Je vous propose un nouvel article sur l’azote, j’ai déjà traité ce thème à l’automne, en vous expliquant les risques de fuites de nitrates à cette époque et les amendements à apporter alors.

Je vous propose aujourd’hui de regarder plus en détail ce qui se passe en ce moment dans nos sols.

A vrai dire, c’est exactement le contraire de ce qui se produit à l’automne : les sols restent froids au sortir de l’hiver et ce d’autant plus qu’ils sont humides, du coup, malgré l’humidité du sol, on a peu de minéralisation de la matière organiques et donc peu de libération de nitrates, ce qui fait que cet élément est peu disponible pour les plantes. Si vous avez en ce début de printemps dans votre potager des légumineuses comme des fèves, des pois… ou des plantes peu gourmandes, comme des laitues, des oignons… ce phénomène n’est pas trop gênant. Par contre pour des cultures plus gourmandes, cela peut poser quelques soucis.

Comment piloter l’azote au début du printemps ?

Cela peut se faire de plusieurs manières :

La première est d’apporter de l’azote minéral directement, par exemple en fertilisant vos plantes avec de l’urine diluée, c’est gratuit et ça marche aussi bien que l’azote chimique du commerce !

La seconde est de travailler le sol, c’est un peu contraire à l’éthique que je propose ici, mais pourquoi pas ? En effet, le travail du sol, en amenant de l’oxygène dans le sol, va favoriser l’oxydation des matières organiques et donc la libération de nitrates. C’est ce qui se passe lorsque vous montez des buttes en cette saison et explique pourquoi cette technique permet d’avoir des résultats spectaculaire dès la première année. Mais attention, vous fertilisez en détruisant par sur-oxydation le capital organique de votre sol, il faudra donc pensez à le reconstituer par des apports carbonés en conséquence ! Et si vous décidez de passer le motoculteur pour aérer votre sol, soyez très vigilants aux conditions d’intervention ! Si vous le passez sur un sol bien ressuyé, ça ira, par contre si le sol est humide, gare aux semelles de travail et aux dégâts sur les lombrics ! Suivant les années les conditions sont très variables, ici, en Ardèche, elles ont été bonnes pendant tout le mois de mars et le début avril en 2012, cette année, ce n’est même pas la peine d’y penser…

Il vous reste aussi la possibilité de faire avec les cycles naturels tels qu’ils sont, c’est-à-dire éviter les implantations de début de printemps, qui sont les plus délicates à réaliser et favoriser le plus possible des végétaux implantées à l’automne (cultures ou couverts végétaux) : il frappant de remarquer que ces dernières, non seulement ne souffrent pas de faim d’azote, mais en plus poussent de manière spectaculaire dès les températures augmentent et les jours deviennent plus longs que les nuits. Ces plantes ont passé tout l’hiver à développer tranquillement leur enracinement, à présent, elles sont prêtes pour ériger leurs parties aériennes. De plus, elles consomment une partie de l’eau du sol, ce qui facilite son réchauffement tout en le protégeant du rayonnement solaire et des précipitations.

Que dire du cas où vous avez suivi mes conseils de fin janvier dispensés dans l’article  « commencez un potager sur une parcelles enherbée grâce à un simple mulch » ? Il est clair que là, votre sol reste humide, qu’il est isolé du réchauffement dû au soleil, donc que la libération de nitrates est quasiment nulle. C’est une réalité, c’est pour cela que je propose en général d’attendre fin avril-début mai, voire plus tard, pour mettre en culture : le sol finit quand même par se réchauffer et permet la mise en place des cultures d’été. Si vous souhaitiez toutefois absolument tester des cultures dès à présent, vous pouvez toujours écarter le paillage jusqu’à voir le sol et y déposer les semences mélangées avec un terreau ou un compost de couleur sombre. La couleur sombre permet de mieux absorber le rayonnement solaire et donc de stimuler localement le réchauffement du sol, la libération de l’azote nécessaire aux plantes suivra très rapidement.

Donc pour résumer : soit vous attendez un peu plus que les voisins, soit vous semez dans du terreau ou du compost, soit vous semez à l’automne

Et vous, quelles sont vos expériences de début de printemps ? Travaillez-vous le sol ? Mettez-vous les cultures en place plutôt à l’automne ? Au printemps ?

