Catégories
Jardinons video

Engrais verts : 5 critères pour choisir le vôtre

La chaîne youtube Mon Potager Plaisir vient de publier une nouvelle vidéo dans laquelle je suis interviewé sur le choix des plantes de couverture, je vous invite à la découvir ci dessous ou sur sa chaîne youtube :

Catégories
Jardinons

Où en sont nos couverts d’automne – hiver ?

Nous sommes au tout début du mois d’avril et si tout s’est bien passé les couverts que vous avez implanté (entre autre avec les graines que je vous ai vendues) cet automne doivent commencer à avoir belle allure.

Je vous propose de commencer cet article par un témoignage d’un lecteur qui m’a acheté cet automne du pois fourrager et du seigle et qui est revenu vers moi en ce début mars pour me dire son inquitéude de ne voir rien pousser, mis à part de l’herbe sur les planches om il avait implanté ses couverts. Voici les photos qu’il m’a transmis


De l’herbe a envahi la planche semée avec du seigle et du pois…
Créditphoto : Luc Licata.
Des herbes, oui mais lesquelles ?
Crédit photo : Luc Licata

Sur la photo de gauche on voit en effet de l’herbe, plus précisément des graminées et aussi quelque chose qui ressemble à une petite légumineuse au premier plan. Sur celle de droite, les graminées sont présentes, mais moins denses, par contre la légumineuse est beaucoup plus présente aux côté d’herbes sauvage comme le lamier pourpre.

Est-ce un semis raté ? Clairement non ! La graminée que l’on voit sur les photos est tout simplement le seigle que l’on reconnait à ses feuilles épaisses à la pousse vigoureuse dès le mois de février alors que la plupart des graminées vivaces sont encore plus ou moins en dormance.

Quant à la légumineuse, vous l’aurez deviné c’est le pois fourrager. En zoomant sur les photos cela ne fait aucun doute !

Cela dit, je vous montre cela car peut être que d’autres personnes ont la crainte d’avoir loupé leurs semis alors qu’elle ne sont jute pas habituées à reconnaître les plantes qui le composent qui ressemblent en effet à s’y méprendre à de l’herbe.

Toutefois si je vois un défaut à ce semis c’est sa dendité, surtout dans celui de la photo de gauche en ce qui concerne le seigle  et dans celle de gauche en ce qui concerne le pois fourrager. Ce n’est bien sûr grave sur le plan agronomique, c’est juste que cela génère plus de concurrence entre les plants qui risquent de ne pas se développer autant qu’il n’auraient pu le faire dans de meilleures conditions. Et puis c’est bien sûr cela représente un surcoût de semences mais vu le prix modéré du seigle et du pois ce n’est pas très grave non plus, et il est clair qu’il vaut mieux surdoser pour assurer une bonne densité que sous-doser !

J’indique les doses de semis dans les fiches produits sur la boutique et je les indiquerai en plus sur les sachets et boîtes pour tout ce qui est ensaché cette année. Et elles sont également indiquée sur la page « bien choisir ses plantes de couverture ». en l’occurence pour un couvert de seigle – pois arkta, il aurait suffit de mettre environ  70 g de seigle et 25 g de pois arkta pour 10 m². Si l’on avait pris du pois assas, ce serait plutôt 30 g environ.

Et puisque je parle de semis implantés cet automne voici quelques autres exemples :

commençons par des photos prise mi mars dans le Puy de Dôme :

Très joli couvert de fénugrec semé en octobre, il n’était pas du tout évident que cette plante passe l’hiver, surtout que cette année, il y a eu un véritable hiver ! Jolie réussite. Crédit photo : Pierre Feltz.

Couvert de moutarde blanche et phacélie, notez ici la densité de semis tout à fait adaptée, chaque plant à la place de se développer et le sol est entièrement couvert mi mars, c’est ce qu’il faut viser pour un couvert semé en octobre ! Crédit photo : Pierre Feltz.

Et voici des semis réalisés en Ardèche méridionale :

Couvert de seigle pois dans les tout premiers jours de mars, la densité est ici beaucoup plus faible que ce que nous avons vu en début d’article, toutefois, le sol est très probablement entièrement recouvert à l’heure qu’il est (2 avril) et la densité est finalement suffisante. Crédit photo : Fabien Puzenat.

