Que signifie Jardiner « Sol vivant » ? En fait je vous en fait la confidence, c’est une expression que j’ai inventée. J’aurai pu appeler ce blog jardin « sans travail du sol » mais ça me plaisait pas de définir par la négative un thème aussi passionnant.

août 2011 : cette planche a été préparée à partir du mois de février de la même année sans aucun travail du sol !

Pourquoi donc vouloir supprimer le travail du sol ? C’est quand même bien connu qu’il est IMPOSSIBLE de cultiver un jardin sans bêcher, passer le motoculteur, biner… Qu’est ce que je vais donc vous dire ? Que c’est affirmation séculaire est fausse ? Eh bien oui, c’est ce que je vous affirme. Je vous l’accorde cela demande une certaine technicité et pas mal d’essai, parfois d’échec, avant de trouver un système qui fonctionne sur chaque sol, chaque culture, mais c’est possible ! Non seulement c’est possible, mais en plus cela permet de mieux gérer la fertilisation, l’irrigation, la santé des plantes, la qualité du sol…

Pour mieux comprendre cela, imaginez que 90% de la vie souterraine est dans les 10 premiers centimètres du sol ! Il apparaît alors clair que tout travail, même peu profond la perturbe profondément. Or qui mieux que les vers de terre travaillent le sol en creusant tout un réseau de galeries qui structurent et aèrent jour après jour, nuit après nuit la terre que nous cultivons ? Qui, mieux que les champignons mycorhiziens aident les plantes à se nourrir en utilisant le plus efficacement possible les ressources en eau et nutriments qui lui sont difficiles d’accès ? Qui, mieux que les animaux du sol peut recycler les matières organiques pour créer une fumure idéale pour nourrir nos cultures ? Qui mieux que les légumineuses et les bactéries qu’elles abritent dans leurs racines sait fixer l’azote de l’air pour l’amener dans le sol ?

Vous l’aurez compris, je propose de remplacer le travail de l’outil par celui des organismes du sol. Je vous invite donc à commencer par découvrir cette vie foisonnante qui s’exprime discrètement sous nos pieds…

Découvrons la vie du sol

« On estime actuellement que la faune du sol représente plus de 80 % de la biodiversité animale. Ses plus célèbres représentants, les vers de terre, sont la première biomasse animale terrestre :  on en compte en moyenne une tonne à l’hectare en masse fraîche ! » (Aline Deprince, 2003)

Préserver ce milieu de vie extrêmement riche apparaît donc comme comme un enjeu à la fois agronomique et écologique majeur !

pédofaune et pédoflore : un diplopode (mille pattes) au milieu de fructifications de champignons. © Ph. Lebeaux http://www.lafaunedusol.com

De quoi s’agit-il ? La organismes vivant du sol sont très diversifiés et sont classés en deux grandes catégories : la pédoflore et la pédofaune.

La pédoflore contient toutes sortes de micro-organismes :  bactéries, algues, myxomycètes et bien sûr champignons. Bien qu’étant pour la plupart microscopiques, ces organismes, bactéries et champignons en tête, jouent un rôle majeur dans le fonctionnement des écosystèmes terrestres. Parmi ces rôles, nous pouvons recenser la décomposition des matières organiques, la stabilisation de la structure du sol, la mise à disposition de nutriments pour les végétaux et en particulier d’azote et de phosphore à travers des relations souvent symbiotiques avec les plantes.

La pédofaune est quant à elle composé d’animaux et protozoaires (amibes, flagellés, ciliés, ces organismes n’étant pas des animaux devraient logiquement être classés dans la pédoflore, mais l’usage est tenace chez les pédologue…).

Les plus petits d’entre eux, protozoaires et nématodes (vers microscopiques), ont, à l’instar de la pédoflore un impact majeur sur le cyclage des nutriments.

La pédofaune renferme également des animaux de toutes dimensions depuis les minuscules acariens jusqu’aux vers de terres et aux taupes. Ces animaux ont des régimes alimentaires très variés et jouent aussi un rôle majeur dans la transformation des MO et la structuration du sol, c’est grâce à ce dernier rôle que l’on peut se permettre de cultiver sans travailler le sol !

Afin de faire faire connaissance plus en détail avec la vie du sol, je vous recommande la première partie du livre de Lowenfield et Lewis « Collaborer avec les bactéries et autres micro-organismes du sol » et « le sol vivant » de Gobat, Aragno et Matthey (une bible, mais d’un niveau sensiblement plus élevé que le précédent).

