difficile pour les racines courtes, car la rétention d’eau doit se faire à ce niveau suite aux observations sur les cultures et spontanées qui « fonctionnent ».
    Voici les saisons passées en très synthétique:
    1ere année : semis en dispersion totale dans planches de compost. Compostage de surface des déchets de cuisine.
    2eme année : apport massif de paille et fumier composté, pailleux. Repiquage cucurbitacées et tomates.
    3ème année : apport massif de copeaux de bois (j’ose pas l’appeler BRF sur ton blog 😉 )
    4ème année : couverture végétale d’hiver par beaucoup (beaucoup !) de rangs de fèves comestibles. apports irréguliers de Matière Organique venant des « déchets verts » laissés pour compte devant la porte des maisons sur mon trajet pour aller au jardin.
    Je vais surement arriver à l’itinéraire simplifié fèves / pdt + courges coureuses / couverture végétale gélive / fèves ….
    J’ai oublié : le compost de surface m’a donné les plus belles surprises, de nombreux pêchers, abricotiers et pommiers habitent maintenant les 150m² ainsi que de nombreux autres jardins toulousains!!
    Les photos de mon blog sont à ta disposition si tu souhaites parler de mon jardin !!
    Amicalement

    Thomas

    https://jardinsurprise.wordpress.com/

    • Gilles Domenech (787 comments) dit :

      Salut Thomas,
      Merci pour ce témoignage, donc si je résume tu es sur une terre de remblais drainante sur un substrat argileux. As-tu noté des compactions ou un sol appauvri en MO et activité biologique à ton arrivée ? As-tu fait un profil cultural pour voir comment se comportent les racines au niveau de la discontinuité texturale ? En tous cas, ça vaudra le coup que je passe voir dès que je viendrais dans le sud ouest.
      ++
      Gilles

      • Thomas (6 comments) dit :

        Hello,
        oui drainant vraiment séchant. 1/2 journée après une grosse pluie de printemps et tu ne risques pas de salir tes groles!! Le sol était localement compacté car je l’ai reprise un mois de février il avait passé l’hiver à nu.Les endroits en fait non compactés étaient ceux récemment travaillée (motoculteur) et enrichie (compost). Les spontanées m’ont indiqué un sol avec des réserves de MO, pas forcément disponibles car la rétention d’eau se fait en profondeur. Une des traces les plus flagrantes de compaction : sous une planche de fraisier avec bâche plastique et irrigation goutte à goutte; sol mort aucune trace de vie, sol comme du béton …. j’ai eu un peu de mal la première année à cet endroit : j’ai bien plié une des fourches de l’aérobèche …………. dont je n’ai maintenant plus du tout besoin, la culture et la couverture permanente sur toute la surface du jardin ont redonné au sol une structure, augmenté le niveau d’humus, et, je le crois, activé le réseau mycorhizien. Peu de racines passent le cap des 40cm de profondeur. Les plus efficaces sont les blettes et blettes épinard en spontanées ; En vivace les artichauts aux racines ultra puissantes (je dis ça parce que j’en ai déterré un, y’a carrément un arbre la dessous !!). J’ai rencontré un autre difficulté : les abords de deux abricotiers, productifs, déjà en place … les alentours sont fournis de racines, peu de cultures sont possibles dans ses conditions.On peut maltraiter l’arbre en coupant les racines … je ne m’y suis pas résolu. J’ai misé sur la construction d’un nouveau sol avec les apports massifs de MO, mais les résultats, il faut le dire ne sont pas là et seules sauges alliacées font leur place dans ce coin…. je veux dire en dehors des chiendents potentilles et liserons!! …….. j’ai fait un profil lorsque j’ai creusé pour planter un arbre greffé qui m’a été donné … pas de racines, quelques galeries cependant d’anéciques et leurs charmants locataires !
        Fais moi signe lorsque tu passes dans le coin, je me ferais un plaisir de te montrer ce jardin.
        A bientôt,

        Thomas

  2. GUY MELLINGER (5 comments) dit :

    Bonjour Gilles,

    Je vois que tu vas toujours de l’avant. Et j’ai bien aimé participer à ton premier livre il y a 2 ans. Je suis à nouveau prêt à collaborer avec toi.