Ici c’est un couvert de moutarde accompagné d’autres espèces mais là au contraire la moutarde a visiblement été surdosée (ou les autres espèces sous dosées) de sorte que celle-ci domine complètement. Crédit photo : Fabien Puzenat.

Et vous, où en êtes vous de vos couverts ? Qu’est ce qui a bien marché ? Qu’est ce qui n’a pas fonctionné ? Je vous invite à me le dire en commentaire en mettant éventuellement des lien vers des photos que vous avez prises.

Catégories
actualité

La nouvelle version de la boutique est en ligne !

Après plusieurs semaines de travail, j’ai enfin fini de déménager la boutique sur son nouvel emplacement : https://boutique.jardinonssolvivant.fr/, je vous invite à la découvrir sans plus attendre !

[metaslider id= »3813″]

Il y a de nombreuses nouveautés par rapport à cet automne en plus des 14 plantes qui y étaient déjà présentes : Je vous propose désormais également des plantes bisannuelles et vivaces, et des plantes annuelles plus spécifiques des couverts de printemps et d’été.

C’est ainsi que se sont rajoutés, en plus de l’orge, de la moutarde d’Abyssinie, de la navette fourragère et du colza fourrager qui étaient apparu en cours d’automne sur la boutique, les espèces suivantes :

Sarrasin, tournesol, sainfoin, trèfle banc nain, sorgho fourrager, luzerne commune (inoculée ou non), trèfle de Perse et chicorée fourragère que je vous invite à découvrir sur leur fiches respectives. Le nyger sera également bientôt disponible à la vente (je ne l’ai pas encore reçu).

Afin de vous aiguillez dans vos choix j’ai mis à jour la page « bien choisir et implanter ses plantes de couverture« . Un ebook beaucoup plus détaillé est en cours de préparation et sera également mis en vente sur la boutique dans le courant du printemps.

Autre nouveauté, le paiement en ligne est enfin en place, ouf, après tant de difficultés !!!!

Et pour vous souhaiter la bienvenue dans cette nouvelle boutique, je vous offre 10% de réduction sur les nouvelles espèces que l’on peut implanter dès ce printemps avec le code promo MARS21. Les pantes concernées sont la moutarde d’Abyssinie, le sainfoin, la luzerne, la chicorée, le sarrasin, le sorgho, le tournesol, le trèfle blanc nain et le trèfle de Perse.

Cette promotion est valable jusqu’au dimanche 21 mars à minuit, le jour du printemps !

Catégories
conferences en ligne

Cluedo du jardinier avec Guylaine Goulfier

Cluedo du potager SOS tomates et courgettes !

Nous sommes en plein coeur d’un été chaud et sec et le jardin de René pose quelques soucis…

« Allo la PV* ? Mes tomates ont le mildiou et les courgettes sont une catastrophe. Les fleurs tombent, les fruits pourrissent et il y a plein de bestioles ! Venez VITE ! » Rien ne va plus dans le potager de René. Guylaine et Gilles, les inspecteurs de la brigade « Pas de panique au jardin » sont sur place. La scène de crime a été délimitée. Il faut maintenant débusquer les coupables et intervenir.

Le replay de la conférence est disponible ici :

Voici les liens pour découvrir et rejoindre :

– la formation en ligne « Devenez le docteur de votre jardin »; https://boutique.jardinonssolvivant.f…

– et la session « Devenez le spécialiste des pucerons » : https://boutique.jardinonssolvivant.f…

Catégories
Jardinons

De la mâche dans mes couverts…

Le jardinage réserve souvent des surprises, parfois des désagréable mais souvent aussi des bonnes, heureusement ! En voilà une que je vous partage ce soir.

Mes couverts implantés en septembre et composés de fonds de sacs en tout genre (moutarde , radis chinois, phacélie, pois, vesce, seigle, trèfles…) avaient bien levé et s’était développés tranquillement pendant l’automne. L’hiver très rigoureux en décembre et surtout janvier a détruit les plantes les plus fragiles (moutarde et radis chinois notamment) mais la plupart des espèces implantées en septembre sont encore bien là en ce début mars (y compris la phacélie ce qui me surprends !).