Comment favoriser cette vie foisonnante ?

De nombreuses pratiques permettent de favoriser la vie du sol, mais ces pratiques seraient vaines si l’écosystème qu’est votre jardin subit certaines agression.

Ces agressions sont de deux types : mécaniques et chimiques, autrement dit le travail du sol et les pesticides.

Je vous invite à réduire le premier à son strict nécessaire afin qu’il soit le plus rare possible, le plus superficiel possible et idéalement en privilégiant les outils à dents.

Quant aux pesticides, je vous invite à proscrire tout insecticide (y compris ceux autorisés en bio) et tout hélicide (le ferramol mis à part car il préserve les prédateurs des limaces).

Donc pesticides (naturels et de synthèse) laissés sur les rayons des jardineries, outils de travail du sol remisés, voire revendus, il nous reste à définir les pratiques compatibles avec un sol vivant. Ces pratiques sont nombreuses et je vais ici focaliser sur celles que j’utilise et qui sont basées sur un minimum d’interventions.

De nombreux jardinier qui sont également sensibles au maintient d’un sol grouillant de vie ont tendance à aller vers des modes de cultures nécessitant beaucoup plus de travail, surtout lors de la mise en place, comme des cultures sur buttes, ados, carrés. Je vous invite à découvrir à travers certains blogs, comme celui de Loïc Vauclin, ou des ouvrages comme « Le jardin naturel » de Jean Marie Lespinasse.

Ma proposition est de démarrer un potager, autant que faire se peut, sans aucun travail du sol à partir de mulch, je rejoins ainsi en grande partie les pratiques que préconise Dominique Soltner dans son « guide du nouveau jardinage ».

Le pois fourrager peut être aussi bien une culture qu’un couvert hivernal

En revanche il me semble que de telles pratiques sont surtout pertinentes lors de la première mise en culture, ensuite, le plus pertinent est de faire se succéder le plus intensivement possible les cultures ou les couverts végétaux sur chaque planche du jardin. Cela amène le jardinier à cultiver un potager en toutes saisons, ce qui permet d’améliorer le sol avec toutes les plantes qui y poussent, de maximiser les flux d’énergie qui nourrissent le sol… L’apport d’amendements organiques complète, si nécessaire les pratiques à adopter. Ces pratiques sont synthétisées dans mon article « les trois piliers de l’aggradation des sols ».

Je vous invite également à lire les conclusions des 30 ans d’expériences de Jacques Subra, sur le fait de jardiner à plat ou sur différents types de buttes, ainsi que l’approche de Guylaine Goulfier dans sa « révolution au potager ».

La biodiversité favorisée par ce type de pratiques permet d’aller vers une régulation naturelle des prédateurs et des pathogènes, mais ceux-ci ne sont pas absents pour autant et lutter contre leur prolifération est encore parfois nécessaire. Pour ce faire toutes les méthodes respectueuses de l’environnement sont les bienvenues : voir par exemple les propositions de Jacques Subra pour lutter contre les limaces, ou encore l’utilisation d’extraits végétaux, comme le préconisent les auteurs de « purin d’ortie et compagnie ». Pour travailler en ce sens soigner l’environnement en favorisant un maximum de biodiversité, non seulement dans le sol, mais aussi à tous niveau dans le jardin aide à réguler ces problèmes. C’est ainsi que des mares, des arbres morts, éventuellement couverts de lierre, des murets de pierre sèche, les hautes herbes… sont autant de refuges pour les auxiliaires de cultures en tous genre. Gilles Leblais, dans son ouvrage « mon jardin paradis » propose un véritable guide pour aider le jardinier à rendre son jardin le plus accueillant possible pour la faune sauvage.

 

Bien entendu ces pratiques sont des axes de réflexion, de recherche, de mise en pratique, et en aucun cas un ensemble de dogmes arrêtés. Cette approche s’enrichit au jour le jour de vos expériences, de vos observations, de vos idées, je vous invite à les partager à travers les commentaires de toutes les pages et tous les articles de ce blog !


55 Responses to Les bases du jardinage sol vivant

  1. Marc (100 comments) dit :

    Extra. J’allais éteindre l’ordi et je venais de t’envoyer un Mail privé à propos de l’arboriculture bio qui me semble bien complexe pour l’avoir essayée sans vraiment de succès.