27 Responses to La faim d’azote du début de printemps

  1. franck (29 comments) dit :

    bonsoir Gilles,
    pour l’instant dans mon jardin ,il n’y a rien .Les planches sont couvertes de mulchs différents(enrubannage sur deux, feuilles mortes et mélanges quelconques sur deux autres )J’ai recouvert les allées il y a 15 jours de brf de hêtre et de cotoneaster mélangés avec du carton dessous.J’espère que les cultures attenantes n’en souffriront pas.J’ai écarté le mulch d’enrubannage et j’ai planté quelque pieds de pommes de terre qui n’ont pas l’air de vouloir sortir.J’attends encore un peu .Le terrain est tellement détrempé qu’il va falloir attendre encore des semaines avant de planter quoi que ce soit.En plus chez nous il fait bien plus froid qu’en ardèche(creuse) et si j’attends trop pour planter les cultures n’auront pas bcp de temps pour produire.Je pense que je vais écarter le mulchs par endroit et utiliser du compost pour réchauffer un peu la terre .J’ai par contre semer de la salade et des radis ainsi que des choux fourragers sous serre dans des barquettes et tout a l’air de bien réagir mise à part les poireaux qui tardent à démarrer

  2. carlier (112 comments) dit :

    merci,

    en fait je tond , le matin tôt de l’herbe humide. C’est presque de la soupe. Appliquer en couche mince et avec une bonne pluie , ce me semble une apport « flash » qui aide bien. Donc, mon interrogation est :

    pourquoi n’en as -tu pas parlé ?

    pour être concret , en zone continentale ( est de la France ) , il est dit les pommez de terre se plantes à la Saint Joseph . Mes pommes de terre sont toutes en place, ce qui ne veut dire que je n’ai pas des plants en réservé si événement particulier. Elles le sont sous 10 cm de Brf et mycorhize. Le jeu des trois premières semaines va consister à apporter ces tontes en couche fine sur les différentes planches. C’est sûr que pour les pollinisateurs , ce n’est pas la meilleure option de supprimer les premiers repas du printemps , mais c’est aussi la période de floraison de bien des arbres.

    amicalement
    Bertrand

    • Gilles Domenech (836 comments) dit :

      C’est vrai, les tontes ont un effet engrais organique intéressant ! Je reconnais que j’ai plus l’habitude de les utiliser comme « désherbant », mais leur effet engrais est certain car leur C/N est très bas.

  3. Merlun (7 comments) dit :

    Bonsoir,

    Je vais faire court en disant  » idem que Bertrand « .

    En effet les tontes de gazons sont chez moi irremplaçables. Il faut bien entendu les melanger avec de la matière carbonée.
    Ayant utilisé du brf et des feuilles mortes par dessus ma plantation de pomme de terre, je lui ai adjoint des tontes afin d’éviter cette faim d’azote…et en plus les lombrics adorent ça !

    Bonne fin de journée.

  4. guillanneuf (1 comments) dit :

    Décidément… ces échanges entre passionnés de nature et de jardinage me fascinent et me réjouîssent car j’aime beaucoup les méthodes naturelles qui de plus sont accessibles à tous. J’apprends beaucoup et, après avoir bien ricané quand ma mère utilisait de l’urine dans son jardin… je suis stupéfaite d’apprendre que c’est de l’azote qui s’y trouve, ce qui est très utile…. ainsi, après les purins d’orties… etc que j’utilise déjà, je pourrais bien utiliser ce « nouvel » engrais naturel… comme quoi, rien ne sert de « chercher midi à quatorze heures » en achetant très/trop cher des engrais dans le commerce, quand on en a à domicile ! (l’urine sert aussi à soigner certaines maladies.). Concernant les tontes de gazon, je pensais qu’il fallait l’utiliser après l’avoir séché et non humide… ?