    Si tu pense que que la permaculture en milieu froid et humide pour laquelle je suis en recherche de solutions et pour laquelle je suis entrain d’expérimenter chez moi depuis 2 n’as rentre dans ton approche, alors je peux te fournir un dossier, de nombreuse photos amateur et professionnelle.
    Nous sommes amis sur Facebook. Ainsi tu as pu voir le mûr à pêches façon Montreuil que j’ai installé chez moi l’automne dernier afin de tester cette manière de faire. Et bien j’ai d’excellents résultats (les avantages et pas les inconvénients d’une serre). Je suis 15 jours en avance pour les récoltes et je n’ai aucune maladie ou ravageurs sur mes pêchers et abricotier (l’abricot dans le Grand Est a des difficultés à produire et vivre.
    De même, j’ai emménagé des buttes façon Sepp Holzer et là aussi c’est le bonheur au rendez-vous.
    Et je vais tester les dômes selon la technique des indiens d’Amazonie. Et pour l’instant, j’ai planté des tomates qui n’ont jamais été arrosées et sont exposées aux conditions climatiques sévères. Elles se portent superbement bien.
    Et dernier point: les carrés potagers surélevées qui donnent superbement bien. J’en parle car pour moi cela relève aussi des conditions difficiles. Les personnes âgées et/ou qui ont des problèmes de dos, les handicapés qui ont la passion du jardinage et veulent oeuvrer peuvent utiliser ce type de structure pour pratiquer leur passion. Et donc faire en sorte que cela soit facile. D’autant que le résultat est au rendez-vous aussi.

    Donc si tout cela rentre dans ton plan, on se fait un petit skype pour en parler. Et je t’enverrais le matériel qu’il te faut pour ton ouvrage.

    Dans l’attente de tes réponses.

    Cordialement.

    Guy

    • Gilles Domenech (787 comments) dit :

      Salut, même si tu n’as que 2 ans d’expérience si j’ai bien compris, ce que tu proposes semble intéressant, en effet, les conditions climatiques froides font partie à mon sens des conditions difficiles. Dans tous les cas, je suis intéressé par tes photos 😉 !

  3. Nini-Kara (1 comments) dit :

    Bonjour Gilles
    Je suis non loin de chez toi – Vallée de l’Auzonnet, et les conditions sont assez rudes:
    – sol drainant
    – sécheresse et chaleur, épisodes cévenols qui noient tout
    – zones ou « rien » ne pousse, même le chénopode est minable.
    – zones ou visiblement il y une semelle, où la prêle règne en maître.
    Ce jardin potager existe depuis 7 ans, anciennement prairie compactée
    solutions: mulch, brf, fumier, EM, compostage de surface, buttes de culture avec bois et sans bois enterré, baissières en projet, et ombrières, engrais verts pas trop, les sols sont occupés par des cultures en général.
    Il y a des photos anciennes mais en général de gros plans de légumes
    J’ai une page fb avec des illustrations
    Hortus Domaisèla
    A bientôt si ça t’intéresse

    • Gilles Domenech (787 comments) dit :

      Salut Nini-Kara,
      Effectivement, tu les cumules,là, en plus tout près de chez moi, c’est très intéressant 😉 !
      Tu le cultives depuis combien de temps ?

  4. Sylvaine & Grégory (1 comments) dit :

    Bonjour Gilles et merci de ta sollicitation.

    Oui nous estimons que notre jardin peut-être considéré de difficile. Les anciens du coin nous avaient prévenu « vous ne ferez jamais pousser quoique ce soit sur cette lande ». Nous prouvons le contraire aujourd’hui.

    – Où se trouve notre jardin ? sur les collines de Hénon au sud de Saint-Brieuc en Bretagne, versant plein ouest, 134 m d’altitude, sur une terre de lande battue par les vents du sud-ouest et du nord-ouest.