    Oui, je vois, en parcourant vite fait, que tu reprends plein de choses de tes précédents articles. Et avec beaucoup de liens. C’est parfait. Je lirai tout cela avec attention dès demain.

    Merci Gilles !

  2. victotj (1 comments) dit :

    Très bien ton article. Je souscris a toutes tes idées.
    J’ai cependant tout essaye pour lutter contre les limaces, rien ne marche.
    En désespoir de cause j’ai recherché la phytotoxicite du metaldehyde . Je n’ai rien trouvé d’alarmant.
    Au risque d’être iconoclaste, je vais continuer a utiliser du tue limace sauf si on me démontre que c’est nuisible aux michorizes par exemple.

    • Gilles Domenech (510 comments) dit :

      Vis à vis des mycorhizes, le metaldehyde est inoffensif, il est par contre mortel pour les crapaud, merles, carabes, hérissons et autres animaux susceptibles de manger des limaces qui viennent d’ingérer le poison.
      le ferramol n’a-t-il rien donné chez toi ? Et le marc de café ou les barrières de pouzzolane ?

    • bernard désamoré (3 comments) dit :

      bonsoir

      le meilleur moyen et le moins cher contre les limaces sont des planches posées le long des cultures sensibles aux attaques de limaces;
      Le jour , les limaces se réfugient sous les planches qu’il suffit de retourner pour les détruire à la main;
      Coût = zéro
      pollution = zéro

      • Le papet (1 comments) dit :

        Je dispose des planches et des tuiles près du potager et je fais un tas avec les légumes fanés les épluchures, bref un banquet pour limaces. Je ramasse régulièrement ces gourmandes et je vais les tuer un peu plus loin.

        • Milene (1 comments) dit :

          Juste pour rajouter mon grain de sel : en biodynamie il est dit que les limaces apportent au terrain de la silice…je sais qu’en agriculture agro-écologique et en biologique, il est laissé une place de choix au duo Azote-Carbone. Il n est pas trop fait mention de la silice. En revanche, je sais que que steiner faisait grand cas de la silice (préparation de corne de silice) en plus du carbone (préparation de bouse de corne). Soit dit en passant, la terra préta est un mélange de charbon (carbone) avec des pots de terre cuite (silice) et les travaux de Hamaker et de weaver on également mis le compost (carbone) mais aussi la poudre de roche de glacier (silice) en grande ponte pour le retour à une terre fertile. Et juste, dernière observation : une des grandes préparations en biodynamie pour lutter contre l’exces d’humidité générale est un préparat à base de prêle (plante que l’on sait riche en silice !). bref, je me dis qu’il y a des choses à creuser…je suis preneuse de tout avis et retour d’expérience sur la question ! :)

          • SYMBRAGOS GEORGIO (1 comments) dit :

            J’ai trouvé votre réponse pertinente, enfin quoi, combien même la silice, les limaces c’est aussi du vivant qui ne demande qu’à rendre service à notre dame terre.

      • nadia (2 comments) dit :

        Une expérience à ne pas refaire : j’ai voulu protéger du froid les pieds de plantations avec des coques de cacahuètes. A ma grande surprise, les limaces ont trouvé leur creux tout à confortables et s’ y sont indtallées. Je n’y avais pas pensé,

        Nadia (Bruxelles)

      • nolot (1 comments) dit :

        Tu donnes les limaces a tes poules apres… elles se battent pour en trouver une !! :)

    • toto (1 comments) dit :

      elles raffolent de la bière jusqu a en mourir, en assiette, sinon une planche ou elles se planqueront la nuit: au matin: recolte!!!

    • floch (1 comments) dit :

      J’ai lu récemment (mais pas essayé) que pour lutter contre la prolifération des limaces que le marc de café est très efficace et qu’ il agirait aussi contre les fourmis!

  3. NANCY (5 comments) dit :

    Merci Gilles je vais lire attentivement et te tiendrai au courant

    encore merci

  4. Daniel PINOS (1 comments) dit :

    Une vraie mine d’OR pour un converti de fraîche date ! Merci.

  5. Yannick (23 comments) dit :

    Bonjour Gilles,

    Superbe page !! J’ai appris plein de choses sur la richesse des sols ; nous devenons conscients qu’il y a un plein de vie sous nos pieds, qu’il faut préserver avec les bons gestes … mais la difficulté est souvent de comprendre le rôle des différents organismes.