  5. michèle lacroix (1 comments) dit :

    Pour ma part, je voulais semer des couverts végétaux à l’automne sur mes ados: j’en ai semé sur 9 ados (des mélanges de phacélie, vesce, moutarde, féverole et seigle ou avoine ou blé) et y ai ajouté un peu d’amendement organique. la pluie m’a empêchée de continuer; j’ai mis un paillis de feuilles sur 2 autres ados. J’ai planté de l’aïl et de l’échalote à l’automne puis en février. La moutarde et les féveroles en fleurs sont visitées par les bourdons. Actuellement, je ne peux rien faire dans mon jardin qui ressemble plus à un marécage qu’à un jardin (et cela dure depuis des semaines!). J’ai juste repiqué quelques salades dans la serre; les semis d’oignons et carottes y poussent lentement. J’ai ramassé les orties (très jolies; elles ont profité de l’humidité et des quelques rayons de soleil) pour faire le premier extrait fermenté de l’année, maintenant que les nuits sont un tout petit peu moins froides!

  6. Marc (131 comments) dit :

    Bonsoir,

    J’ai planté 120 pommes de terre en faisant l’expérience des mycorhizes proposées par Gilles.
    Il m’en reste et j’en mettrai à la plantation des pieds de tomates.

    Bonne soirée.

    • cottet pierre (153 comments) dit :

      cette année j’ai utilisé un produit a base de mycorhizes(MYCOR)pour mes pommes de terre . j’ai connu ce produit dans l’émission télé matin puis j’ai commandé par internet car je n’ai pas trouvé en jardinerie . j’ai mycorhizé une rangée sur deux pour comparer . je ne crois pas aux miracles mais je me suis laissé tenté . a par les pommes de terre j’ai semé une planche d’engrais verts a base de chanvre ,de sainfoin, de cosmos et d’aneth

  7. Eon (2 comments) dit :

    Bonjour à tous,

    Je viens témoigner de mon expérimentation dans le Val d’Oise, au nord-ouest de Paris.

    L’année dernière, j’ai eu la chance de pouvoir cultiver une surface de 120 m² dont 90 cultivables. Néophyte, j’ai commencé par faire un apport important de matière là où la terre avait déjà été cultivée. Du brun et du vert avec un apport important de compost et de terreau en surface. Ce qui représentait 4 buttes de 4m50 sur 1m20 sur la moitié Est du terrain.
    C’est dans ce substrat que j’ai fais mes premières erreurs et que j’ai connu mes premières réussites.

    Cette année je démarre beaucoup mieux organisé. J’ai monté une structure en bois de coffrage pour délimiter 5 buttes, elles mêmes fragmentées en sections de 120 x 120 cm. Pour pallier à toute éventualité, j’avais commencé tôt mon plan de culture. Dès le début février; alors que l’hiver pluvieux n’était pas encore franchement installé, j’ai semé des fèves longues d’Aguadulce, et j’ai planté des bulbilles oignons de couleur, des échalotes et de l’ail rose.
    Le mois de mars ne m’a pas donné envie d’en faire plus.

    En ce moment, la tendance est en train de s’inverser. C’est la dernière semaine pour terminer les semis en lune montante et il y a un mois à rattraper sur le planning. Le temps est pluvieux, avec quelques petites averses intermittentes, de rares moments de soleil pour réchauffer la terre.
    Fin mars, la haie de laurier a été taillée par le propriétaire des lieux, j’ai installé le week end dernier une serre qui pour le moment sert à abriter quelques pieds de vivaces et qui me permet de me protéger lorsqu’il pleut.

    Cet après-midi j’ai réalisé le gros des semis du premier printemps dans les buttes. J’ai semé le reste des fèves d’aguadulce et des poids ridés Perle du Rhin. Des variétés précoces qui en principe devraient donner assez tôt.

    Les fèves semées en février sont bien sorties. Elles sont pour la plupart robustes et de couleur foncée. Les racines sont parfaitement bien formées, libres de circuler dans la terre de la butte qui est restée noire et très aérées. J’ai repiqué quelques plants qui étaient en double pour boucher les trous là où ça n’avait pas poussé.

    L’ail a donné tôt, suivi par les échalotes. Les oignons ont plus de mal, mais ils commencent à franchement pointer.

    En creusant en surface pour implanter les graines, j’ai pu constater que les buttes étaient déjà pleines de vie. A certains endroits, c’est un vers de terre tous les vingt centimètres que je dérangeais en creusant mes poquets. J’ai pu voir des collemboles, des cloportes, des bestioles oranges à mille pattes dont je ne me souviens plus le nom, des araignées, et à deux reprises, je suis tombé sur un nid d’une vingtaine de petites larves blanches inconnues au bataillon.