Vue d’ensemble de zone de couverts implantés en septembre tout autour du pin sylvestre derrière une culture de pommes de terre.
Sur ce gros plan pris fin février; on voit bien le développement du seigle de la vesce et du trèfle incarnat.

Et j’ai observé depuis fin janvier une invitée surprise : la mâche. J’avais bien remarqué que cette délicieuse salade était une plante spontanée ici sur les plateaux granitiques du Velay, elle pousse même dans la courette devant chez moi au milieu du béton !

La mâche pousse ici dans un mur, rappellant au passage qu’elle est bien de la même famille que la valériane ou lilas d’Espagne !
Et ici un des nombreux plants de mâche qui poussent spontanément au milieux de mes couverts d’hiver !

Ceci est vrai également mais dans une moindre mesure pour les couverts implantés début novembre.

Du coup je récoltes de délicieuses salades que je n’ai même pas implanté !

Cette observation est là pour nous rappeler que la dormance graines est elvée par les opérations culturales, en l’occurence le léger travail du sol lié à au semis du couvert. Cela a provoqué la la levée de ces graines de mâche qui aurait eu plus de mal à trouver leur place au milieu du chiendent !

Et ela suggère aussi des itinéraires culturaux associant volontairement cultures et couverts. C’est déjà un peu de ce que je fais en associant des pois fourragers dans mes couverts avec l’intention bien claire de les récolter au moins en partie mais on peut pousser plus loin la réflexion en envisageant des semis de fin d’été (mâche, épinard…) associés soit à un couvert gélif qui lui laissera la place pendant la hiver soit avec un couvert non gélif qui se développera après la récolte. Le seul soucis avec cett seconde option est le le risque de voir la culture submergée par le couvert courant mars rendant les récoltes tardives un peu plus compliquées…

Voilà, si ça vous donne des idées, eh bien c’est fait pour !

Catégories
Jardiniers-reporters

Comment avoir un terreau vivant dans une jardinière ?

Article invité écrit par Fahima du blog PotagerBalcon.fr.

Vous jardinez sur votre balcon ? Terrasse ou fenêtre ? Il vous est arrivé d’entendre l’expression “sol vivant” et vous savez à quoi cela correspond. Vous avez compris que c’était indispensable. Mieux. Le Graal pour tout jardinier accompli. Mais voilà… vous, vous jardinez en pots et vous vous demandez s’ il est possible de reproduire cette vie souterraine hors sol.

Vous êtes au bon endroit !

Mais pourquoi avoir un sol vivant en jardinière est intéressant pour les jardiniers de balcon ? 

  • Déjà, parce qu’avoir un sol vivant dans une jardinière rime avec terreau fertile. Qui dit terreau fertile, dit plante foisonnante. Qui dit plante foisonnante, dit belle récolte ! Et c’est ce que vous voulez non ?
  • Les terreaux vendus en jardinerie (y compris les terreaux pour plantes potagères) enrichis en compost ne sont pas fertiles très longtemps en jardinière. Beaucoup de jardiniers de balcon rachètent du terreau pour avoir de belles récoltes.
  • Et en plus de vider votre porte-monnaie, cela a aussi un coût en carbone. 

Entre le transport, l’emballage, l’utilisation de tourbe dans le terreau et tout le reste… cela consomme de l’énergie. 

Et j’imagine que vous avez commencé à jardiner sur votre balcon (ou pas… encore !) pour avoir un petit havre de paix. Et aussi faire du bien à la planète en consommant vos propres récoltes, en participant à la favorisation de la biodiversité… 

Et vous avez bien raison.

Ça tombe bien ! La plupart des techniques dont je vais vous parler nécessitent très peu voire quasiment pas d’achats. 

Vous verrez d’abord comment débuter sur une base durable qui favorise la productivité même dans une jardinière.

Puis vous verrez comment entretenir et faire foisonner cette vie dans vos pots.

Une philosophie se dégage de ces différentes méthodes : rendre au terreau ce qu’il nous a (pas encore) donné. 