    Merci à toi, j’irai visiter les liens pour continuer à apprendre et comprendre un « sol vivant » (Au passage, une belle expression :) )

    A très bientôt et merci
    Yannick Hirel

  6. moniqueines (4 comments) dit :

    merci, je suis en train de démolir un abri couvert de plastique qui en sert plus à rien et je compte bien faire de cet endroit une magnifique bordure fleurie, je compte sur ton aide et je me mets au non travail!

  7. sabine (24 comments) dit :

    un grand merci Gilles ! ce site est une véritable mine dont les joyaux sont les expériences des uns et des autres , sertis par cette grande générosité du partage qui permet à tous d’accéder aux joies d’un jardinage responsable !
    un vrai régal

  8. van wonterghem (1 comments) dit :

    Un grand merci!!! Un vrai régal…j’ai hâte de mettre tout cela en place.

  9. raymond (18 comments) dit :

    Salut Gilles tu as parfaitement raison d’insister sur le respect de nos sols,je dis nos sols,car le sol n’est pas universel et le mieux pour jardiner est de connaitre le sien.le jardin,moi je serais plutot comme Jacques Subra ,bien qu’ayant le potager en pente,j’ai prefere casser la pente et jardiner a plat,bien sur couvert toute l’annee,paille,foin,brf,composts a tour de bras,compostage sur place au sol,et maintenant en plus jus de compost aere,je reserve les carres un peu lasagnes(de cheval) pour le jardin d’agrement,pour les dahlias,bulbes tulipes,jacynthes et autres,tout ce qui est d’une saison et non consommable ces carres sont super riches ,un fois les plantes demarrees,jus de compost aere fabrique avec lombricompost,que j’utilise aussi en pulverisation foliaire,il faut tout essayer c’est enrichissant.trop de magazine de jardinage pronent encore le bechage,le motoculteur,certainement les marques qui paient leurs pubs

  10. yvonne (5 comments) dit :

    Bonjour Gilles et merci pour toutes ces infos. Pour le moment, le jardinage me démange…. mais le sol est super gelé… j’attends avec impatience l’arrivée du dégel: en tant qu’enseignante et belge, je suis en vacances…. alors, je feuillette le catalogue « semaille », je pense à tout ce que je vais mettre dans mon jardin cette année: du cornouiller malus (pour faire un petit alcool maison), aux légumes et fruits….

  11. Yann LOPPION, ARBRACOOP (1 comments) dit :

    Bonjour Gilles,

    Parfait résumé de ce que je cherche à écrire depuis quelques temps. Je suit depuis le début ton blog mine d’info et de bon sens.

    Dans l’association ARBRACOOP où je suis chargé de développement nous avons un programme d’action nommé « Un sol vivant pour nos enfants » où nous souhaitons mettre en place une opération « 100 jardins sans bécher » pour sensibiliser le grand public à une pratique plus respectueuse du sol (du jardin jusqu’aux champs). L’objectif est de proposer à des jardiniers volontaires (particuliers, maraîchers, gestionnaires de parcs publics, agriculteurs) d’essayer de cultiver sans travail du sol sur une partie de leur culture pour leur permettre de se rendre compte par eux même de l’effet d’amélioration sur la structure et la vie de leur sol, une sorte d’expérimentation participative.

    Puis-je utiliser ton texte (en citant la source bien sûr) pour expliquer le pourquoi de notre démarche, c’est déjà si bien écrit?

    Encore merci et bravo pour toute cette diffusion de savoir à travers ton travail.

  12. Cyril (1 comments) dit :

    C’est un article très utile et qui finalement constitue un joli sommaire d’une base de données d’articles intéressante.
    Je profite de cet article pour te féliciter pour tes articles à caractère technique / scientifique, c’est ce que je recherche.

  13. Sylvaine (7 comments) dit :

    Merci Gilles de réunir toutes tes ressources en un seul article. Tu me donnes ici l’occasion de lire les expériences de Jacques Subra. Gilles Leblais, je ne connaissais pas. C’est passionnant, encore plein de choses à découvrir et partager ! Merci !
    Sylvaine.

  14. Arnold (1 comments) dit :

    Merci Gilles, je vais découvrir avec plaisir tous ces liens.
    Je suis novice et vais seulement tenter de cultiver de cette
    façon dès le printemps.