    Pour le moment le mulch est surtout constitué des déchets de culture de l’année dernière. Je vais très certainement utiliser les tontes de pelouse dans un premier temps, en attendant que le trèfle donne. Avec les tonnes de sacs déposés sur les trottoirs tous les dimanche soir, je ne me fais aucun souci pour faire le plein de tout ce dont j’ai besoin jusqu’à l’automne.

    Mais avant de semer le trèfle dans les allées, ce qui va m’empêcher de circuler dans les allées pendant un bon mois, j’ai semé entre les légumineuses des navets hâtifs, quelques laitues Bon Jardinier, plusieurs bettes à carde, des carottes parisiennes hâtives, des épinards Matador et pas mal de radis.
    Ce soir il a plu pas mal et la météo annonce du beau temps pour ce dimanche. Eau plus soleil, ça devraient favoriser une bonne germination de tout ça. Et dans une semaine, en lune descendante, les plantules auront tout loisir de faire leurs racines.

    On en reparle dans un mois.

    Eon

  8. Yannick (23 comments) dit :

    Bonjour Gilles,

    De mon côté, d’habitude je prépare le sol courant Avril, mais cette année, le temps ne m’aide pas beaucoup, il est un peu en retard donc j’attends pour faire en fonction de lui.

    Par contre, j’ai fait l’acquisition d’un tunnel sous lequel j’ai commencer à repiquer quelques laitues mais aussi à semer des navets qui commence déjà à pointer le bout de leur nez. cependant, les autres semis en intérieur prenne pas mal de temps donc on va patienter encore un peu pour l’extérieur :)

    Merci à toi pour ses explications
    A très bientôt
    Yannick

    • GOMISRen (8 comments) dit :

      Bonjour Gilles,
      mon sol est travaillé à l’ancienne, fumier de cheval tres pailleux, que j’ai enfoui avec motoculteur. en décembre et janvier:: le BRF est mélangé avec fumier cheval +herbes: pour l’instant il se trouve en meule pour compostage depuis 4 semaines .Je dois le retourner une deuxième fois vers la fin avril, ce qui fera environ 2 mois de compostage.Je compte l’étaler sur mes plantations(autour) dès le mois de mai, sauf si tu me propose de patienter encore.
      Il est évident que je craint la » faim d’azote ». J’ajoute que j’ai répandu du tourteau de ricin enfoui lui aussi, ce qui pourrait éventuellement pallier à ce phénomène.
      Merci de me conseiller .
      Cordialement,
      René

  9. GOMISRen (8 comments) dit :

    Bonjour Gilles,
    mon sol est travaillé à l’ancienne, fumier de cheval tres pailleux, que j’ai enfoui avec motoculteur. en décembre et janvier:: le BRF est mélangé avec fumier cheval +herbes: pour l’instant il se trouve en meule pour compostage depuis 4 semaines .Je dois le retourner une deuxième fois vers la fin avril, ce qui fera environ 2 mois de compostage.Je compte l’étaler sur mes plantations(autour) dès le mois de mai, sauf si tu me propose de patienter encore.
    Il est évident que je craint la » faim d’azote ». J’ajoute que j’ai répandu du tourteau de ricin enfoui lui aussi, ce qui pourrait éventuellement pallier à ce phénomène.
    Merci de me conseiller .
    Cordialement,
    René

  10. kara (9 comments) dit :

    bonjour
    l’urine c’est fantastique! Nous l’utilisons fermenté (recette chinoise, grands mangeurs de choux et légumes gourmands) . Toute la famille urine dans un seau émaillé au jardin – à l’abri des regards et du qu’en dira-t-on – on attend quelques jours, et on dilue beaucoup (a vue de nez dans les 10%) avant d’arroser les planches. L’odeur est forte quelques instants, puis se dissipe.
    Je continue à être stupéfaite que de bonnes pratiques gratuites et de bon sens ont disparu en l’espace de quelques dizaines d’années au profit de l’industrie chimique. Mon voisin, à qui j’en ai parlé, m’a dit que ce n’était pas possible pour lui, qu’il tenait à « respecter son jardin »…
    Merci pour ton article, Gilles!

    • cottet pierre (153 comments) dit :

      moi aussi je récupère le pipi du jardinier pour fertiliser les vivaces et les rosiers . je ne l’utilise pas au jardin car je prends un médicament pour la thyroïde .