Pour bien démarrer : faire des lasagnes dans ses pots

Si vous n’avez encore aucune plante ni aucun pot sur votre balcon, c’est cette technique que je vous recommande. D’une part, cela vous évitera une importante consommation de terreau, et vous aurez surtout un support du tonnerre pour un potager de balcon (ou terrasse…). 

Si vous avez déjà des pots plein de terreau dans votre balcon, vous verrez comment entretenir et développer la vie à l’intérieur en seconde partie.

Faire une lasagne permet d’obtenir un substrat de culture (le support où poussent les plantes) riche et durablement fertile. 

Selon la “gourmandise” de la plante, elle peut durer longtemps. 

La technique en lasagne qui, à l’origine, est utilisée en pleine terre se pratique de la même façon dans une jardinière.

Elle consiste à alterner dans votre pot des couches de matières organiques carbonées et azotées. Pour un meilleur résultat, on l’installera dans un pot de 25 à 30 cm de diamètre minimum.

Le principe de la lasagne schématisé

C’est quoi les matières carbonées ?

Les matières carbonés sont les matières sèches. Feuilles mortes, brindilles, paille… 

En milieu urbain, ce n’est pas toujours simple à trouver. On peut coupler les matières précédemment citées avec du carton ou du papier kraft en prenant soin de retirer les parties avec de l’encre. On peut aussi utiliser ces dernières seules. Mais varier est plus intéressant.

C’est quoi les matières azotées ?

Les matières azotées sont les matières fraîches. Épluchures,  fruits et légumes pourris, vos vieilles plantes que vous comptiez mettre à la poubelle, la tonte de gazon (si vous avez un ami avec un jardin, profitez-en !)…

Pour les fruits et légumes, on peut en trouver facilement en milieu urbain dans les fins de marché. À moins de vivre à plusieurs et ainsi pouvoir obtenir vos matières azotées rapidement, le marché est une bonne solution pour éviter d’accumuler de la matière fraîche au fil de vos consommations chez vous et attirer les moucherons. 

Plus vite vous aurez tout à portée de main pour faire votre mélange, plus vite vous pourrez commencer sans attendre. Autrement, vous pouvez conserver vos matières fraîches au réfrigérateur ou dans une boite hermétique.

Chacun à sa façon de faire une lasagne. 

La règle à retenir : équilibrer les matières carbonées et azotées. 

Astuce en plus : si vous n’êtes pas réfractaire à la vue des vers de terre (bien que vous ne les verrez quasiment pas), vous pouvez en ajouter à vos lasagnes. Elles participent à la décomposition de celles-ci et à l’aération du sol. On peut en trouver gratuitement sur le site plus2vers.com.

Quand faire mes lasagnes ?

L’automne est la saison idéale, car il y a beaucoup de feuilles mortes à disposition. Il fait encore relativement doux, donc on peut aussitôt l’utiliser. 

Autrement, vous pouvez aussi la faire en hiver et attendre qu’il fasse plus chaud pour planter. Ou encore en été en veillant à bien maintenir l’humidité pour la bonne décomposition de la lasagne.

En somme, vous pouvez les faire quand bon vous chante.

Entretenir

Maintenir une certaine humidité

En ayant une terre sèche, la vie dans le sol s’en trouve impactée. Donc que ce soit lors des grosses chaleurs ou en hiver, pensez à maintenir un minimum d’humidité.

Même si la terre sèche moins vite en hiver, on a tendance à aller moins souvent sur le balcon. Et si votre balcon est à l’abri des pluies, vous risquez de vous retrouver au printemps avec de la terre dure et des plantes sèches. 

Attention de ne pas inonder le terreau, car il a aussi besoin de respirer.

Pailler (ou mulcher)

Pailler à plusieurs avantages. 

Déjà, il permet le maintien de l’humidité ce qui est un point important comme nous l’avons vu. Il va en plus protéger la vie sous le terreau. 

Dirigez-vous vers un paillis organique et non minéral. Il se décomposera plus ou moins lentement selon sa nature. Et le processus de décomposition favorise la vie dans le terreau.

Quand pailler ?

On paille avant que les températures ne soient trop hautes ou trop basses. Donc en automne et lorsqu’il commence à faire chaud. 