    Arnold

  15. Abdenour Rezzouk (1 comments) dit :

    Bonjour,
    Je lis souvent les infos présentées sur ce site, c’est très riche et généreux de la part de tous les intervenants. cet article m’a fait réagir car il est pédagogique et contient beaucoup de liens intéressants. Tout le monde comprend qu’il y a une vie bouillonnante a quelque centimètre de la surface du sol et qu’il ne faut pas trop la perturber. Mais comment la travailler cela demande beaucoup d’expérience et d’aide de la part de ceux qui se sont frotter au problème.
    Merci pour toutes ces informations cela me servira à soigner d’une façon plus approprié mon petit jardin de 400m2 souvent imbibé d’eau. c’est en Normandie.

  16. Cathy (2 comments) dit :

    Merci pour ce nouvel article qui me semble être un condensé des précédents, avec de nombreux liens permettant d’étendre nos connaissances.
    J’ai emménagé l’été 2011 dans le Var avec un grand jardin mais pas de potager prévu. A l’automne 2011, j’ai fait élaguer de nombreux arbres, réduit les tailles en brf dont j’ai étendu une couche épaisse sur l’emplacement, recouvert d’herbes, que je dédiais à un futur potager.
    Au printemps suivant j’ai semé dans ce brf décomposé en partie des haricots, radis et planté des plants de tomates, courgettes, poivrons et aubergines.
    Seuls les radis et tomates ont bien poussé.
    Mais je ne désespère pas: j’ai recouvert à nouveau mon potager de brf et attend le printemps avec impatience.
    Merci encore pour tous tes conseils.

    • Gilles Domenech (510 comments) dit :

      En effet cette page est une synthèse de ce qui a été écris au cours des 2 premières années d’articles de ce blog, sa mission est d’aiguiller les lecteurs pour qu’ils retrouvent facilement les articles dans lesquels ces bases sont détaillées.

  17. meunier (7 comments) dit :

    Grand Merci Gilles D.

    Etais à surveiller mon petit-fils dans le jardin lorsque je me suis dit : Ai tout sous les yeux pour commencer !des tas partout de végétaux coupés ressemblant à un paillis, des feuilles mortes.
    Je viens de prendre la fourche et les nouvelles habitudes vont se prendre peu à peu. Le mulch quoi ! Je fais un coin comme celà « sol vivant », un coin avec 2 carrés et le reste à l’ancienne ! Je vais imprimer l’article bien fait mais depuis le temps que…C’est parti ! Sentiments amicaux et bon courage à tous ! Geneviève

  18. meunier (7 comments) dit :

    merci !
    En plus ai un jardin sans outils mécaniques sauf tondeuse et surtout sans produits chimiques depuis 10 ans !
    A + !

  19. DANISNOP (3 comments) dit :

    Je suis en année de transition . Une preuve de mon bon choix : une taupe est arrivée pour m’aider à aérer le sol dans une planche de fraisiers ! Beau travail !

  20. baigana (2 comments) dit :

    bonjour GILLES
    Je reviens encore pour vous demander par rapport à vos expériences sur le sol,surtout en AFRIQUE dans le sahel et plus particulièrement dans la zone désertique comme le Tchad où les sols sont semi-arides dont quels types des potagers doivent mettre en place? si non j’ai beaucoup travailler sur les laitues et les piments où la demande est beaucoup souhaitée à N’Djamena malgré tout mon travail, j’ai été victimes de risques de dégradations des sols où j’ai abandonné mon travail des potagers pour suivre une formation actuelle à l’université Yaoundé’ 1 au Cameroun.Est ce que vous envisagerez un jour de nous rejoindre à N’Djamena pour mettre en place une filière jardinonssolvivant dans les périurbaines pour qu’on bénéficie des formations et se relancer dans la vie active malgré que nous n’avons pas des partenaires financiers et nos moyens limités. Merci et merci vous;j’attends vos éclaircissements et les orientations.

    • Gilles Domenech (510 comments) dit :

      Bonjour Baigana,
      Ce serait avec plaisir que je participerai à vos projets. il m’est pour le moment impossible de travailler bénévolement sur un tel projet (moi aussi, je dois d’abord penser à nourrir ma famille ;-) ). Si vous souhaitez monter un projet précis et que nous trouvions un financement, je suis prêt à regarder cela avec vous.