      • rabozzi (1 comments) dit :

        L’urine peut elle contaminé les légumes.
        Quelles précautions faut-il prendre ?

        Bien cordialement

        • Gilles Domenech (836 comments) dit :

          Contaminer avec quoi ? si tu veux parler des médicaments, il apparaît qu’ils se décomposent beaucoup mieux dans le sol que dans l’eau, donc il vaut mieux l’appliquer à nos plantes plutôt que de l’envoyer dans les égouts ou les fosses septiques !
          Sinon, je ne vois pas trop quel autre contaminant l’urine pourrait amener…

  11. Diider (1 comments) dit :

    Je travaille sur des planches (+ ou – 6m X 1,50m) avec des petits passe pieds qui évitent de marcher sur la terre.L’hiver, les surfaces non cultivées sont mulchées avec des feuilles mortes plus branchages pour empêcher qu’elles ne s’envolent avec le vent, ou laissées enherbées. Le climat océanique permet de garder pas mal de légumes en terre l’hiver, ce qui limite les surfaces à protéger.
    J’ai mis ail, oignons jaunes et rouges et échalotes début mars. Comme pour Eon,les oignons ont eu du mal à démarrer et sortent actuellement. L’ail et l’échalote sont venus sans problème. J’ai essayé un semi de navets et de panais également. Je n’ai pas de nouvelles des panais, mais quelques navets apparaissent. L’arroche, semée également début mars commence à montrer son nez. J’ai tenté également un semi de carottes (avec terreau dans les sillons), début avril.
    Pour le reste, la véranda est transformée en serre jusqu’à mi-mai, et tout est semé en caissette puis transplanté en godets. J’ai planté la batavia grenobloise et des choux cabus aujourd’hui. Je paille avec les premières tontes d’herbe en attendant la croissance de la consoude avec les premiers arrosages, ou en paillage.
    Je ne parviens pas à attendre même si je sais que le retard serait aisément rattrapé en attendant le réchauffement de la terre….Et puis mon travail ne me laisse guère de temps et d’énergie à partir du mois de mai. Ma prudence se limite aux cucurbitacées et aux haricots. Pour le reste, si çà marche tant mieux. Sinon je recommence.
    Ah oui, je ne sais que trop faire avec la cendre de bois des feux de cheminées de l’hiver. Peux-t’on l’incorporer au compost ou l’utiliser dans des cas spécifiques ?

    • SUBRA Jacques (132 comments) dit :

      Bonjour DIIDER
      La cendre est à utiliser avec modération car elle est riche en potasse. J’en met régulièrement dans le jardin mais à petite dose , également quand je fais un compost je l »incorpore par fines couche. Une précision: je stocke la cendre au sec et utilise toujours celle de l’année précédente, ainsi elle est moins agressive. Finement tamisée, elle peut servir de poudrage sur les plantes envahies de pucerons ou de cochenilles.
      Jacques

  12. franck (29 comments) dit :

    bonsoir gilles ,dix jours ont passé depuis mon dernier message dans cet article et ce soir ,après une journée ensoleillée passée au jardin j’ai un problème à résoudre et j’ai besoin des avis des lecteurs de ce blog.En avril 2012 j’ai découvert cette méthode de jardinage sur le blog de gilles.J’ai acheté le livre de d Soltner et depuis je couvre tout mon jardin.Cet automne j’ai couvert 2 planches avec de l’enrubannage à moitié pourri,2 planches avec des feuilles et de l’herbe de tonte et 2 planches avec des branches de troenes et de tous les déchets végétaux que j’avais à ma disposition.Dans des coins du jardin j’avais mis du brf au mois d’avril 2012 et je n’avais rien semé dessus.
    Le printemps 2013 arrivé ,je m’attendais à trouver une terre extrêmement meuble prête à accueillir toute ce que j’allais y planter et semer.Ce dimanche matin, j’attaquais donc par planter mes pommes de terre et préparer mes raies d’oignons et d’échalotes.J’ai d’abord découvert une foison de vers de terre .une telle quantité que j’en étais presque fier (il faut dire que les années précédentes, je peinais pour en trouver une dizaine pour aller à la pêche). Cette année: extraordinaire!!je pourrais y passer ma vie(à la pêche!!)
    Mais mon problème est autre:la terre est collée,j’ai eu du mal à faire le trou pour mettre les pommes de terre et quand j’ai levé mes raies pour mes oignons, c’est par paquets qu’elle venait et j’ai été obligé de la casser pour l’émietter un peu .Pour repiquer une salade comme le dit D Soltner il me faudrait un pic et non pas un plantoir.Pourtant par petits endroits(30 cm sur les rangées de 7 m)la terre est comme le dit mr Soltner.
    En d’autres endroits le paillis avait presque disparu et la terre est très dure et sèche.
    J’ai planté mes pommes de terre mais n’ai pas mis mes oignons en espérant que la semaine qui vient va réchauffer et sécher la terre.
    Par contre ou j’avais mis mon brf l’année dernière la terre est bien plus « facile » et souple.
    J’ai l’impression d’avoir rater une étape et je ne sais comment faire pour avoir cette terre grumeleuse .Si quelqu’un peut me donner son avis je suis tout ouïe.Pour info ma terre serait plutôt limono argileuse (dixit les voisins paysans )d’ailleurs comment faire un test pour savoir?
    Merci d’avance pour vos suggestions

