Article invité écrit par Loïc Vauclin du blog mon potager en carré.

Comme je vous l’ai déjà évoqué dans la présentation de mon potager en carré, ma terre était plutôt du genre stérile et très sableuse. Les 2 premières années de culture traditionnelle à plat m’ont plutôt découragées. Seulement l’échec est un moteur chez moi, j’aime bien contourner les problèmes et les solutionner. C’est l’expérimentation qui permet de trouver des solutions. Expérimenter c’est aussi prendre des risques. Seulement il faut bien admettre que les risques pris en tant que jardinier sont plutôt réduits. Le principal est celui de travailler au jardin sans obtenir la moindre récolte. Mais parfois on fait des découvertes intéressantes. En voici quelques une qui me concernent.

Un légume se ressème ?

En appliquant les conseils que j’ai glanés sur internet, j’ai étalé la totalité de mon bac à compost sur mes carrés de potager et sur quelques planches de culture. Ma surprise fut de récolter des pommes de terre genre vitelotte et des tomates sans avoir semé quoique ce soit. Je ne sais pas pourquoi mais j’avais l’à priori que l’on ne pouvait pas utiliser les graines de ses propres légumes pour faire des semis. A vrai dire je n’avais même jamais pris le temps d’y réfléchir. Et chaque année je ne manque pas de faire chauffer ma carte bleue dans les jardineries pour acheter des graines.  Aujourd’hui je me demande bien comment ce genre d’idée a pu germer dans ma tête. Surtout que je ne suis pas le seul dans ce cas ! Y aurait-il un travail de lobbying là derrière ?

Bref, c’est tellement facile de récolter ses graines que je ne vais plus m’en priver. Cette idée m’a ouvert de nouveau horizon. J’ai découvert qu’il y avait une volonté de préserver le patrimoine légume. Des jardinier luttent pour préserver des variétés anciennes, comme notamment de choux de saint Saëns,près de chez moi. J’ai pris conscience que le travail de sélection des jardiniers amateurs mérite d’être conservé, surtout quand on voit la vitesse de propagation des variétés hybrides. J’ai décidé de travailler avec des variétés fixées et de me lancer dans la sexualité des plantes .

La capacité de la nature à se régénérer

Mes actions pour favoriser la biodiversité dans mon potager restent facileà entreprendre et à la portée de tous. Je suis néanmoins surpris de voir comment de petites actions peuvent amener de grands changements. Voici quelques-unes de ces actions :

Planter quelques fleurs mellifères et laisser quelques fleurs sauvage se développer permet de voir les insectes recoloniser votre jardin. Bien que je sois en pleine ville j’ai pu voir des insectes vraiment impressionnant. En laissant une place plus grande à la spontanéité de la nature, j’ai pu ainsi découvrir une nouvelle fleur : l’onagre. Elle a quasiment recouvert tout mon jardin, et je me dis qu’il y a surement une bonne raison à cela.

Le retour des champignons fut aussi une découverte agréable. Depuis longtemps chaque saison je vais chercher des cèpes en forets et systématiquement je jette les épluchures dans mon jardin. Seulement je n’ai jamais vu un cèpe pousser. Par contre depuis que j’utilise le BRF, non seulement un réseau important de mycélium a colonisé le terrain, mais je vois aussi des champignons pousser çà et là.

Pailler le sol avec mes déchets verts et ma poubelle à épluchure ont considérablement modifié mon jardin. Avant je ne voyais par un ver, aujourd’hui il suffit que j’écarte un peu le mulch pour voir quantité de vers se recroqueviller. Le paillage offre un environnement propice au développement de la faune du sol. Aujourd’hui mon sol grouille de vie et le développement de mes légumes a progressé.

Les vers ne sont pas les seuls à investir le paillage, il y a aussi des bestioles moins sympas comme les limaces. Forcement ma première réaction de jardinier était de sortir le tue limace. J’avais quand même pris soins de rendre le poison inaccessible pour les autres animaux.