  21. JY (4 comments) dit :

    des articles très intéressants, mais que c’est fastidieux à expliquer à ceux qui sont pour des jardins « propres », au cordeau,…
    Mon souci est la taille de mon jardin : 50 m2 dont 10 à retirer pour abri et plots en ciments
    C’est en ville …… Où trouver de la biomasse , avant que mon jardin puisse la produire ??
    sol sableux (inerte) sur couche de bitume à 60 cm !!!! J’ai déjà ensemencé avec qq lombrics et vers de composts, et 10 L de terre prise dans un bois de feuillus…… et 10 L aussi de brf
    Pas facile quand on n’est pas Dans la campagne …..
    Mais j’adhère totalement à la philosophie et l’esprit de ces articles ! Merci.

    • Gilles Domenech (510 comments) dit :

      Dans ton cas, je vois deux possibilités:
      - les déchets verts, eh oui, c’est en ville qu’on en trouve le plus ! Récupère dans le voisinage tontes, feuilles, tailles… que tes voisins envisagent de jeter !
      - Produire de la biomasse avec tes cultures en implantant des végétaux qui produisent beaucoup de résidus : maïs, doux, artichauts, tournesols, amarantes… La restitution des résidus de ces cultures sera bénéfique à ton sol !

      • JY (4 comments) dit :

        Merci Gilles d’avoir répondu ….mais je suis entourée d’immeubles … rien à glaner … En bord du Gardon de l’armoise … mais que vaut-elle pour le sol ? Qq’un a-t-il une idée là-dessus ? je vais mettre des amarantes et des tournesols Merci

        • Gilles Domenech (510 comments) dit :

          armoise ou ambroisie ;-) !
          Dans tous les cas, ne te pose pas trop de question : toute biomasse disponible est à valoriser. Personnellement, je n’hésite pas à utiliser l’ambroisie, le chénopode et les fougères qui poussent en abondance autour de mon jardin !

  22. JY (4 comments) dit :

    Merci Gilles d’avoir réondu ….m

  23. menaitreau evelyne (2 comments) dit :

    Merci pour votre page. Je vous lis tous les jours, j’en rêve la nuit… (de mon potager). J’ai tout à faire, à commencer par convaincre mon époux très enclin à garder les habitudes… C’est pas facile car il y a beaucoup de choses à apprendre, à décoder parfois, tout se mélange dans mon esprit quelques fois, mais ça va aller, on va commencer doucement. Nous sommes dans la drôme des collines depuis 1 an. Mon potager est grand (400m2), je pense utiliser réellement la moitié cette année. De plus il est plein de courtilières… affreux. J’ai « semé » des Nématodes l’année dernière, je refais cette année, par contre je ne sais pas d’abord si cela va marcher, et si il n’y a pas de conséquences néfaste pour d’autres…
    Bref encore merci. Cordialement.

  24. Elmo (1 comments) dit :

    Bonjour,

    Merci pour toutes ces informations. Je me lance pour la première fois cette année dans la création d’un potager, et votre approche me plaît beaucoup. J’habite au Québec, et ici, la neige vient à peine de fondre. J’ai délimité mon terrain, mais je n’ai pas préparé le sol à l’automne dernier, je n’ai donc mis ni cartons, ni composte…ni rien du tout. Est-ce envisageable de commencer cette année, à partir de mon bout de terrain, qui a actuellement de l’herbe dessus? Si oui, comment dois-je procéder? De plus, je soupçonne qu’il n’y ait pas assez de terre en dessous, car mon terrain est parfois rocheux. Que me conseillez-vous pour pouvoir planter ce mois de mai? Merci d’avance.

    • Gilles Domenech (510 comments) dit :

      Oui, tu peux commencer maintenant, mais tu ne pourras pas attendre que la végétation soit décomposée dessous pour planter. Si ton terrain est vraiment rocheux, évites pour le moment les légumes racines, après tu verras bien avec l’expérience ce qui vient bien chez toi !