À l’arrivée du printemps, mieux vaut laisser le sol nu quelques semaines pour permettre au terreau de se réchauffer après l’hiver. Vous pourrez ainsi démarrer de nouvelles cultures dans de bonnes conditions. 

Éviter de laisser vos pots sans culture

La nature a horreur du vide. Et en hiver, on a souvent quelques pots nus. Laissez la nature faire sa vie dans vos jardinières en laissant pousser les mauvaises herbes. 

Autres options : cultiver des plantes résistantes au gel ou semer des engrais verts. Cela permettra aux racines de décompacter le terreau et apportera de la matière organique.

Pratiquer le compostage de surface

Le compostage de surface consiste simplement à déposer les déchets organiques à la surface de vos plantes. C’est une bonne solution pour apporter de la vie lorsque vous avez déjà des pots plein de terreau et des plantes sur votre balcon.

Pour éviter les moucherons, les mauvaises odeurs et préserver l’esthétisme de votre potager, on paillera par-dessus.

On utilise quoi pour le compostage de surface ?

Les mêmes déchets que pour le compost mais étant donné que l’on jardine en pot, on va éviter les déchets animaux et à décomposition lente.

Quand faire du compostage de surface ?

Toute l’année ! Surtout au printemps lorsque les cultures sont plus importantes. Les matières organiques fertiliseront directement les plantes. En automne, les pluies risquent d’emporter une partie de cette richesse lorsqu’elles s’écoulent hors du pot, mais cela reste intéressant tout de même.

Composter… à moitié

Le compost utilisé tel quel est un très bon amendement pour vos plantes en jardinières. Il contient également des éléments intéressants pour vos plantes potagères. 

Mais étant déjà totalement décomposé, il n’apporte aucune “vie” au terreau. 

Mais alors, pourquoi l’utiliser ?

Ce qui est intéressant, c’est de l’utiliser à moitié mûr. Pourquoi ? Parce que le processus de décomposition favorise l’activité des êtres vivants dans le terreau.

De plus, on peut récupérer du thé (ou jus) de compost. En plus d’être un super engrais organique, il favorise la vie dans le terreau.

Si vous jardinez en pot, c’est sûrement parce que vous manquez de place. Si vous compostez, l’utiliser semi-mûr vous fera gagner du temps et de la place.

Pour ce faire, deux possibilités : le lombricompostage et le bokashi.

Le lombricompostage

Pour avoir autant de compost pour votre balcon qu’un jardinier pour son jardin avec un composteur classique, cette méthode consiste à mettre des vers de terre. On leur offre le gîte et le couvert, et elles font tout le travail !

Comme pour la lasagne en pot, il faudra simplement veiller à l’équilibre carbone-azote.

Le bokashi

Le bokashi quant à lui est une méthode beaucoup plus simple. Mais il faut régulièrement se procurer des EM, micro-organismes efficaces ou son de bokashi. 

C’est grâce à eux que l’on obtient un thé de compost. Il faudra ensuite enfouir les “déchets” dans vos pots pour finir le processus de décomposition.

L’avantage de cette méthode c’est que l’on peut mettre vraiment tout dedans. Du végétal à l’animal et sans veiller à l’équilibre des matières.

Derniers conseils

Lorsque votre lasagne s’affaisse, ajoutez une ou deux couches avec du paillage (selon le volume à combler). 

Lorsque votre paillis semble aminci (et cela peut arriver à cause du vent ou simplement car il se décompose), rajoutez-en une couche. 

Pour le compost ajoutez-en une à deux fois par an dans vos jardinières et selon les besoins de vos plantes.

Le thé de compost étant un engrais liquide, il pourra être ajouté plus souvent à raison d’un volume pour 10 volumes d’eau.

Pour conclure

La culture en pot s’inspire inévitablement de la culture en pleine terre. Bien que les méthodes utilisées soient adaptées au contexte (milieu souvent urbain, espace réduit…), l’utilisation de pots et de jardinières peut limiter le développement des cultures. 

Pour des petits légumes comme des radis, il n’y a pas vraiment d’impact. Mais pour une production de tomates par exemple, même si l’on peut avoir de très belles récoltes en pot, celles-ci risquent d’être réduites comparé à une culture en pleine terre. Et c’est tout à fait normal.