Après quelques sorties nocturne pour tenter de pulvériser mon ennemie, j’ai fini par renoncer, enlever mes pièges et me dire je laisse faire on verra bien.

Le laisser faire au potager.

Ce n’est pas facile de laisser ses salades se faire bouffer. Mais j’ai fini par me dire que cette quantité impressionnant de gastéropode allez bien finir par intéresser quelqu’un. Au bout de quelques mois, j’ai vu les premiers carabes courir dans le potager. Un hérisson aussi à pointé son nez. Je ne dis pas que la population des limaces est déjà maintenue sous pression, mais la nature fait son travail et je suis sûr d’aller vers un équilibre. J’essaie de mettre en pratique les principes de l’agriculture sauvage.

J’adopte cette politique pour tous maintenant, et je subi des pertes. Je ne vous dis pas mes pieds de tomates cette année. Mais j’ai quand même pu en profiter. Le mildiou a tout ravagé mi-aout avec le fort taux d’humidité. J’ai refusé de traiter a la bouilli bordelaise car son action sur les champignons n’est pas ciblé. Je n’ai même pas pris le soin de brûler les pieds contaminés. Je les ai laissé sécher sur place puis passé au broyeur. Je vous dirais l’été prochain comment se portent mes tomates. Je risque peut être de déchanter mais j’ai la conviction que plus mon jardin sera riche en biodiversité plus fortes seront mes cultures.

Apparence du potager naturel.

Depuis que je laisse la nature un peu plus libre je découvre une nouvelle réaction de mon entourage.

–         Ba alors t’as laissé tomber ton jardin !

–         Mais c’est la brousse chez toi

–         Ba dit ! C’est pas très bien entretenu ton potager.

Notre vision du jardin est bien formatée, dans l’esprit de bon nombre de jardinier, un potager entretenu c’est un potager avec une terre totalement nu et découverte. C’est des légumes planté au cordeau et regroupé. Tout le contraire de ce qu’il faudrait faire ! Mais d’où nous vient cette pratique ? Comment a-t-on réussit à nous convaincre de procéder ainsi ? Sans vouloir imaginer le complot partout, j’imagine quand même que notre héritage de jardinier vient bien de quelque part. Qu’en pensez-vous ?  Croyez-vous que nos méthodes de jardinages sont le résultat du travail du marketing des industriels de la chimie ?



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20 Responses to Le potager : une source d’étonnement – par Loïc Vauclin

  1. sabine (25 comments) dit :

    un grand merci pour ce témoignage libérateur, je le trouve bôôôô ce jardin !

    cet article m’a réjouit l’âme ! encore merci

  2. Le Goas Jean-Claude (8 comments) dit :

    Cela me rappelle assez mon propre jardin : Papillons et hérissons, j’ai, plantes mellifères, j’ai (3 ruches aussi), je mange quelques champignons (Lépiotes déguenillées) beaucoup de limaces dans mon BRF dont de grosses rouges. Tristesse, je n’ai pas l’ombre d’un carabe, doré ou pas. Je ramasse les limaces à la main, mais les poules n’apprécient pas trop les grosses qui leur engluent le bec. C’est vrai que mon potager ressemble de plus en plus à la brousse !
    En ce moment le boulot c’est ramassage de feuilles, taille et broyage, un ami hier me disait qu’il n’y a pas grand chose à faire à cette période, tu parles, c’est le moment oû il y a le plus à faire (et pas avec le temps le plus agréable).
    A tous, cordialement Jean-Claude

  3. michèle (15 comments) dit :

    Ce qui se ressème naturellement et généreusement dans mon jardin : salades, mâche, poireaux, oignons, bettes, scorsonère, celeri, arroche …
    Voilà maintenant des années que je récolte mes graines de tomates, de choux, de betteraves, haricots, pois …

    En cette saison, couverture du potager avec des feuilles mortes, taille des haies et des arbustes, broyage.

    Les fèves semées en octobre font déjà 30 cm.