  25. Lorena (2 comments) dit :

    Bonjour Gilles,
    Je vous ai écouté attentivement le 4 dec dernier… et depuis ça cogite. Je fait un très grand jardin car je nourri quelques 35 familles. Pour l’instant je travaille le sol mais cette année je veux mettre en place une parcelle essaie. Il s’agirait de pouvoir cultiver sur une prairie, ma parcelle s’essaie ferai 200m². Vu les contraintes climatiques de cette année je n’ai pas pu couvrir le sol avant. Je me suis munie de mulch (10 tonnes) issu de l’aire de compostage de ma communauté de commune (sud toulouse). Je comptais couvrir ces 200m² avec. Mais ma question est la suivante: quel comportement aurait le chiendent, très présent sur ma prairie? prendra-t-il le dessus sur les courges que je compte y semer? Etant donné que je ne peut pas trop louper cette culture je voudrais savoir quels risques je prends. Vaut-il mieux essayer d’installer une autre espèce?Choux, poireaux? j’ai pensé aux courges car dans peu de temps elles auraient une bonne couverture au sol.
    Merci de me donner une petite lumière!

    • Gilles Domenech (510 comments) dit :

      Les courges sont effectivement une bonne solution, il est aussi envisageable d’implanter des tomates; des aubergines ou autres plantes à repiquer en mai-juin et qui présente un important développement.
      Pour le chiendent, toutefois, ne rêvons pas, le mulch ne va pas l’éradiquer, mais il le retardera fortement, tes plantes à fort développement auront ainsi le temps de prendre leur place avant qu’il ne reviennent. Ensuite, s’il te gêne vraiment tu pourra essayer des couverts de seigle à implanter en début d’automne pour le concurrencer efficacement et l’affaiblir durablement.

      • Sylvaine Alnot (7 comments) dit :

        Bonjour Lorena, Bonjour Gilles, merci Lorena d’aborder ce sujet sur la gestion du chiendent et merci à toi Gilles pour l’astuce avec le seigle. Nous avons installé un jardin de buttes sur 1500m² de prairie, un autre de carrés/rectangles sur 400m² de pelouse d’agrément. La plus grande partie de notre temps est consacrée à la gestion de l’enherbement par mulching dans les allées et le long des bordures.

        Lorena, vous écrivez « Je fait un très grand jardin car je nourri quelques 35 familles. » Pouvez-vous nous en dire plus ou peut-être échanger nos contacts ? Nous avons en tout un potentiel de 3500m² dans lequel nous souhaitons y créer un jardin forêt, pour assurer notre autonomie vivrière et un petit revenu issu de la vente des surplus de production. Nous avons besoin de nous nourrir d’expérience comme la vôtre pour mieux nous projeter. MERCI et à très bientôt !

  26. Lorena (2 comments) dit :

    Merci Gilles pour ces conseils. Sylvaine c’est super votre expérience de jardin sur buttes sur prairie. ça m’intéresse beaucoup votre expérience car je suis à la recherche de nouvelles techniques plus auto suffisantes. Il serait sympa d’en parler de vos résultats! Dans quel coin êtes vous installé?
    De mon coté je peux effectivement vous parler de ma petite expérience. Il s’agit d’une reconversion professionnelle. Je me suis formé dans les champs dans une ferme qui fait du maraichage et de l’arboriculture dans le 82. Une grosse structure qui m’a fait découvrir la paysannerie. J’ai donc commencé à mon compte en calquant leurs méthodes de production, à savoir travail du sol, paillage plastique ou semblable pour contrôler la pousse des adventices principalement, rotations courtes car vente directe via une AMAP.
    Je me donne le temps de m’installer sur mon nouveau foncier acheté en 2012 mais recherche d’autres méthodes plus respectueuses et plus logiques écologiquement et humainement parlant.
    2011 installée sur 2500m². Utilisant un calendrier de production bien défini et n’ayant pas de serres de production donc cultures uniquement de plein champs: 15 paniers sur 28 semaines du 1er juin au 14 décembre puis 10 semaines en janvier et février. Actuellement je travaille sur 6000 m² et prévoit d’écouler ma production sur 40 semaines et 30 paniers hebdo.
    Je reste à votre disposition pour compléter cette petite description (lorenavanessa.saldarriaga@sfr.fr)

  27. JY (4 comments) dit :

    y a-t-il possibilité de surdosage en azote dans un potager bio ? plusieurs plants sont vert-clair-jaunâtre…. Je ne mets pas d’engrais , mais utilise orties et purins d’ortie, de consoude ; je mulch autant que je peux avec de tout ….