Pourquoi ?

D’une part, c’est tout simplement lié à l’espace restreint du support. Celui-ci limite le développement des racines mais également la réserve d’eau et de nutriments que les racines peuvent puiser dans le terreau. Là ou en pleine terre, les plantes n’ont aucune “limite” et peuvent aller plus profondément dans le sol.

Un potager hors sol à donc besoin d’une intervention humaine régulière pour arroser, entretenir… D’autant plus si vous cultivez dans des pots minuscules. 

Conseil : préférez des pots de 25 cm à 30 cm de diamètre minimum. Plus grands ils seront, plus l’entretien sera facilité. Placez éventuellement des petits pots pour boucher les trous dans votre espace, et mettez y des plantes peu exigeantes en nutriment, en eau…

Voilà pourquoi bichonner son terreau en pot régulièrement est important. Attention, cela ne signifie pas que jardiner en balcon demande beaucoup de temps. Bien au contraire. 

De plus, vous avez maintenant toutes les techniques utiles pour avoir un bon terreau, vivant et productif pour vos plantes. 

En créant un potager sur votre balcon, vous êtes épargné des travaux au sol mais n’oubliez pas de rendre régulièrement au terreau ce qu’il vous a donné. C’est la clé du succès !

Catégories
actualité

Quels sont vos souhaits pour votre jardin en 2021 ?

Cette année, je souhaite continuer à vous accompagner au mieux dans vos pratiques de jardinage sol vivant et pour ce faire j’ai enve de mieux connaître vos attentes et vos besoins. Pour ce faire je vous invite à répondre à quelques courtes questions ci-dessous :

<p align="center"><figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://forms.gle/69jjqkZxJb3YiFjt7"><img src="https://jardinonssolvivant.fr/WordPress/wp-content/uploads/2021/02/Je-reponds-au-questionnaire.png" width="300" alt="" class="wp-image-4331"/></a></figure></p>

Un grand merci d’avance pour vos précieuses réponses !

Catégories
actualité Afrique Jardinons

La clé des Oasis : un réservoir de biodiversité et un modèle agroécologique permettant d’anticiper les changements climatiques à venir

Par le Dr Mohamed Bouchentouf

Un programme agroécologique pour produire plus et mieux avec moins sans nuire et protéger

L’initiative consiste à réinventer une Micro-Ferme Ecologique et Innovante « la Clé des Oasis » située dans une région désertique dans le Grand Sud Algérien, avec de nouvelles façons de travailler et apprendre ensemble.

C’est un modèle qui permet d’anticiper les changements climatiques, un rempart aux crises alimentaires et un levier de développement de l’agriculture avec des solutions innovantes de pointe, tels que l’utilisation du Biochar visant l’amélioration de la production en qualité et en quantité.

Enjeux

L’un des enjeux est la valorisation optimale d’une surface agricole de 1 ha avec un système de cultures multi-étagées sur 1 ha de surface agricole utile avec 5

étages de cultures, favorisant des complémentarités entre les cultures, visant la

protection des ressources en eau et sols, la diversification des productions et la sécurité des revenus.

Objectif 

L’objectif est de construire à partir du système de production oasien actuel, un modèle agronomique et économique entrepreneurial amélioré et intelligent avec des technologies innovantes, adapté aux dérèglements climatiques et basé sur les principes de l’agroécologie à savoir :

  • Une amélioration de la productivité des sols et des cultures, une économie de terre, une économie d’eau, une économie d’énergie, une économie d’intrants, une économie de temps, une réduction de la pénibilité et l’élaboration d’un référentiel technico-économique ou de fiches techniques par culture ;
  • L’agriculteur s’affranchi de modèles promus basés sur l’augmentation de la productivité par ha, m2, par plant, par troupeau, par animal ;

Le plus important, le produit final soit respectueux de l’environnement.

Préparation du substrat- Application du biochar

Démontrer qu’à l’intérieur de cet agrosystème vivant et diversifié, que rien ne se perd, tout est recyclé avec des êtres vivants (arbres, plantes, insectes, animaux, micro-organismes) qui sont en constante interaction.

Innover, c’est oser, pensez autrement le développement.
C’est accepter d’apprendre.