  4. cottet pierre (153 comments) dit :

    il n’y a pas grand chose au jardin en ce moment :des poireaux , des choux ,des cardons , des carottes , des betteraves rouges et des scaroles sous tunnel.mais je fais mon petit tour tous les jours . j’ai recouvert mes planches de feuilles mortes que je maintiens avec des voiles de forçage.je réutilise des plants de semis spontanés :tomates cerises ; salades,cosmos,bourraches,aneth et cottes de bettes .c’est un vrai bonheur de replanter ces légumes qui ne coûte pas un rond et qui poussent très bien .cette année j’ai mis des soucis mais je n’ai pas remarqué beaucoup d’insectes malgré une abondante floraison. c’est peut être a cause de la bourrache qui a fleuri tout l’été . j’ai lu que les abeilles ne visitent qu’une seule plante a chaque sortie . je ne sais ci cela s’applique a tous les insectes

  5. Anne (17 comments) dit :

    Ah! bravo,je suis enchantée par cette lecture,tout à fait ce que j’essaie de faire;je suis sûre que cela ne peut qu’aider tout le monde vivant,macro et micro.Pour certaines personnes,cet apparent »désordre » est cependant la signature d’une nature qui recommence à être heureuse.Puis-je dire que sur une butte (après engrais vert et paillage),j’ai pra-tiqué « les 3 soeurs »(maîs,haricot rame et potiron:pas d’oîdium,mais luxuriance des plants).J’ai entendu dire que remettre sur le sol les restes de plants »en déséquilibre »,permettait une réaction réparatrice,en quelque sorte,sans doute par l’action de micro-organismes;ou réction sur le principe de l’homéopathie?
    Pour les limaces:je les ramasse,et j’essaie d’effacer surtout de ma tête cette idée de vouloir toujours éliminer ce qui me gêne.
    Suivre ces expériences m’intéresse beaucoup,d’autant que je suis intéressée aussi par l’aspect sauvegarde des variétés anciennes et auto-suffisance alimentaire.Merci encore.

  6. Natacha (17 comments) dit :

    Bonsoir à tous !
    La nature comme modèle, je n’en doute pas, au contraire. Cependant comme tu le dis le jardinier ne prend pas grand risque à tirer leçon de la nature et de ses erreurs ; il en va tout autrement quand le jardinage devient de l’horticulture (activité professionnelle ). Je trouve ça bien que les jardiniers se mettent à l’écologie, je suis moi-même adhérente à une  » Maison de la Semence « , dont le cheval de bataille est la protection de la biodiversité…cultivée. Les pratiques « naturelles » de jardinage sont à adapter à un contexte sociale, économique, philosophique etc. Pour ce qui me concerne, je travaille à comprendre et étudier l’Agriculture Naturelle pour un projet professionnel.

    A bientôt

  7. Loic (20 comments) dit :

    @Sabine

    Merci :) ca fait plaisir, mais c’est pas du gout de tout le monde !

    @Jean Claude

    C’est vrai qu’il y a du boulot en ce moment. Je veux recouvrir l’integralité de mon terrain de feuilles et dechets verts. Ca en fait des voyages ! :) C’est la Crea qui va pas etre content !

    @Natacha

    As tu lu « La révolution d’un seul brin de paille » ?

  8. Subra Jacques (130 comments) dit :

    Bonjour Loïc
    Bravo pour cet article, j’apprécie beaucoup ta vision de ce que doit être un potager et ton rapport a la Nature. Tu découvre un des fondamentaux, c’est que quand on crée les conditions favorables, la VIE s’installe, la Faune et la Flore apparaissent venue d’on ne sais ou? Tu ne m’en voudras pas, mais je vais quand même mettre quelques bémols a ta vision idyllique du jardin sauvage. Tu fais référence a MASANOBU FUKUOKA  » la révolution d’un seul brin de paille »
    son crédo est laisser faire la nature, mais en la guidant et en la maitrisant. Je craint que ton jardin ne soit pas assez grand si tu veux faire simplement de la coeuillette.
    En ce qui me concerne, je laisse des semis spontanés, je fais une partie de mes graines et plants, pour le reste je commande a BIO-GERMES petite entreprise artisanale de production de graines en Lot et Garonne. Je laisse faire, mais me fixe un seuil du tolérable quand il y a invasion de maladie ou de prédateurs, la j’interviens avec des méthodes non aggressives pour l’environnement. L’équilibre parfait n’existe pas, du moins je ne l’ai pas encore obtenu, la Nature est belle et généreuse mais aussi impitoyable, il faut composer avec elle et rester humble.
    Cordiales amitiés jardinieres