    – Quelles sont nos conditions de sol ? sol sablo-limoneux drainant, faible profonde de sol (30 à 40 cm grand maximum – présence de veine rocheuse), plante pionnière : genêt, plante bio-indicatrice dominante à notre arrivée : petite oseille.

    – de climat ? amplitude thermique -10°C à +40°C, vents dominants du sud-ouest et du nord-ouest, ensoleillement principal sud et ouest, faible pluviométrie à la belle saison depuis 3 ans (période sans averse de pluie allant de 1 mois 1/2 à 2 mois 1/2).

    – les difficultés que nous rencontrons ? sécheresse importante due au conditions climatiques globales (pluviométrie faible) + vents dominants asséchants sud-ouest.

    – et bien sûr les solutions ? haies protectrices, arboriculture fruitière, mulch, stockage d’eau, re-création d’un eco-système (permaculture)..

    Et :
    – jardin cultivé depuis 6 ans.
    – ok pour les photos prises sur plusieurs années.

    Bien à toi !
    Sylvaine & Grégory

    La Pâture es Chênes, jardin naturel biologique en permaculture
    Sylvaine Alnot & Grégory Roche
    tél : 06.83.88.39.60
    courriel : sylvaine@lapatureeschenes.fr
    internet : http://www.lapatureeschenes.frhttp://www.facebook.com/lapatureeschenes – twitter.com/PatureEs
    adresse : La Pâture es Chênes – Beau Soleil, 22150 Hénon

  5. GUY MELLINGER (5 comments) dit :

    http://c.dna.fr/edition-de-saint-louis-altkirch/2017/08/23/les-murs-donnent-la-peche

    Lien sur l’article consacré à mon mur à pêches dans le journal de ce jour (et photos).

    Cordialement.

  6. GUY MELLINGER (5 comments) dit :

    En annexe un article du journal d’aujourd’hui concernant mon mur à pêches. Cela te donnera un aperçu de ce que je te propose.

    Cordialement.
    http://c.dna.fr/edition-de-saint-louis-altkirch/2017/08/23/les-murs-donnent-la-peche

  7. Eveline KIEVITS (7 comments) dit :

    Bonjour Gilles,

    Merci pour ton nouvel appel, c’est si chouette de partager nos expériences horticoles !
    Déjà deux ans … je t’avais à l’époque envoyé quelques photos de mon jardin, qui a encore bien changé depuis … j’expérimente tout le temps. Et ton livre ‘Jardiner sur sol vivant » porte les traces de son utilisation intensive, que ce soit sur le terrain ou pour étayer mes conférences horticoles. Un vrai bonheur !
    Je suis partante pour ton second opus. Mon jardin se trouve sur une « écaille calcaire » alors que la région est en terrain houiller (région de Charleroi en Belgique) donc terre très filtrante, vite desséchée, pulvérulente. Je m’en sors en couvrant un maximum (mais gare aux limaces !) avec différents mulchs et composts de surface et ça marche ! Malgré la longue sécheresse qui a affecté nos régions du nord (depuis l’automne dernier – déficit de 40% au niveau des nappes phréatiques) j’ai de beaux résultats au niveau des bettes, carottes, pommes de terre, courgettes, laitues diverses et d’excellentes récoltes de petits fruits (mûres, framboises, groseilles, fraises).
    Je possède également une copieuse photothèque accumulée au cours de mes nombreuses années de « jardinière expérimentale » … plus de 30 ans !!! Tu me confirmes si c’est OK pour toi ?
    Au plaisir de pouvoir partager mes expériences et collaborer avec d’autres à ce « jardiner en terrain difficile », sujet passionnant !
    Bien à toi,

    Eveline

  8. Desmeuzes (3 comments) dit :

    Le pb majeur va être et est déjà l’irrigation. Réchauffement climatique qui s’emballe à toute saison dit assèchement des sols. Ce qui était l’exception va devenir la règle. Lacs asséchés, ruisseaux idem, rivières de plus en plus basses. Ex : dans le département de la Meuse (nord-est) les canaux ont presque un mètre d’eau de moins et impossible pour les bateaux d’y circuler. Il va falloir planter des plantes qui demandent moins d’eau. A+ Marc.

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