    • Gilles Domenech (836 comments) dit :

      Je ne suis pas sûr de bien comprendre ton problème : tu veux dire que la terre a séché sous le mulch (ce qui me me paraît surprenant avec l’hiver très humide que nous avons eu) ou qu’elle est est tellement humide qu’elle colle trop ?
      Si tu veux m’envoyer des photos pour que je comprenne mieux le problème. C’est possible que l’hiver très humide aie causé des difficulté dans ce type de préparation sur sol très argileux et pauvre en vers de terre anéciques (ceux que tu observes en grande quantité dans le foin sont probablement des épigés).
      Quelle est l’odeur et la couleur de ta terre ?

  13. franck (29 comments) dit :

    la couleur est assez noire avec plein de vers de terre de plusieurs sortes.Mais quand la terre est découverte elle s’assèche et s’éclaircit.Quand je dis qu’elle colle c’est qu’elle me parait détrempée et donc difficile à travailler et pas du tout comme une sorte de couscous.Quand j’ai planté le cros pour mettre mes plants de pommes de terre,elle venait par mottes et n’était pas souple.Dès que je peux je te fais suivre des photos.

    • benoit (25 comments) dit :

      j’ai constaté la meme chose mais les mottes sont poreuse, j’ai donc decidé de gratté sur 5 cm ,pas plus profond pour semer de l’engrais vert parce que je pense que l’effet semoul est causé par les racine des plantes. En effet cette automne tu aurais bien fait de semer sous le mulch quitte a en mettre une couche moins epaisse pour que l’engrais puisse percer et sortir. Sinon pour les pommes de terre ,une technique qui donne bien consiste a choisir un terrain enherbé ,laisser poussé l’herbe au printemps pour qu’elle remonte de l’hegrais en surface et fasse des racines comme les couverts que tu semes sauf que c’est moins de travail,apres tu tonds ou tu ecrases ensuite tu plantes et tu mulch a donf avec des feulles et ou paille 20 cm et tu mulch au fur et mesur que les plants pousse ou si tu vois que l’herbe perce. tien regarde cahttp://www.youtube.com/watch?v=iFMNFOqWUVA il decompact mais c’est mieux mais pas indispensable. Par contre ATTENTION au rongeur et au lices sous les mulch voila peace.

    • benoit (25 comments) dit :

      Frank cela aussi peut t’aider http://www.youtube.com/watch?v=7kohV9DJS4k

  14. […] La faim d’azote du début de printemps. Je vous propose un nouvel article sur l’azote, j’ai déjà traité ce thème à l’automne, en vous expliquant les risques de fuites de nitrates à cette époque et les amendements à apporter alors. Je vous propose aujourd’hui de regarder plus en détail ce qui se passe en ce moment dans nos sols. A vrai dire, c’est exactement le contraire de ce qui se produit à l’automne : les sols restent froids au sortir de l’hiver et ce d’autant plus qu’ils sont humides, du coup, malgré l’humidité du sol, on a peu de minéralisation de la matière organiques et donc peu de libération de nitrates, ce qui fait que cet élément est peu disponible pour les plantes. […]

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