  9. Barbara Campos Soler (1 comments) dit :

    C’est plus qu’un lobbying, c’est un vrai lavage de cerveau. J’ai un voisin ancien agriculture qui ne jure que par le tue limace et le traitement systématique de ses cultures.
    Dans mon jardin attenant, je laisse courir les limaces, (il y en a de très belles des toutes tigrées),avec un minimum de retrait manuel si je les surprends à l’oeuvre, mais j’avais acheté deux poules qui ont transformé nombre de ces limaces en jolis oeufs.
    De plus, en gratouillant le sol, elles ont biné à ma place, contribuant à ce qu’il ne durcisse pas (terrains argileux). Elles ont même poussé la conscience professionnelle jusqu’à aller retourner le compost tous les jours en fin d’après midi !
    Ce sont donc des alliées très efficaces contre les limaces et des jardiniers hors pair.
    Certains craignent qu’elles ne déplantent les légumes, mais elles avaient suffisamment de terrain et le chien s’est mis sur le coup en surveillant leurs allées et venues.
    C’est beau une poule à observer ! Quelle élégance, quel rythme, quelle vivacité ! Et quelle organisation !
    Elles ont un véritable parcours lié à la course du soleil. On sait que de telle heure à telle heure elles seront par ici et ensuite par là.
    Bon d’accord, j’adorais mes poules (dommage que je ne puisse joindre de photos)et des prédateurs extérieurs sont venus les tuer. C’est le seul danger que courent ces précieux auxiliaires.
    Autre idée pour les limaces : créer des zones désertiques, à l’instar des couloirs anti-feux dans les forêts, qu’elles auront du mal à traverser. J’arrosais donc mes tomates, mais pas autour. On peut aussi mettre des cendres. Il faut aussi désherber à minima autour des plantations, pour un effet désert réussi, sinon c’est une vraie autoroute à limaces. Elles adorent aussi les passages aériens, de branche à branche. Il faut leur compliquer la tâche.
    Enfin, je suis tombée un beau matin de juillet (vers le 10 ?) sur une mer de limaces en pleine copulation. Je ne me suis pas renseignée sur leur sexualité, mais apparemment, elles se coordonnent en temps et en lieu. Je n’ai plus eu qu’à les ramasser par seaux entiers et à m’en débarrasser. Réduction drastique de la population qui s’était installée dans le seul jardin sans anti-limace : le mien. Un peu de contrôle de naissance quoi. Je n’avais que deux poules pour 1800 m².
    Mon cher voisin était aussi très surpris que je ne traite pas mes plantations. J’avais entendu, et cela convenait très bien à attitude permissive, qu’il ne fallait pas pincer les tomates, qu’elles n’en étaient que plus résistantes. Je ne sais pas si c’est vrai. En tout cas, cela m’a propulsée dans une expérience de sélection naturelle sans l’avoir prémédité.
    De vraies sauvageonnes se sont étalées sur plusieurs mètres et ont produit, produit, …
    Il faut dire qu’elles avaient les pieds dans le compost, les tricheuses.
    D’autres variétés ont moins tenu et la production était petiote.
    Je ne resèmerai donc que les plus résistantes pour le sol de mon jardin et son exposition.
    J’essaie de convertir les voisins, mais ce n’est pas facile.
    Un jardin un peu fouillis n’inspire pas les maniaques de la tondeuse.
    Mais les taupes ont compris : il y a plus de vers de terre chez moi ! j’ai donc le « label taupe » dans mes pelouses (euh … prairies). Ce n’est pas folichon, mais le chien aime bien aller les embêter de temps en temps.
    Bon laisser-pousser à tout le monde !