La Clé des Oasis se veut une véritable plateforme d’apprentissage, de partage d’informations techniques, d’investissement dans la connaissance et de valorisation de l’être humain et du métier d’agriculteur, de diffusion du progrès technologique et de vulgarisation visant le renforcement de la durabilité des oasis avec une autonomie des agriculteurs.

Rappel des principes du système de
cultures multi-étages à 5 niveaux autour du palmier dattier

  • Valorisation et utilisation optimale de l’espace de culture ;
  • Travail d’un volume de terre et non plus d’une surface ;
  • Création d’une association/complémentarité dynamique des cultures pour une meilleure protection des cultures en favorisant une synergie et en limitant les concurrences entre les espèces ;
  • Restructuration, pérennisation de la fertilité des sols et stockage du carbone ;
  • Utilisation d’une gamme d’intrants agricoles naturels 100% écologiques comme les biochars, les biostimulants, des biofertilisants et biopesticides ;
  • Maîtrise des temps d’irrigation et maintien du taux d’humidité dans le sol ;
  • Economie de 80 % sur la consommation d’eau d’irrigation ;

 

modélisation agronomique et économique avec des technologies de pointe.
  • Diversification et optimisation quantitative, qualitative et temporelle des productions agricoles allant jusqu’à 70 tonnes de légumes frais et variés pour une période de 8 mois avec 2 rotations de cultures sur une surface de 4000 m2. La production des légumes avec le mode de conduite dans les cuvettes de palmiers dattiers et les planches de cultures confectionnées en intercalaires entre les palmiers est comprise.
  • Pour l’instant, nous n’avons pas tenu compte des différentes espèces arboricoles qui rentrent en production dès la 3éme année.Pour les légumes, céréales, fourrages et dattes, il y a une augmentation importante par rapport aux pratiques précédentes.
  • Prévoir dans le modèle, l’intégration de modules de petits élevages familiaux bio.
  • Sécurité et assurance d’un meilleur revenu ;
  • Création d’un écosystème propice aux interactions biologiques entre les différents « vivants » présents sur la ferme (plantes – animaux- insectes – bactéries – champignons).

La clé des Oasis :
Un espace de partage et d’échanges de connaissances

Démonstration

L’association des cultures

 La gestion et productivité des cultures intercalaires

Les bénéfices de la complémentarité entre les cultures

La gestion de la fertilité par les plantes

La valorisation des dattes et sous-produits du palmier dattier

Le modèle de cultures multi-étagées ou à 5 niveaux et l’effet oasis crée par cet arbre emblématique, symbole de la fertilité et de la prospérité  qui est le palmier dattier

Les référentiels technico-économiques pour chaque culture

Utilisation de moyens d’observation

Tels que les capteurs connectés associés à des outils d’aide à la décision.

Exemple des capteurs positionnés dans la ferme qui permettent d’analyser :

la santé des sols,

le bilan humique,

la santé des cultures,

la gestion de l’eau d’irrigation,

la fertilisation et les traitements,

et bientôt d’autres opérations telles que la pollinisation du palmier, …..

L’automatisation de l’alimentation sur la santé et la production animale

Des démonstrations et protocoles d’essais avec des amendements de biochar ou carbone écologique et des biostimulants.

La fabrication des biofertilisants et biopesticides, des BRF ou Bois Raméaux Fragmentés avec les résidus du palmier dattier

Animation interactive

Un espace d’expérimentation

Exemple de la solution liquide préparée avec les fibres ou « Lif » du palmier dattier dont les analyses ont donné au laboratoire les résultats suivants :

  • Azote N : 412 mg/l
  • Phosphore  P : 2, 54 mg/l
  • Potassium K : 174 mg/ l

Exemple de la fabrication d’un compost liquide obtenu avec un mélange fermenté aqueux avec les feuilles de Moringa Oleifera « arbre de vie » et du fumier après 4 semaines qui favorise l’apport d’azote.

Ou exemple des produits de traitement naturel, (cela dépend des matériaux qui les composent).