    Pour Lorenna et la gestion du chiendent, en l’absence de suffisamment de paillage, mettre des cartons dans lesquels on fait des trous pour installer les courges (et une grosse poignée de compost) Le feuillage des courges couvrira les cartons (inesthétiques)

  28. DANISNOP (3 comments) dit :

    Sans doute trop d’ortie,car il n’y a pas de surdosage avec la cnsoude

  29. DANISNOP (3 comments) dit :

    Sans doute trop d’ortie,car il n’y a pas de surdosage avec la consoude.Et puis le trop-plein d’eau qui nous vient du ciel !!!

  30. jacky (3 comments) dit :

    Bonjour ,enfin le soleil de retour ,Lundi j’ai ramasser presque 200 limaces ,j’avais pas mal donner aux poules ,et je me suis dit ,je vais faire un purin de limaces ,j’espère qui reviendras plus ,suis étonner on dit que les limaces n’aime pas les plants de pomme de terre en une fois 30 limaces Noire ,j’ai une fois des granullers Bio ferma………et n’est plus revus sur les feuilles de pdt. cela fait déjà 15 jours .,le plus comiques,j’ai mis des cendre de bois autour d’une plante ,et il avait deux limaces a l’intérieur ,,zut alors ! comment est t’il attéri ? pourtant elle creuse pas ??
    profitez du beau temps !!! suis a 26 km de Bruxelles dans une zone verte
    a bientôt

  31. Jacky (3 comments) dit :

    Bonjour ce que je fais actuellement ,je couche des feuilles de fougère à coté des salades les limaces n’aime pas en + c’est un poison ,mais les purins de fougère ,une fois arroser ,et va vite dans le sol et il pleut énormément ,dans ce cas c’est un travail inutile.
    Les demis oranges et pamplemousses sous un pot retourner ,sa marche très bien.
    bien à vous

  32. Sylvaine Alnot (7 comments) dit :

    Et ben nous pour les limaces, à la grande surprise des visiteurs au jardin, nous les nourrissons ! Elles sont bien présentes au jardin mais ne nous posent aucun problème. Elles font la joie des oiseaux de plus en plus nombreux eux aussi. Avec cette méthode, en 2 années, l’équilibre a l’air d’être atteint dans notre jardin.

    Tout est paillé chez nous, allées comme espaces de culture. Un paillage que nous renouvelons très régulièrement. Lorsque nous ajoutons de jeunes plants, nous plaçons aussi de la bonne tonte de pelouse fraîche ou herbes fraîchement coupées au dessus des lieux de vie des limaces que nous avons au préalable repérés (les coins les plus humides autour des planches évidemment). Cela donne aux jeunes plants le temps de s’implanter, de se renforcer et de ne plus attirer les limaces. Car nous sommes aussi convaincus qu’elles sont les éboueurs du jardin et qu’elles sont attirées par les plantes en souffrance. Dans cette logique, elles seraient alors plus attirées par une herbe fraîchement coupée, qu’un jeune plant en train de prendre racine. Et puis, avec de l’herbe bien fraîche sur sa tête, croyez-vous qu’elle ira chercher plus loin ?

    A tout bientôt !

  33. Lavagne Denise (2 comments) dit :

    Bonjour …N’ayant pas de mulch , mais du compost semi- fait, puis-je l’utiliser pour recouvrir un sol sec et argileux qui ne reçoit pas souvent la pluie ? ( Je suis en Languedoc et mon coin de jardin n’ a que des plantes adaptées : estragon , thym, origan, rosiers…)

    • Gilles Domenech (510 comments) dit :

      Ce n’est pas l’idéal… Le compost risque de sécher et n’avoir plus guère d’effet, en particulier il perdra son effet inoculum de micro-organismes par ce dessèchement. Tu peux utiliser ce compost en surface mais de préférence sous une couche de mulch justement… Sans cela, il vaudra mieux l’enfouir légèrement.
      En attendant d’avoir une véritable source de matières abondantes à mulcher, tu peux utiliser les tailles de tes arbrisseaux directement sur le sol !

  34. Lavagne Denise (2 comments) dit :

    Je te remercie Gilles pour ta réponse . Je vais profiter de la pluie de cette nuit ( certes peu abondante) pour gratouiller mon sol et y incorporer en surface ce semblant de compost . Je maintiendrai humide la surface en attendant de trouver assez de coupes d’arbrissaux . Heureusement la partie à traiter n’est pas énorme car mon jardin est réduit….

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