  10. Loic (20 comments) dit :

    @Jacques

    Oui tu as raison ! j’ai peur de pas aller trés loin avec un jardin si petit. Je ne crois pas pouvoir trouver un équilibre sur 200m2 en ville, mais je suis tellement surpris de voir toutes ces bestioles arriver de partout que je rève un peu ! :)

    @Barbara

    Moi aussi j’ai ramassé les limaces a la main, tiens j’ai retrouvé une vidéo que j’avais fais pour l’occaz !
    Aie ca fait mal de revoir ses premieres vidéos ! :)
    http://www.youtube.com/watch?v=HwosTVDxMe0

  11. Hervé (23 comments) dit :

    C’est quand même marrant les gastéropodes .
    Dans mon précédent jardin j’étais envahi de limaces, surtout des grosses oranges .
    J’ai déménagé à un kilomètre de là et il n’y a quasiment plus de limaces, elles ont été remplacées par des escargots – je suis monté d’a peine deux ou trois dizaines de mètres sur les flancs de la vallé de la moselle .
    L’avantage c’est que les escargots opposent une pression bien moins forte que les limaces et sont plus faciles à réguler ne serait-ce-que par de simples ramassages .

  12. Gilles BERNARD (31 comments) dit :

    Vous êtes nombreux semble-t-il a apprécier les petites bêtes au jardin!
    Connaissez vous le réseau des refuges LPO ?
    Mon jardin est passé en refuge depuis quelques années déjà : il s’agit d’un acte purement symbolique avec en résumé : « Créer un Refuge LPO, c’est faire partie d’un réseau et partager et enrichir ses expériences, ses connaissances et son savoir. »
    « Créer un Refuge LPO, c’est adopter une démarche écocitoyenne en privilégiant les pratiques respectueuses de l’environnement et des ressources naturelles. »
    « Créer un Refuge LPO, c’est agir concrètement et simplement au quotidien pour favoriser l’accueil de la faune et de la flore sauvages. »
    Pour en savoir plus, vous pouvez suivre le lien suivant :
    http://www.lpo.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=381&Itemid=181

  13. Alain17 (22 comments) dit :

    Pour le traitement du mildiou, je suis passé au bicarbonate de soude à 1 cuillère à café par litre d’eau de pluie ou au lait écrémé en pulvérisation à 1litre pour 10 litres ( ne pas sur-doser, cela asphyxie la plante) .
    Ma barrière anti-limace est un entourage par rondins de bois.
    Les escargots les plus malins sont ramassés et jetés dans le bois voisin pour le grand plaisir d’un superbe hérisson .

  14. frederic (9 comments) dit :

    Salut Loic,

    Merci pour tes articles toujours très interessant.
    Je ne poste jamais de messages mais je ne rate aucun des tes posts.
    Je jardine depuis + de 2 ans et en debut de cette année , j’ai essayé la technique du non-labour de la terre. Cela fut une réèlle révélation. + qu’une technique de jardinage, pour moi ca en est devenu une phylosophie et un réèl plaisir de voir ma terre grouillé de vers de terre, carabes et autres insectes.
    Pour en revenir à ton post sur les tomates, moi aussi je refuse la bouillie bordelaise et ai traité au bicarbonate de soude cette année. Les plants ont été attaquées mais de façon plus lente que celle de mes voisins.
    J’ai aussi entendu que Cardon (c’est le Monsieur specialiste de la permaculture içi en Belgique) pronait pour les tomates de ne pas faire de rotation de culture. Il plante ses tomates toujours au meme endroit sans aucun traitements. Les premiers temps, il y a effectivement le mildiou qui apparait mais en laissant les plants sur place d’année en année, des bactéries qui s’attaquent au mildiou font leur apparition. Ce qui a pour conséquence que les années suivantes , les attaques de mildiou sont quasi nulles. Je vais essayer cette méthode l’année prochaine.
    Ca parait fou mais tout ce qu’il m’a dit jusqu a present à fonctionner.
    Autre exemple, il m’avait de que quand je repique mes salades (et autres légumes), il ne faut pas les arroser (sauf grande sécheresse), car selon lui, çela attire les limaces et , sans arrosage, les plants mettent tous leur efforts à produire plus de racines pour aller capter l’eau plus en profondeur.
    Je n’y croyait pas (car c’est en total opposition à tout ce qui se dit en matiere de jardinage)mais j’ai quand meme tenté l’expérience et j’ai eu de belles grosses salades.
    Moins de travail, pour un resultat encore meilleur, je suis preneur 😉
    Ce qui ne veux pas dire ne jamais rien faire mais c’est un exmple qui montre qu’il n’y a pas qu’une seule vérité dans le jardinage
    Au plaisir lire d’autres posts toujours tres enrichissants.