Essais sur les planches de cultures, les cuvettes de palmiers dattiers et les arbres fruitiers, du compost liquide qui permet une décomposition rapide des palmes broyées et donc un enrichissement en sol en matière organique

Essais avec de solutions innovantes, sur la valorisation de toute
une gamme de variétés locales de cultures,

de biodiversité en cours d’érosionTelles que

Les légumes secs

Les cultures industrielles

Les oléagineux

Les céréales 

Les fourrages

Des oasiens conservent habilement à ce jour leurs semences, source de résilience face aux conditions climatiques en zones arides

Protocoles d’Essais

Introduction de nouvelles espèces

Exemple de la culture de Moringa Oleifera

Avec une gamme de plantes
à Huile Essentielles,
Médicinales,

Condimentaires et Aromatiques,

Plantes Tinctoriales Endémiques et autres Nouvelles Espèces…

ET
SANS AUCUN APPORT D’ENGRAIS CHIMIQUES OU PESTICIDES

Le Charbon écologique : un amendement, un hydro-rétenteur, un stimulateur de croissance et de défense des plantes avec une restructuration du sol.

DES MOMENTS FORTS POUR UNE CAPITALISATION DE L’EXPERIENCE QUI EST UN CAPITAL

Evaluation des résultats 

Le premier résultat que nous devons retenir dans ce modèle de cultures multi-étagées « type agroforesterie » est une fois que le biochar est incorporé dans le sol, il ne se décompose pas, il ne se modifie pas, au contraire, il se conserve durablement.

Nous constatons une très bonne croissance qui prouve que le biochar crée un environnement favorable pour les micro-organismes.

Avec le biochar, nous avons pu fabriquer un substrat de qualité sur des sols sableux très pauvres et avons remarqué que c’est un bon restructurateur des sols.

Nous avons remarqué une conservation de l’humidité dans le sol entre 2 irrigations, signe d’une forte capacité de rétention et d’une économie d’eau évaluée à 80%.

Il a été observé une très bonne résistance des cultures aux vents de sable et aux fortes températures entre le mois de juin et le début du mois de septembre.

Qu’il stimule la défense et la vitalité des plantes.

Que les premiers rendements spectaculaires ont augmenté de 50 et 300 %

Un mode opératoire – Des planches de culture adaptées avec un substrat fabriqué localement

Quelques témoignages

La Clé des Oasis intègre la dimension environnementale économique et sociétale du développement durable. 

Le projet qu’elle développe contribue à assurer :

  • La sécurité alimentaire des populations les plus vulnérables dans les zones oasiennes,
  • Limiter les impacts négatifs dans les domaines environnementaux et écologiques grâce à la permaculture et la culture en étages. 

Son initiative contribue également à valoriser des savoir-faire ancestraux notamment dans la gestion durable des ressources en eau et des sols qui sont en danger à cause de la salinisation.

Cette initiative est également intéressante car elle mêle :

La formation

La vulgarisation

La recherche

La sensibilisation

et la collaboration avec les communautés locales : C’est un vrai projet multi parties prenantes.

Et il en faut davantage pour assurer la pérennité des projets.

J’encourage vivement les chercheurs et les étudiants mais aussi les pouvoirs publics et les acteurs du secteur privé à s’intéresser de près à l’écosystème qu’il a réussi à monter et à le soutenir par tous les moyens possibles.

Premier Sommet des Oasis

La Clé des Oasis organise le Premier Sommet des Oasis du 27 au 31 mars 2021 à Timimoun Grand Sud Saharien.

Docteur Mohamed Bouchentouf

Ingénieur-Docteur en Agronomie
Docteur en Environnement et Développement Durable  » Adaptations de l’agriculture aux changements climatiques »
Consultant en Management et Développement de Projets à l’international
Chercheur en Innovation et prospectives agricoles
Spécialiste de l’Agro-Ecologie en Régions Arides et Semi-Arides
Directeur de la Micro-Ferme Ecologique et Innovante « La Clé des Oasis » Timimoun Algérie

Port Fr : 00 33 (0) 6 70 62 62 78

Port Dz : 00 213 (0) 6 69 06 41 96

E-mail : FermeInnovante(AT)la-cle-des-oasis.fr

E-mail : groupe.africatech(AT)gmail.com

Web: www.la-cle-des-oasis.fr