  15. Loic (20 comments) dit :

    Bonjour Frederic

    Effectivement, je crois qu’il faut oublier tous ce que l’on croit savoir et tester, essayer et experimenter. Et les exepriences concluantes des uns ne le seront peut etre pas pour les autres. En tous cas je vais essayer aussi, les tomandes toujours au meme endroit ! :)

  16. cottet pierre (153 comments) dit :

    j’ai, pratiqué la culture des tomates au même endroit sans résultat bien au contraire . maintenant je pratique la rotation même pour les tomates et tout va pour le mieux

  17. Marie (10 comments) dit :

    Merveilleuse nature qui n’a pas fini de nous étonner. On ne peux qu’observer pour comprendre. Pas théoriser.

  18. francoise (23 comments) dit :

    bonjour dans mon précédent jardin j ai cultivé des tomates et des pommes de terres toujours au mm endroit bon c était une terre de marais argileuse la seule fois ou je l ai mis ailleurs je n ai pas eu de tomates ou si peu nous avons essayer le fumier trop d herbe
    ici rebelote mes tomates sont toujours au mm endroit et elles s en portent bien ici c est aussi une terre argileuse rouge par contre je leur m es du purin d ortie ou de consoude ou de prèle ou de feuille de rhubarbe une fois par semaine mes tomates sont belles jamais vu aussi grosse certaine variété la plante a pas une belle allure mais elle a de bo fruits et c est ce qui comptent
    ici en Charente maritime cette année j ai eu des haricots et de bo poireaux et comble de bonheur mes pommes de terre se ressèment d une année sur l autre toujours au mm endroit et elles sont magnifiques elle est belle la vie pour pallier aux limaces et aux escargots j ai semer des choux chinois ça vient bien et c est bon le jardin s améliore un peu tous les ans l hiver je pose carton la pub de l année que je conserve a cette effet….le brf des arbres et de la paille ou des feuilles glanées chez les voisins et les tontes des pelouses glanée aussi et entre les couches de feuilles je m es un activateur de compost et tout ça se décompose bien voila bon je vais cultivé qq ricin pour mes amis les rats souris qui dégustent mes tomates et mes topinambours …voila mes expériences pour les framboisiers c est pareil il choisissent leur endroit j en avais mis un a un endroit et pensent qu il était trop au sec je les déplacé et bien cette année le plant déplacer a crever….de de la racine est poussé un magnifique plant qui donne il va rester la au sec…..

  19. Clara (2 comments) dit :

    tu as écrit  » En laissant une place plus grande à la spontanéité de la nature, j’ai pu ainsi découvrir une nouvelle fleur : l’onagre. Elle a quasiment recouvert tout mon jardin, et je me dis qu’il y a surement une bonne raison à cela. »

    moi aussi j’ai découvert l’onagre il y a 2 ans. j’en avais juste quelques pieds et je croyais avoir coupé les tiges et récupéré les graines avant qu’elles se dispersent… et cette année mon terrain a été recouvert d’onagre…comme toi je me suis dit qu’il y a une bonne raison…mais sais tu laquelle?
    et que faire?

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